Nota : nous reproduisons in extenso cette excellente analyse de la journaliste et analyste algérienne Ghania Mouffok sur le rétablissement du système des « Deux Collèges » mettant fin à l’égalité devant de la loi et adoptant la discrimination en tant que mode officiel de gouvernance en Algérie. Ce système est bien plus condamnable que l’Apartheid sud-africain dans les années 70 et 80 ou le système des promotions immobilières-colonies dans les territoires occupés par Israël.



En adoptant ce vendredi «deux textes de lois organiques relatifs à l’Autorité nationale indépendante en charge des élections et au régime électoral », le Sénat après l’Assemblée Nationale – amputés de « l’opposition » – sur propositions de la « Commission pour le dialogue », en guise « de sortie de crise » à la demande de ce qui reste de l’Etat algérien par intérim et du Haut Commandement de l’armée – qui fait une lecture élastique de ses missions constitutionnelles- on peut dire que les deux chambres viennent de légaliser un état d’exception par le viol de la Constitution, un coup d’état contre tout l’édifice institutionnel du pays et un véritable attentat à l’égalité des citoyens et des citoyennes – un principe que l’on croyait intouchable pour l’éternité dans l’Algérie indépendante– par le rétablissement de deux collèges entre algériens et algériennes . Le tout sans que leurs mains ne tremblent, un vendredi matin en catimini, pendant que nous manifestions notre nausée.

Désormais pour prétendre se faire élire en tant que président en Algérie, il faut être doté d’un diplôme universitaire. Désormais, donc dans l’Algérie de 2019 en marche pour la reconnaissance d’une « citoyenneté opératoire », il vient d’être légalement déclaré qu’à partir de demain, les algériens et les algériennes seront divisés en deux collèges : l’un minoritaire, pouvant prétendre à l’élection présidentielle et l’autre, majoritaire, interdit d’une telle prétention. Cette disposition discriminatoire introduite dans les amendements à la loi électorale – que ma raison ne peut photographier- est une véritable déclaration de guerre aux couches de la société défavorisées par l’instruction, un mépris de classe insondable comme une punition en direction des classes dangereuses qui ont eu le courage d’ouvrir le temps du Hirak. A elle seule, elle symbolise dans un mépris inimaginable le projet de société auquel l’Algérie est convoquée. Une Algérie avec des droits, culturels, économiques, symboliques et politiques pour une minorité et un état de non droit pour la majorité. Elle inscrit l’exclusion comme leur seul horizon possible à la majorité de la population algérienne.


Par ailleurs, cette loi pour être adoptée légalement, aurait dû d’abord amender la Constitution – qui, aussi imparfaite soit-elle, reconnaissait cette égalité citoyenne- en abrogeant tous les articles consacrant un seul collège en Algérie, un acquis de l’indépendance.

Aussi, cette loi portée par le ministre de la justice, ex procureur de la république, et adoptée par ce qui reste de l’Assemblée Nationale et du Sénat – qui n’ont pas été jugés légitimes pour l’écrire mais encore utiles pour prendre la responsabilité de l’adopter – touche à l’un des fondements de la Constitution algérienne, aussi mal ficelée soit-elle, et insulte le combat de tous les moudjahidine, les morts et les vivants. Cet attentat accompagne et inaugure une véritable démolition de l’état algérien, ou ce qui en reste en le privatisant en attendant de privatiser jusqu’à l’air que nous respirons. A vous de juger.

