Archives mensuelles : octobre 2019

Des combats intermittents et directs opposent des militaires syriens et turcs près de Hassaka

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De très violents combats intermittents opposent depuis deux jours des militaires syriens et turcs à Tell Al-Ward près de la localité de Hassaka dans le Nord de la Syrie.

Ces accrochages surviennent souvent après des tentatives de passage en force des forces auxiliaires syriennes accompagnant les forces régulières turques et arborant le drapeau du temps du Mandat, adopté par la rébellion syrienne depuis le début du conflit en mars 2011.

Des forces régulières syriennes se sont déployées le long des frontières syro-turque et y ont déployés les bannières syriennes officielles, provoquant l’ire des forces turkmenes et les anciens transfuges de l’organisation rebelle connue sous la dénomination d’Armée Syrienne Libre ou ALS, dont les éléments se sont reconvertis en miliciens pro-turcs dans les camps de réfugiés syriens en Turquie.

L’Armée turque porte assistance aux forces auxiliaires syriennes en leur fournissant le soutien de l’artillerie et des drones d’attaque.

Ces premiers accrochages directs entre les Armées syrienne et turque annoncent une confrontation plus large puisque Damas considère l’action turque sur son territoire comme le prolongement de l’action de Washington et non découlant d’une stratégie propre à Ankara. Des conseillers du président syrien Al-Assad ont qualifié l’opération militaire turque en Syrie septentrionale comme une agression poursuivant des objectifs assignés par l’Otan dans le cadre d’une opération de changement de régime par tous les moyens possibles et dans ce dernier cas de figure, une invasion sous faux prétexte.

Sur le terrain, des forces syriennes et turques continuent de s’accrocher en dépit d’une trêve et il semble que les forces rebelles et les kurdes poussent, chacun de leur côté, pour une confrontation entre Ankara et Damas, pour leurs propres intérêts.

Le retour des escadrons de la mort soutenus par la CIA en Afghanistan

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Les publications reprennent.

Les disparitions forcées et les exécutions sommaires de civils afghans dans les zones rurales par des escadrons de la mort encadrés par la CIA alimentent la guérilla et renforcent le recrutement des Talibans.

La terreur n’est pas une stratégie fiable à long terme. L’usage des escadrons de la mort et de groupes de tueurs non identifiés dans des opérations d’intimidation de populations civiles vivant en milieu rural n’est pas une nouveauté. C’est une technique ancienne dont l’efficacité n’a jamais été prouvée.

La plupart des raids effectués par ces groupes paramilitaires secrets sont nocturnes et bénéficient des capacités de projection aérienne de la CIA. Les exactions et les atrocités commises à l’encontre des civils ont atteint un tel niveau que même Human Rights Watch commence à en parler publiquement.

Dans son dernier rapport, l’organisation non-gouvernementale Human Rights Watch évoque des crimes commis par des forces paramilitaires afghanes soutenues par la CIA, responsables d’exécutions sommaires et de graves violations “pouvant être assimilées à des crimes de guerre”.

L’usage de cette technique déjà utilisée par la CIA en Amérique latine (Honduras, Nicaragua, Bolivie, Colombie, etc. ) ainsi qu’en Irak n’a jamais permis de mettre un terme à une guérilla.

La Chine, l’Inde et la Russie se préparent à être exclus du système SWIFT

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C’est un séisme majeur dans les relations financières internationales: La République populaire de Chine, l’Inde et la Russie envisagent d’être exclus du système international de transfert électronique de fonds bancaires SWIFT et auraient pris une série de mesures pour parer à une telle éventualité, dont la création d’un système similaire parallèle fiable et efficient même en cas de sabotage ou de piratage.

Cette évolution inédite est la conséquence directe de l’usage abusif de sanctions économiques et financières en tant qu’arme de de guerre pour intimider les autres États par Washington.

Un tiers de l’humanité pourrait se retrouver exlu du système bancaire international occidental dont les habitants des deux pays les plus peuplés au monde.

Ce n’est pas tout. La Russie et la Chine sont en train de mettre en place des mécanismes financiers pour effectuer leurs échanges commerciaux et financiers en utilisant leurs monnaies respectives. L’Inde pourrait rejoindre cette initiative pour contourner la menace de sanctions US et des pourparlers avec Moscou sont en cours à cet effet.

Le recours aux sanctions excessives ou à la menace de sanctions à l’égard des autres pays a mené à l’apparition de système financiers parallèles sur fond de crise économique mondiale.

La version officielle de l’élimination d’Al-Baghdadi confirme qu’il vivait à Idleb au milieux des Casques Blancs syriens adulés par Hollywood et à deux pas de la frontière turque…ou comment Washington se compromet avec les “complotistes”

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Si l’on en croit la version officielle relative à l’élimination du dénommé Abou Bakr Al-Baghdadi, le Chef présumé de l’organisation terroriste connue sous l’acronyme arabe de “Daech”, celui-ci aurait été localisé et neutralisé à Berisha dans le Nord-ouest de la province rebelle d’Idleb, la dernière province rebelle en Syrie, à deux jets de pierres de la frontière turque.

Arrêtons-nous un instant sur ces données. La narration officielle US trahit cette fois une série d’anomalies et confirme les multiples accusations labelisées “complotistes” considérant que Daech à été créé par les services secrets US. Washington vient de se tirer une balle dans le nombril. Pourquoi ?

Le Chef présumé de Daech, l’organisation terroriste la plus dangereuse au monde vivait donc au milieu de la province rebelle d’Idleb, laquelle est sous la protection de l’Otan et des pays occidentaux. Il ne vivait ni en Syrie orientale, et encore moins dans les zones syriennes sous contrôle gouvernemental. Al-Baghdadi était chez les Casques Blancs qu’Hollywood et l’ensemble des médias occidentaux ont encensé jusqu’au firmament. De plus, l’homme le plus recherché d’Irak vivait pratiquement sous le nez des militaires turcs. Cela suffit à démonter au marteau-piqueur la version triomphalisme et un peu puérile de Washington.

Les experts en communication du Pentagone ne doivent pas trop aimer l’innovation: On reprend le fantasme de la veste explosive vêtue en permanence et activée à volonté.

Trump a évoqué une aide russe, notamment pour le survol alors que la zone visée par le raid US n’est pas couverte par la bulle de défense aérospatiale russe en Syrie mais est couverte par les systèmes de la défense anti-aérienne turque et donc celle de l’Otan. Une grosse bévue.

Les remerciements à l’Irak ? Sûrement pour avoir fourni un acte de naissance truqué d’Al-Baghdadi car Berisha est située loin de la frontière irakienne.

On y apprend une chose. Al-Baghdadi, alias Simon Eliott aurait vécu parmi les Casques Blancs de la province d’Idleb et aurait eu pour voisins des agents du MiT (renseignements turcs) et la CIA. Daech n’est donc pas une génération spontanée et à du coûter une fortune à mettre en place. Son objectif d’accélérer un changement de régime en Syrie ayant échoué, on neutralise quelques témoins symboliques et on relance le remplacement.

Le remplaçant d’Al-Baghdadi s’appelle Qardash et c’est un ancien officier de l’Armée irakienne qui aurait servi sous Saddam Hussein. Il aurait déserté de son poste avec ses hommes le premier jour de l’invasion US de l’Irak en avril 2003 sur l’ordre du Ministre irakien de la défense de l’époque, qui a été recruté par la CIA en juin 1999 (il est devenu citoyen américain par la suite). Les États-Unis avaient acheté tout le haut commandement militaire irakien et la résistance de la petite localité d’Oum Qasr à l’extrême Sud de l’Irak n’était du qu’à l’idéalisme d’un lieutenant-colonel qui avait refusé les ordres de repli venus de Baghdad et s’était battu, retardant l’avancée des forces US.

Daech ne croît et ne survit que dans les zones où sont implantés les agents de liaison de l’Otan. C’est le principal message à peine codé de Trump.

Nonobstant son inconstance et son langage fleuri, le président Duterte des Philippines ne s’y est pas trompé. Interrogé sur les raisons qui l’ont amené à signé un Accord désavantageux pour Manille avec Washington, il eut cette phrase assez lourde de sens: “… Vous voulez qu’ils exportent Daech chez moi ?”

En réalité, il y a bien eu une tentative d’implanter Daech au Sud des Philippines où existe une très vieille guérilla islamique (Front de liberation Islamique Moro) sur l’île de Mindanao. Voilà que l’on menace présentement l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande avec Daech alors que ce dernier a échoué en Afghanistan et en Libye. Pas mal pour un groupe terroriste ne disposant pas de logistique (hormis celle du CentCom et de la Vème flotte US… )

Le personnage ayant incarné le rôle d’Al-Baghdadi manquait de charisme et de réalisme. Il n’a jamais réellement eu une quelconque envergure même en portant des montres Rolex (l’ex-président français Nicholas Sarkozy aurait décrété durant son mandat que si on possédait pas de Rolex à 50 ans, c’est que l’on a raté sa vie!).

Et un média US ose présenter Al-Baghdadi comme une “figure religieuse austère”. Une austérité à coups de Rolex et de grosses chaînes en or massif autour du cou, c’est nouveau. Ça doit être la nouvelle forme de pénitence en ces temps troubles et interlopes.

Le titre hilarant et surréaliste du Washington Post: “Abou Bakr Al-Baghdadi: la figure intellectuelle religieuse austère à la tête de l’Etat Islamique, meurt à 48 ans”. Intellectuel ? Religieux ? Austère ? Le Washington Post devrait être poursuivi en justice pour débiter de telles énormités.

La version alambiquée de la comédie Benladen n’est jamais passée. Celle d’Al-Baghdadi, qui au passage n’a jamais voulu prêter allégeance à l’égyptien Al-Dawahri, a pulvérisé le peu de crédibilité qui restait au système de propagande.

Al-Baghdadi aurait été un des copains de John McCain, le sénateur enragé américain qui s’était inventé une fausse histoire de héros de la guerre du Vietnam (un peu comme dans le bon vieux film “Porté disparu 1 et 2” avec Chuck Norris).

En attendant le prochain Oscar au nouveau Al-Baghdadi 4.0, dormez braves gens, dormez ! Le monde est devenu une sorte de Vaudeville sanglant.

