De gauche à droite: le syrien Raed El Salah, leader oscarisé des « Casques Blancs », l’activiste austro-iranienne Mina Ahadi, le hong-kongais d’origine sud-vietnamienne Joshua Wong, consacré par Bild comme le leader de l’insurrection contre la Chine, L’ukrainien Vitali Vladimirovitch Klitschko, maire de Kiev.
Le Bild Allemand, un des principaux organes de la propagande Fake News de l’empire fait dire à Joshua Wong: « Pourquoi l’Allemagne nous abandonne comme ça? »…Cela rappelle la fameuse question soufflée à George W. Bush par ses conseillers en com après les fausses attaques du 11 septembre 2001: « Pourquoi nous détestent-ils? »
Joshua Wong est trop jeune pour avoir connu le mandat britannique, lequel a pris fin en 1997. Il a le profil idéal du jeune « geek soft » hyper-branché de l’âge des réseaux sociaux sans aucune référence aux valeurs du passé.
Joshua Wong sur la couverture du Time Magazine avec le titre :  « Le visage de la contestation, l’adolescent Joshua Wong et la jeunesse de Hong Kong se lèvent pour la démocratie. Peuvent-ils gagner ? « . La montée en puissance de la campagne médiatique dans le cadre de la guerre hybride aurait pu réussir comme en Irak, en Libye ou en Syrie mais cette fois-ci le système s’est essoufflé et l’adhésion des opinions amoindri. En cause, l’échec de la guerre en Syrie.
Un élément des Casques Blancs (White Helmets) à Idleb, la dernière province rebelle en Syrie. Cette organisation rebelle créée par les services spéciaux britanniques et financée par le Département d’État US s’opère qu’en territoire rebelle et est classée comme une organisation terroriste par le gouvernement syrien.
La création de l’Organisation des Casques Blancs (White Helmets) pour les besoins de la guerre contre la Syrie illustre assez bien une des tendances lourdes des guerres hybrides de l’Empire.
Le Chef des Casques Blancs (White Helmets) Raed En-Salah ne manque pas de charisme :  regard à la Denzel Washington (gauche) dans cette photographie chorégraphiée. Au centre le fameux casque blanc, symbole d’une organisation affiliée à Al-Qaïda, et que tout l’Occident adule.

A l’opposé extrême du très soft Joshua Wong, Vitali Vladimirovitch Klitschko est un ancien boxeur professionnel habitué à la bastogne et à cogner dur. Il y a toujours une logique intellectuelle inhérente à l’ingénierie du chaos. La Chine a toujours adopté une approche relevant de la Soft Power ou Puissance Douce et le choix de Wong suivant cette idée. Avec la Russie, les stratèges de l’Empire choisissent des guerriers et des cogneurs car la Russie n’a jamais été et ne sera jamais une Soft Power. Klitschko est né au Kirghizistan et a fini par se retourner contre les occidentaux.

La stratégie de l’Empire a échoué en Ukraine parce qu’en face, la Russie a cogné dur et de toutes ses forces tout en maintenant le niveau du conflit en deçà d’un seuil minimal et passé sous silence pertes et profits. Ce fut un combat de lignes arrières et de forces spéciales invisibles d’une violence inouïe.

Voici venu la fin du complotisme. La propagande est nue. Il ne reste plus rien des méthodes acquises dans l’emploi des guerres hybrides et de l’ingénierie sociale du chaos aussi bien à l’échelle locale que géopolitique. La guerre en Syrie a non seulement duré trop longtemps mais a dévoilé l’ensemble des stratagèmes de l’empire. La lutte au sommet de l’empire a également mis fin aux mensonges et à l’histoire linéaire et aseptisée mettant en avant l’excellence morale d’un vainqueur aux valeurs usurpées.

La petit mascotte de la NED (National Endowment For Democracy) Joshua Wong est peut être apparu trop tard malgré son jeune âge. Le grand jeu est presque terminé. Le ciblage de la République populaire de Chine à Hong Kong ne servira pas à grand chose, mis à part la dégradation définitive de cette cité-État de son statut de Hub financier international.

