L’un d’eux est né avec la seconde guerre mondiale. L’autre aussi. Les autres ont l’âge du pays, de son indépendance.

Comme dans un sprint, la cadence s’accélère dans les derniers mètres. Ainsi beaucoup d’ingrédients sont venus à la fin de cette campagne pour créditer l’un ou désemparer l’autre. La cacophonie en pareille chaleur électorale s’accentue et tient des arguments de soutien pris pour argent comptant et de défection émanant de sources dignes de foi. Tous crient et adulent le changement, les réformes, les révisions et chacun selon sa biographie publique oublie de se changer, de se reformer ou de réviser notamment pour l’un et l’autre son passé.

Le gérontocrate

Symbole de toute la chronologie nationale, des options de l’unicité de vision aux taches brisées de l’édification nationale, ce patriarche des cabinets, des statuts de la fonction publique avait fini là où il a commencé. Les dossiers et les étages du palais. Avec cependant ce flirt capricieux et en pleine ménopause avec un monde politique nouveau qu’il croît savoir maitriser. Dans ce monde là, l’on ne dirige plus avec des notes de service, des instructions. Le commandement s’y exerce autrement. Par la conviction et l’idéologie. L’ordre dans ce monde là n’est plus à un temps impératif ni au ton coercitif ; il est un acte provocateur d’adhésion et de modestie. Le rang dans ce monde là ne possède, ni parapluie, ni résidence d’Etat. Le protocole est dans la rue, auprès du peuple. Ce peuple qu’il ne connait qu’à travers une statistique de logements.

Un tel candidat, du cumul d’années et de fonctions ; il en a consommé la totalité, presque. Tous ses ans sont derrière son ambition. Il ne reste pas trop de temps pour concevoir un projet de société à même de survivre à son procréateur. De surcroit si à chaque question l’on fait une réserve, une échappatoire, pire une grande cachoterie. Se dire connaitre tout et ne rien dire, ça frôle la propagande. C’est dire qu’être candidat sans parti apparent ne peut être confondu à une nomination d’autorité par décret présidentiel auquel l’on s’est habituée depuis la post-indépendance malgré son pur nationalisme. La Présidence est l’instant de maintenant.

L’approximatif opposant

Il s’agrippe à « l’urgence nationale ». Pourquoi cette urgence ? Est-elle cette envie pressante de prendre à temps les commandes avant qu’un alea fatidique, ischémique, cardiaque ne puisse avorter le désir brûlant de dire « enfin, j’y suis, ouf ! ». L’urgence pour un pays ne se confine pas dans la précipitation ou dans l’appel du SAMU.

Question d’âge, il aurait vu toutes les codes du pays, lu tous les Dalloz sans pouvoir oser comparaitre le présidentialisme d’ici et celui d’outre-mer. Lire lui aurait été probablement chose facile. Transcrire une théorie, une critique jurisprudentielle ou commenter un arrêt célèbre et nocturne, même le tien ou ériger une doctrine algérienne lui aurait été une autre question de temps, de passion ou bien de torpeur et d’asthénie. Garder les sceaux de l’Etat sans les avoir libérés des deux poids deux mesures, prendre la destinée de l’un des plus grands patrimoines politiques du siècle sans s’habiller de punch et le lézarder d’opportunisme, servir un royaume et puis venir en fin de cycle et à l’éclaircie se blottir à une opposition ; est-ce là un bon cursus à applaudir ou à maudire ? Le Monsieur comme le premier, est une empreinte déposée sans retouche d’un système qu’il est difficile de pouvoir le voir se découdre de ses réflexions, de ses accointances. L’on ne peut au détour d’une constitution souhaitée, d’un programme électoral accommodé, changer de mode de vie. Le passé on l’assume, l’avenir on le laisse à ses enfants, malgré un parcours de grande famille révolutionnaire. La Présidence est une transparence en linéaire. L’esprit de cet instant.

Le mufti

Faire ses prières sur un pavé public nécessiterait sans étonnement de faire ses ablutions dans une fontaine publique. Un programme de désaffectation des mosquées de leur joutes rituelles au profit des boulevards, des ruelles aurait été un support de levée d’anathèmes. Quand l’on manque de chaleur managériale dans le verbe fut-il si riche et abondant, l’on s’inscrit droitement dans un sofa de fatwa pas dans un fauteuil présidentiel. Passage fonctionnel circonstanciel et éphémère, carence de carrure malgré l’amabilité dégagée et l’honnêteté qui se présume dans un nationalisme indemne et exprime un authentique patriotisme. Alors que vouloir faire d’un projet défunt un renouveau ou d’un kamis un costume alpaga n’est plus de mise en cette ère là où tant le costume ou le kamis ne sont plus des signes extérieurs de civilité ou de théologie tant ceux-ci se nichent maintenant dans la moelle épinière. La Présidence n’est pas un banc d’essai, elle est une exigence moderne de l’instant.