Al-Baghdadi, un vieil épouvantail modifiant à point nommé la narration du retrait US de Syrie et marquant le retour de la vieille stratégie de la manipulation de l’Etat profond ou le retour de la stratégie du chaos durable

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La gigantesque machine de propagande et de manipulation est au régime maximal. Le Foreign Policy sonne le pas de charge en annonçant la perte par la République islamique d’Iran du Moyen-Orient. Première explication néo-conservatrice de la quatrième vague de révolutions affectant l’Irak et le Liban. Mais également d’autres pays à travers le monde.

Second pas de charge: l’élimination pour la énième fois de l’épouvantail dénommé Abou Bakr Al-Baghdadi marque le retour aux affaires des factions les plus intellectuellement sclérosées et bellicistes de l’État profond ou Deep State. Selon la nouvelle narration modifiée pour la grandeur de l’exceptionnalisme américain, le retrait des forces US du Nord et de l’Est de la Syrie avait pour objectif de débusquer Al-Baghdadi afin de l’éliminer pour la énième fois. Un outil, même démodé, peut toujours servir.

Que faut-il lire dans ces événements ?

L’outil “révolution” dans un contexte de crise économique aiguë et de fortes inégalités socio-économique ou de clivages (interconfessionnels, inter-ethniques ou n’importe quelle autre vraie ou fausse division de diversion) est quasiment imparable. Dans le le cas de l’Irak où des groupes armés ont infiltrés les manifestations, avec un très lourd tribut humain, la situation semble avoir atteint un seuil de non-retour.

Au Liban, pays en crise endémique, les forces de la résistance ont cerné le danger à temps. Ce danger mortel a commencé au moment précis où une partie des protestataires, sortis pour exprimer leur colère contre les conditions socio-économiques, a réclame le désarmement du Hezbollah Libanais, l’ultime rempart de ce pays de la Grande Syrie qui n’a jamais été vraiment à l’aise en tant qu’Etat-Nation.

Pour la Syrie, Hollywood reprend du service. Nous avons un nouveau film: Al-Baghdadi III est en pleine promo pour la sauvegarde de l’honneur d’un Rambo vieillissant et humilié. En réalité, Rambo a sous-traité le casting cette fois aux soldats turcs. Au retrait annoncé de Syrie, se superpose une nouvelle narration. Celle d’une ruse de guerre pour faire sortir Al-Baghdadi de sa prétendue cachette. Par toute coïncidence, cette cachette s’est déplacé à la vitesse de la Reine de Saba d’Irak en Libye avant de réapparaître en Syrie orientale, près du camp Delta de bérets verts de la CIA ayant abandonné leur positions depuis une année. Le générique de la fin du film est saine et sauve. Il y aura une suite au film comique de Benladen. La propagande de l’Empire carbure à plein régime. La contre-attaque a commencé à Hong Kong où la méthode utilisée est jugée imparable. Cette méthode a été encouragée par la mollesse et la faiblesse de la réaction chinoise, laquelle était en position de blocage dans un jeu de Go.

Il y aura des révolutions partout. Il y a cent ans la révolution bolchévique voulait s’exporter partout. Désormais c’est la révolution hybride, causée en partie par des conditions socio-économiques impossibles sur des populations qui n’en peuvent plus. Cette révolution en apparence légitime est alimentée et manipulée par les mêmes parties qui maîtrisent les coûts des matières premières, les taux d’intérêt et les dettes nationales.

Al-Baghdadi est donc un outil d’altération d’une narration justifiant ce que l’Etat profond qualifie d’errements de la politique étrangères US au Moyen-Orient.

L’épouvantail d’Al-Baghdadi vient à point nommé. La Turquie a joué et continue de jouer à un Janus regardant non plus dans deux directions opposées mais dans les quatre directions cardinales. Dans un jeu d’échec la Turquie ne serait pas la Tour mais le Fou du Roi. Ce Roi n’étant définitivement pas le président Erdogan mais le locataire sur un siège éjectable de la Maison-Blanche.

La manipulation grossière passera. Plus c’est grossier et plus c’est vraisemblable et l’on comprend maintenant pourquoi le système dominant cherche tant à abrutir les peuples et à niveler les niveaux d’éducation. Dans un monde où la télé-réalité et les commentaires abrutissants des réseaux sociaux sont devenus la norme, une autre élimination d’Al-Baghdadi passera comme une lettre à la poste.

Le monde d’aujourd’hui aura toujours besoin d’une menace et d’une justification d’une menace protéiforme dénommée commodément “Al-Baghdadi”. La manipulation n’a jamais cessé. Damas, Téhéran et Moscou devront réviser leurs copies. Beijing paie déjà son attitude mi-figues, mi-raisins. On s’allie pas avec le diable financier sans y laisser sa peau. A méditer.

Washington maintient la base d’Al-Tanf en Syrie et envisage l’envoi de blindés et d’unités spéciales pour garder les sites pétroliers en Syrie orientale

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Le retrait des forces US du Nord et du Nord-est de la Syrie n’a jamais inclu la base militaire d’Al-Tanf dans le désert syrien près des frontières irakiennes. Il est à noter à ce sujet que la dite base d’Al-Tanf a servi de base de transit à des “conseillers” militaires israéliens en route vers le Kurdistan irakien.

Le repli des forces US de Syrie vers la province irakienne d’Al-Anbar visait un redéploiement en zone d’attente en vue de constituer une nouvelle brigade de combat destiné à garder les champs pétrolières syriens. Ces champs sont tous situés dans la province orientale de Deir Ezzor non moins de Abu Kamal.

Officiellement, des responsables du Pentagone évoquent une force de 500 militaires et des blindés, probablement des chars de bataille qui y seront amenés via l’Irak mais dans les fait il s’agit d’une brigade de combat interarmes mobile qui aura pour mission d’assurer la sécurité des champs pétrolières en Syrie orientale et empêcher les forces gouvernementales syriennes d’en reprendre le contrôle.

Moscou a appelé les États-Unis à retirer l’ensemble de leurs forces militaires de Syrie en rappelant à Washington l’illégalité de sa présence militaire en Syrie, contrairement à celle de la Russie, laquelle agit sur une base légale à la demande du gouvernement syrien.

La base militaire d’Al-Tanf demeure assiégée par les forces auxiliaires de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) mais est protégée par un périmètre de sécurité de 40 kilomètres assuré par des avions d’attaque au sol, des drones et des hélicoptères d’attaque basés en Irak et en Jordanie.

La base a déjà fait l’objet d’une tentative d’assaut menée conjointement par des éléments du groupe Wagner et des paramilitaires syriens, soutenus par des unités du Hachd Al-Chaabi (mobilisation populaire) irakien, provoquant l’usage par les Américains de bombardiers B-52, de chasseurs-bombardiers F-15, d’avions d’attaque au sol A-10, de drones d’attaques armés de missiles Hellfire et d’hélicoptères Apache. Le président US Donald Trump a vaguement commenté cet incident en déplorant “la mort de beaucoup de gens de part et d’autres”.

La mainmise de compagnies pétrolières internationales alimentant la corruption et achetant une grande partie des responsables politiques irakiens explique la relative facilité pour Washington d’y faire transiter des troupes et des équipements lourds en vertus d’Accords plus ou moins secrets signés peu avant le retrait militaire d’Irak.

En atendant une nouvelle évolution de la situation sur le terrain, les Américains sont toujours à Al-Tanf tandis que les forces Russes avancent vers l’extrême Nord de la Syrie en organisant des patrouilles là où patrouillaient il y a peine un mois des forces US/Otan. Des véhicules militaires russes ont été aperçus sur l’axe Minbedj-Jarabuls et des unités de la police militaire russe continuent de se déployer aux côtés des forces syriennes dans des régions autonomes kurdes.

La question des champs pétroliers du désert oriental est un peu étrange. La Syrie n’est pas un pays pétrolier et la production de ces champs est tout au plus marginale à moins de la découverte de nouveaux gisements ou d’un potentiel. Washington affirme que Daech contrôlait les sites de production sans préciser que le groupe terroriste revendait du brut à la Turquie et aux États-Unis via des intermédiaires à un prix très bas par rapport au prix de référence mondial. Damas pour sa part affirme n’avoir jamais compté sur ces champs pour son économie avant guerre et à réaffirmé sa volonté de récupérer l’ensemble de son territoire.

Le Grand Jeu est aussi et surtout une affaire de Brut. Affaire à suivre.

Après la Chine, la Russie imagine une nouvelle forme de coopération avec une Afrique qui veut se libérer des stéréotypes hérités du post-colonialisme européen

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La Russie de retour en Afrique après trois décennies d’absence.

L’image est forte: des bombardiers stratégiques russes Tupolev Tu-160 Blackjacks ont atterri sur la base aérienne de Waterkloof à Tschawane, Afrique du Sud, après un vol de 13 000 kilomètres, au moment où le président russe Vladimir Poutine recevait les Chefs d’Etat africains à Sotchi dans le cadre de la Réunion Russie-Afrique.

Ceci pour le côté officiel. Après la Chine, la Russie retourne en Afrique, le continent le plus dynamique et le plus prometteur de la seconde moitié du 21ème siècle. Cette incursion géostratégique de premier ordre dans le pré-carré des puissances coloniales indique que les stratèges russes ont su localiser le point faible de cet “Occident” qui veut nier l’existence de la Russie en tant que puissance et la contraindre à demeurer à la périphérie.

La France et le Royaume Uni sont les grands perdant de la grande rivalité opposant les États-Unis d’Amérique à la Chine et la Russie sur le continent africain. Ces trois puissances sont en effet privilégiées par le fait qu’elles traînent aucun passif colonial dans le continent. Elles ne cherchent pas non plus à priver les populations africaines de leurs droits les plus élémentaires et nier leurs identités et leurs cultures comme l’ont fait les anciennes puissances coloniales européennes.

Contrairement à l’approche chinoise, indirecte et soft, l’approche russe se distingue par son approche directe et visible. Et il est quasiment sûr que les Russes ne resteront pas les mains croisés en cas d’attaque indirecte commanditée par les multinationales des vieilles puissances coloniales dominant certains pays du Sahel. Les Chinois ont subi ce genre d’attaques avec un stoïcisme inégalé (kidnappings de leurs ingénieurs et techniciens par de faux groupes terroristes payés par une grosse multinationale énergétique) et n’ont jamais cherché à riposter avec les méthodes utilisées par leurs adversaires. Les russes ont une nette propension à riposter. Le retour de la Russie en Afrique est une des conséquences corollaires au Grand jeu et ses fronts ouverts au Levant, en Europe Centrale et orientale et en extrême -Orient. L’Otan à voulu encercler puis étrangler la Russie. cette dernière devait nécessairement se déployer au-delà des ambitions jamais atteintes par les Tsars (méditerranée, eaux chaudes de l’océan indien) et c’est naturellement en Afrique, le continent le plus pauvre mais également celui qui a le plus d’avenir dans un monde en pleine crise économique que les Russes ont décidé de jouer pleinement la grande partition que l’on croyait perdue du temps de Kipling.

