La semaine écoulée n’a pas été de tout repos. Un haut officiel du Ministère nord-coréen des Affaires étrangères s’en est drôlement pris au Premier ministre Shinzo Abe de l’Empire du Japon pour avoir confondu un missile balistique avec un lanceur de roquettes à longue portée, tandis que le Chef de la diplomatie néo-Ottomane turque, a publiquement qualifié le président français Emmanuel Macron de « sponsor officiel du terrorisme » en Syrie. Ironie du sort, le président turc Erdogan est même monté cimeterre étincelant au clair défendre l’Otan en qualifiant son homologue français d’être en état de « mort cérébrale » ou de « zombie ». Pour rappel, il y a quelques jours, Macron avait affirmé que l’Otan était en état de mort cérébrale. Ils y tiennent à l’Otan en Turquie.

Kim Jong Un ne joue pas: les nouveaux MLRS géants de la Corée du Nord sont aussi dévastateurs que la Première et la Seconde artillerie de l’Armée nord-coréenne.

En matière de terrorisme-bidon, une autre attaque bizarre au couteau sur le pont de Londres porte tous les signes d’une attaque sous faux drapeau: 1. Un homme condamné pour des faits de terrorisme ayant écopé presque la moitié de sa peine, donc archi connu de tous les services de sécurité du Royaume de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord. Plus encore, le gars est en liberté conditionnelle avec un bracelet électronique et donc fiché, surveillé 24 heures sur 24 et probablement manipulé par un « grand frère » issu du même pays d’origine que lui et sous-traitant pour le Mi5. Ce n’est pas fini: notre gars se nomme Khan, un patronyme aussi commun au Pakistan que Smith dans le monde anglo-saxon et serait, cerise sur un virtuel gâteau géostratégique, de la région disputée du Cachemire. La belle aubaine pour l’Inde et ses services spéciaux travaillant main dans la main avec les services israéliens et adoptant quelques-unes de leurs méthodes. Et pour clouer le bec aux conspirationnistes compulsifs que nous sommes, le célèbre Vanity Fair ou plutôt organe de propagande Aamaq (« Profondeurs ») de Daech ressuscité sur le Cloud « revendique » l’attentat de Londres comme un de ses hauts faits d’armes.

Pour se faire une idée du type de cette propagande, voici quelques Une de ce mystérieux magazine:

Le Grand Turc du 21ème siècle y est décrit comme un ennemi.
Cependant, l’archi-ennemi désigné de Daech est toujours le même et pas celui que l’on croit: la République islamique d’Iran et son Guide suprême, l’ayatollah Khamenei
Le buzz sur la migration est toujours tendance !
Avec souvent un soupçon de scolastique hégelienne sur des questions philosophiques: la guerre contre le Califat virtuel est-elle une apostasie ?
Et des titres dignes de films à grands succès à Hollywood dans la pure tradition de « Juste Cause » : « la Juste Terreur » !

Les Frères musulmans y sont invariablement qualifiés d’apostats. Ici la photographie de l’ex-président égyptien, Mohamed Morsi, décédé en prison.
Et dans une sorte de variation eschatologique du film « Sauver le soldat Ryan », les paroles d’Al-Zarquawi sont devenus des aphorismes grecs. Ici une justification hallucinante de l’expansion du combat d’Irak à la Syrie avec pour image un modèle habillé en survêtement arborant une variante est-européenne d’un fusil d’assaut Kalashnikov (ils peuvent remercier la CIA pour ces dons)

Deux personnes sont décédés suite à cette attaque au couteau.

Il s’en est fallu de peu pour que le poignardeur de La Haye, qui a eu la lumineuse idée de sortir un couteau de cuisine à la main au même moment que l’assaillant de Londres soit lui aussi revendiqué par ce mystérieux magazine dénommé Dabiq de l’agence fantôme Aamaq (« Profondeurs » ou tréfonds… ) lequel est de facture similaire à celle du Time Magazine. Les deux actes étant trop proches, on a retenu que celui de Londres puisqu’il y a eu homicides.

