Il semble qu’il y a bien eu négociation et conclusion d’un Accord secret entre Damas et Ankara par l’intermédiaire de Moscou pour mettre fin au problème posé par la question kurde.

Première réaction à chaud du Chef des Forces Démocratiques Syriennes ou FDS après avoir reçu des propositions émanant du gouvernement syrien et de Moscou, visant à sauver la vie de millions de civils: « Nous n’avons plus le choix qu’entre l’extermination de notre peuple ou de douloureuses concessions à Damas et à Moscou ».

Sur le terrain, les kurdes se retrouvent totalement piégés. Abandonnés par les Américains, ils sont désormais confrontés au rouleau compresseur turc dont les forces sont extrêmement motivées pour « casser les séparatistes kurdes ».

Côté européen, Berlin et Paris se sont contentés de faire semblant de décréter un embargo sur les armes à destination de la Turquie, une mesure symbolique qui n’aura aucun impact sur la poursuite des opérations turques en Syrie et en Irak. Cette mesure en trompe l’œil n’affecte aucun intérêt industriel puisque le gros des affaires se fait avec les pays Arabes du Golfe.

Washington pour sa part ne voit pas du tout d’un mauvais oeil la réduction des velléités kurdes, y compris leurs auxiliaires armés qu’ils ont utilisés dans la guerre fictive contre Daech. Washington s’est toujours débarrassé d’une façon ou d’une autre de leurs auxiliaires après un changement de stratégie ou la fin d’une mission. Le cas de Benladen est assez significatif à ce propos.

Pour revenir au Levant, Damas et Moscou tout comme Téhéran semblent avoir des points de convergence avec Ankara concernant la nécessité d’éliminer Cassad et les autres milices kurdes en Syrie.

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17 commentaires

  1. @Strategika
    @Foxhound

     »Washington s’est toujours débarrassé d’une façon ou d’une autre de leurs auxiliaires après un changement de stratégie ou la fin d’une mission. Le cas de Benladen est assez significatif à ce propos. »

    vous êtes certains de ce que vous affirmez?

    vous n’essayez quand même pas de faire croire en 2019 à toute l’histoire sur ben-PATSY-laden?

    en réalité, ben-PATSY-laden n’est-il pas mort en décembre 2001 au Pakistan d’insuffisance rénale? (kidney failure développée à la suite de la seule bataille à laquelle il aurait participé dans les années 1980?)

    vous avez sûrement entendu parler de l’information que le figarofi et RFI ont publié en novembre 2001, 2 articles qui affirmaient que ben-PATSY-laden avait été soigné à l’hôpital militaire américain de dubaï en juillet 2001, puis transféré au Pakistan fin aout-début septembre afin de continuer à y être soigné.

    possible que le deal ait été le suivant:
    1. il accorde une interview à CNN (alors que ben-PATSY-laden était l’homme le plus recherché dans le monde, c’est normal, rien à signaler, circulez, vous n’avez encore rien vu!) en juin 2001,
    2. cela rappelle dans l’esprit des nord-américains l’existence de ben-PATSY-laden,
    3. en échange, il est soigné par les médecins nord-américains.

    William Cooper avait tout de suite compris qu’il y allait se passer quelque chose d’extraordinaire, et que cet événement allait être attribué à ben-PATSY-laden.

    when in hell are you all people going to wake up?

    il a été assassiné par des policiers (faux policiers?) en novembre 2001, devant sa maison.

    en 2011 l’histoire du raid des NAVY SEALS (houra!), c’était carnaval!

  2. Quel désarroi dans le mainstream, d’entendre les cris déchirants des héros et victimes kurdes, appelant au secours l’armée de genocidaires de Bashar… On n’y comprend plus rien. Ils ne cherchent pas non plus à donner la moindre explication.

  3. Les Kurdes de Syrie, lâchés par Washington, ont annoncé dimanche soir avoir conclu un accord avec Damas pour le déploiement de l’armée syrienne dans le nord du pays, afin de s’opposer à l’avancée rapide des troupes turques et de leurs alliés.

    L’offensive de la Turquie, lancée il y a cinq jours à la faveur d’un retrait américain et malgré de vives critiques internationales, vise à instaurer une « zone de sécurité » de 32 km de profondeur pour séparer sa frontière des territoires contrôlés par les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde qualifiée de « terroriste » par Ankara.

    Dimanche 13 octobre, le gouvernement syrien, qui entretient des rapports tendus avec la minorité kurde mais a dénoncé l’opération d’Ankara, a annoncé l’envoi de troupes dans le nord pour « affronter » l’ »agression » turque.

    Peu après, les Kurdes, qui ont instauré ces dernières années une autonomie de facto sur de vastes régions du nord et du nord-est syrien, ont dit avoir conclu un accord avec Damas pour un déploiement de l’armée syrienne près de la frontière « en soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS) », dominées par les YPG.