Crédit photo: Murad Gazdiev, RT

Chaos in Israel and the Changing World Order- By Steve Brown

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Since May we have seen a bewildering series of events, running the gamut from bizarre attacks on shipping in the Gulf; the downing of an US RQ-4 Reaper drone by Iran; Israel bombing Lebanon, Iraq and Syria; mysterious attacks on a Saudi oil field and installation; and now the sudden US withdrawal from Syria. Consider too, rumours that US friction with Qatar may force the US to move Central Command HQ (Rapid Deployment Force) to North Carolina.

In Has US Foreign Policy Changed? we examined the confluence of these events, including the departure of General Dunford as chair of the Joint Chiefs, the departure of Jim ‘Mad Dog’ Mattis as Defense Secretary, and John Bolton as National Security Advisor, all to be replaced with (perhaps) less radical counterparts. Those cabinet departures coincided with the eclipse of Trump’s friend Netanyahu, who, despite appealing to Olim, settlers, and JTF extremists, could not form a ruling coalition. Trump has no doubt lost patience with Israel’s political crisis, while Mr. Trump is facing fierce opposition from Washington’s own War Party.

Note that Mr Trump was elected partly on an antiwar platform. During his campaign Donald Trump spoke of his disapproval for Bush 2’s Iraq war, against Obama’s intervention in Libya and Syria, expressed disdain for Henry Kissinger, and expressed a desire for better relations with the Russian Federation. All the foregoing appealed to the electorate, and additional funding from a few billionaire hedge fund managers and tycoons assured Trump’s victory.

Then Trump walked back much of his antiwar platform by scuppering the 2015 Iran agreement, he ordered a cruise missile strike on Syria subsequent to the fake Douma attack, then hired John Bolton; and approved the illegal Israeli annexation of the Golan, while cutting off aid to Palestinians.

Trump even employed his son-in-law to engage in a rather farcical attempt to forge an Israeli-Palestinian “peace deal” to no avail, while leveraging the most serious sanctions versus the Russian Federation ever. Indeed, Mr Trump’s foreign policy was such a disappointment, this author wrote Trump’s Limited Hangout in appreciation of such.

The foregoing of course begs the question as to whether Mr Trump is solely responsible for the recent move (in Syria) to distance the US from Netanyahu’s likudnik bloc. There is some evidence that Mr Trump individually took the decision on Syria, on behalf of US non-interventionism. That conclusion is based on the resultant manic hysteria we see from Washington to impeach, via the ultimately ridiculous Ukraine ‘whistle-blower’ setup.

The growing movement to impeach becomes curious too, when Israel’s future as a vassal state to the United States is questioned. Israel is experiencing internal political divisions and economic pressures of its own, of an hitherto unknown proportion. For example, while Yisrael Beiteinu, the JTF, and far right militants squabble over ideology, the prospect that an Arab minority may participate in any new Israeli government shakes the foundation of Israel’s apartheid state. To see an Arab minority in the Knesset is especially ironic, subsequent to Netanyahu’s far right campaign to appease Israel’s far right radicals.

Likely on behalf of Israel’s militant extremists, Netanyahu ordered the bombing of al Bukamal, and a suburb of Damascus, and Lebanon north of Avivim. Or, Israel undertook those strikes at Trump’s behest, urging Israel to engage in its own military actions, rather than relying on the US military. Regardless, the consequence and result of those Israeli air strikes caused Syria to operationally deploy upgraded S-300 and S-400 defense missile systems, protecting the territory that Syria controls.

Meanwhile, Israel has seen their important Kurdish ally marginalized, and Israel’s ability to supply weaponry and funding to YPG and PKK terror groups has now been derailed, with significant negative economic impact to Israel. Israel also operates three listening posts in Iraq’s Kurdish region adjacent to Syria, comprising AMAN’s regional headquarters. Israel’s presence in Iraq is thus endangered by Iraq’s international call for the removal of US troops there, within four weeks from October 21st.

Seldom reported in the west, Israel has been quietly cultivating the possibility for gain in North Africa via Tunisia, and has pushed for bilateral relations with Tunisia for years. Israel’s base in Tunisia is on the island of Djerba where it is alleged to run a spy operation. And the Minister for Tourism in Tunisia is an Israeli, Rene Trabelsi who has also called for bilateral relations with Israel. In conjunction, the US operates strike drones and surveillance aircraft from Sidi Ahmed air base near Bizerte, and is planning to supply F16’s to Tunisia, while US Congress just approved the sale of T-6C Texan aircraft to the country. But even in Tunisia, Israeli and US agendas are now being confronted.

Since the advent of the el Abidine ben Ali regime in 1987, repression and corruption has been rampant in Tunisia. On November 28th, 2010, WikiLeaks released over two-hundred thousand confidential documents relating to ben Ali’s historic thuggery. Just after that, the self-immolation of Mohamed Bouazizi coincided with outrage about the contents of those newly released WikiLeaks documents, and so the Tunisian revolution began. The riots in Tunisia spread to nearby states, heralding the ignominious Clinton “Arab Spring” of 2011.

After 2011, Tunisia provided a convenient failed state for the west, where Ansar al-Sharia and other takfiri groups prevented new constitutional reforms from taking effect, with increasing lawlessness and anarchy extant. That provided fertile ground for a failed state policy, as we examined in Has US Foreign Policy Changed?

Now after many years of political flailing, Tunisia has sworn-in constitutional scholar and intellectual Kais Saied (Qays Sayed) as president. But don’t expect to read about that as headline news in the western media… or to read that embattled Donald Trump has given the Tunisian president a congratulatory phone call. That’s because the US-Israeli axis in Tunisia is already in question.

Saied’s election as president has already created a stir in Israel, where he has been denounced by the Israeli media. And not so surprising as Saied’s landslide win, was his opposition by Nabil Karoui, a western surrogate and close ally of the Clintons. Karoui was of course imprisoned for money laundering and tax evasion, and Karoui waged his campaign from prison, by way of explaining his poor performance in the polls.

The point is that once again the western powers including Israel fail again to have their way in Tunisia, just as they failed to have their way everywhere else in the Middle East. No matter what form colonialism takes, it will always be rejected by people, where self-determination is the mandate of any free people.

Conclusion

Israel faces political uncertainty at home, the loss of YPG/PKK terrorist allies in Syria, the stabilization of Syria overall, inability to seek peace with Palestinians, severe setbacks in Iraq and Northern Africa, and dwindling public support abroad. Thus it appears that Israel’s last bastion of support is in the US Congress. But both US political parties are behind the curve, failing to appreciate the impending change in new world disorder, where the US is no longer global hegemon.

While Israel’s influence wanes, and Saudi Arabia pivots to the east, no single factor has caused the hegemonic to change behaviour, or caused its global alliances to shift — the factors for flux are many. Trump wrong-footed so-called antiwar Democrats (including Sanders) by ultimately coming out as antiwar in Syria. Trump acted like the non-interventionist he has usually claimed himself to be. But was Mr Trump’s action in Syria simply a means to wrong-foot the opposition? … to show how hypocritical and duplicitous liberals are? Or was Mr Trump’s move in Syria symbolic of something else, something more profound?

Since the financial collapse of the West in 2008-2009, financial intrigue and illusion has kept the system afloat. Whether QE, Operation Twist, Repos or Reverse Repos, or even illusory quantitative tightening, the sum total of predatory finance is now one quadrillion dollar+ derivative. It’s the mathematical derivative where one may approach the final result, but can never reach it.

The foregoing monetary analogy equates to the ends of the State itself. Whether Israel, or Saudi, or the United States, these ‘states’ are states without borders, States in constant flux — never static, never defined. Israel’s failed ‘election’ is just one small component of that matrix, just one insignificant exhibit in the presentation of evidence that the matrix is real. Hence the concept of globalism.

But, as we see in Washington, Neoliberals and Neoconservatives have been consumed by the Empire of Chaos that they created. They squeal and squirm as they rhetorically burn, because the Fall of Empire is never pretty. The Alchemists of the swamp attempt to transform lies into truth, while knowing that they cannot succeed. That’s just the nature of fraud. And the problem is not only Israel … or Saudi Arabia, or the EU, or the UK, or the greed of Central Bankers and their hedge fund managers… or even the failing US Congress.

The problem is the direction of US foreign policy since 1948. And the prospect that US foreign policy has taken a new antiwar direction will be resisted by Congress, resisted by big business, resisted by the major media… and resisted by Israel and Saudi Arabia.

In the end, we must ask whether the good people of the world will see through those phantasmagoric political illusions with which they are perpetually bombarded by the Phantom State, and that is our only hope.

Steve Brown

L’Irak demande l’aide internationale pour se débarrasser de la présence militaire non autorisée des forces de la coalition se repliant de la Syrie ou la chronique d’une débâcle annoncée

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L’Irak a officiellement demandé une aide internationale pour se débarrasser des troupes US se repliant du Nord et du Nord-est de la Syrie vers la province irakienne d’Al-Anbar en affirmant que cette présence militaire sur son territoire est illégale et non autorisée.

Le premier ministre irakien Adel Abdul Mahdi a réaffirmé aujourd’hui que Bagdad n’a jamais donné son feu vert au repli des forces de la coalition internationale à l’ouest de son territoire et plus précisément dans la province occidentale d’Al-Anbar à prédominance Sunnite.

Pour le gouvernement irakien ce repli est un cas de force majeur pour la coalition internationale mais que Bagdad n’a pas autorisé. Il s’agit donc d’une occupation militaire illégale d’un territoire irakien.

Bagdad demande officiellement à la communauté internationale d’agir contre de tels agissements dignes des films Western et a dépêché des émissaires à Moscou et à Beijing pour expliquer la position officielle du gouvernement irakien sur ce sujet fort sensible.

Cette attitude du gouvernement irakien marque un changement radical dans sa politique laxiste envers la présence de forces étrangères sur son territoire. Un changement induit par la montée en puissance du mécontentement populaire lequel s’est traduit par un début de révolte contre la corruption et la trahison des politiques irakiens.

En vertu de ce changement de posture, l’artillerie française et ses canons Caesar ne sont plus les bienvenus à el-Qaïm dans la province d’Al-Anbar, à la frontière avec la province syrienne de Deir Ezzor.