De Tamanrasset à Marseille.
Devant la grave crise institutionnelle qu’a entraînée la démission forcée du président A. Bouteflika, responsabilité prise et assumée par le Haut commandement militaire, tout l’appareil de l’état et du gouvernement s’est trouvé paralysé. La Constitution conférant des pouvoirs exorbitants au Président de la République s’est avérée sans réponse à son remplacement, crise aggravée pour ceux qui nous gouvernent par une véritable insurrection citoyenne occupant la rue en leur déniant toute légitimité de continuer à gouverner devant un bilan aussi catastrophique. Entraînant dès lors la paralysie d’un président par intérim, d’un gouvernement par intérim et de des deux chambres, Assemblée Populaire et Sénat, complétement défaits.
L’Algérie n’a quasiment plus d’état permettant de gouverner ni légalement, ni légitimement. Face à cette situation dite de « blocage », ceux qui nous gouvernent, civils et militaires, dans l’ombre et l’irresponsabilité, vont imaginer pour défendre leurs intérêts privés, un indéfinissable montage juridique.
Puisqu’il n’y a plus d’état, il ne reste plus qu’à transférer ses missions de services publics et ses pouvoirs régaliens à une « Autorité nationale indépendante chargé des élections. »
Avant même d’être légitimé juridiquement et sans aucun pouvoir pour légiférer cette « Autorité » a été chargée, en lieu et place de l’Assemblée et du Sénat, de rédiger deux projets de loi. Le premier définit ses propres missions et le second amende la loi électorale. Que l’on en juge. La loi définissant les missions de cette « Autorité » prévoit un transfert de « toutes les prérogatives des autorités publiques, à savoir administratives en matière électorale à l’autorité indépendante en charge des élections. »
Elle précise : « Cette autorité aura toutes les prérogatives qui étaient confiées à l’administration publiques en matière électorale et disposera de son propre budget de fonctionnement et des affectations destinées aux opérations électorales. Elle supervisera le processus électoral à travers l’ensemble du pays et à l’étranger ». Waw, de Tamanrasset à Marseille.

Coup d’état et état d’urgence.
Mais à quelle source du droit algérien s’abreuve une Autorité dotée d’une telle puissance aussi subite que phénoménale dissolvant sur son passage et de fait toutes les institutions de l’état, à l’exception bien sûr de la reine des institutions, l’intouchable APN ?
Puisqu’elle légifère en lieu et place des assemblées ; administre en lieu et place du gouvernement et de l’administration publique ; organise les élections depuis la définition discriminatoire de la citoyenneté en passant par le choix des candidats en lieu et place du Conseil Constitutionnel jusqu’à la déclaration des résultats.
A quelle source du droit doit-on une telle solution aussi peu soucieuse de l’état nation d’habitude si sourcilleux de ses prérogatives d’état omniprésent, omniscient, au point même de doubler son budget de fonctionnement que l’on nous dit pourtant maigre en dotant cette chose de son propre budget, où, combien, qui, comment ?
Sur cette question la loi est plutôt avare, en insistant sur la définition de ses «missions » elle semble avoir oublié de définir le statut juridique légitimant cette Super Autorité, vous savez du genre en vertu de l’ordonnance de tralalilalalère et du décret présidentiel tsoin tsoin il a été installé tric et trac, rien de tout cela c’est en passant, comme on remplit le vide, qu’elle nous apprend que cette Super Autorité est dotée du statut de « personne morale».
Une « personne morale » ? « Une personne morale » dont on ne connaît ni le nom du Président, il n’est nommé légalement nulle part, dont on ne connait ni les noms de ses membres, ni leurs diplômes, ni leurs compétences, ni la durée de son mandat, ni ce qui se passera si l’un de ses membres, ce qu’à Dieu ne plaise, venait à disparaître et ni même devant quelle Autorité est-elle jugée responsable, alors que ses choix et actes engagent, quand même, l’avenir, d’une Nation.
Rien.
Vous pensez bien, j’ai cherché dans le droit algérien ce que l’on entend par « personne morale ». J’ai découvert qu’en fait cette « personne morale » était un vrai casse-tête dans le droit algérien en matière de gestion économique. Quand l’état par exemple cède une partie de ses biens à la gestion par une EPIC, les juristes ce sont demandés qui dès lors devient responsable des actes engagées devant la loi. En revanche je n’ai rien trouvé, sauf erreur, sur ce que le droit algérien entendait par « personne morale » dans un cas comme celui qui nous occupe aujourd’hui : qu’est -ce qu’une « personne morale » qui remplace l’état pour organiser des élections ??? Quel type de responsabilité engage-t-elle devant la Nation et devant quelle juridiction, comme dit la chanson du Hirak : De qui me plaindre/ A qui se plaindre ?
Dans tous les cas, j’en suis arrivée à la conclusion qu’en adoptant ces deux lois sous les applaudissements de ceux qui nous gouvernent, civils et militaires dans l’ombre et l’irresponsabilité que l’état algérien vient d’être traité comme un bien privé d’une société anonyme dont le conseil d’administration vient de confier une partie de ses missions à une autre société anonyme. En cédant une partie de son pouvoir régalien, faire les lois et les faire respecter, ce qui reste de l’état algérien vient de céder ses prérogatives à une nébuleuse indéfinie. Ce faisant il s’inscrit dans une vision libérale et restrictive du rôle de l’état, délégant une partie de ses pouvoirs, édicter la norme, la loi, à une partie privée et il n’apparaît même plus en arbitre mais comme une partie privée qui négocie avec d’autres parties privées …qu’il désigne lui -même.
En attendant de privatiser tout le reste. Il ne nous reste plus qu’à rechercher qui sont les nouveaux actionnaires de ce magnifique pays qu’est l’Algérie mondialisée, un peu française, un peu chinoise, très russe en klach, un peu émiratie, un peu argentine, un peu saoudienne etc… Et c’est pour cela que les algériens et les algériennes ont été mis sous état d’urgence : tu parles je te défonce la gueule, je t’emprisonne, je te prive de ton drapeau, du soleil et de ton histoire. Tout ce bricolage juridico-politique n’est pas sans rappeler celui de 1992 après l’annulation des élections : un coup d’état et un état d’urgence en plus soft parce que le libéralisme du centre a inventé et partagé, avec générosité, son savoir-faire dans la gestion démocratique des foules à sa périphérie. Bienvenue dans les nouveaux mondes.
Et puis en réfléchissant encore, j’en suis arrivée à une autre conclusion et je me suis dit, au fond on se trompe, ce n’est pas le retour des colonies, la mondialisation dans l’Algérie de l’an 2019, c’est plutôt le retour de l’Empire et des néo- janissaires. Une mise à jour des janissaires détestés et craints par le peuple algérien sous l’Empire ottoman, dont la mémoire a gardé le terme de Beylek, en charge de la gestion de la Cité pour l’Empire depuis une vision plutôt sommaire de l’état : indifférent aux sorts des populaces algériennes, pourvu qu’elles payent l’impôt, laissent passer ses troupes et ne se mêlent pas des affaires de l’état et sur lesquelles s’appliquait une justice expéditive aux sentences redoutables ne visant pas tant à punir les coupables qu’à semer la terreur … pour que vive la rente, par le nom d’Allah Le Tout Puissant.