Le progressiste détourné

L’ardeur de la lutte, le volontariat, les villages socialistes, la jeunesse, l’anti-impérialisme et les campus universitaires étaient des lauriers sur la tête de celles et ceux qui prenaient l’engagement politique comme un sacerdoce imperturbable. Mais les vendre à la surenchère du premier mouvement d’ouverture ou à la faveur d’une démocratie à laquelle il fallait soumettre tous ses principes, cela devient du négoce politicien. On a beau à avoir ses années devant soi. On a beau à s’afficher dans la trame du futur, tout y est indiqué, sauf qu’il reste ce retour vers soi, vers sa genèse, se rafraîchir des premières sources du militantisme et réanimer pour s’allaiter encore de ce sein avant-gardiste. Se laisser berner par le chant des sirènes vantant les mérites d’un néo-libéralisme en omettant l’origine de sa naissance collectiviste n’ira pas, à peine de réadaptation ramener le siège d’El Mouradia. Alors qu’au moment où l’on se prévaut d’une jeunesse passée au clair de lune de l’engagement pour les couches défavorisées, l’on vient préparer l’ouverture de l’université au privé. Cette privatisation promise électoralement ne va pas avec la résonnance d’un discours d’un certain passé renié. Tenter de mijoter un peu les légumes de la révolution agraire avec un fruit oligarchique va encore donner une fade ratatouille. S’arrêter pour une période de décantation n’amoindrira pas l’effet de vouloir vite y arriver. Sinon le temps est un facteur déterminant, si l’on sait patienter et peut se placer comme un panneau indicateur de la bonne adresse. La Présidence est à plusieurs mandats qui offrent d’autres instants.

Le poète politisé

La courtoisie, la simplicité et la décence n’ont jamais suffit à usiner un Président. Ni encore l’art oratoire ou l’alignement symphonique des rimes et rythmes. Le sigle honni qu’il porte serait pris comme un boulet de forçat candide et innocent qu’il doit trainer jusqu’au prochain congrès disent ses fans. Il est certes né entre les vers des belles poésies, dans la bonne prose et a grandi adulte dans un rassemblement désuni, dans le dernier mauvais quart d’heure.

Le temps est à son horloge. Et tous les rêves sont permis chez quelqu’un qui ne pense qu’avec sourire faisant parfois fi du mal qui ronge les bustes, les colonnes, les voûtes et les arcs de triomphes dispersés le long de la géographie nationale. La piqure du premier cité quant à l’insinuation d’un secours militaire est une méthode habituelle, lui qui prenait les piqures du régent frère du roi déchu comme des fleurs. Comme l’espérance est toujours cet optimisme mesuré, l’on verra avec merveille ce rêve saharien, ces dunes dorées, ce coucher de soleil irradiant, ces sables soyeux se répandre aux quatre points cardinaux. L’Algérie s’apprête au-delà du 12 décembre à écrire sa nouvelle histoire, un nouveau roman national sans suspens ni chute dramatique ni tragique. De l’espoir, de la jeunesse. Loin de la « négritude » de Léopold Sédar Senghor, la Présidence est aussi une attitude intellectuelle. « L’algériatude » instantanée.

Le peuple

L’on doit en parler même s’Il n’est pas candidat, car c’est lui qui justifie l’existence et la survie de ces candidats. C’est pour lui qu’ils courent monts et piedmonts. Il n’a pas de nom, juste des qualificatifs et beaucoup d’épithètes. Parfois un nombre, un conglomérat dense et épars. C’est celui que les cinq tentent d’amadouer, de berner. Ils ont promis pour lui tous les paradis. Tous les programmes se ressemblent et rallient le même diagnostic au même traitement, il n’y a que les copies qui changent de ton et de nuances. L’innovation utopique ou banale et les notions nébuleuses sont dans les slogans de chacun. Ce peuple là, cette dimension axiale de l’opération électorale est segmenté dans ses diverses visions de la résorption de la crise actuelle. La rue persévère à gronder chaque vendredi contre ces élections agencées sous la supervision de la « iissaba ». Le peuple dont il s’agit d’exciter l’engouement a certes des préférences pour l’un ou l’autre. Il saura faire sa participation, son boycott ou sa neutralité. C’est ce à quoi justement tous les candidats aspirent à construire comme modèle de gouvernance. Une démocratie où chaque voix, dans une réciprocité respectera son contraire.

El Yazid Dib

Cet article a été initialement publié ici.