Damas considère la France comme historiquement responsable de la guerre en Syrie. Ici, des canons Caesar sur la base de Qayara au sud de Mossul, Irak.
Canon Caesar en action au Levant. Ces canons autopropulsés ont nivelé la ville d’Al-Raqqa

Les forces spéciales britanniques, lesquelles effectuaient des missions d’incursion, d’infiltration et de sabotage en Syrie orientale à partir d’Irak, devront également déménager. Probablement plus au nord dans le Kurdistan irakien dont le gouvernement accepte la présence militaire étrangère en échange de larges subsides et d’un contrepoids face aux velléités de Bagdad.

Le Pentagone a affirmé de son côté que les forces US en “transit” entre la Syrie et l’Irak ne vont pas demeurer longtemps en Irak et devront repartir vers les États-Unis. Pour la première fois depuis l’implication des forces US dans le conflit au Levant, des convois de véhicules blindés US se retirant des zones kurdes syriennes vers les frontières irakiennes ont subi des jets de pierres et de projectiles diverses dans quasiment toutes les localités qu’ils ont traversé.

La colère des populations kurdes ne faiblit pas,au point où certains chefs de village refusent désormais le passage des convois militaires occidentaux et affirment vouloir faire appel à l’Armée syrienne en dépit de leur différend historique avec Damas.

Sur le plan diplomatique, la rencontre entre les présidents russe et turc à Sotchi a permis de prolonger l’arrêt de l’offensive militaire turque sur le Nord de la Syrie et la création de patrouilles militaires mixtes entre les forces russes et turques dans la bande frontalière.

Rencontre décisive des présidents Erdogan et Poutine à Sotchi

Paradoxalement, c’est l’échec des patrouilles mixtes entre les forces turques et US qui ont amené le président Erdogan à déclencher son opération “Source de Paix” en Syrie en jurant d’exterminer les YPG/PUD.

Militaire turc saluant le poing levé un blindé des forces armées turques au nord de la Syrie

Cette évolution surprenante de la situation au Levant constitue une véritable débâcle pour les forces de la coalition internationale, laquelle est forcée de trouver un pied à terre au Kurdistan irakien en attendant des jours meilleurs.

Mine de rien, la stratégie subtile des russes et des syriens, exploitant les virevoltes à 180° d’Ankara laquelle ne cherche en fin de compte que ses intérêts, a permis l’expulsion des forces US, britanniques et françaises de l’est de l’Euphrate sans le moindre coup de feu. Le pire est que cette fois-ci, aucun pays de la région n’est disposé à accueillir les forces errantes d’une coalition aux abois dont le sort n’a rien à voir avec la brillante retraite des dix-mille telle que racontée par Xénophon (5ème siècle avant Jésus-Christ).

Les forces de la coalition devront donc se contenter du Kurdistan irakien, faute de mieux. Elles seront surveillées de près par la Turquie, dont les forces n’hésitent jamais à y effectuer des incursions, mais également par l’Iran dont les Gardiens de la Révolution suivent de très près tout ce qui bouge au Kurdistan.

Quel bouleversement de situation pour une coalition qui avait les pleins pouvoir en Irak et bombardait à volonté la province de Deir Ezzor en Syrie! Un bouleversement déploré par l’ex-président français François Hollande, déçu de voir gagner “ceux qui n’auraient pas du gagner”. Apparament, Hollande a raté une belle occasion de se taire vu le rôle extrêmement néfaste et foncièrement belliciste tenu par les gouvernements français depuis Sarkozy dans le conflit meurtrier au Levant et le déferlement migratoire sur l’Europe qui s’en est suivi.

Pour Damas cette lamentation d’un ex-président français confirme encore le rôle de protagoniste joué par la France dans la guerre en Syrie. Première réaction à chaud d’une source autorisée à Damas qui a réagi à chaud au commentaire de Hollande à l’occasion de la sortie de son dernier livre: “Quand on échoue à jouer aux apprentis bellicistes, et que l’on échappe à un tribunal pénal international pour crimes de guerre, il serait plus décent de se taire et de ne plus commenter une des plus grandes débâcles du 21ème siècle”.

La débâcle de l’Empire. Car c’est bien d’une défaite qu’il s’agit. Et cette dernière aura un impact retentissant sur la géostratégie mondiale dans les vingt prochaines années.

Deux fillettes kurdes adossées à un Technical de l’Armée syrienne armé d’une mitrailleuse lourde DshK 12.7 mm et près duquel est allongé un jeune soldat syrien exténué.

Syria Now… Libya Next? Erdogan Plays Both Sides-By Steve Brown

Erdogan

As the dust settles in Syria subsequent to the US exit from the debacle that it so created in 2011, the festering sore that is Libya must once again come to the fore.  Recall that Hillary Clinton and Mahmoud Jibril made the case for regime change in Libya and although the US seemingly abandoned oil-rich Libya after the Benghazi attacks, the US is still running clandestine operations in Libya from Tunisia.

The United States Central Intelligence Agency flies surveillance and attack drones from Sidi Ahmed air base to attack tribal leaders that it suspects of having links to al Qaeda. Likewise, Israel runs a covert surveillance operation and cyberwarfare unit from nearby Djerba island. Whether Djerba island station assists US operations in Libya is unclear; the main function of the Israeli Djerba black ops site is claimed to be cyberwarfare in North Africa. 

Meanwhile, recent attempts to unravel the Libyan disaster engaged none of the parties most interested in pursuing active aggression there. US “efforts for Libyan peace” and diplomacy on the “margins” of the UN General Assembly in September included only the African Union, the Arab League, and European Union, besides Egypt and western Axis powers.  In other words, the United Arab Emirates, representatives of Sarraj’s Government of National Accord, Misrata leaders, and Haftar’s Libyan National Army were not invited to the UN party. 


Libyan GNA leader Sarraj addressed the UN in September saying, “We ask the United States, if it believes in a political solution, to stop these countries from providing the money, the equipment and the weapons that has enabled him [Haftar] to continue this.” But the real trouble is Libyan oil.

The warring factions in Libya are funded by NOC, the National Oil Company of Libya.  The Libyan National Oil Company is the only designated independent oil company in Libya, providing profits to its oil suppliers – east or west. And note the division. East Libyan oil fields are offshore, controlled by Haftar and the LNA, while onshore western fields are controlled by Sarraj and a separate group, the Misrata rebels. 

But the NOC is not the only oil company operating in Libya, the United Arab Emirates has been illegally stealing and selling oil in the east on behalf of Haftar and its own operations for some time. In aid of receiving that oil, the United Arab Emirates supplies weaponry, fighter planes, and even mercenary pilots to General Haftar’s militia.

Now enter Turkey, which has been purchasing low cost oil in western Libya from Misrata rebels since the US cutoff its Iranian oil supplies, where Iran was formerly a major supplier. Turkey has enforced its interest in Libyan oil since Secretary Mnuchin’s oil embargo versus Iran took effect, and Turkey has supplied arms and weaponry to Misrata in the west, to keep their oil flowing.

Turkey’s interest in Misrata oil and alliance with Islamic rebels to that end is a complication for Russia, which has good relations with Turkey, but opposes the resurgence of the Islamic State group in Libya and Syria, when Turkey as a matter of convenience has supported the “Libyan Army” (of GNA) and Misrata rebels which contain radical jihadi elements. (Sarraj says those ISIS elements have been eliminated from the Libyan Army, however the Russian leadership seems wary.)

Indeed, Russia’s policy in Libya is somewhat opaque with regard to its support for warring factions. Russia evidently supports Saif al Islam with the primary intent to unite disparate Libyan tribes, and to suppress ISIS. Russia supports that goal by alleged use of the Wagner Group – which officialdom denies – where inevitably clashes have occurred with the GNA.

Russia, Turkey, Syria, and Iran have cooperated subsequent to the US withdrawal from Syria… but Syria is not all about oil, while Libya is. Thus once again we must question whether Mr Erdogan is playing a double agent game. In the article Erdogan:  Bluffer or Potentate? we examined Mr Erdogan’s dual game in Syria, which has apparently worked out well for now, except for the YPG and PKK terrorists.

Now in Libya, where oil riches are at stake – and coming off his victory in Syria – it makes sense for Mr Erdogan to press the issue and attempt to turn the tide versus Haftar and his backers, including the United Arab Emirates. Such a move may directly incite Russian interests however, if the Russian leadership considers Turkey to be supporting GNA / Misrata rebels which are (in part) ISIS fighters.

In other words, after Turkey’s success in Syria — securing Turkey’s southern border in a matter of days whereas the United States protected YPG terrorists there for many years — the next logical extension is for Turkey to secure its oil and gas from Misrata since the US ended Turkey’s freedom to import Iranian oil. That such a move by Turkey may further destabilize Libya (and perhaps Northern Africa) will force Turkey into a delicate balancing act, again playing off Russia versus the United States and vice versa, to maintain regional leverage.

Since Mr Erdogan apparently achieved the nearly impossible in Syria, he will likely feel emboldened now. After all, he survived a US coup attempt and embarrassed Saudi Arabia to an extent where the Crown Prince of Terror’s influence has all but been blunted. That’s not meant to portray Mr Erdogan as a noble hero, only as a canny, cunning, and effective operator.

And there are pitfalls. US politicians have drafted draconian new sanctions versus Turkey, and the Warfare State’s megaphone in Washington DC is braying for blood… anyone’s blood. Furthermore, attempting to play both sides seldom works out well, and defying a weakened Deep State in Washington is quite different than defying the Russian leadership. And the conflict in Libya is quite different than that in Syria.

So, will Libya be next to somehow recover from the US State-imposed debacle of 2011 that led to the death and displacement of many thousands of its people, plus its demise as a functioning independent sovereign state? For that we can only hope… but to rely on Mr Erdogan’s luck there, and in a very different conflict, is questionable. 

The true question is how long Mr Erdogan can play all sides. 

Steve Brown

Le temps des simulacres

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L’utilisation des moyens de l’Etat pour l’organisation d’un scrutin quel qu’il soit est-elle encore économiquement fiable et pertinente en 2019 ? On est tenté de croire que cette question ne mérite même pas d’être posée puisqu’il s’agit là des attributs régaliens de l’Etat dans son acception traditionnelle telle qu’elle a été héritée tant bien que mal depuis le Traité de Westphalie. Est-ce encore utile d’allouer autant de ressources à une opération électorale en trompe l’œil dans un monde où la démocratie n’est qu’un euphémisme.

