Comme nous l’avons rapporté sur ce site une bonne douzaine de fois, les forces de la coalition internationale se repliant de l’extrême Nord de la Syrie et de l’Est de l’Euphrate se positionnent dans la province irakienne occidentale d’Al-Anbar et au Kurdistan irakien avec la bénédiction totale des autorités de Baghdad et d’Erbil.

La corruption de l’ensemble du personnel politique irakien ne peut expliquer à elle seule la persistence de ces bases de repli et l’existence d’autres bases secrètes. Les Accords de 2011 comportaient de nombreuses clauses secrètes.

Le Kurdistan irakien accueille des bases de la coalition mais également le quartier général des opérations régionales du Mossad israélien qui y dispose de trois stations d’écoute disséminées entre les confins irako-iraniens et la frontière syrienne.

Le retrait des forces de la coalition internationale de Syrie est en fait un repli des forces US vers l’Irak. Ce repli est suivi par celui des forces de pays supplétifs comme la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Si ce repli s’était effectué il y a une quinzaine d’années, Washington aurait opté pour la Turquie méridionale mais les temps ont changé. Le président turc Erdogan joue sur tous les tableaux entre Washington et Moscou et suit sa propre partition. Plus grave, le noyau dur des nationalistes turcs appellent l’Armée turque, la seconde Armée de l’Otan en termes d’effectifs, à saisir les armes nucléaires US entreposées sur la base militaire d’Inçirlik. Il est loin le temps où l’US Air Force se faisait protéger par les forces spéciales turques lorsqu’elle opérait en Irak.

L’Irak n’a jamais fait partie de l’axe dit de la résistance tel que défini par les autorités de Damas. De plus, l’influence iranienne en Irak semble se heurter à la corruption et la vénalité des responsables politiques, des chefs de partis et du clergé Chiite en Irak. La mise à l’écart des Sunnites a mené ces derniers à osciller entre les différents protagonistes du grand conflit au Levant. Certains chefs des grandes tribus d’Al-Anbar exclus du dialogue politique irakien préfèrent tout simplement traiter avec les Américains du moment où Moqtada Sadr, un leader Chiite propulsé par les neoconservateurs US et agent patenté de la CIA, est demeuré intouchable depuis le retrait du gros du contingent américain d’Irak.

Les émeutes et la révolte ayant recemmement secoué l’Irak ont été présentées par des médias comme dirigées contre l’influence iranienne dans ce pays.

En réalité, l’effondrement du service public (eau, électricité, transports, etc.) , la cherté de la vie, une inflation à deux chiffres et une méga-corruption à tous les niveaux, ajoutés à l’apparition d’une classe de nouveaux riches faisant un étalage ostentatoire de leurs signes de richesse en imitant les classes favorisés des richissimes pays du Golfe dans un pays où l’État n’existe plus et où toutes les valeurs se sont inversées, sont autant de facteurs susceptibles à mener à une implosion générale d’un système instable et intenable. L’Irak actuel ne tient que grâce au pillage convenu des revenus des hydrocarbures entre les différents clans qui se sont enrichis durant l’occupation US et son immense gaspillage de ressources, lequel a bénéficié en premier lieu aux parasites de l’Etat profond US, le complexe militaro-industriel et la communauté du renseignement état-unien et leurs myriades de sociétés écran.

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5 commentaires


  1. Quand leur grand manitou terroriste se sauve, les coquerelles se sauvent aussi avec leurs matelas.

  2. La recherche de ce que signifie l’Univers.

    Texte de Michel Dakar, chercheur en politique globale, autonome, Villequier ex-France, province coloniale en cours de dépeçage de l’Empire ex-mondial israélo-US, nécrogène, en voie de dislocation rapide, le 20 octobre 2019.

    http://www.aredam.net/la-recherche-de-ce-que-signifie-l-univers.html

    Ce texte fait suite à :
    http://www.aredam.net/la-sensibilite-a-la-mort-est-la-sensibilite-a-la-vie.html

  3. S.51
    je me permet de revenir sur une précédante affirmation, en lien sur le conflit syrien et les péripéties que nous assistons ces jours ci au sommet de la coalition OTAN et leurs membres.
    Les coups de sang intempestives, suivi de flatteries et de réconciliation fragmenter entre le sultan Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump.
    Les concessions faites au sultan Erdogan à ce moment du conflit n’est en rien logique.

    Je veux en venir à la signification du retrait des 50 bombes thermonucléaires B61,encore présent sur la base d’Incirlik .

    Retrait US des bases au MO: transfert des arsenaux stratégiques US en ‘Israël’ et en Arabie – Site de la chaîne AlManar-Liban
    http://french.almanar.com.lb/1531070

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