Ghania Mouffok

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24 commentaires

  1. ALGÉRIE LIBRE ET INDÉPENDANTE
    Une dictature où manifeste le peuple sans répression très grave et irréversible, une dictature qui propose des élections, ce n’est pas une dictature brutale comme certains disent. On vit librement, on circule librement, on dit ce qu’on veut librement , voilà la vérité !!
    Je me pose une question, comment se fait il que depuis février, aucun parti, aucun homme, aucune équipe n’émerge pour proposer un programme et une vision claire pour que le peuple vote, car il y a un boulevard pour être élu à la présidentielle du 12/12….. Ne me dites pas que le “pouvoir sanguinaire” l empêche, c est un faux argument encore…
    Au début du hirak, on refusait qu’un leader du mouvement existe, et ça avait un sens en effet…. Mais là, plus ça va, plus je suis certain que certaines parties dans l’ombre empêche qu’un leader se présente, en faisant croire qu’une période de transition informe et incertaine est obligatoire !
    l Algérie joue très gros en ce moment, et négocier le virage très serré démocratique n’est pas facile avec tous les vautours qui rodent autour de nos richesses et qui veulent voir notre géopolitique changée radicalement…
    je suis contre les arrestations de simples citoyens mais je suis pour empêcher de nuire les officines et collabos avec l’étranger (politiques et journalistes et nouveaux harkis)…
    On voit bien chaque jour les pressions sournoises internes et externes contre la tenue d’élections démocratiques, comme cette députée européennes et cette autre française de la franceinsoumise (sic) venue avec son suppléant Mourad Tagzout militant actif du MAK et du RCD (soutenus par le maudit BHL)… le menteur hypocrite JL Melechon dira que c’est Le Drian qui est intervenu pour que les services algériens la relâche… la vérité, c’est qu’on l’a foutue dans un hôtel et expulsée sans vous demander votre avis !!….de toute façon, si les services sécurité l’ont laissés rentrer avec sa “délégation” de pieds nickelés; c’était juste pour mieux l’expulser et ainsi envoyer un message clair et faire un exemple : go home yankee, la France ne veut pas du bien au peuple algérien, qui est assez naîf pour croire le contraire ? !
    Je suis sur le terrain, et entre les 2 sorties de crise possible, c est à dire, élection présidentielle ou transition, c est celle des élections qui est clairement majoritaire.. Car il y a le hirak de la rue oui, mais aussi le hirak du reste du peuple qui est pas médiatique, mais que je vois chaque jour en voyageant dans le pays !
    Il convient donc de mettre le doigt sur cette “division” sur laquelle l’occident et ses relais locaux veulent jouer…
    Quelle est la plus sûre et plus rapide sortie de crise pour l’Algérie ? C est les élections.
    Moi aussi je suis pas près de voter pour un Tebboune ou Benflis ou un des guignols anonymes que l on voit.. .Mais je suis convaincu qu’un peuple mûr doit savoir faire respecter son vote et surveiller les urnes, l’argument de la triche ne tient pas face à une mobilisation massive.