Si les activités militaires de l’Etat sont de plus en plus sous-traitées par des opérateurs privés, et c’est une tendance lourde des dix prochaines années, pourquoi en serait-il autrement pour l’organisation de simples scrutins de façade ?

La question mérite d’être posée. Les populations parquées dans ces enclos délimitées par des « frontières » sont plus que jamais privées de toute souveraineté. La loi du nombre exclut tout processus démocratique auquel se substitue plutôt la manipulation des masses vers un objectif donné.

Que reste-il d’ailleurs de l’Etat-Nation traditionnel dont le concept a été forgé au cours des trois derniers siècles ? Pas grand-chose sinon une mise en scène et une superstructure servant à cacher des intérêts de castes  se partageant tant que bien que mal les revenus  et asservissant le reste suivant divers schémas bureaucratiques où l’imposition a tendance a plus servir d’outil d’oppression que de collecte et de redistribution des richesses.

Il devient de plus en plus indubitable que le concept assez récent d’Etat-Nation n’est plus adapté à l’époque post-moderne marquée par un formidable bouleversement de l’ensemble des structures des relations internationales après l’échec de la guerre au Levant. Le modèle économique basé sur la guerre a montré ses limites. L’invention de nouveaux outils d’intervention à l’échelle géopolitique se heurte désormais à l’incrédulité d’une partie non négligeable des opinions publiques, impuissantes certes, mais n’adhérant plus à la narration mensongère dominante. A cet égard, la guerre en Syrie a sifflé la fin de la longue récréation post-guerre froide. Tous les pays du monde sont en crise plus ou moins chronique. Cette crise économique mondiale a pu être cachée jusqu’ici par l’usage de divers expédients ad-hoc que l’échec de l’Empire au Levant a dévoilé au grand jour.

Il est intéressant à ce propos d’observer non sans une certaine fascination la quatrième vague des révoltes dominées par des populations connectées et ayant acquis une nouvelle conscience à travers l’Internet et les réseaux sociaux. En d’autres termes, les gens sont de moins en moins enclins à supporter les mesures d’austérité et autres mesures impopulaires en temps de crise économique. Le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale sont désormais perçues comme des instruments de torture et d’oppression d’un âge révolu commencé après les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki en 1945 jusqu’à l’échec patent et retentissent des révolutions hybrides 2.0 dans le monde arabe, en Ukraine, en Asie du Sud-est et dans le bassin des Caraïbes.

Les révoltes des peuples, manipulés ou non, seront de plus en plus fréquentes. La quatrième vague des révolutions sans couleur cette fois est déjà représentée par celles en cours en Algérie, en Ecuador, en Egypte, en Irak, au Liban et même en France et en Espagne où le feu de la grande révolte couve en attendant de trouver un élément déclencheur. Cette révolte est exprimée sous une autre forme dualiste aux Etats-Unis d’Amérique, pays fracturé entre deux camps hostiles et totalement opposés, bien plus que ne le furent les fédérés et les confédérés lors de la guerre de sécession de 1860-1865.

Dans un monde en pleine crise existentielle marqué par des conflits d’une extrême complexité intrinsèque, il n’y a plus de camps statiques. La dynamique des allégeances et des changements de camps est d’ailleurs non sans certaines similitudes avec celle de la structure ternaire imaginée par George Orwell dans son roman dystopique « 1984 ». A l’exception près que l’Afrique occupe désormais une place de premier choix dans ce monde qui se dessine à grands coups de crayons estompés devant nos yeux. Les britanniques ne parviennent plus à préserver leurs intérêts dans le continent et les français y déploient les derniers efforts du dernier désespoir, notamment au Sahel, car leur autonomie énergétique et leur économie en dépend lourdement. Les opérations militaires au Tchad, au Niger, au Mali et au burkina Faso ont vu un rôle grandissant des Etats-Unis d’Amérique mais paradoxalement cette implication de plus en plus affirmée de Washington en Afrique, destinée essentiellement à contrecarrer l’influence chinoise soft, y a amené un nouveau venu que l’on a pas vu dans les parages depuis les guerres d’Angola : la Russie. Moscou a bien appris les dures leçons américaines en Afghanistan et en Irak et dispose d’acteurs non-étatiques et souvent privés. Des compagnies de sécurité privées comme l’X américaine ou le Groupe Wagner russe agissent désormais à visage découvert aux quatre coins de la planète. Moscou a choisi son premier pied à terre en Afrique au milieu du plat : en Centrafrique, pays miné par un conflit d’une extrême complexité affectant l’ensemble des pays voisins et duquel les russes peuvent étendre leur influence à la fois vers l’Afrique occidentale et  orientale tout en se déployant au sud dans la région fort disputée des Grands Lacs et vers le nord vers la Libye où se joue une gigantesque partition sur fond de contrôle des fabuleux gisements de pétrole brut léger libyen qui fait courir les multinationales occidentales mais également et c’est nouveau, turques.

La Russie fait indéniablement montre d’un activisme tout azimuts depuis que l’Ours russe a été dérange dans sa tanière depuis ses marches occidentales. Le conflit ukrainien fut probablement l’erreur la plus monumentale jamais commise par les stratèges des guerres hybrides occidentaux. Voulue à la fois comme un second front au conflit syrien dans lequel Moscou s’est impliqué et comme des représailles, la guerre en Ukraine fut d’une extrême violence mais contenue par les russes qui ont été forcés dans leurs derniers retranchements. Ce qui explique leurs innovations stratégiques pour « geler » ce front et poursuivre leur offensive sur les autres théâtres d’opération.

La montée en puissance de la Chine et l’échec de toutes les stratégies visant à son encerclement et son endiguement ont mené à l’ouverture de la guerre hybride en cours dans la Région Administrative Autonome de Hong Kong. Là aussi, les mêmes méthodes en plus soft en adéquation avec l’humus culturel local constituée par une jeunesse révoltée, hyper-connectée et dont les lendemains sont obscurcis par une bulle immobilière spéculative qui ne cesse d’enfler. Il en fallait un peu de nostalgie rétro et idéalisée pour l’époque du mandat britannique et un élément déclencheur pour que des jeunes accrocs au net sortent réclamer et crier haut et fort leur appartenance aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne.  

Cette bulle spéculative dans l’immobilier n’est pas un phénomène typique à Hong Kong : on la retrouve dans toutes les grandes villes d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord. A Vancouver, le prix du mètre carré ne cesse d’augmenter pour atteindre des niveaux aberrants ; à Paris le prix des loyers d’habitation dépassent parfois les revenus moyens des individus disposant d’un emploi stable, et à Londres, la spéculation immobilière est en passe d’aboutir à une situation inédite où il sera plus économique de financer le lancement d’une fusée en orbite que d’acquérir un bien immobilier dans la City. Ce phénomène explique pourquoi la souveraineté n’existe pratiquement en pratique. On vit dans un monde où les pratiques mafieuses sont la norme. Reste à savoir lesquelles de ces mafias va gagner la guerre.

Le nombre des Etats réellement souverains est quasiment nul. Tous sont contraints de composer avec de très puissants intérêts privés transcendant les frontières et ne reconnaissant aucune souveraineté particulière. Des pays entiers ont été mis en gage sur le marché international et d’autres ne sont même plus capables de faire rapatrier leurs réserves d’or de Londres. D’autres sont tenus par des mécanismes de dettes et d’obligations de trésor. Les banques centrales de la plupart des pays à commencer par celle des Etats-Unis d’Amérique ne sont pas libres et s’opposent parfois aux intérêts nationaux et stratégiques des pays qu’elles sont censées réguler les économies et les masses monétaires. A moins d’être isolé du monde et sous blocus international comme l’est la Corée du Nord, il est quasiment impossible d’échapper à cette emprise. Les seuls gouvernements qui tentent de secouer le joug sont systématiquement visés par des campagnes internationales de dénigrement, puis de ciblage médiatique et diplomatique, prélude à des opérations militaires plus ou moins clandestines préparant le lit d’un changement de régime plus ou moins violent.

A quoi servent les suffrages dans le monde actuel ? A donner une légitimité à un simulacre de souveraineté qui n’en est plus une. Le système de représentation ne représente plus qu’un réseau visible de cooptations et la plupart des Chefs d’Etat « choisis » sur la base de certains critères de caste sont de plus en plus médiocres, surtout en Europe occidentale et dans les Amériques. En Russie et en Turquie, nous avons certes l’exemple de deux hommes qui se sont imposés au prix de mille et un dangers, non sans de sérieux revers et des risques extrêmes (Poutine a déclenché une purge interne visant les oligarques ; Erdogan a lancé une purge générale après un putsch raté à son encontre), mais la tendance générale est à la généralisation des simulacres. Comme dans un roman de science-fiction de Philip. K. Dick, la plupart des dirigeants ne représentent plus leurs peuples mais une élite financière. Le reste c’est des notes de bas de page à jeter aux oubliettes.

C’est  pourquoi que les exceptions historiques créees par l’Américain Donald Trump, le Russe Vladimir Poutine, le Syrien Bashar Al-Assad, le Nord-Coréen Kim Jong-Un  et le Turc Tayep Reçep Erdogan dérangent le conformisme universel imposé. Trump se bat contre la titanesque machinerie de son propre gouvernement et de la faune de parasites qui s’y est incrustée autour de ce que Gilbraith a désigne sous le terme de technostructure, formé en grande partie par le gigantesque complexe militaro-industriel et les réseaux souterrains de l’Etat dit profond ; Poutine se bat contre un système international ayant écarté la Russie à la périphérie d’une Union européenne moribonde et intenable en faisant revenir la Russie de très loin ; Al-Assad a non seulement survécu à une guerre cataclysmique de presque une décennie mais est en train de gagner son pari ; Kim Jong-Un a fait bien plus fort que tous les autres réunis : il a secoué le joug stratégique et a battu ses adversaires sur le terrains où ils excellent le plus en bâtissant une force de dissuasion nucléaire fiable à deux composantes ; enfin Erdogan est sorti de tous les sentiers battus assignés à un vassal d’un Empire : il a joué sur tous les tableaux en suivant sa propre stratégie inspirée d’un sentiment néo-ottoman avec plus d’ambition que n’en eut jamais cet Empire, et il s’est alternativement allié avec l’ensemble de ses adversaires avant de se retourner contre eux le moment où il le jugeait opportun. On notera toute de même chez Erdogan une constante : une haine tenace vis-à-vis du régime syrien et un mépris affiché et sans aucune limite pour les dirigeants de l’Europe occidentale.

