Le cycle des révolutions 3.0 est clos. On assiste au retour d’une nouvelle vague de coups et de renversements de régime basés exclusivement sur le rejet des conditions socio-économiques désastreuses régnant aux quatre coins du monde. Le nouveau modus operandi est quasiment imparable mais prévisible. Il reprend les principaux éléments de la protohistoire de l’ingénierie des révolutions et s’inscrit dans la tradition du travail de sape en mode souterrain.

On reviendra sur ce nouveau phénomène en développement. C’est la riposte de l’Etat profond aux avancées militaires de ses adversaires. Pour le moment on se contentera d’observer la nouvelle vague qui s’étend de La Paz à Beyrouth et de Baghdad à Hong Kong.

La plate-forme sur laquelle vous lisez ce contenu sera bientôt rattrapée par les soubresauts de la contre-offensive cybernétique universelle.

Partout, les gens vivent dans une forme d’esclavage souriant et déguisé dont la prise de conscience est susceptible de conduire à une sorte de révolte. Les promoteurs de la nouvelle vague ne disposent plus de la pleine puissance sur la manipulation des monnaies mais ont le contrôle des prix des produits alimentaires et des matières premières. Ils peuvent créer des pénuries ou des hausses de prix selon des mécanismes éprouvés et difficiles à parer. On est en pleine guerre mondiale. Une guerre totale où tous les coups bas sont en cours de déploiement. Le vol est devenu une des normes du Droit international après qu’il fut le monopole de l’Etat.

La nouvelle dystopie souriante sur fond d’écrans bleus et de shows transgenres sera plus impitoyable que l’inquisition de Torquemada.

Nous vivons la fin de la civilisation.

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14 commentaires


  1. « …l’ingénierie des révolutions et s’inscrit dans la tradition… »
    Comme on dit, y a rien de nouveau sous le soleil. C’est des vieilles méthodes remises au gout du jour, et tu les sais. Mais là n’est pas le principale. Le coups d’état en Bolivie a marché pour les américains, parce qu’une grande partie de l’état majors bolivien a fait defection. Les militaires hauts gradés de Bolivie normalement au service du peuple et de sa constitution, ont succombé aux sirenes des oligarques US, eh oui personne n’est parfait. Comme jadis ce fut le cas pour l’URSS…et la Chine.
    Rien de + rien de moins. C’est l’eternel raison de la loi du + fort. Il faut noter qu’entre capitalistes, traitres de tout genre, mafiieux oligarques, ils savent se serrer les coudes, contre les peuples. On notera que si les US occupent le nord pétrolofère de la Syrie, ça n’est que grace aux arrangements sous le manteau entre russes, chinois et US. La réintroduction de Huawei dans le marché occidentale ne doit certainement rien au hasard. Sinon la raison des peuples c’est du jazz, ça a toujorus été comme ça.
    Si en effet j’ai toujours parié sur la fin du système americano centré, en revanche j’ai jamais dit que ça serait la fin du capitalisme. Loin s’en faut. Aujourd’hui les nouvelles fondations se construisent en Extreme Orient.

      1. « Ravi de vous relire … »
        Avec Strategika ça fait belle lurette qu’on se tutoye, il m’est difficile de revenir sur anciennes habitudes.
        Il est vrai que j’ai pas mal de soucis ces derniers temps, comme tout le monde dailleurs -et je ne suis pas le + à plaindre-, c’est ce qui a fait que je poste peu. Neanmoins j’essaye toujours de trouver ne serai ce que cinq minutes pour regarder le blog!

    1. Je dirais même plus, ravi de vous relire Foxhound!

      1. Grand merci à tous pour vos messages.

  2. La cerise sur le gâteau.

    Notre liberté est en permanence sous haute surveillance électronique.
    Les moyens informatiques ont permis d’augmenter ce que les spécialistes appellent notre « traçabilité ».
    Nos activités, nos conversations, nos goûts et nos centres d’intérêts laissent des traces dans les multiples systèmes informatiques qui gèrent notre vie quotidienne.
    Toutes ces données sont collectées, centralisées et mémorisées par des organisations publiques ou privées, qui peuvent connaître à tout moment le « profil » de chaque individu.

    Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, vidéosurveillance « intelligente », puces RFID.

    Des lois conçues pour ne pas être appliquées

    Une application typique de ce principe est de faire voter une loi qui répond aux attentes des citoyens et qui va dans le sens de l’intérêt général: protection des libertés et des droits individuels, protection écologique, protection du consommateur, législation du travail et droits des salariés, etc…
    Mais dans la pratique, les moyens financiers et humains alloués à l’application de la loi seront largement et délibérément insuffisants.

    Par exemple en France, le législateur a créé la Commission Informatique et Libertés (CNIL) pour protéger les libertés individuelles contre les fichiers informatiques abusifs.
    Mais dans le même temps, le budget alloué à la CNIL ne lui permet de payer qu’une vingtaine d’inspecteurs (dont seulement 2 informaticiens!) pour surveiller l’ensemble des administrations et entreprises françaises. En 22 ans et sur 33.000 plaintes, la CNIL n’a délivré que 47 avertissements et n’a transmis que 16 affaires à la Justice.

    Même en cas de poursuites, la peine encourue se limite à une amende dérisoire comparée au pouvoir et aux profits rendus possibles par les fichiers illicites.

    A l’inverse, un citoyen ordinaire qui jouerait au pirate informatique à l’encontre d’une multinationale est assuré d’être condamné à la prison et à une forte amende.

  3. Le pouvoir a déjà changé de mains

    Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d’institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales).
    Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations.

    Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.

    Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.

    A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.

  4. Nous vivons la fin d’un système. L’ultra libéralisme n’est pas notre civilisation, il en est la caricature. Assister à l’effondrement d’un carcan qui a une quarantaine d’année n’est pas pointer la fin d’une civilisation. C’est observer l’aube qui point. Cela fera mal, comme d’habitude. Mais, que diable, de l’optimisme, valeur devenue révolutionnaire. Le meilleur ennemi de ces gens est leur logique elle-même. Oui, il faut être optimiste.

    1. Un système qui a 40 ans? Ce système existe depuis plusieurs siecles, depuis l’avenement des banquiers usuriers. Qui controle la monnaie controle le pays . Qui controle les banques centrales controle le monde.
      « Ils » ont encore bcp de leviers entre leur mains, médias, services de renseignements, hommes politiques, des montagnes d’argent, les hedges funds qui manipulent les cours des matieres premieres entre autres…….ça va finir dans un Bain de sang, Cela ne peut pas finir autrement car les racines de ce mal séculaire sont profondes.

    2. « Oui, il faut être optimiste. »
      J’avais pas lu, ou oblié de lire ce passage. Opitimisme ? Oui si tu veux, t’as le droit. Sauf que les bancs de la fac, je les ai quitté il y a environ 30 ans, et le reve ça fait un bail que j’y crois plus vraiment. Mais bon si tu veux etre optimiste…
      Pour le reste il faut le marteler, le dire et le redire, et reredire, la fin du système américano-centré, ou en gros la fin de la famille Rothschild, ça sera surement pas la fin du capitalisme. Ceux qui sont au pouvoir à Pekin, et Moscou, c’est ni Mao, ni Lenine, mais d’anciens hauts fonctionnaires bien rouges, devenus ultra capitaliste. Je ne parle pas des Fridman, et Mae, ils ne sont que des metastatases. Ceux qui tiennent le système, c’est la force brute, rien de plus, rien de moins, et leurs laquais c’est tous les partis politiques et syndicats sans exception.
      Aujourd’hui, ils font encore plus fort, ils prétendent-encore une autre mega connerie sorti du chapeau, je pense pas que ça ne va pas prendre dans la population- que le betail genere du CO2. Ainsi ils vont nous interdire de consommer de la viande, du poisson, au nom de leur merde de rechauffement climatique. C’est la voie royale vers la situation qui a prévalu au XIX° siècle. Reaffamer les populations comme au bon vieux temps. La consommation de la viande et du poisson va redevenir comme pour les soins de base, un privilège comme XIX° siècle, leur siècle des lumières. Les clergés de tous les genres seront là pour veiller au grain.

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