Publicités

2 commentaires

  1. Les cinq candidats en lice ?
    Les candidats au scrutin du 12 décembre ont tous été liés au régime ou ont eu des responsabilités sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika.
    La personnalité et le parcours politique des cinq candidats à l’élection présidentielle voulue et imposée par l’armée n’auront fait qu’accentuer le rejet populaire d’une campagne caractérisée par des meetings perturbés et des salles à l’assistance clairsemée. Tous les candidats ont été liés politiquement au régime et ont parfois été de proches collaborateurs d’Abdelaziz Bouteflika.

    Adelaziz Belaïd à 56 ans , natif de Merouana, dans la wilaya de Batna, est le plus jeune des candidats et le seul à ne pas avoir été ministre. Il a cependant derrière lui une longue vie d’apparatchik au sein du Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique) et de ses organisations satellites.
    Il a ainsi dirigé l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA) pendant vingt et un ans (de 1986 à 2007).
    Selon sa biographie officielle, il est titulaire d’un diplôme de médecine et d’une licence en droit. Mais son choix de carrière se tourne vers les appareils du FLN.
    En 1999, il prend la direction de l’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA).
    Il est élu député à l’Assemblée nationale à deux reprises sous la bannière du FLN.
    Lors de la présidentielle de 2004, il soutient Ali Benflis – les deux hommes sont de la même région –, contre Abdelaziz Bouteflika.
    En 2012, alors que les octrois d’agréments à des partis sont bloqués, il est autorisé à créer sa propre formation politique, le Front El Moustakbal (FM).
    En 2014, il est candidat à la présidentielle pour la première fois.
    Le clan Bouteflika lui aurait donné un coup de pouce dans la collecte des signatures afin d’affaiblir Ali Benflis dans sa région, Batna, au nord-est du pays.
    Selon les chiffres officiels, il est alors troisième avec 328 000 voix, soit 3 % des suffrages exprimés.

    Ali Benflis, l’éternel candidat
    Ali Benflis, 75 ans, ancien premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika, est candidat pour la troisième fois. A Alger, le 10 novembre.
    Ali Benflis, 75 ans, ancien premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika, est candidat pour la troisième fois.
    A Alger, le 10 novembre. RYAD KRAMDI / AFP
    Agé de 75 ans, deux fois candidat malheureux contre Abdelaziz Bouteflika (en 2004 et 2014), Ali Benflis veut croire que la troisième sera la bonne et qu’il fera taire les pronostics des opposants à la présidentielle prédisant qu’il sera, une fois de plus, un simple « lièvre ». Ancien magistrat puis avocat, M. Benflis a été ministre de la justice de novembre 1988 à juillet 1991.
    Son retour aux affaires se fait en 1999 avec Abdelaziz Bouteflika, candidat à la présidentielle soutenu par l’armée, dont il est le directeur de campagne.
    Après l’élection, il devient son directeur de cabinet puis son chef de gouvernement (2000-2003), fonction qu’il cumule avec celle de secrétaire général du FLN.
    En juin 2001, il interdit les manifestations dans la capitale, après les émeutes qui ont entouré la marche contre la répression en Kabylie, le 14 juin. Une décision prise par un simple communiqué qui lui colle toujours à la peau et sur la base de laquelle les gouvernements successifs vont s’appuyer pour maintenir l’interdiction de manifester.
    Après des velléités d’émancipation, il est limogé par Abdelaziz Bouteflika en mai 2003. Il se porte candidat à la présidentielle en 2004 avec le soutien, bien solitaire au sein de l’armée, de l’ancien chef d’état-major, feu Mohamed Lamari.
    Il récidive en 2014 et échoue. Ali Benflis, proche collaborateur de Bouteflika, peut se prévaloir d’être celui qui a rompu le plus tôt avec lui. Un argument auquel les opposants à la présidentielle du 12 décembre sont peu sensibles.

    Abdelkader Bengrina, caution islamiste et populiste
    Abdelkader Bengrina, 57 ans, ancien ministre du tourisme, est le leader d’un petit parti, Al-Bina Al-Watani (la construction nationale). A Alger, le 6 décembre.
    Abdelkader Bengrina, 57 ans, ancien ministre du tourisme, est le leader d’un petit parti, Al-Bina Al-Watani (la construction nationale).
    Le régime algérien ne conçoit pas les élections sans la candidature, toujours perdante, d’un islamiste.
    Le Mouvement de la société pour la paix (MSP, issu du courant des Frères musulmans), le principal parti islamiste légal, ayant décidé de ne pas participer aux élections, c’est Abdelkader Bengrina, 57 ans, ancien ministre de Bouteflika et leader d’un petit parti, Al-Bina Al-Watani (la construction nationale) créé en 2013, qui assure cette « représentation ».
    Entré en dissidence du MSP en 2009, il a fait un long parcours dans les institutions du régime.
    Il a été membre du parlement désigné, le Conseil national de transition en 1997, puis ministre du tourisme de 1997 à 1999 dans un gouvernement de coalition auquel a pris part son ancien parti, le MSP, puis député. L’homme qui n’hésite pas à se prétendre le représentant du Hirak, le mouvement de contestation entamé le 22 février 2019, a rejoint la tendance en vogue au sein du pouvoir à savoir pourfendre la Issaba (« la bande »), terme désignant le clan Bouteflika aujourd’hui déchu. Pourtant, M. Bengrina a constamment soutenu le président Bouteflika, y compris sa candidature à un cinquième mandat. Ses tentatives de réviser l’histoire suscitent les sarcasmes sur les réseaux sociaux où des internautes ont recours à la pratique du « VAR » (en référence à l’assistance vidéo à l’arbitrage dans les compétitions sportives) qui consiste à ressortir les anciennes déclarations des responsables.