L’existence de tels dirigeants dérange au plus haut point le monde des simulacres voulu par les tenants d’un dés(ordre) international entretenu par une narration fictive et une économie fiduciaire spéculative. Mais en fin de compte le système en a besoin car il peut aussi bien les utiliser à son profit. Remarquons au passage que plus aucun propagandiste n’utilise le terme fourre-tout de mondialisation qui s’est échoué quelque part entre le pôle technologique de Shenzen et la ville-Etat de Hong Kong. Beijing s’est passé de toute forme de suffrage et a maintenu un président à vie pour garantir une stabilité économique et un développement technique bien plus avancé que celui affiché. La tentation impériale chinoise n’a jamais disparue. Il y a eu Mao, l’empereur rouge et maintenant Xi, le premier empereur qui a porté le treillis de combat dans une Chine en pleine ascension. Tout un symbole. L’hubris de l’Empire à l’exceptionnalisme historique qui s’est cassé les dents dans les montagnes afghanes l’a conduit à se focaliser sur ses propres outils de création de conflits dans la niche d’un conflit de civilisation imaginaire crée sur mesure par des idéologues à la solde d’une élite restreinte et non représentative ayant jeté son dévolu sur l’islam à cause de sa force intrinsèque du temps où les combattants du Djihad étaient reçus avec des lauriers à Washington et étaient adulés comme des « Freedom Fighters » ou combattants de la liberté quand ils se battaient contre l’ex-Union Soviétique dans les mêmes passes et les mêmes montagnes où depuis 2001 le monde occidental dans son ensemble a sombré dans une trappe dont il est impossible d’en sortir indemne.  On utilise les outils qu’on peut. L’islamisme fut un puissant outil à la solde de l’hégémonie des grandes puissances depuis 1916 mais cet outil a démontré ses limites au Levant où plus de 120 000 combattants furent payés à aller combattre le régime laïc et multiconfessionnel d’Assad avec le résultat que l’on sait. Ironie de l’histoire, les mêmes terroristes que l’on envoyait guerroyer contre les régimes hostiles ou jugés comme tel suivant les critères du Département d’Etat US ou l’OTAN, étaient utilisés par certains gouvernements européens sans aucun scrupule moral pour y commettre des attentats sous fausse bannière sur son propre territoire pour d’un côté renforcer les mesures de contrôle et de surveillance généralisées de ses propres populations et d’un autre côté entretenir un vague sentiment de menace favorable à une certaine forme d’islamophobie. Après tout, l’islam en tant que religion et civilisation est fermement contre l’usure et donc forcément une menace. C’est cela le fond du problème et le nœud gordien de l’ensemble du système monétaire et financier international mis en place en concomittance avec les simulacres de pouvoirs apparents.

Jusqu’à quand résistera ce système ayant corrompu l’humanité ? Nul ne le sait. Ce que l’on peut dire par contre est que plus en plus de personnes sont conscientes de la nature mensongère de la matrice dans laquelle est imposée la forme actuelle de la réalité…virtuelle dans laquelle nos vies sont emprisonnées. Le monde des simulacres n’en a plus pour longtemps. Ce qui viendra après est soit le chaos ou la rédemption. D’ici là d’autres conflits détourneront l’attention des hommes de la réalité de la réalité. La réification erronée semble être une constante de l’histoire humaine. La carte n’est pas toujours le terrain.

Le président syrien se rend en personne à Idleb avec ses généraux et qualifie Erdogan de “voleur”

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Le président syrien Bashar Al-Assad s’est déplacé en personne à la tête de ses troupes au Sud de la province rebelle d’Idleb, la dernière province syrienne à échapper au pouvoir de Damas, en y supervisant un exercice d’artillerie et en critiquant très durement son homologue turc qu’il a qualifié publiquement de “voleur de terres”.

Au moment où Washington débloquait une aide de 4.5 millions de dollars USD à l’organisation terroriste des “Casques Blancs” ou White Helmets d’Idleb, le président syrien y pose le pied avec ses généraux en réaffirmant la volonté de Damas de récupérer l’ensemble de ses territoires en qualifiant le président turc de “voleur” et le sommant de rendre le blé, les machines outils et les usines que la Turquie a pillé dans la province d’Alep au plus fort de la guerre en Syrie.

Les turcs ont repris immédiatement leur offensive contre les kurdes syriens.

Lors d’un exercice d’artillerie qu’Assad a supervisé sur la ligne de front, à quelques kilomètres des positions ennemies de “Jabhat Tahrir al-Sham” soutenue par la France, le Royaume-Uni et la Turquie, il a déclaré que la Syrie est déterminée à reprendre l’ensemble de ses territoires et à repousser les envahisseurs. Le retour d’Idleb n’est plus qu’une question de temps.

Al-Assad a également ironisé sur sa présence à Idleb qui doit donner des urticaires et d’autres symptômes psychosomatiques aux bellicistes de l’État profond US et ses alliés européens et Arabes. Dans tous les cas, Hillary Clinton, les services britanniques et français ainsi que la plupart des pays du Moyen-Orient hostiles à la Syrie ont du avoir un accès de fièvre en voyant ces images surréalistes.

La Turquie pourrait se détourner du char de combat Leopard II après ses performances fort limitées au combat en Irak et en Syrie

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Les militaires turcs sont assez mécontents du char Leopard 2 équipant leurs forces blindées. Considéré comme l’un des meilleurs chars de bataille au monde, le Leopard 2 n’a pas vraiment fait ses preuves sur les théâtres des opérations en Irak et en Syrie où des guérillas légèrement armées ont pu endommager ou détruire une douzaine de ces mastodontes d’acier avec de simples roquettes antichar.

Les performances limitées du Leopard 2 ont profondément incomodés l’état-major turc lequel est demeuré assez dubitatif sur le sujet. C’est à la lumière des pertes subies par les Leopard 2 au Levant que les analystes turcs ont commencé alors à douter des chiffres officiels des pertes de chars Abrams US en Irak tout en cherchant des alternatives en… Corée du Sud !

Les turcs sont furieux. Ils croyaient détenir le meilleur char au monde et ce dernier se casse les dents non pas face à une solide armée de premier ordre mais face à des “combattants en lambeaux” ne disposant d’aucun appui aérien ou d’artillerie.

Conclusion, les turcs ne croient plus au marketing entourant les chars US ou européens. L’échec du Merkava israélien au Liban en 2006 et son incapacité à franchir les frontières de la bande assiégée de Gaza depuis 2016 auraient du alerter les analystes militaires turcs sur l’obsolescence de ces systèmes d’armes que l’on présente comme des chariots de Dieu quasiment invulnérables.

Aux dernières nouvelles les turcs lorgnent vers le K2 Panther sud-coréen qu’ils jugent plus en conformité avec leurs exigences en matière de chars de combat.

Washington a authorisé la vente d’un lot d’avions d’entraînement T-6C Texan II à la Tunisie

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Considéré comme un allié majeur hors Otan, la Tunisie va très prochainement acquérir des avions d’entraînement T-6C Texan II après le feu vert du Congrès US.

Cette acquisition est le prélude au renouvellement de la vieille petite flotte de chasseurs F-5 car l’avionique embarquée du T-6 C Texan II prépare les élèves pilotes à celle embarquée dans des avions de combat comme le F-16 Fighting Falcon.

Il n’est pas encore question de l’acquisition officielle de F-16 par l’Armée de l’air tunisienne mais ceci ne saurait tarder, notamment après les immenses facilités offertes par la Tunisie à l’US Air Force et aux agences de renseignements ELINT (spécialisées dans la collecte du signal électromagnétique) et au programme des drones de la CIA. Enfin les États-Unis n’est pas le seul pays à bénéficier de facilités militaires en Tunisie. Des pays comme la France qui assurait la défense aérienne de la Tunisie de 1958 jusqu’en 1995, l’Italie qui y dispose de facilités d’accostage et Israël dont les activités de renseignement sont de plus en plus importantes dans ce pays sont autant de pays cherchant à obtenir un pied à terre en Tunisie.

Des analystes évoquent avec insistence l’existence d’une station d’écoute israélienne en Tunisie, installée du temps de l’ex-président Moncef Marzougui, un agent de la France et du Qatar. Le Mossad a toujours eu un bureau de liaison régional en Tunisie.

Les gouvernements tunisiens successifs ont toujours nié avec véhémence de telles informations mais se sont fait prendre à chaque fois en défaut. Les Américains disposent effectivement de bases secrètes aussi bien à l’extrême Nord de la Tunisie (Sidi Ahmed-Bizerte) que dans l’extrême Sud de ce pays (Al-Borma près du triangle frontalier unissant les territoires algériens, tunisiens et libyens). La Tunisie fut également une zone de repli et de repos des forces spéciales US et françaises qui opéraient en Libye entre 2011 et 2015.

Le Groupe Wagner s’étend en Afrique

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Loin de l’attention des médias, le groupe Wagner est en train de se frayer petit à petit des places sur le marché florissant des armées privées ou des groupes de sécurité privés en Afrique. Après la Libye et la République Centrafricaine, le groupe Wagner est en train de prospecter du côté de l’Ouganda, du Congo et de la Somalie.

L’implication des éléments du Groupe Wagner en Syrie puis en Afrique Centrale est désormais assez bien documenté. Ce groupe que l’on soupçonne lié à Moscou ne fait que suivre l’exemple donné par X ou Academia (ex-Blackwater) et bien d’autres groupes de mercenaires britanniques, français, sud-africains et autres.

L’implication du groupe Wagner en Libye demeure assez mystérieuse quant à son objectif. Présentée d’abord comme soutenant les forces du Maréchal Khalifa Haftar dans la guerre en cours dans ce pays, notamment après un violent accrochage avec des forces spéciales turques soutenant le gouvernement de Tripoli survenu près de Sabrata au début du mois de septembre 2019, il apparaît maintenant que les éléments du Groupe Wagner collectent du renseignement militaire et influent sur des décisions politiques dépassant le cadre strictement libyen.

Des éléments de ce groupe sont présents en Centrafrique, au Soudan et en Somalie. On évoque même un intérêt certain pour le Tchad, le Niger, le Mali et le Burkina Faso où se trouvent les forces de l’opération Berkhane mais il semble que les précurseurs du groupe aient déjà mis un pied au nord du Nigeria et au Ghana.

Le Grand jeu se passe également en Afrique où se joue la grande bataille sur les ressources minières et fossiles.