    Ci dessous un article que j’ai lu ailleurs :
    par Djamel Labidi
    Les partisans d’une «étape de transition démocratique» avant les élections présidentielles risquent de se heurter en permanence à un écueil: celui de la démocratie. La démocratie, ce sont les élections, c’est le choix, la décision, le pouvoir du peuple qui s’exprime à travers son vote. Toute solution politique à la crise actuelle en dehors de ce cadre serait donc par définition antidémocratique. Les partisans de «l’étape de transition» sentent bien l’écueil et tentent de le contourner en se référant à un choix qu’aurait déjà exprimé le peuple ou au pouvoir discrétionnaire d’une révolution. Concernant le choix du peuple, on vient de voir que, par définition, seul un scrutin démocratique peut permettre de le connaître et autoriser à parler au nom du peuple. Toute autre démarche relève de l’abus de confiance ou de pouvoir.

    Pour ce qui est de l’argument que nous sommes en révolution, seul l’avenir permettra de le savoir. C’est donc un point de vue qui reste théorique. Et de toute façon, il ne résout pas la question des voies et moyens de cette «révolution», à moins de décider qu’une révolution est par définition «antidémocratique». D’autre part, des formes d’action pacifiques ne sont pas en elles-mêmes la garantie d’objectifs démocratiques.

    Pourquoi la période de transition ?

    Les transformations démocratiques qu’a connues le monde depuis les années 80, notamment dans les pays d’Europe de l’Est, n’ont nulle part été obtenues du fait d’étapes de transition. Bien au contraire, partout les forces démocratiques y ont demandé la fin du système du parti unique et le passage immédiat à des élections démocratiques pluralistes législatives ou présidentielles, ce qui s’est fait quasi simultanément. Ce fut le cas aussi en Algérie en Octobre 88. En France, dernièrement, le mouvement des «Gilets jaunes» a été crédité, un moment, par les sondages d’un soutien de la grande majorité de la société. Sa principale demande a été alors la tenue immédiate d’élections législatives, et même présidentielles, pour une solution à la crise politique, outre le recours à d’autres moyens démocratiques, referendum d’initiative citoyenne, etc. Ainsi partout, c’est le scrutin libre des citoyens qui est au cœur des transformations démocratiques durables. Par contre, partout, et toujours, ce sont les pouvoirs en place qui réclament une période de transition. Cela a été le cas dans les pays d’Europe de l’Est, par exemple en Pologne, avant que cette tentative n’échoue vite.