    Azzedine Mihoubi, 60 ans, écrivain et journaliste, a reçu le soutien du FLN pour le scrutin du 12 décembre.
    Azzedine Mihoubi, 60 ans, écrivain et journaliste, a reçu le soutien du FLN pour le scrutin du 12 décembre.
    Son mentor, l’ancien premier ministre Ahmed Ouyahia, est en prison, poursuivi dans des affaires de corruption alors que lui, Azzedine Mihoubi, 60 ans, écrivain et journaliste, est candidat à l’élection présidentielle.
    Certains considèrent qu’il est le candidat préféré du système – il a reçu le soutien du FLN. Directeur de l’information à la télévision publique, le canal le plus officiel du régime, en 1996, il entre en politique avec le Rassemblement national démocratique (RND), un parti créé par le pouvoir en 1997 pour offrir des opportunités à ses clientèles politiques. Mais aussi affaiblir le FLN qui avait basculé dans l’opposition sous la direction d’Abdelhamid Mehri (1992-1996). Trois mois après sa création, et à la faveur d’une fraude électorale généralisée, le RND dirigé à l’époque par Abdelkader Bensalah, l’actuel chef d’Etat par intérim, obtient la majorité au parlement. Azzedine Mihoubi est député dans ce « parlement de la fraude », comme l’a surnommé l’opposition. Sa carrière politique va se faire sous le parrainage d’Ahmed Ouyahia qui prend la direction du RND en 1999, et qui le fera entrer au gouvernement en 2008.
    Mihoubi est ministre de la culture depuis 2015 quand survient, à partir du 22 février 2019, le mouvement de contestation exigeant un changement radical de régime. Contrairement à certains cadres du RND, qui ont rapidement chargé Ahmed Ouyahia après son incarcération pour corruption en juin 2019, M. Mihoubi a adopté un profil bas, ce qui a été considéré comme une forme de loyauté.
    Cela lui a permis de prendre la direction par intérim du RND et d’en être le candidat.

    Abdelmadjid Tebboune, le retour du sacrifié
    Abdelmadjid Tebboune, 74 ans, a été premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika du 25 mai au 15 août 2017.
    Abdelmadjid Tebboune, 74 ans, a été premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika du 25 mai au 15 août 2017.
    Bien que son fils ait été arrêté dans le cadre de la retentissante affaire des 701 kilos de cocaïne saisis dans le port d’Oran en mai 2018, Abdelmadjid Tebboune, 74 ans, passait, avant le début de la campagne électorale, pour être le candidat du régime, certains le créditant d’une proximité avec le chef de l’armée, Ahmed Gaïd Salah.
    Mais la défection, à la dernière minute, de son directeur de campagne, Abdallah Baali, ancien ambassadeur dans plusieurs capitales occidentales, a commencé à instiller le doute. L’arrestation, fortement diffusée par les médias privés liés au pouvoir, d’un de ses proches, l’homme d’affaires Omar Alilat, placé en mandat de dépôt pour corruption, l’a renforcé. Ce diplômé de l’école nationale d’administration en 1969 a été plusieurs fois walis (préfet) avant d’occuper diverses fonctions ministérielles.
    En tant que ministre de l’habitat, il a assuré le suivi du chantier controversé de la Grande Mosquée d’Alger décidé par Bouteflika. Désigné premier ministre le 25 mai 2017, il a été limogé le 15 août suivant, après avoir eu des velléités de s’attaquer à l’homme d’affaires Ali Haddad, un proche de Saïd Bouteflika, frère du chef de l’Etat.
    Ce limogeage ne l’a pas empêché d’exprimer publiquement sa « loyauté » envers le président Bouteflika en le soutenant pour un cinquième mandat.

  2. De toute facon ses elections sont nulles et non avenues!
    Il n’y aura pas de president, il y aura a la place une periode de transition!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.