Les médias ont comme d’habitude sauté sur une occasion usée et rance. C’est du « déjà vu » Ad Nauseam. Un fiché S ayant été condamné pour des faits de terrorisme dans la nature pour y être recyclé, ce n’est pas une chose rare. Ce qui l’est par contre est cet étrange rapprochement par certains médias entre les termes terrorisme et Cachemire, objet d’une vieille querelle géopolitique entre l’Inde et le Pakistan et dont l’évolution pourrait aboutir à un scénario apocalyptique incluant une guerre nucléaire en Asie du Sud.

Carte de la région disputée du Cachemire (Wikileaks Commons)

Bravo ! Les téléspectateurs non avertis n’y verront que du feu. Vous voyez un peu la grosse manip ? Pas encore ? Un peu de LSD et une petite paranoïa savamment entretenue et un « asset » peut toujours servir à autre chose que de la chair à canon dans les zones de conflit de l’Empire.

Quelle semaine ! Un Premier ministre qualifié « d’idiot » qui « saura bientôt la différence entre un missile balistique et une roquette de MLRS quand un missile lui tombera dessus… » et un Président français prompt à critiquer son allié ombrageux qu’est le Grand Turc pour que ce dernier l’accuse d’être un sponsor du terrorisme avant de finir par une vraie fausse attaque au couteau sur le London Bridge… On aurait préféré les » Covfefe » et autres Tweets de Donald Trump. Ce dernier ne va pas tarder à nous publier un petit cru assez polémique ou assez gagnant pour un « trader » sur un oreiller…

Bon cela suffit pour ce soir. En attendant la prochaine revendication du superbe Magazine en couleurs du réchauffement climatique sur Vénus.

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5 commentaires

  1. ce que ne dira jamais la propagande ennemie :
    Extraits d’un long article, intitulé : « COMMENT ISRAËL EST DEVENU L’UN DES PIRES ÉTATS VOYOUS DU MONDE » paru le 2 décembre 2019 (les liens ont une grande importance !) Adresse Internet : «https://astutenews.com/2019/12/02/how-israel-became-one-of-the-worlds-worst-rogue-states/» …

