Le bain de sang dans le centre de l’Irak où les émeutes prennent de plus en plus la forme d’une guerre civile « dure » risque de pousser les puissantes tribus à reprendre les armes et à combattre un gouvernement central qu’elles ne reconnaissent guère.

Les événements meurtriers survenus à Dhi Kar et Al-Naciria ont fait volé en éclats l’Alliance chiite dont une partie crie son hostilité à l’Iran et menace de recourir aux armes pour mettre fin à ce qu’elle qualifie d’ingérence iranienne.

Ce n’est plus le clivage classique Sunnite-Chiite lequel a beaucoup servi aux manipulations israéliennes et occidentales dans ce pays mais une nouvelle division plus pernicieuse menant tout droit vers de nouveaux affrontements armés.

Les troubles graves en cours en Irak coïncident trop avec une nouvelle tentative de révolution hybride en Iran pour que ces deux événements soient isolés. Ce sont en réalité des événements reliés relevant d’une nouvelle stratégie de déstabilisation visant le continuum stratégique de l’Iran jusqu’à la Syrie.

Le gouvernement irakien a failli dans toutes ses missions dans un pays en pleine gabegie ou tous les services de base sont minés par la corruption et le détournement des ressources publiques, entretenant ainsi une vive colère populaire. Des forces tentent désormais de diriger cette colère populaire contre l’Iran voisin, frappé lui aussi par un niveau de pauvreté sans précédant (60% de la population) du fait des trains de sanctions imposées à ce pays par les Etats-Unis. Un cocktail explosif susceptible de se substituer à une guerre régionale coûteuse et fort hasardeuse. C’est le nouveau pari des pays hostile à l’Iran. Tout dépendra d’une réelle volonté de « nettoyer » l’Irak de la corruption et d’inclure l’ensemble de ses composantes dans l’exercice du pouvoir loin des influences extérieures.

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14 commentaires

  1. « L’ignorance toujours est prête à s’admirer. » (Boileau)
    « L’ignorance a toujours tort de faire connaître son avis. » (Debord)
    « Je sais que je ne sais rien.» (Socrate)

    Après sa défaite militaire en Syrie, Irak, Liban et Yémen, l’Axe du Bien (USA, Israél,AS, France, RU, Allemagne….) continue sa politique par d’autres moyens : exploiter la légitime colère populaire contre la corruption et autres misères afin de provoquer des révolutions colorées ou bien même le chaos. Ces tentatives ont fait long feu en Iran et au Yémen, Au Liban et en Irak,quoique les choses soient encore confuses
    , le résultat ne fait aucun doute ; échec et mat de l’Axe du Bien contre celui du Malin à cause de l’existence dans ces deux pays de mouvements politico-spirituels-militaires puissants (Hezbollah et Hachd Chaebi).
    Regardons ce qui se passe en Irak. Ilpeut sembler de prime à bord que la démissin (volontaire) de Adil Abd-Al-Mahdi soit une victoire du Bien, puisque ce premier ministre a commis au moins quatre péchés capitaux : 1) Non application des sanctions américaines contre l’Iran ; 2)Signature de contrats commerciaux de près de 400 millillards de dollars avec la chine, 3) refus de dissoudre le Hachd Chaebi, 4) ouverture du poste frontière d’Abou-Kamal entre l’Irak et la Syrie, qui réouvre la continuité terréstre entre les quatres chevaliers de l’Apocalypse : le Mage, le Mahdi, le Lion et le Malin.
    Par ailleurs, même un âne aura remarqué que les émeutes irakiennes touchent excusivement le centre et le sud de l’Irak (à majorité chiite) et épargne miraculeusement les gouvernorats sunnites (Al-Anbar, Diyala, Salah-Dine, Mossul) et kurdes, est-ce-à dire que la corruptions n’existe pas dans ces gouvernorats ? Et pourquoi aucun consulat étranger n’a été incendié à l’exception de celui iranien de Najaf à deux reprises ? Et que dire de ces chiites qui uncendient leurs propres lieux saints ? Les compleuteurs veulent cette fois semer le chaos et la discorde parmi les chiites et leurs couverture politique est ce Mokta Sadre et le méprisable ex-premier ministre Abadi, qui ont ont oeuvré et continuent à le fare pour un coup d’état militaire. Le but est clairement de provoquer la partition de l’Irak en trois avec le chaos en toile de fond générale.
    Scéma général similaire au Liban. Mais rien de tout ce cauchemar n’adviendra.

    1. — P.S : Il semble que la NED américaine emploie près de 100 000 blogueurs en Ira. Par ailleurs l’argent en provenance des pays du Golfe coule à flot pour nourrir tout un tas de sectes religieuses chiites extrémistes. Le salapisme est universel et ne touche pas seulement les sunnites, mais l’occident et l’orient, et aussi toutes les religions.

