Immediately after its launch this October, Turkey’s “Peace Spring” operation in northern Syria has become a huge headache for all sides of the Syrian conflict, but first and foremost for the US. Washington found itself cornered with two mutually exclusive options: salvage relations with its NATO ally Turkey or keep the promises given to the Syrian Kurds, a key US partner in Syria.

These same Kurds became the ultimate goal of the operation launched by Turkey who considers the Kurdish-dominated Syrian Democratic Forces a terror group due to its presumed ties to the Kurdistan Workers Party. Establishing a so-called “safe zone” should stabilize the situation in the area along the Turkey-Syria border, according to Ankara.

However, besides the Kurds, the border area hosts other vulnerable minorities who have good reasons to be wary of the Turkish offensive. The Armenian diaspora is on the top of the list.

Around 20,000 Armenians live in Syria’s northern provinces. Although the bulk of the Syrian Armenian populace is concentrated in the safety of Aleppo city, Armenian communities also remain in a number of towns located along the border, including Tel Abyad, Hasaka, Qamishli and so on.

When the Turkish operation kicked off, some of these communities witnessed armed clashes and shelling. In Tel Abyad, where multiple neighborhoods were targeted by Turkish artillery, the situation became so dangerous that the local diaspora leaders decided to evacuate the Armenian families.

Pressured by the US, Kurdish armed factions who controlled Tel Abyad refused to cooperate with the Syrian government, missing the opportunity to have the Syrian Arab Army enter the city to prevent the offensive by Turkish military and its proxies. The only hope for safety of the Syrian Armenians now rests on the unlikely agreement between Turkey and Russia.

Ahmad Al Khaled
Special Monitoring Mission to Syria

https://smmsyria.com/

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2 commentaires

  1. traduction :
    Qui peut protéger les Arméniens syriens ?

    Immédiatement après son lancement en octobre dernier, l’opération « Printemps de la paix » de la Turquie dans le nord de la Syrie est devenue un énorme casse-tête pour toutes les parties au conflit syrien, mais avant tout pour les Etats-Unis. Washington s’est trouvé pris au piège avec deux options mutuellement exclusives : sauver les relations avec la Turquie, son allié de l’OTAN, ou tenir les promesses faites aux Kurdes syriens, un partenaire clé des Etats-Unis en Syrie.

    Ces mêmes Kurdes sont devenus le but ultime de l’opération lancée par la Turquie qui considère les forces démocratiques syriennes dominées par les Kurdes comme un groupe terroriste en raison de ses liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan. Selon Ankara, la création d’une « zone de sécurité » devrait stabiliser la situation dans la zone située le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie.

    Cependant, outre les Kurdes, la zone frontalière accueille d’autres minorités vulnérables qui ont de bonnes raisons de se méfier de l’offensive turque. La diaspora arménienne est en tête de liste.

    Environ 20 000 Arméniens vivent dans les provinces du nord de la Syrie. Bien que la majeure partie de la population arménienne syrienne soit concentrée dans la sécurité de la ville d’Alep, les communautés arméniennes demeurent également dans un certain nombre de villes situées le long de la frontière, notamment Tel Abyad, Hasaka, Qamishli, etc.

    Lorsque l’opération turque a démarré, certaines de ces communautés ont été témoins d’affrontements armés et de bombardements. A Tel Abyad, où plusieurs quartiers étaient la cible de l’artillerie turque, la situation est devenue si dangereuse que les dirigeants de la diaspora locale ont décidé d’évacuer les familles arméniennes.

    Sous la pression des Etats-Unis, les factions armées kurdes qui contrôlaient Tel Abyad ont refusé de coopérer avec le gouvernement syrien, ratant ainsi l’occasion de faire entrer l’armée arabe syrienne dans la ville pour empêcher l’offensive des militaires turcs et leurs mandataires. Le seul espoir pour la sécurité des Arméniens syriens repose maintenant sur l’accord improbable entre la Turquie et la Russie.

    Ahmad Al Khaled
    Mission spéciale de suivi en Syrie

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