    « … Lorsque les nouvelles et les images du meurtre et de la mutilation d’enfants palestiniens par Israël, les bombardements délibérés d’écoles et l’utilisation aveugle du phosphore blanc dans des quartiers entiers circulent dans le monde entier, il est difficile de présenter de façon convaincante un État prédateur, violent et terroriste comme noble, démocratique, pacifique ou doux.
    Premièrement, il y a l’acquisition de la nationalité et de la citoyenneté israéliennes par la religion. La loi sur le retour autorise tout Juif, n’importe où dans le monde, à émigrer en Israël et à obtenir la citoyenneté israélienne à part entière, qu’il y ait jamais mis les pieds ou que des membres de sa famille y vivent. Un chemin privilégié et royal vers la citoyenneté est réservé exclusivement aux Juifs, tout en étant refusé aux membres d’autres religions.
    La discrimination religieuse est donc institutionnalisée en tant que politique officielle. Imaginez un instant à quel point des pays «démocratiques» tels que la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne ou les États-Unis s’ils décidaient que désormais, des chrétiens du monde entier – mais seulement des chrétiens – pourraient librement émigrer et s’y installer. Contrairement aux membres d’une autre religion, voire aux athées, ils obtiendraient automatiquement la citoyenneté à leur arrivée.
    Cela reviendrait à abandonner leurs principes démocratiques les plus fondamentaux et fondamentaux, y compris leur laïcisme précieux – mais une telle discrimination religieuse institutionnalisée est exactement ce que pratique Israël. Encore une fois, imaginons ce qui arriverait aux démocraties française, britannique, allemande ou américaine si nous appliquions de tels principes archaïques.
    Assez inimaginable pour ceux d’entre nous qui vivons dans de vraies démocraties, l’État israélien parvient à durcir encore les pratiques déjà rétrogrades en imposant une peine de deux ans d’emprisonnement aux couples qui se marient par une autorité religieuse non accréditée par l’État.
    En dépit de tout cela, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et ses représentants des relations publiques nous expliquent continuellement – avec un visage honnête – à quel point l’État d’Israël a toujours été démocratique, égalitaire, tolérant, éclairé et éclairé, et accorde à tous ses citoyens l’égalité des droits. Apartheid institutionnalisé Israël était déjà un État profondément raciste, irrégulier, non démocratique, ethno-religieux avant l’adoption de la loi sur les États-nations l’année dernière.
    Maintenant, c’est encore pire.
    Conçu dès le début comme un «État juif» ethno-religieux – une description qu’il a finalement ouvertement reconnue par la loi sur les États-nations – de la même façon que d’autres pays se considéraient comme des «États blancs» (Afrique du Sud, États-Unis ségrégationnistes), il n’est pas étonnant qu’Israël ait rapidement instauré un véritable système d’apartheid.
    Même l’accès à l’eau, la ressource la plus fondamentale et la plus vitale, fait l’objet d’un traitement différencié par Israël.
    Cette réalité est facilement visible par tous sur le terrain et a été abondamment documentée depuis des décennies par les médias, les principales organisations de défense des droits de l’homme, les équipes indépendantes mandatées par l’ONU, des militants palestiniens et israéliens, des ONG et des universitaires, qui expliquent comment.
    Le régime d’apartheid invente constamment de nouveaux moyens créatifs de se perpétuer et de se consolider. Les survivants juifs de l’Holocauste et leurs descendants ont eux-mêmes dénoncé Israël en tant qu’État d’apartheid structurellement ségrégationniste et même fasciste.
    On peut supposer en toute sécurité que lorsque vous avez survécu à Auschwitz, à l’instar du professeur Hajo Meyer, vous pouvez reconnaître le fascisme en action, en particulier dans votre propre pays. Les anciens combattants de l’ANC qui ont passé leur vie à lutter contre l’apartheid en Afrique du Sud ont également déclaré que ce qu’ils avaient vu en Israël était pire à certains égards que ce qu’ils ont vu à la maison.
    Même le président américain Jimmy Carter a écrit un livre entier sur l’apartheid israélien, expliquant comment les Palestiniens étaient enfermés dans une prison à ciel ouvert, pire que ce à quoi les Sud-Africains étaient confrontés.
    Discrimination légalisée La discrimination d’Israël à l’encontre de ses citoyens arabes, entre autres, n’est donc pas simplement un phénomène de société, économique ou culturel.
    Chaque pays a sa part de cela. Dans le cas d’Israël, la discrimination est institutionnalisée et inscrite dans son système de justice. ” Le droit israélien comporte de nombreuses dispositions qui affirment et institutionnalisent explicitement un principe d’inégalité entre Juifs et arabes », note le professeur et homme politique arabo-israélien Yousef Jabareen.