Les forces de la coalition internationale se retirant de Syrie se replient vers leurs bases arrières traditionnelles en Irak et au Kurdistan irakien

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Comme nous l’avons rapporté sur ce site une bonne douzaine de fois, les forces de la coalition internationale se repliant de l’extrême Nord de la Syrie et de l’Est de l’Euphrate se positionnent dans la province irakienne occidentale d’Al-Anbar et au Kurdistan irakien avec la bénédiction totale des autorités de Baghdad et d’Erbil.

La corruption de l’ensemble du personnel politique irakien ne peut expliquer à elle seule la persistence de ces bases de repli et l’existence d’autres bases secrètes. Les Accords de 2011 comportaient de nombreuses clauses secrètes.

Le Kurdistan irakien accueille des bases de la coalition mais également le quartier général des opérations régionales du Mossad israélien qui y dispose de trois stations d’écoute disséminées entre les confins irako-iraniens et la frontière syrienne.

Le retrait des forces de la coalition internationale de Syrie est en fait un repli des forces US vers l’Irak. Ce repli est suivi par celui des forces de pays supplétifs comme la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Si ce repli s’était effectué il y a une quinzaine d’années, Washington aurait opté pour la Turquie méridionale mais les temps ont changé. Le président turc Erdogan joue sur tous les tableaux entre Washington et Moscou et suit sa propre partition. Plus grave, le noyau dur des nationalistes turcs appellent l’Armée turque, la seconde Armée de l’Otan en termes d’effectifs, à saisir les armes nucléaires US entreposées sur la base militaire d’Inçirlik. Il est loin le temps où l’US Air Force se faisait protéger par les forces spéciales turques lorsqu’elle opérait en Irak.

L’Irak n’a jamais fait partie de l’axe dit de la résistance tel que défini par les autorités de Damas. De plus, l’influence iranienne en Irak semble se heurter à la corruption et la vénalité des responsables politiques, des chefs de partis et du clergé Chiite en Irak. La mise à l’écart des Sunnites a mené ces derniers à osciller entre les différents protagonistes du grand conflit au Levant. Certains chefs des grandes tribus d’Al-Anbar exclus du dialogue politique irakien préfèrent tout simplement traiter avec les Américains du moment où Moqtada Sadr, un leader Chiite propulsé par les neoconservateurs US et agent patenté de la CIA, est demeuré intouchable depuis le retrait du gros du contingent américain d’Irak.

Les émeutes et la révolte ayant recemmement secoué l’Irak ont été présentées par des médias comme dirigées contre l’influence iranienne dans ce pays.

En réalité, l’effondrement du service public (eau, électricité, transports, etc.) , la cherté de la vie, une inflation à deux chiffres et une méga-corruption à tous les niveaux, ajoutés à l’apparition d’une classe de nouveaux riches faisant un étalage ostentatoire de leurs signes de richesse en imitant les classes favorisés des richissimes pays du Golfe dans un pays où l’État n’existe plus et où toutes les valeurs se sont inversées, sont autant de facteurs susceptibles à mener à une implosion générale d’un système instable et intenable. L’Irak actuel ne tient que grâce au pillage convenu des revenus des hydrocarbures entre les différents clans qui se sont enrichis durant l’occupation US et son immense gaspillage de ressources, lequel a bénéficié en premier lieu aux parasites de l’Etat profond US, le complexe militaro-industriel et la communauté du renseignement état-unien et leurs myriades de sociétés écran.

Le monde idéal que le système veut imposer à l’humanité résumé en une photographie

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Une station de système d’arme contrôlee à distance (RCWS) installée sur une tour incrustée dans le mur de séparation entre les territoires palestiniens et israéliens.

Des murs de séparation, des murs défensifs et maintenant offensifs, des tourelles robotisées, des canons automatiques, des barbelés et des chicanes partout… Bref, un monde presque parfait !

Rappelez-vous qu’aucun système défensif n’est invulnérable avec le temps. Le grand maître des fortifications qu’était Vauban avait toujours cette Maxime en tête lorsqu’il concevait de nouveaux ouvrages défensifs.

Le délire de Hillary Clinton et de ses alliés refait surface…

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L’ancienne Secrétaire d’Etat US Hillary Rodham Clinton, l’une des femmes les plus corrompues du système politique américain (selon la CIA), est sortie de sa tanière pour débiter des propos incohérents et critiques sur Tulsi Gabbard, les chauvinistes mâles, les sites et les bots “Pro-russes” et le reste du monde qu’elle accuse de l’avoir privée de la présidence des États-Unis.

Pour la folle d’Hillary Clinton, tout comme pour les illuminés du New York Times ou des enragés de CNN, le simple fait de remettre en cause la sacro-sainte narration propagandiste mensongère politiquement correcte vous rend passible d’être un agent de Moscou.

Quel délire et quelle perversion!

La guerre déclenchée contre la Syrie avait un objectif bien précis: aboutir à un changement de régime en Syrie en utilisant l’outil “Al-Qaida” puis, quand ce dernier outil de changement s’est révélé inopérant, l’organisation de l’Etat islamique ou Daech, une entité créée en Irak par les services spéciaux US et britanniques et financée par les pays du Golfe.

L’État français avait foncé tête baissée dans cette aventure impossible pour de multiples considérations liées à sa dépendance financière des pays du Golfe, l’excès de zèle à défendre les intérêts stratégiques israéliens et ce qu’il perçoit comme une vengeance remontant au temps du mandat français sur le Levant. De ce point de vue, le gouvernement français fait partie intégrante de ce que l’on appelle le “Deep State” ou l’État profond belliciste avec lequel Donald Trump est à couteaux tirés depuis des mois. Cet aventurisme irréfléchi à abouti à une débâcle plus grave que celle subie par Napoléon à Saint-Jean d’Acre en 1799. C’est peut-être en référence à cet épisode que Trump à ironisé sur les kurdes de Syrie en disant que n’importe qui peut aider les kurdes même Napoléon Bonaparte mais pas les États-Unis qui n’ont en plus rien à f…. De cette histoire…

Plus de guerre, plus de profits. Cette perspective enrage les bellicistes car cela signifie qu’ils seront amenés soit à modifier leur systèmes économique basé sur les guerres soit à disparaître en tant que classe dirigeante. Ce qui explique la rage dont il font preuve à travers leur gigantesque système de propagande pour neutraliser les adversaires d’un tel mode de production de richesses ou de valeur ajoutée.

Un Blackhawk Turc aurait été détruit par un F-16 C des forces aériennes turques au Nord-Est de la Syrie pour empêcher les miliciens kurdes de s’en emparer

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Un hélicoptère de transport militaire des forces armées turques de type Sikorsky UH-60 Black Hawk en mission d’évacuation de blessés sur le théâtre des opérations en Syrie aurait été détruit au sol par un F-16 C des forces aériennes turques afin qu’il ne soit pas capturé par les rebelles kurdes ou les militaires syriens.

Les informations varient sur les circonstances exactes de cet incident survenu en Syrie alors qu’un cessez-le-feu de 120 heures est en vigueur dans certaines zones du Nord et du Nord-Est de la Syrie.

Selon certaines sources, l’hélicoptère militaire turc aurait effectué un atterrissage d’urgence après avoir été touché à très basse altitude par une roquette antichar, tirée probablement d’un RPG-7 ainsi que par des tirs de mitrailleuse. L’appareil aurait réussi à se poser au sol et son équipage aurait été secouru par un autre hélicoptère accompagné d’un hélicoptère d’attaque au sol TAI/Augusta Westland T-129 Atak. Le Blackhawk aurait été détruit par un missile tiré par un chasseur turc F-16 C pour empêcher sa capture par des miliciens kurdes des YPG.

Selon d’autres sources, le Blackhawk turc aurait été abattu par un missile Sol-Air adverse.

Par ailleurs des tirs d’obus de mortier suivis en certains endroits par des salves d’artillerie continuent près de certains points de la frontière syro-turque.

Dernière minute: la présidence turque menace la Syrie de terribles représailles si les forces régulières syriennes continuent à cibler les aéronefs militaires turcs.

Has US Foreign Policy Changed? By Steve Brown

While the dramatic US withdrawal from Syria is making headlines, little is being said about proposed withdrawal from Afghanistan or Iraq. The United States has invested trillions of US dollars in all three wars, with great loss of life, and little to show in positive results. But is there a bigger picture in Washington? Recent events outline an emerging pattern that may point the way to a new potential strategy for the execution of US foreign policy.

As pointed out by author and intellectual Tom Luongo, the departure of Joseph “Operation Iraqi Oil” Dunford as chairman of the Joint Chiefs of Staff on September 30th was a significant geopolitical event. Recall that Dunford was the highest-ranking military officer and regular military advisor to the president.

Dunford on Syria:

“Our primary partners on the ground, the Syrian Democratic Forces, have been successful in recovering a large swath of ground in northeast Syria.. The SDF’s recent operations in the town of Shaddadah effectively severed the last major artery that connected Raqqa and Mosul. Over time, the size of the Syrian Democratic Forces, and specifically the Arab component inside the Syrian Democratic Forces, has grown. And our focus right now is on continuing to – continuing that trend to grow the capabilities of the Syrian Democratic Forces..”

Dunford On Afghanistan:

“Last summer highlighted, though, that the Afghan forces continue to need our support to build their capacity, specifically in areas like logistics, special operations, aviation capability, what I’d call broadly ministerial capacity.”

And as Dunford stated in 2016, “First, the Russian military presents the greatest array of threats to U.S. interests. Despite declining population, shrinking economy, Russia has made a significant investment in military capabilities,” addressing the Center for Strategic and International Studies.

These are the words of Dunford the career military officer, dutifully providing career military advice to a non-career president, that will keep US military forces in Afghanistan, Iraq, and Syria… seemingly forever. All debacles that the US itself created. While such military adventures may work wonders for the military budget, the loss in lives, treasure, and US prestige over many decades cannot be calculated, estimated, or even imagined.

Now with the passing of the Dunford regime as Joint Chief in September, General Milley steps in, with significant changes to public policy already on display. For example, Milley’s commissioned study of the Iraq war — long awaited and delayed by military pressure to prevent release of a largely negative report — was publicly released by Milley in January of 2019. The report states, “that coalition warfare (in Iraq) was ‘largely unsuccessful’ for several reasons, that failing to account for a lack of understanding of the inner workings of Iraqi politics and group struggles’ in part led to failure there. That’s an account that Dunford was unlikely to approve, and may have caused him to delay. So, with the departure of Dunford and Mattis as we shall see, the way forward for US disengagement from Syria’s northeast was made possible.

