Selon diverses sources généralement bien informées, près d’une centaine de militaires maliens ainsi que des militaires étrangers auraient été tués le 01 novembre 2019 dans une attaque contre une position militaire à Indelimane, près de Ménaka, au nord-est du Mali.

Cette attaque particulièrement meurtrière a été menée par des commandos se déplaçant sur des motocyclettes et dotés de mortiers et de mitrailleuses RPK et PKM. Ils font partie du même groupe particulièrement aguerri qui a massacré un convoi des forces spéciales US à Tongo Tango le 17 octobre 2017 au Niger voisin.

Selon une source officielle, au moins un militaire français aurait sauté sur une mine à Ménaka, non loin du site attaqué.

La zone désertique d’Anderamboukane voisine est impossible à ratisser sans l’usage d’hélicoptères d’attaque au sol par temps clair et dans des conditions climatiques assez favorables. Ce qui offre une fenêtre de manœuvres assez réduite aux forces internationales opérant au Mali.

On a déjà évoqué sur ce site l’accroissement des capacités de combat au sol des groupes armés opérant au Mali, au Niger et au Burkina Faso, surtout après l’embuscade meurtrière de Tongo Tongo ayant visé des forces spéciales US au Niger.

Officiellement le bilan des pertes militaires de l’attaque d’Indelimane à été arrêté à 49 morts. Des dizaines de disparus ne seront probablement jamais retrouvés.

La guerre au Sahel ressemble de plus en plus à un second Afghanistan et il y a une volonté réelle à y maintenir le chaos à des fins géostratégiques. Le Sahel est une zone grise propice à de nouvelles interventions militaires sans fin. La France y défend son dernier pré-carré et les mines d’uranium au Niger mais les Américains veulent s’y installer dans le cadre de la poursuite de l’ancienne stratégie de guerre (profit) sans fin contre le terrorisme.

Le chaos durable vise dans un premier temps la Libye, le Tchad, le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Nord du Nigeria avant de s’étendre aux régions voisines de ces pays. C’est le prochain investissement du complexe militaro-industriel dans un continent où l’avenir du consumérisme semble assuré jusqu’aux années 2070.

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3 commentaires

  1. Le régime malien comme la plupart des régimes de l’Afrique (et Maghreb) est soumis aux états occidentaux pourvoyeurs des terroristes. Il ne peut et ne veut mener une politique sécuritaire autonome, c’est à dire, changer de partenaires et d’alliance. Par exemple, faire appel aux russes et aux chinois dans le domaine de l’armement de son armée.

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