    « Pour ne citer qu’un exemple, le drapeau israélien, avec son étoile de David, ne représente que la majorité juive du pays.
    Mais ce traitement différentiel ne se limite certainement pas au domaine du symbolique. Il existe dans tous les domaines de la vie: la définition de l’Etat et ses symboles, mais aussi des lois sur l’immigration, la citoyenneté, la participation politique, l’accès à la terre, la culture, la religion, les politiques budgétaires, etc. ».
    Semblables à la loi sur le retour, les «colonies» de la Cisjordanie occupée – souvent des violations directes du droit israélien et des violations majeures du droit international – sont exclusivement réservées aux Juifs. Ces colons vivent parmi une population de plus de trois millions de Palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, qui vivent sous une occupation militaire omniprésente et brutale.
    Deux millions de Palestiniens de plus vivent en état de siège et de terreur militaire à Gaza. Aucun n’a le droit de voter aux élections israéliennes.
    Encore une fois, imaginez le tollé provoqué par le fait que la Grande-Bretagne ou les États-Unis ont commencé à envahir des territoires en dehors de leurs frontières internationalement reconnues, à annexer illégalement leurs terres et leurs ressources, puis à créer des colonies exclusivement chrétiennes dans ces régions.
    Les dizaines de lois israéliennes discriminant explicitement les citoyens arabes et les Palestiniens dans les territoires occupés sont bien documentées (http://www.ism-france.org/analyses/Lois-d-Apartheid-en-Israel-article-3198). Ils sont accessibles via la base de données (https://www.adalah.org/en/law/index interrogeable) Adalah (https://www.adalah.org/en/tag/index/571) et s’appliquent à tous les aspects de la vie palestinienne: citoyenneté, éducation, droits politiques et économiques, résidence, langue, culture, religion, etc. Colonialisme hyper-violent.
    Même l’accès à l’eau, la ressource la plus fondamentale et la plus vitale, fait l’objet d’un traitement différencié par Israël, qui n’a jamais hésité à confisquer l’eau ou à l’utiliser comme une arme de guerre pour punir collectivement des populations entières.
    Depuis l’adoption de la loi sur les États-nations, la discrimination déjà systémique d’Israël s’est encore aggravée, de nouvelles lois ayant été adoptées pour renforcer et élargir les inégalités.
    En plus de toute cette preuve qu’Israël n’est pas une démocratie, l’État est également devenu mondialement infâme pour son colonialisme implacable, illégal, suprématiste, hyper violent.
    Son annexion de la terre sous la menace des armes; son armée terroriste; et ses armées de «colons» juifs fanatiques, qui ne sont guère plus que des voleurs internationaux et des voleurs de terres.
    Au cours de son demi-siècle d’ occupation illégale et d’annexion (https://www.apnews.com/98e4ad57e0784e05b9fdde2e0ffd7439), qui est maintenant condamnée à s’aggraver (https://www.latimes.com/world-nation/story/2019-09-16/israel-leader-vows-annex-all-settlements), Israël a délibérément et sciemment violé presque toutes les grandes conventions de droit international, traités et résolutions de l’ONU (https://www.monde-diplomatique.fr/2009/02/A/16775), y compris les Conventions de Genève, la Charte de l’ONU, la partition de 1947 Plan, les accords de Camp David et d’Oslo, etc.
    Un tel comportement anarchique a donné à Israël l’honneur de figurer parmi les pays régulièrement condamnés (https://www.ipsc.ie/israels-violations-of-international-law-a-brief-introduction) depuis des décennies par les principales organisations de défense des droits de l’homme (https://www.hrw.org/news/2017/06/04/israel-50-years-occupation-abuses) et par l’ONU elle-même (https://www.un.org/press/en/2016/sc12657.doc.htm). … »
    Un second article paru sur le même site Internet que celui sité plus haut, (adresse Internet : «https://astutenews.com/»), intitulé: «… THE HONG KONG LOCAL ELECTIONS WERE A MONUMENTAL DEFEAT FOR FAKE NEWS, NOT CHINA …»), faisant suite à l’article de notre ami Strategika51, intitulé: «… Beijing juge les manifestations de gratitude de Hong Kong à l’égard de Washington comme « extrêmement déplacées » et « ridicules » …»

  2. A propos de la planète Vénus, tu ne devais pas nous faire quelques révélation ?

    1. Pas besoin d’aller aussi loin, ta juste à traverser la méditerranée pour te retrouver sur Mars. L’Algérie est souvent surnommée la planète rouge, elle doit sa couleur de rouille a la prédominance de sable un peu partout dans le pays, c’est simple il y’a deux villes pour 2,382 millions km² de sable rouge. 🙂

      1. Pourquoi tu ne vas pas te trouver des amis pour créer un club de discussion avec eux, car moi tu ne m’intéresse pas.

        Évite de me parler, tu es plus chiant qu’une femelle que l’on rejette.


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