Earlier in June of 2019, the president appointed Mark Esper as Secretary of Defense to replace Jim “Mad Dog” Mattis. The schism with Mattis originated with the proposed US disengagement from Syria, which was a significant departure point for Mattis. The Syria rift was enough to provoke Mattis to say to the president, “You’re going to have to get the next Secretary of Defense to lose to ISIS. I’m not going to do it.” Considering Mattis’s great stature as a military man, such a statement from him borders on insubordination. After all, who is subordinate Mattis to second guess the president? Internal sources claim that Mattis had disagreements with Joint Chief’s appointment Milley too, over Syria, Iraq, and Afghanistan.

With Mattis’s resignation, Trump appointed Mark Esper, a former senior executive at Raytheon, as Secretary of Defense. Esper is seen as more of a pragmatist and corporate type, perhaps willing to entertain Mr Trump’s views about ending pointless wars and provocations in the Middle East. Esper is still an unknown quantity in Washington, with largely a corporate background, but seems willing to back the president publicly, to an extent lacking in Mattis.

Next, recall that on September 10th, 2019, John Bolton was let go as National Security Advisor. Bolton’s termination was almost as startling as the fact that he was ever hired in the first place. While the scope of John Bolton’s rise and fall is beyond scope here, Bolton’s impact was certainly felt when the president originally announced an US withdrawal from Syria almost one year ago, then Bolton subsequently appeared in public to walk back that statement. On the heels of other embarrassing public statements, most notably involving US policy toward North Korea and Venezuela, Bolton was fired last month.

Bolton’s successor as National Security Advisor is Robert O’Brien, a senior partner in a respected Washington law firm. O’Brien takes a low-key approach; his legal background presents quite a contrasting style and character to that of his predecessor. O’Brien’s twitter page makes little reference to his position, whereas John Bolton used his twitter page as a platform to seriously ridicule political opponents, and to incite all others.

So far, there is little indication that O’Brien will be an activist advisor. According to reports (perhaps inaccurate) O’Brien’s only action has been to rather awkwardly intervene in the Sacoolas affair. In other words, O’Brien is apparently not the sort to upstage his boss, or to publicly announce reversals to the president’s plans. Which underlines a most important point about the AUMF.

While a disheveled, confused, and motley crew in US Congress – whether Democrat or Republican – may bemoan the president’s authority to intervene in places that the US does not belong, it was Congress that provided the president with that authority. The Authorization for Use of Military Force was passed by Congress in September of 2001, just subsequent to the blowback of the twin towers attacks. The AUMF has been invoked ever since to allow aggression in Afghanistan, Philippines, Georgia, Yemen, Ethiopia, Eritrea, Iraq, Somalia, Djibouti and even Kenya.

Based on post-911 hysteria, the US Congress essentially gave any US president the authority to invade and occupy any sovereign nation that the president so desires, under just about any pretext that can be construed as “terrorist acts”. Regardless of personal feeling about the matter, it is quite clear that such war power held by the Executive was never envisaged by the Founders or US Constitution, and that a spineless and largely corrupt US Congress is unable to reverse its unconstitutional and despicable act. So, Lindsey Graham and Pelosi may grandstand and prance about with great hysteria about Syria to their heart’s content, feigning ignorance of the AUMF that they so engineered, to create the very predicament to whit they so vociferously object.

Thus, due to Congress’s despicable AUMF, Mr Trump is able to act individually on Syria to end the crisis just as his predecessor created it. Another intriguing element is that of Israel, mostly speculation, although borne out by the conflict map. On the conflict map, any element relating to “unidentified warplanes” always relates to Israel. Somewhat limited in the areas in which it may operate, Israel has been regularly bombing suspected Iranian troop emplacements in Iraq, Syria, and southern Lebanon for many months now.

Due to the presence of upgraded S-300’s and now-operational S-400’s around Damascus, Israel has been limited to bombing the region around al Bukamal and al Qaim in eastern Syria, on the fringe of the Syrian oil fields, or southern Lebanon. In other words, Israel has been taking a more provocative role in Syria, Iraq, and Lebanon, while the US has been dialing-back. Reminiscent of the Nixon Doctrine, and Haig under Reagan, Mr Trump is likely telling Israel to engage in its own aggression versus Syria, using Israel’s advanced and expensive (mostly) US weaponry, instead of relying in the United States to fight Israel’s wars.* If so, such a development would represent quite a change to US policy.

Likewise, evidence exists that Mr Trump is now impatient with Netanyahu. Mr Trump likes ‘winners’ and has little time for losers. It is already apparent that Netanyahu cannot form a new government. If so, that creates friction until Gantz forms a government, however Gantz’s ability to form a government is questionable too. As such, how Israel will go forward with the many challenges it faces internally and externally may call into question its highly dependent relationship to the United States. And, the big Israeli donors who helped Trump in 2016 may not be as relevant this time around.

To add to the fray, consider the surprising advocacy by billionaire plutocrats to end US intervention in Afghanistan. The Koch proposal to end US intervention in Afghanistan appeared in the press just one week subsequent to the departure of John Bolton as National Security Advisor.

According to the president of the Koch organization, “The 18-year war in Afghanistan continues to cost precious lives and is exacerbating our nation’s fiscal crisis. President Trump is right to pursue his promise to withdraw troops from Afghanistan. We need to focus our foreign policy on what is necessary to keep America safe, prosperous and free.”

Generally associated with pushing for lower taxes and Corporate “free trade” (read: monopolization and conglomeration) is it surprising that Plutocrats might push for disengagement from foreign interventionism? Prima facie the foregoing indicates a signal change to the continuous history of US aggression and foreign interventionism since 1950.

With the bigger picture in mind, let’s consider the entire structure and policy of US interventionism since 1950, where the idea is not to “win” any war, but to create a Failed State or Vassal State to serve the interest of the global Hegemon.

In the Herland Report interview with Joaquin Flores, Mr Flores describes the western motivation for failed states:

Create a political vortex/vacuum to draw in political adversaries to their detriment
Privately exploit the resources of the Failed State for gain
Deny direct responsibility for government, subsidy, or maintenance of the Failed State
Use the Failed State as an example to others, and conquer its people by fragmentation/ division

Regardless of the means or motivation, the US-Israeli goal in Syria was not for regime change, but to create a failed state. The means and motivation to create that Syrian failed state have expired, just as in Iraq, and in Libya, where the US lacks the resources to exploit.**

Besides Syria, we must consider US attempts to render both Venezuela and Iran as failed states too, and those attempts have failed. The United States is not in a position, economically or militarily, to fully enforce the five pillars of US power in 2020; while we still don’t know but can only suspect that the bottom line is economic. Despite the financial games played by the West, the greed of the Warfare State has perhaps finally caught up with it, where the hard, cold bottom line is that the US cannot afford to pursue endless war any longer.

For one thing, it is difficult to dissent versus financial collapse. Even a president cannot do that. If the only hope for the future is to turn back the ultimately profitless, ever-growing, and omnipresent Warfare and Surveillance State, then that is what must be done. It’s an omnipresent Warfare and Surveillance State that has been growing almost exponentially, but can no longer be afforded — even by the constant production of fiat currency — or morally tolerated.

Looking Forward, Looking Back

Since May, we have seen rapid and surprising developments: mysterious attacks on shipping in the Gulf; the downing of an RQ-4 reaper by Iran; strikes on Saudi oil infrastructure; the departure of key flamboyant cabinet members in US National Security and Defense to be replaced with unknowns; the withdrawal of US troops from Syria (except al Tanf) and various proposals (including billionaires) for the withdrawal of troops from Afghanistan.

A further indication of US policy thawing and ‘détente’ in the Middle East is to remove US troops from Iraq, for the US to engage Iran in peace talks, while distancing itself from Saudi-inspired terror, and pressing for peace in Yemen… and for the US to acquiesce to what surely must eventually be an armistice between Turkey and the Kurds in northeastern Syria.

That all of the foregoing will certainly infuriate Israel must be calculated with the prospect of Israel’s own waning power. The question now is not how to “make America great again” … but how to save it. Meanwhile, let Pelosi, Graham, and Schumer shout out their frustrations.

*If the SNA and even Turkish forces were able to employ upgraded S-300’s around the Syrian oil fields, that region of Syria would be off-limits to the IAF.

**Ironically, Turkey has exploited those Libyan resources via Misrata oil, in reaction to Iranian oil sanctions imposed by the US.

Steve Brown

Steve Brown is the author of “Iraq: the Road to War” (Sourcewatch) editor of “Bush Administration War Crimes in Iraq” (Sourcewatch) “Trump’s Limited Hangout” and “Federal Reserve: Out-sourcing the Monetary System to the Money Trust Oligarchs Since 1913”. Steve is an antiwar activist, a published scholar on the US monetary system, and has appeared as a guest contributor to The Duran, Fort Russ News, and Strategika51.

Trump remerciant Erdogan: “la Turquie possède une puissance militaire extraordinaire”…

Trump a finalement obtenu un cessez-le-feu de la part d’Erdogan.

Le cessez-le-feu est temporaire mais Trump jubile. Il vient juste de remercier la Turquie en soulignant que cette puissance amie possède une force militaire extraordinaire.

Pour Trump, Erdogan est un véritable leader qui sait prendre la bonne décision au moment opportun.

Vous avez compris…?

Le Chef de la diplomatie turque:” chaque Chef d’Etat a son propre tempérament et son caractère”

Le ministre turc des Affaires étrangères a répondu en oblique aux informations concernant l’humeur du président turc Reçep Tayep Erdogan en affirmant que chaque Chef d’Etat a son tempérament et un caractère particulier.

Çavuşoğlu a souligné qu’à titre d’exemple, il trouve le vice-président US Mike Pence un peu trop sérieux et que c’est son avis personnel.

Il voulait peut être dire que Mike Pence était un peu trop constipé et contrit.

Quelqu’un a t-il jamais vu Mike Pence rire de manière franche?

Suspension temporaire de l’opération militaire turque en Syrie

La Turquie vient de parvenir à un Accord avec Washington sur la suspension de son opération militaire en Syrie.

Ankara a évoqué la nécessité de négocier avec Moscou et Washington pour évaluer la nouvelle situation tout en affirmant que l’opération se poursuivra jusqu’à la destruction des terroristes.

Le duo Pence/Pompeo dépêché en urgence par Trump auprès d’Erdogan a pu obtenir de ce dernier un Accord dont la mise en œuvre risque de se heurter aux difficultés du terrain.

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