Le profil de Wong n’a rien à voir avec les véritables faucons de la rébellion en Syrie ou les guerriers ukrainiens. L’Empire en déclin adapte sa stratégie selon le profil de la puissance ciblée. Beijing a toujours adopté un profil bas tout en avançant ses pions sur les plans économique et commerciaux. Sa politique étrangère a toujours été « Soft » et l’un de ses principes directeurs est un slogan que l’on peut résumer en cette phrase : « ne jamais se mouiller ! ». Il était dès lors prévisible que pour faire face à l’immense machine de l’État chinois, il fallait un jeune et frêle geek à l’aspect Soft, de préférence branché réseaux sociaux et hyperconnecté. Dans le cas de Wong, il y a encore un très fort ressentiment anti-communiste hérité de ses parents réfugiés sud-vietnamiens ayant fui le Vietnam avec les Gi’s américains.

La scène est on ne peut plus claire.

On devrait réclamer des réparations morales et matérielles à toutes les personnes morales ou physiques qui osé nous accuser de complotisme tout le long de ces années durant lesquelles l’axe du monde s’est déplacé vers l’Est. Ces accusations se révèlent aujourd’hui ridicules au regard de ce que l’on voit tous les jours devant nous. Le 11 septembre 2001 fut une attaque sous fausse bannière et personne aujourd’hui ne peut croire un seul instant à la version officielle, des plus ridicules et illogiques qui soient.

Qui peut encore croire à la fable sanglante de la guerre sans fin contre la terreur ?

Qui a vu les hommes verts masqués au Donbass ou en Syrie ?

Le complotisme est mort. Ses faux détracteurs hypocrites aussi. Bon débarras !

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6 commentaires

  1. désolé Strategika, mais je crains que vous n’ayez tort lorsque vous dites que le soit-disant complotisme est ‘mort’.

    1. déjà, le complotisme en tant que tel cela n’existe pas 🙂 , il n’y a que la conscience d’homo sapiens sapiens qui se libère de l’endoctrinement et de la propagande de l’État et du Capital, ou pas.

    2. le complotisme n’existe donc pas, parce que le mot ‘complotisme’ est simplement une objectivation qui est adressée à une personne qui dit quelque chose contredit le discours dominant, donc qui déplait au Système et à la vérité proclamée par le dit-Système (1984 de George Orwell).

    transportés dans l’atmosphère politico-médiatique d’aujourd’hui, les Jean Jaurès, Emile Zola et tous les Dreyfusard des années 1890 qui ont remis en cause la culpabilité du capitaine Dreyfus prononcée par l’État,
    ils seraient aujourd’hui objectivés, traités, insultés de complotisses, parce qu’ils ont remis en cause la sacro-sainte version officielle de l’Affaire Dreyfus, celle de l’État. alors qu’ils avaient raison!
    ce qui est ironique (sic) c’est que Dreyfus était un français d’identité juive et que, dans les années 1890, cela ne posait pas de problème de l’accuser à tort de haute trahison avec l’Ennemi Allemand, et donc d’alimenter le sentiment antimite. au contraire?
    alors qu’aujourd’hui, une personne traitée publiquement (et dans le cercle social privé) de complotisse, se verra rapidement suspectée d’être également antimite, et donc, forcément, soit-disant négationniste. et comme aujourd’hui, l’accusation médiatique vaut preuve.. la jurisprudence a frappé étienne chouard en juin 2019 (il est tombé dans le piège qui lui a été préparé..)

    si le 12 septembre 1973, une personne disait que Langley avait fomenté le coup d’État contre Salvador Allende, elle aurait été traitée de paranoïaque, d’adepte de la théorie du complot. aujourd’hui, c’est un fait admis. sauf que les media n’en parlent jamais ou alors comme si de rien n’était..

    idem pour l’accident du Golfe du Tonkin, les couveuses au Koweit, le Russiagate, la surveillance généralisée de la population par les services, et caetera.

    3. il n’y a même pas besoin de preuve pour ‘savoir’ que le soit-disant complotisme progresse (un peu) dans la population, parce que, d’un point de vue logique, si les pays occidentaux mettent en oeuvre depuis plusieurs années (janvier 2015 en france?) des programmes de lutte contre le soit-disant complotisme, et plus particulièrement depuis 2016 contre les soit-disant ‘fakenews’ (toujours accuser l’autre de ce dont on est coupable, n’est-ce pas?), c’est parce que le Système et ses agents n’ont pas supporté le vote anglais en faveur du Brexit et l’élection de Donald Trump, et qu’ils se sont rendus compte d’une montée du scepticisme des populations à l’égard de la propagande. CQFD.

