Les publications reprennent.

Les disparitions forcées et les exécutions sommaires de civils afghans dans les zones rurales par des escadrons de la mort encadrés par la CIA alimentent la guérilla et renforcent le recrutement des Talibans.

La terreur n’est pas une stratégie fiable à long terme. L’usage des escadrons de la mort et de groupes de tueurs non identifiés dans des opérations d’intimidation de populations civiles vivant en milieu rural n’est pas une nouveauté. C’est une technique ancienne dont l’efficacité n’a jamais été prouvée.

La plupart des raids effectués par ces groupes paramilitaires secrets sont nocturnes et bénéficient des capacités de projection aérienne de la CIA. Les exactions et les atrocités commises à l’encontre des civils ont atteint un tel niveau que même Human Rights Watch commence à en parler publiquement.

Dans son dernier rapport, l’organisation non-gouvernementale Human Rights Watch évoque des crimes commis par des forces paramilitaires afghanes soutenues par la CIA, responsables d’exécutions sommaires et de graves violations « pouvant être assimilées à des crimes de guerre ».

L’usage de cette technique déjà utilisée par la CIA en Amérique latine (Honduras, Nicaragua, Bolivie, Colombie, etc. ) ainsi qu’en Irak n’a jamais permis de mettre un terme à une guérilla.

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8 commentaires

  1. Il y a une caractéristique protéiforme qu’il convient de ne jamais perdre de vue lorsqu’on envisage la « politique » des porcs absolus qui se piquent de jouer les élites-branlette, ― deux fois plus encore s’il est question de leurs exécuteurs de basses besognes : la cruauté, le sadisme, la méchanceté pure et simple. Surtout la méchanceté. Une haine noire qui n’épargne rien. Une peste brune, mais à visage humain plutôt que sous forme de bacille. Une marque de fabrique à l’image d’un logo Nike ou d’un slogan Coca-Cola : « Hic junk ».

    Par-delà les analyses politiques, économiques, les tenants et les aboutissants du « grand jeu » ― du reste tout ce qu’on voudra, je suis fondamentalement convaincu que la caractéristique précédemment énoncée est un ― sinon LE ― facteur déterminant, moteur des actions de ces sinistres pourritures. Plus encore que la cupidité, la vulgarité crasse, la soif de pouvoir absolu ou l’ambition grotesque de se prendre pour des dieux.

    Effectivement donc, si pour des individus qui ont encore une certaine conscience de l’instinct grégaire (au sens ou, par exemple, Nietzsche l’entendait dans les premières pages de Le Gay Savoir), les escadrons de le la mort apparaissent comme une aberration politique, il n’en va pas de même pour ceux qui les financent, les entraînent ou les utilisent. Ce genre de plaisirs crapuleux leur plaît, leur convient, apparaît comme une contrepartie de leur exacte valeur, de leur nature intrinsèque. Détruire pour détruire. La torture en guise de principe premier. ― « Au début n’était pas le verbe, mais les os qui craquent et le sang qui pisse ». Voir ou entendre hurler de douleur et de terreur un môme leur procure une sorte d’érection, voire même un résidu éjaculatoire à la façon d’un acide qui circulerait à l’intérieur des panses plus encore que de leurs cervelles ; un peu comme la vision d’un plug anal démesuré de couleur verte ou une toile de Jacques Lizaine, entérocolite et rédemption comprises. Pour solde de tout compte. Esthétique de la plaie quand elle suppure, de la balle qui crève un œil, de la chair tordue, l’odeur du napalm, les tripes en éventail : requiem pour la douleur ultime et grandiloquence des nécropoles comme autant de relais gastronomiques pour verres de terre ou charognards en chemise de soie et costumes trois pièces. Un art de vivre. Un poème. Une joie. Une religion. Une « œuvre ». Le cosmos. Un peu plus probablement… Pourquoi pas ? ― « Oui, c’est moche ; oui, c’est dégueulasse ; oui, c’est moi : je suis une merde et je vous la mets bien profond ― ha, ha, ha ! »

    Ils sont vraiment comme ça, ― et puis voilà… La revanche des ploucs, des esclaves mal dégrossis déguisés en bricoles bling-bling ou en multi-milliardaires, yacht de cent trente-deux mètres cinquante compris. Avec bain-bulles. Pour nettoyer les consciences malheureuses.

    Alléluia…

      1. Prompt rétablissement S51 ! je sais que les problèmes de mal de dos sont très pénibles courage

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