      1. Author

        Exact. Les chaînes chiites extrémistes irakiennes sont quasiment toutes infiltrées par les services de la guerre psychologique de la CIA et du Mossad.

  2. Irak : Le PM, Abdel Mahdi, présente sa démission pour désamorcer la crise

    Le Parlement irakien a accepté, le dimanche 1 novembre, la démission du gouvernement d’Adel Abdel Mahdi, le chef de l’Assemblée indiquant qu’il allait désormais demander au président de la République de désigner un nouveau Premier ministre.

    Ce vote intervient deux jours après que M. Abdel Mahdi a annoncé son intention de démissionner dans une tentative de désamorcer l’actuelle crise qui secoue l’Irak depuis début octobre.

    M.Abdel Mahdi a appelé le Parlement à désigner son successeur rapidement si sa démission est acceptée en exprimant son optimisme quant au fait que l’intérim ne dure pas trop longtemps.

    Il a en outre expliqué que « les autorités irakiennes considéraient comme pacifiques les protestations contre la corruption en Irak, mais plusieurs fauteurs de troubles (soutenus par les Etats Unis et l’Arabie) s’y sont infiltrés ».

    Rappelons que le très influent grand ayatollah Sayed Ali Sistani a appelé dans son sermon du vendredi 29 novembre, les manifestants pacifiques à se démarquer des saboteurs et à les chasser de leurs rangs.

    Et de prévenir: « les ennemis et leurs outils œuvrent à répandre le chaos, la guerre civile, et le retour de la dictature en Irak ».

    Dans un communiqué, M.Abdel Mahdi précise que sa décision est une réponse directe à un appel au changement lancé par le grand ayatollah Sayed Ali Al-Sistani.

    « En réponse à cet appel et afin de faciliter [le changement] aussi vite que possible, je soumettrai au Parlement une demande de démission de la direction de l’actuel gouvernement », écrit-il dans un communiqué diffusé par ses services.

    Le gouvernement Abdel Mahdi, qui a défié les pressions américaines contre son pays, est au pouvoir en Irak depuis octobre 2018.

    Sources : AlManar + Anadolu + Reuters


  3. Depuis quand l’Irak et le Liban sont-ils des alliés de l’Iran et de la Syrie ? Ce n’est absolument pas le cas. Il n’existe donc aucun soit-disant continuum stratégique chiite qui unirait l’Iran et la Syrie.

    En revanche, dans l’un et l’autre pays, il existe des forces de mobilisation populaire qui se sont constituées avec l’aide de ces deux pays et qui ont repoussé des ennemis soutenus par le camp occidental. Dans le premier cas, pour le Liban, les milices soutenues par Israël puis les forces israéliennes elles-mêmes. Dans le second cas, les forces de Daesh, c’est-à-dire des centaines de milliers d’anciens soldats de l’armée de Saddam Hussein, encadrés et épaulés par les soldats des forces spéciales occidentales (cf. quelques articles de la presse britannique de 2015 qui avaient confessé la présence de membres des SAS dans les rangs de Daesh « pour combattre Daesh de l’intérieur »).

    Parce que ce sont des forces de mobilisation populaire, certes soutenues par la Syrie et l’Iran, mais ce n’en sont pas moins d’authentiques mouvements de résistance populaire, elles sont insensibles à la corruption. Et si elles se sont érigées en rempart contre les agressions occidentales, c’est bien parce que les armées irakiennes et libanaises étaient et demeurent toujours largement impuissantes.

    Les gouvernements de ces pays quant à eux sont très largement impuissants et extrêmement corrompus. Il existe, surtout en Irak manifestement, une légitime colère populaire, mais de là à y voir les prémices d’une nouvelle guerre civile qui serait une manière de mener une guerre contre l’Iran à peu de frais, j’ai du mal à comprendre. Je veux dire que par définition, des forces engagées dans une guerre civile sont, eh bien, en guerre contre d’autres forces appartenant elles aussi au même pays. Que de telles forces entendent mener à la fois une guerre civile et une guerre extérieure, c’est combattre plusieurs adversaires à la fois.

    A moins évidemment de faire sien le discours occidental (qui projette beaucoup sur autrui ses propres tares) qui voudrait que ni le Hezbollah ni les forces irakiennes de mobilisation populaire ne soient d’authentiques mouvements de résistance populaire, et que par conséquent, toute attaque menée contre ces mouvements serait une attaque directe menée contre des forces iraniennes… Ou peut-être qu’à l’inverse du Hezbollah et des forces du PMU, effectivement, la « mobilisation contre l’influence iranienne » n’existe que dans la mesure où un flot constant de dollars vient la soutenir comme un souffleur à air comprimé soutient les animations en baudruche des fêtes foraines ?