    Réseau Voltaire a publié des articles sur le sujet:
    La campagne de l’Otan contre la liberté d’expression https://www.voltairenet.org/article194324.html
    Le nouvel Ordre Médiatique Mondial https://www.voltairenet.org/article195532.html
    La vérité sur les « fake news » https://www.voltairenet.org/article199354.html
    Conspirationnisme et analyse https://www.voltairenet.org/article204719.html

    4. enfin, le complotisme n’est pas mort parce que le Système a forcément besoin d’un ennemi pour sa survie.

    comme l’explique de façon très claire CJ Hopkins: Why ridiculous official propaganda still works.

    https://www.counterpunch.org/2017/01/13/why-ridiculous-official-propaganda-still-works/

    , la ridicule propagande des media dits dominants continue de fonctionner parce que:

    The primary aim of official propaganda is to generate an “official narrative” that can be mindlessly repeated by the ruling classes and those who support and identify with them. This official narrative does not have to make sense, or to stand up to any sort of serious scrutiny. Its factualness is not the point. The point is to draw a Maginot line, a defensive ideological boundary, between “the truth” as defined by the ruling classes and any other “truth” that contradicts their narrative.

    Imagine this Maginot line as a circular wall surrounded by inhospitable territory. Inside the wall is “normal” society, gainful employment, career advancement, and all the other considerable benefits of cooperating with the ruling classes. Outside the wall is poverty, anxiety, social and professional stigmatization, and various other forms of suffering. Which side of the wall do you want to be on? Every day, in countless ways, each of us are asked and have to answer this question. Conform, and there’s a place for you inside. Refuse, and … well, good luck out there.

    In openly despotic societies, the stakes involved in making this choice (to conform or dissent) are often life and death. In our relatively liberal Western societies (for those of us who are not militant guerillas), the consequences of not conforming to the official narrative are usually subtler. Despite that, the pressure is still intense. Conforming to the consensus “reality” generated by these official narratives is price of admission to the inner sanctum, where the jobs, money, professional prestige, and the other rewards of Capitalism are. Conforming does not require belief. It requires allegiance and rote obedience. What one actually believes is completely irrelevant, as long as one parrots the official narrative.

    In short, official propaganda is not designed to deceive the public (no more than the speeches in an actor’s script are intended to deceive the actor who speaks them). It is designed to be absorbed and repeated, no matter how implausible or preposterous it might be. Actually, it is often most effective when those who are forced to robotically repeat it know that it is utter nonsense, as the humiliation of having to do so cements their allegiance to the ruling classes (this phenomenon being a standard feature of the classic Stockholm Syndrome model, and authoritarian conditioning generally).

    comme CJ Hopkins a été dégagé, chassé de counterpunch pour CrimeDePensée, il publie désormais ses articles sur son propre site internet:
    https://consentfactory.org/
    ou sur unz.com, repère pour auteurs (dans les deux sens) de CrimesDePensée..

    1. Author

      Le titre est un boulet tiré en direction de qui de droit.
      La lecture d’un entretien avec un négociateur Taliban sur RT m’a un peu sonné. Il a dit en peu de mot en substance ce qu’un chef opérationnel des Talibans afghans m’a dit sur la ligne Durand en 2014.

      Je suis d’accord avec votre excellent commentaire.

  2. y’en a un qui doit faire la gueule c’est guaido. Même si il a interdiction de quitter le territoire vénézuélien, Bild aurait au moins pu demander à nétanyahou de préter (ou louer) un de ses mannequins et lui coller la tronche que guagua dessus pour qu’il soit sur la photo (à moins qu’il ne fasse pas partie de l’écurie soros)

      1. Hahahahaha l’écurie! Ces imbéciles, on dirait sont dans un épilogue d’effondrement humiliant.
        Tous leurs putains de crimes se retourneront contre eux tôt ou tard!

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