    « Compromis douloureux »

    Pour justifier l’accord entre les Kurdes et Damas, le haut commandant des FDS Mazloum Abdi a déclaré sur Foreign Policy que le pouvoir syrien et son allié russe avaient « fait des propositions qui pourraient sauver la vie de millions de personnes ».

    « Nous savons que nous devrons faire des compromis douloureux », mais « entre les compromis et le génocide de notre peuple, nous choisirons la vie », a-t-il dit.

    Juste avant l’offensive turque, les Kurdes avaient appelé la Russie à jouer un rôle de « garant » dans le « dialogue » avec le pouvoir qui s’était alors dit disposé à « accueillir dans son giron ses enfants égarés ».

    Dimanche, « 785 (proches) de membres étrangers de Daesh ont fui le camp d’Aïn Issa », ont affirmé les autorités kurdes. Des soldats américains les ont transférés vers l’Irak, ont annoncé des sources irakiennes.

    Partenaires de longue date des Occidentaux, les FDS ont accusé l’Amérique de Donald Trump de les avoir abandonnées en retirant lundi dernier des soldats de zones frontalières puis en annonçant ce dimanche le retrait de près de 1.000 soldats du nord syrien.

    L’offensive d’Ankara devait d’abord se concentrer sur une bande de territoire frontalière, entre les villes de Tal Abyad et Ras al-Aïn, distantes d’environ 120 km.

    Dimanche, les forces turques ont conquis Tal Abyad, selon l’agence turque Anadolu et une ONG proche de l’opposition syrienne, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

    Ras al-Aïn échappe encore aux forces turques, mais celles-ci se sont emparées de 40 villages depuis mercredi et « ont conquis toute la région frontalière, de Tal Abyad jusqu’à l’ouest de Ras al-Aïn », selon l’ONG.

    « Retrait délibéré »

    Les combats et les bombardements turcs ou de leurs supplétifs ont été violents dimanche 13 octobre, tuant au moins 26 civils selon l’OSDH.

    Parmi ces victimes, au moins dix ont péri dans un raid de l’aviation turque à Ras al-Aïn contre un convoi comprenant des journalistes, selon l’OSDH. L’ONG a rapporté la mort « d’un journaliste », sans être en mesure de donner son identité. L’agence locale kurde Anha a ensuite rapporté la mort de son correspondant.

    Donald Trump a ordonné « un retrait délibéré des forces américaines » du nord syrien, a déclaré le chef du Pentagone Mark Esper, qui a évoqué « moins » de 1.000 soldats concernés.

    Depuis mercredi, 104 combattants kurdes et plus de 60 civils ont été tués dans les violences, selon un dernier bilan de l’OSDH. Plus de 130.000 personnes ont été déplacées d’après l’ONU.

    La Turquie a annoncé la mort de quatre soldats en Syrie et de 18 civils dans la chute de roquettes kurdes sur des villes frontalières turques.

    Le président Recep Tayyip Erdogan a répété dimanche sa détermination à poursuivre l’offensive.

    « Ceux qui pensent pouvoir nous contraindre à reculer avec ces menaces se trompent », a-t-il dit après que Berlin et Paris ont annoncé la suspension des ventes d’armes qui pourraient être utilisées contre les forces kurdes. Rome a ensuite demandé un « moratoire » européen sur ces ventes.

    Source: Avec AFP

    1. SANA: L’armée syrienne entre dans les villes d’al-Tabaka, Ain Issa, Tal Tamar et des dizaines de localités dans les provinces de Hassaké et Raqqa

  4. Tout ça pour ça. Cela ne les empêchera pas de retourner dans la main américaine ou israélienne. En attendant ils paieront le prix de leurs trahisons et le ressentiment des arabes. Comme supplétifs pour occuper les villes bombardées par les américains, organisant la terreur, ils ne peuvent qu’avoir conscience de ce qui les attend.

  5. Une question très délicate mais obligatoire que toutes les personnes normalement constituées devront se poser.
    Si nous assistons à un massacre ou génocide. Resentirons nous le besoins de faire nôtre introspection où pas. ???
    Suite à deventuels remords.
    D’avoir cautionner l’éradication d’autrui fusse t-ils des ……….je n’ai pas de qualificatifs à leurs attribués.
    Car je ne suis sûr de rien !!
    Car trop loin de l’action pour comprendre l’envers du décor.
    Tout est confus dans ma tête.
    À un point que je pense m’arrêter de commenté sur ce sujet.
    Et même, de me contenter que de lire les articles publiés et retourner à mes occupations du quotidien.