    Je dirais que nous sommes beaucoup plus proche de la logique du Maïdan que de la guerre civile libanaise des années 1970. Le Maïdan où jour après jour des gens venaient manifester contre des poignées de dollars tandis que des snipers grassement payés tiraient tout aussi bien sur la foule que sur les forces de l’ordre pour donner l’illusion d’un régime aux abois faisant tirer sur une foule pacifique mais contrainte de prendre les armes pour se défendre contre l’oppresseur.

    Très bien, mais si les forces qui structurent le pays ne cèdent pas ? L’Ukraine de Yanoukovitch était un fruit pourri, et contrairement aux apparences, cela aura largement été un soulagement pour la Russie de s’en débarrasser. Je pense qu’on pourrait largement comparer l’Ukraine de l’époque à un parent fainéant, indolent, incapable de mobiliser ses ressources considérables et passant son temps à tanner ses proches besogneux (en l’occurrence, la Russie) pour qu’ils leur cèdent quelques billets qui lui permettront d’aller se saouler la gueule. C’est le genre de personnes qu’on supporte par esprit de famille, qui passent leur temps à déblatérer sur vous et dénoncer votre manque de générosité, et qui, si jamais ils cèdent aux discours sirupeux des étrangers qui leur disent qu’ils ont raison et qu’ils devraient couper les ponts avec ces parents ingrats, eh bien qu’il se débrouillent avec ces étrangers !

    Pour en revenir à l’Irak, effectivement, le pays est largement en proie au chaos. Le gouvernement est largement corrompu et impuissant. Il ne peut pas faire grand chose. Il a d’ailleurs essayé de désarmer les milices de mobilisation populaire, sur ordre de Washington soit dit en passant, en vain. Alors je me demande au nom de quoi nous devrions croire que des émeutiers qui s’agitent parce qu’on leur donne pour ce faire une poignée de billets pourraient constituer la moindre menace tangible pour ces milices ? Quand elles se sont levées alors que tout l’Irak était proche de tomber dans les mains de Daesh, qu’on fait ces gens qui s’agitent aujourd’hui ? Rien. Quant à ceux qui combattaient dans les rangs de Daesh, ils ont été vaincus et largement balayés. Et ils avaient une expérience militaire que n’ont pas les émeutiers d’aujourd’hui.

    Je lis que les événements en cours « risque[nt] de pousser les puissantes tribus à reprendre les armes et à combattre un gouvernement central qu’elles ne reconnaissent guère. » Mais ce malheureux gouvernement central est impotent ! Quant à ces « puissantes » tribus, elles avaient rallié Daesh et ont du rendre les armes. De plus, elles avaient rallié Daesh à la fois parce que le mouvement djihadiste semblait inarrêtable et aussi parce qu’elles avaient été payées pour rallier ses rangs. Elles pourraient bien être de nouveau payées pour reprendre les armes, elles savent très bien ce qu’il est advenu de cette lame de fond inarrêtable. Et quand je dis « elles », c’est une chose de payer les chefs de ces tribus, mais il faudra aussi convaincre les hommes de ces tribus. Souhaitent-ils vraiment reprendre les armes ?

    Enfin, quand je lis que « une partie de l’Alliance chiite crie son hostilité à l’Iran et menace de recourir aux armes pour mettre fin à ce qu’elle qualifie d’ingérence iranienne », que n’a-t-elle joint ses forces à celles de l’armée irakienne pour circonvenir les forces de mobilisation populaire ? J’imagine bien que ses chefs n’ont pas dédaigné les liasses de billets verts qu’ils ont reçues pour « dénoncer l’ingérence iranienne », j’imagine bien aussi qu’à un moment, leurs généreux donateurs vont manifester leur impatience, mais c’est une chose de combattre dans son fief, c’en est une autre de se lancer dans une véritable guerre parce que là, ils risquent la saignée. D’ailleurs, est-ce que leurs troupes auront envie de combattre ? Et si on prend l’exemple du Liban, quelle armée étrangère viendra les soutenir lorsqu’ils essuieront leurs premiers échecs ? L’armée américaine ? Et quelle méthode de combat comptent-ils employer ? Le combat de rue, maison par maison ? Ou comptent-ils sur l’appui des forces d’artillerie et des forces aériennes américaines ?

    Pour conclure, j’avais lu, notamment ici même à propos du Venezuela, que les forces hostiles au gouvernement Chavez puis Maduro étaient confinées dans les quartiers chics d’où elles venaient, et qu’au fond, c’était d’abord pour ne pas dire exclusivement leurs propres quartiers qu’elles mettaient à sac, et non les quartiers populaires qui soutenaient le gouvernement et dont l’entrée leur était interdite.