    Chez nous aussi d’ailleurs c’est le pouvoir précédent qui avait proposé une période de transition qui a été refusée par l’opinion. On se souvient d’ailleurs du slogan à ce moment du Hirak concernant les élections:.» pas de prolongation (du mandat présidentiel), pas de report (des élections)». Quelle serait donc, alors, la fonction de l’étape de transition, quelle serait son utilité pour la démocratie. En réalité, ses partisans n’en disent pas grand-chose, à part ce qui semble être à leurs yeux essentiel: le transfert du pouvoir décisionnel des instances exécutives provisoires actuelles ( la présidence d’État et le Gouvernement Bedoui) à de nouvelles instances exécutives provisoires désignées «par consensus». Au cas où cela serait faisable, on serait donc dans le cas d’un transfert de pouvoir, en dehors de tout scrutin, c’est-à-dire en dehors du cadre démocratique. C’est un problème sérieux de démocratie que ne peuvent éluder les partisans de la «transition démocratique». Les arguments donnés sont de mettre fin «aux symboles du pouvoir précédent» et de préparer des élections honnêtes et crédibles. Tout se passe comme si on disait que toute personne ou équipe qui remplacerait celles actuelles seraient par définition meilleures qu’elles. Qui le garantit ? Logiquement, rien. Dans un tel contexte, il ne faut pas alors s’étonner que certains en viennent à donner en exemple ce qui se passe au Soudan.

    Le Soudan

    Et pourtant, là, au Soudan, nous avons une armée qui n’a même pas envisagé d’élections et qui conserve directement le pouvoir pendant une période de transition d’au moins deux ans, et ici, en Algérie, nous avons une armée qui demande la tenue immédiate d’élections présidentielles et qui informe officiellement qu’elle n’a pas d’ambitions politiques.

    Aussi, plutôt que de sautiller les pieds joints sur place, en criant «pouvoir civil, et non militaire», ce qui n’aurait pas alors d’objet, ne serait-il pas plus constructif d’évaluer à sa juste mesure la position républicaine de l’ANP, non pas comme n’étant que la sienne, mais comme étant celle de tous, comme un acquis commun de toute la société, comme un acquis des luttes populaires pour la démocratie, comme un résultat de notre histoire depuis la guerre d’indépendance jusqu’à nos jours, de nos douleurs, de nos épreuves, de nos erreurs, des leçons que nous avons tirées.

    L’accord qui vient d’être conclu au Soudan prévoit un Conseil souverain détenant le pouvoir pendant plus de trois ans, composé pour moitié de militaires et de civils et le monopole de l’Armée sur les ministères de l’Intérieur et de la Défense. Un tel accord serait impensable en Algérie. Il faut souhaiter bonne chance au peuple frère soudanais qui a ses propres réalités, sa propre histoire et qui a, souhaitons-le, progressé dans la solution de la crise en préservant l’essentiel, la paix civile.

    Mais cet accord illustre bien que l’étape de transition a pour fonction d’assurer une forme de continuité au pouvoir en place. Il ne faut pas exclure qu’elle puisse aussi servir à des forces politiques à exploiter la pression populaire pour atteindre leurs propres fins politiques ou
    sociales. Aussi donc, rien ne remplace le suffrage démocratique universel et direct. Le peuple a intérêt à la démocratie pour la raison bien simple qu’il est l’immense majorité. Vouloir lui indiquer, lui préparer les conditions de la démocratie a des relents de paternalisme. Le transfert, sous quelque prétexte que ce soit, à des élites autoproclamées du principal pouvoir du peuple, celui de désigner lui-même ses dirigeants, n’a jamais rien donné de bon. La meilleure garantie, la seule en vérité à la démocratie, c’est ce moment où le peuple vote, se prononce, choisit. Le peuple existe en réalité, au sens politique du terme, à ce moment-là, ce moment où il est incontournable, souverain.

  2. rectif:
    Que fera charfi ,le tokarev des SR sur la tempe? Déclarera-t-il vainqueur du vote (si vote il y’a ) celui choisi par les citoyens se rebiffant ainsi contre les caïds ,ou choisira-t-il la pente douce de l’à-plat-ventrisme ?Telle est la grande question!

