Le président syrien Bashar Al-Assad s’est déplacé en personne à la tête de ses troupes au Sud de la province rebelle d’Idleb, la dernière province syrienne à échapper au pouvoir de Damas, en y supervisant un exercice d’artillerie et en critiquant très durement son homologue turc qu’il a qualifié publiquement de « voleur de terres ».

Au moment où Washington débloquait une aide de 4.5 millions de dollars USD à l’organisation terroriste des « Casques Blancs » ou White Helmets d’Idleb, le président syrien y pose le pied avec ses généraux en réaffirmant la volonté de Damas de récupérer l’ensemble de ses territoires en qualifiant le président turc de « voleur » et le sommant de rendre le blé, les machines outils et les usines que la Turquie a pillé dans la province d’Alep au plus fort de la guerre en Syrie.

Les turcs ont repris immédiatement leur offensive contre les kurdes syriens.

Lors d’un exercice d’artillerie qu’Assad a supervisé sur la ligne de front, à quelques kilomètres des positions ennemies de « Jabhat Tahrir al-Sham » soutenue par la France, le Royaume-Uni et la Turquie, il a déclaré que la Syrie est déterminée à reprendre l’ensemble de ses territoires et à repousser les envahisseurs. Le retour d’Idleb n’est plus qu’une question de temps.

Al-Assad a également ironisé sur sa présence à Idleb qui doit donner des urticaires et d’autres symptômes psychosomatiques aux bellicistes de l’État profond US et ses alliés européens et Arabes. Dans tous les cas, Hillary Clinton, les services britanniques et français ainsi que la plupart des pays du Moyen-Orient hostiles à la Syrie ont du avoir un accès de fièvre en voyant ces images surréalistes.

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7 commentaires

  1. Chapeau bas aux Syriens, leur président est un as. Chapeau bas à la Russie et à son président incorruptible , d’une finesse stratégique et morale inouïe , un Tsar fait au Mt Athos !

  2. j’ai longtemps vécu dans cette région du sud d’Idlib, toutes les vacances des été 1972 -73 et de sept 77 à Mars 1979, et j’y suis retourné en été 1993 et avril 2006. J’en connais la plupart des villages. Erdogan est si orgueilleux qu’il refuse de reconnaitre ses erreurs de 2011-2014 quand il a soutenu, collaboré aux efforts concertés occidentaux (France de Sarkozy et Hollande) , arabes (riches, Qatar, Arabie, Koweït)) et israéliens pour affaiblir et déstabiliser la Syrie, Erdogan réalisant seulement à partir de l’arrivée de jihadistes mercenaires à Kassab et aux plages de Ras el Bassit fin mars 2014 et puis de la prise de Tell Abyad par des forces kurdes que le but occulté conjoint des pétroliers anglo-saxons (impuissants de 2003 à 2011, à faire voter en Iraq une loi pétrolière à leur goût) et du Likoud israélien était de tenter de créer un état kurde avec des parties des territoires à majorités kurdes d’Iraq et de Syrie avec accès à la Méditerranée entre Lattaquié et Antakya, condition de sa survie économique et politique.

  3. Le Boucher de Damas — subitement devenu l’ange gardien des gentils (tocards) de l’Histoire, c’est à dire des kurdes (nonobstant leur participation active au génocide des arméniens, presque tous chrétiens, en 1915 puis en 1923, était donc du côté d’Idleb, parmi les soldats de son armée à l’ouest, que veut ce dictateur sanguinaire démontrer par cet acte ? Dire au grand turc que la question de l’est de la Syrie étant réglée grâce à l’intervention d’icelui, le tour des terroristes modérés d’Idleb est maintenant à l’ordre des jours ? Je ne sais, mais au moment même où le Sultan était en compagnie de l’Ours, depuis longtemps sorti de son hibernation, ce Tyran Chimique a dit à ses soldats : « Erdogan est un voleur, il a pillé nos usines, nos machines-outils, notre blé, et maintenant notre terre. (…) Ce voyou est ordres des américains. »
    Je demande pardon au lecteur d’avoir mis sous ses yeux innoçents les propos de ce monstre antédiluvien.

  4. Bon sang ! Quelle classe ce président syrien ! Le pendant de Poutine. Deux hommes d’État qui ont dores et déjà marqué l’Histoire, sans nul doute.
    À souligner que Bachar Al Assad n’a pas eu besoin de se grimer en soldat, contrairement à un Bush ou à un Macron, deux crétins occidentalistes qui n’ont rien compris, qui ne comprennent rien, à la répartition des rôles.
    Bravo à ce président qui a, en outre, subi bien des déboires dans sa vie personnelle, avec la maladie de son épouse…

    Longue vie à ses hommes qui font honneur à l’humanité.

    1. Author

      Disons que l’Armée syrienne n’a point démérité dans ce long conflit meurtrier en dépit des pertes et des défections. Ils ont surtout gardé l’uniforme et le treillis. Une leçon de la trahison du haut commandement militaire irakien durant l’invasion de l’Irak en 2003.

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