    1. David @
      Excellente analyse, qui reflète la triste réalité sur le terrain.
      Toujours avoir à l’esprit là ou il y la misère, et des familles en situation de désarrois.
      Il suffit d’agiter de l’argent, et de donner des objectifs, pour que vous en possédez à vôtre tour, et des cet instant, certains cèdent à la tentation pour pallier aux urgences vitaux de leurs familles.
      D’autres, suivront les chefs tribaux, convaincu par ces derniers généreusement soudoyer, d’agir pour la bonne cause, qui répondront à leurs besoins immédiat.
      Tout à clairement été résumé par DAVID.
      Les N.O.M créent les problèmes, présentent les portes de sortie, et les contraintes qui vont avec.

    2. Author

      Quand le continuum stratégique est évoqué ici, il ne s’agit nullement d’une alliance chiite n’ayant jamais existé et n’existera jamais. Pour rappel l’Iran compte tout de même 10 % de sunnites et l’Irak près de la moitié. La Syrie et le Liban ne sont pas du tout des pays à dominance chiite. 70% des militaires de l’armée syrienne sont sunnites tout comme l’actuel ministre syrien de la défense. Idem au Liban, une mosaïque confessionnelle.

      L’axe de la résistance tel qu’il a été défini par l’ex-président iranien Mahmoud Ahmadinejad ne relève d’aucune religion, ethnie ou idéologie. Il se définit comme une opposition armée au nouvel ordre mondial de la mafia financière transnationale définie en tant que tel et suivant cette définition il était logique de voir des rapprochements entre l’Iran, la Syrie, la Russie, le Venezuela, la Corée du Nord, la Biélorussie, la Chine et du temps de Morales, la Bolivie ou le Nicaragua.

      Cette dynamique est brisée à coups de guerres hybrides et de révoltes « spontanées » où l’argent demeure un élément déterminant.

      Il se trouve qu’en Irak est le pays de tous les extrémismes possibles.

      L’évocation des puissantes tribus du centre de l’Irak ne correspond nullement aux tribus sunnites d’Al-Anbar et de Tikrit, lesquelles se tiennent e’ dehors de ce qui ce passe mais il s’agit des tribus chiites totalement extrémistes du sud et du centre de l’Irak. Ces dernières ont toujours été manipulées par Londres et Washington (depuis les années 60)

  4. Aux événements actuels qui se déroulent en Irak et en Iran, je pense qu’il faut aussi relier ceux qui se produisent au Liban. Tout cela se produit sur fond de guerre en Syrie.
    Manifestement nous assistons à une grande, très grande manoeuvre régionale visant à casser l’axe de la résistance à Israël. C’est aussi, sans doute, une manoeuvre à caractère internationale dont le but est de grignoter la route de la soie.
    Sans oublier la tentative de compliquer la construction artistique entreprise par Poutine en vue de permettre à la Russie de parrainer un grand arbitrage régional bâti sur une (im)possible entente entre les sommets d’un triangle équilatéral Turquie/Iran/Israël.
    Une pierre, trois coups? Passablement ambitieux!

  5. Les tribus chiites qui sont évoquées sont certainement en cheville avec la CIA et / ou autre officine washingtonienne, et les dollars doivent couler à flot.
    Ce qui est  » fatiguant  » avec ces scénarios anglo-sax-sionistes, c’est que ça fait des décennies qu’ils se répètent, si ce n’est pas depuis des siècles !
    Tant que le fric noiera l’âme des hommes, jamais la vérité et la justice ne seront reines.

  6. Si la Paupérisation est le terreau des guerres hybrides alors elles peuvent se déclencher à peu près n’importe où …

    Admettons l’hypothèse de cet article : cela effectivement beaucoup de sens : sioniste ( grand israel), américain (hégémon), anti-chinois ( route de la soie, énergie, marchés), anti-russe (rimland, terrorisme)…

    Pour autant, je vois la situation au Moyen Orient comme une guerre de réseaux internationaux ayant chacun leurs poulains… l’ingérence en Mésopotamie est une obligation géopolitique : énergie, eau, routes,…

    Mais n’est-elle pas de venue la norme, le NOM lui-même ?

    Toujours est-il que cette manoeuvre, si elle est réelle, signifie, la continuation des stratégies indirectes : la guerre chaude espérée par tous comme une libération (il n’y aura pas de gagnant, que des perdants parmi les grands prédateurs terrestres) ne serait alors pas pour tout de suite….

    Aux dernières Nouvelles Le Drian a mis en garde l’IRAN contre un retour automatique des sanctions de l’ONU… dans le cadre du désengagement du traité sur le Nucléaire… de quoi susciter des désirs de fin du monde en effet…

  7. Comment un pays sous occupation militaire peut-il avoir son destin en main.
    Quant aux chiite d’Irak Ils ont l’air différents de ceux d’Iran, pourquoi accuse t-il ce dernier alors que des armées étrangère sont chez eux.

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