    1. Connaissant le personnage il continuera son aplat-ventrisme jusqu’à la tombe!

  3. Les pratiques gestapistes- ordonnées par l’EM et les SR,qui consistent à rafler chaque semaine de paisibles marcheurs et de les jeter en prison sans autre forme de procès par des procureurs à la botte d’un boutefeu-rappellent celles des nazis pendant le seconde guerre mondiale .Ce que je dis là n’a rien d’excessif car comment expliquer qu’on puisse embastiller des citoyens pour terroriser le reste de la population ?
    Le gang mafieux actuel,en bon continuateur de la issaba dont il était le chien de garde,espère par ces méthodes fascistes,amener les algériens à plébisciter un rabatteur et pourvoyeur de villas pour les pouffiasses des bouteflika.
    Forcer la main au peuple pour l’amener à voter pour un énergumène -dont le fils est le complice d’elbouchi (el chapo local) ,et qui est lui-même inculpé dans la ténébreuse affaire de khalifa-voilà l’objectif inavoué du caid…
    N’ayant pas les capacités cognitives lui permettant d’anticiper les retombées désastreuses dont il ne soupçonne même pas l’existence ,l’ancien brigadier de nezzar entraînera fatalement le pays dans une descente aux enfers
    Last but not least:Que fera charfi ,le tokarev des SR sur la tempe?Déclarera-t-il le vrai vainqueur du vote ou se rebiffera-t-il contre les caïds ?

  4. @ NiagaradeLyon

    Ce que vous dite est juste et plausible.
    Parmi les gens d’en bas chacun veut vivre .
    Est ce que c’est normal ou pas !!!
    Mais je pense sincèrement que de mon vivant mon espoir demeurera à l’état de l’espoir.
    Nous espérons surtout pour les générations futures.
    Autour de nous et dans d’autres contrées lointaines est ce que les choses sont pour autant prometteurs.
    Je dirais que dans un proche futur , ça ne laisse pas à désirer.
    Merci mon ami pour vos réponses toujours logiques et terre à terre.

    1. Merci, les élites ont tout fait pour que les gens pensent et rêve de choses terre à terre c’est le meilleur moyen te tenir une population.

  5. Ce t article n’engage que celui qui l’a écrit et donc : Ghania Mouffok.
    Et ce n’est pas parce que c’est lui qui l’a dit que je vais bêtement le croire comme un mouton.
    Je suis convaincu par l’explication publié par Stratégika51 dans son précédent article intitulé 《ALGÉRIE bande en chasse une autre》
    Et quil nous de bande organisée autour de MESSAOUD HAJI.
    Cet explication de Stratégika51 est du déjà vue et a toujours existé.
    Des revenchards faisant les morts pendant une double décennies , dans l’attente d’une hypothétique occasion dinfd’infil une fragmentation.
    Celle que nous connaissons aujourd’hui.
    Deux bandes rivaux veulent la même chose , et l’armée est au milieu.
    Chacune menace l’armée de ternir son image aux yeux du peuple par des bavures commis sur celle ci, si elle n’accepte pas une collaboration pour un partage des pouvoirs.
    Une explication plausible mais il y a un mai…….
    Personne est dans les secret de Dieu .
    GHANIA MOUFFOK est complètement à côté de la plaque.
    Je continuerai à lire que les publication écrit par Stratégika51 et les réactions des uns et des autres en liens avec celles ci.

    1. Ghania est un prénom féminin et elle parle d’un tour de passe passe en dehors de tout cadre démocratique, je ne vois pas ce qu’il y à de choquant.
      Si S51 publie cet article c’est qu’il le trouve pertinent.

      1. Oui NiagaradeLyon
        Mais je persiste et signe qu’elle est à côté de la plaque.
        Même si je n’ai pas été choquer par ce qu’elle a écrit , mais énormément surpris par un manque de connaissance gravissime sur le sujet qu’elle aborde.
        Et de manière générale.
        D’où il est préférable parfois de se taire que dire des choses époustouflantes.
        Mais bon heureusement que S51 et la pour recentrer les choses.

  6. Heureux de vous relire Stratégika51.

  7. Ce qui paraît hallucinant est que des cons en Algérie ont cru devoir diviser les citoyens selon l »obtention ou non d’un faux diplôme universitaire qui ne veut plus rien dire dans ces pays où toutes les escroqueries sont possibles.
    C’est bien un Apartheid! Scandaleux ! Tout bonnement scandaleux!

    1. C’est une violation du principe de l’égalité. Hallucinant quand on pense que ni Abraham Lincoln, Steve Jobs, Marc Zuckerberg, Thomas Edison n’ont accédé à l’université.