    1. Author

      Votre questionnement est légitime et tout à fait humain. Il y a longtemps que j’ai cessé de me poser ce genre de question. Plus pour éviter únete sortie de ma zone de confort psychologique que par ignorance. La misère de ce monde est sans aucune limite.

    2. je pense que les  » douloureuses concessions à Damas et à Moscou  » seront faites par les chefs, les autorités Kurdes .
      les Russes, les Turques ,les Syriens et même peut être les USA ont concluent un accord pour ne laisser au Kurdes que le choix de l’intégration a la nation Syrienne ou la disparition !
      a mon avis leur choix sera vite fait !
      Trump est en train de signifier aux mondialistes de l’état profond des USA la fin de la partie !
      en bon joueur de poker in ne s’embarrassera pas de longue négociation !

  6. « Nous n’avons plus le choix qu’entre l’extermination de notre peuple ou de douloureuses concessions à Damas et à Moscou  »
    Avouez que pour un prétendu chef, se retrouver dans une telle situation c’est pas trés brillant. Je me demande meme si ces gros cons ont l’once d’une petite cervelle. Meme le dernier des abrutis comprendrait que jamais l’Occident, ne va sacrifier le gros pour l’insignifiant. La carte Kurde, c’est la carte du looser par définition. S’imaginer le contraire releve de l’ignorance. Parce qu’autour des kurdes il y a trois grandes civilisations, la Turque, la perse et dans une moindre mesure l’arabe.
    A un moment ou l’Occident et les Etats Unis accusent un irreversible declin, de plus ils sont aux prises avec l’Asie, et en particulier la Chine, s’imaginer que les elites US choisiront les kurdes relevent d’un calcul d’imbéciles. Voilà, les Kurdes ont servi les interets US, une fois qu’ils ont rempli leur mission, les US les jettent comme de vieilles chaussettes usagers. C’était leur vocations.
    «  Le cas de Benladen est assez significatif à ce propos. »
    Entre autres …le président du sud vietnam Ngo dinh Diem, le Shah d’Iran, Milosevic, Saddam etc…
    Esperons que ça va inspirer des nouvelles prises de consciences des leaders européens.

    1. Author

      Absolument. Je viens d’apprendre à l’instant que les YPG demandent à l’armée syrienne de se redéployer dans l’extrême Nord et de se battre pour eux contre les turcs.
      Les turcs ont amené des renforts.
      Il y a eu aussi ce dimanche le premier massacre. Une horde des auxiliaires syriens accompagnant les turcs ont massacré une unité des SDF qui s’est pourtant rendue. Les images ne devraient pas tarder à faire le tour du net.
      Des unités syriennes avancent vers le nord sur plusieurs axes. Elles sont accompagnés par des Alligator KA50 russes.
      La situation devient fort intéressante.

      1. Mr S51, un lien à nous fournir ?
        Liveleak ne semble pas très intéressée par ce genre de théâtre,

    2. Elle est toute aussi grande si ce n’est plus. Les deux civilisations que tu adules tant ont adopter l’Islam des Arabes 🙂
      Peut être qu’un jour ta civilisation arrivera a exporter autre chose que l’homosexualité, la ferraille militaire ou la pma, il ne faut pas désespérer 🙂

      1. tu veux dire des truc superficiels comme la machine a vapeur, le moteur a explosion, l’aviation, la pénicilline et électricité ?

      2. Author

        Damas, l’actuelle capitale de la République Arabe de Syrie, fut dans le Haut moyen-âge la capitale du redoutable Empire Ommeyade, qui s’était étendu du Xinjiang jusqu’à la Loire en moins d’un siècle. Il fut anéanti par la dynastie Abbasside qui arrêta l’expansion et se contenta d’essayer de gérer l’immense territoire. Ce dernier ne tarda pas à se morceler. Un prince survivant des Ommeyades se réfugia en Kabylie avant de s’exiler en Espagne où il fonda un puissant État qui tint tête aux Carolingiens et aux Abbassides. Ces deux derniers tentèrent une alliance contre le royaume Ommeyade d’Espagne et c’est en cette occasion que le Calife de Baghdad envoya un éléphant bardé d’or et des automates à Charlemagne.
        En guise de riposte, les princes Ommeyades de la péninsule ibérique contractèrent une alliance militaire avec l’Empire Romain d’Orient ou l’Empire byzantin alors en guerre de survie avec l’Empire des Abbassides.
        C’était une époque étonnante en effet.

  7. A second US official confirms the president has ordered all US troops in Syria except for those the Al Tanf garrison to withdraw within 30 days
    syria.liveuamap.com
    Un deuxième responsable américain confirme que le président a ordonné à toutes les troupes américaines en Syrie, à l’exception de celles de la garnison d’Al Tanf, de se retirer dans les 30 jours.

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