      Je me demande si depuis l’indépendance de l’Algérie un seul président a fait des études universitaires?

      1. Author

        Aucun. Je me rappelle même d’un ministre de l’éducation nationale qui est resté 20 ans à la tête de son département et qui n’a jamais fait d’études. Il devait son poste à sa proximité familiale avec le chef des renseignements de l’époque et avait un objectif bien précis: détruire le peu d’éducation qui subsistait dans ce pays.

  8. Je ne suis pas surpris, je n’ai jamais cru à cette révolution spontanée tout était déjà préparé avant même l’annonce du 5 ème.

    1. Author

      Absolument. C’est une manipulation orchestrée par le régime militaire pour asseoir sa dictature et consacrer définitivement un néolibéralisme sauvage sur fond d’un Apartheid sans complexe.

      1. Et dire certains continue d’y croire

        1. @ NiagaradeLyon
          je fais parti de cela.
          Les patiente est une vertu.
          On s’accroche à un hypothétique espoir .

          1. Je te comprends l’espoir aide à vivre, mais je connais la mentalité des élites qui voit le peuple comme un dérangement et ces gens ne partirons pas.
            Tant que la guerre est entre eux tout ira bien pour les petits, ils pourront faire mumuse chaque vendredi.
            Le jour où le petit peuple s’approchera du pouvoir, la le sang coulera comme dans les années 90.

            Ont peut ébranlé le système, mais pas le faire tomber, certains ont bien mangé et profitez des années Bouteflika maintenant c’est au tour d’autres de bien en profiter, j’ai entendu que le peuple réclamait le retour des importations de voiture de moins de 5 ans, voilà le rêve du peuple des voitures d’occasion de moins de 5 ans, j’ai entendu personne réclamer plus de bibliothèque où plus de culture.
            Le rêve de la majorité c’est d’avoir la place des pistonner voir la place du voleur pour faire comme eux et se pavaner en Mercedes.
            Je suis d’un naturel pessimiste car je n’ai aucune confiance en l’être humain.

          2. Author

            Il le faut. L’espoir fait vivre et bien souvent il peut aboutir à la délivrance.

      2. @ Strategika51.
        Souvenez vous de ce que je vais vous dire.
        Dans les semaines et mois qui passeront , vous vous rendrez compte que vous vous êtes tromper sur le compte de l’armée.
        Et cela voudra dire que vous êtes humain et tout comme les imminents hommes que cette terre à portée nous faisons tous je dis bien tous des erreurs.
        Et cela ne diminuera en rien vôtre professionnalisme.

      3. @ Strategika51
        La dictature était à été exercer pendant les 20 ans de gouvernance des bouteflica et de leurs complices.
        N’ayez pas la mémoire courte S51.
        L’armée en haut lieu à été faite et défaite plusieurs fois.
        Combien de généraux ont étés mis en prison.
        Dégradés ou mis à la retraite forcée.
        Par le pouvoir politique des Bouteflica.
        Même les DRS en a pris pour son grade.
        Le politique régné d’une main de fer sur le militaire et non l’inverse.
        Les preuves pour cités en exemples ne manquent .
        Les dictateurs étaient dans le civils politiques et l’armée s’exécutait sans s’il vous plaît.
        Aujourd’hui le haut commandement de l’armée vont renvoyer l’ascenseur en faisant comprendre au futur nouveau pouvoirs politiques que l’armée ne sera jamais pris en dérision en moqueries comme par le passé.
        Et elle compte des le départ prendre les devant de sorte que cela n’arrive plus.
        L’armée algérienne ne tremblera plus devant un quelconque pouvoir , fussent-ils politique , oligarchique , financier où étrangers.
        Ne dit ont pas que la vengeance est un plat qui se mange froid.
        La force de tiré sur la ficelle elle cède.
        La roue tourne toujours.
        Qui attendra patiemment verra.
        Alors S51 ne partez pas dans tous les sens pour un oui où un non.
        tenez vous à l’histoire des bandes en Algérie , fouiner sur cet piste solide et resté s’y .
        Ne vous laissez pas détourné.
        Parmi vos assidu lecteurs certains sont de très bons observateurs.
        Ne cherchez pas ailleurs ce qui est proche de vous.

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