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26/09/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

La fuite de Carlos Ghosn du Japon vers le Liban a été organisée par une société de sécurité privée activant en Syrie et en Libye et travaillant indirectement pour le Gouvernement français

Des informations de sources sûres indiquent que l’exfiltartion du franco-libano-brésilien Carlos Ghosn, ex-Président Directeur-Général du groupe Renault-Nissan, du Japon où il était en résidence surveillée au Liban a été organisée par une société de sécurité privée soutenant les forces du Maréchal Khalifa Haftar en Libye et présente aussi bien au Kurdistan irakien que dans la province rebelle d’Idleb en Syrie.

Cette affaire a sidéré les autorités niponnes car elle rappelle à juste titre l’intervention musclée des services spéciaux français dans le cadre de la malheureuse affaire du Rainbow Warrior en Nouvelle Zélande survenue en 1985. Certes, il n’y a pas eu mort d’homme cette fois mais les autorités japonaises ont très mal apprécié l’usage de mercenaires dans le règlement d’un différend commerciale et une affaire judiciaire en cours.

Le 10 juillet 1985, un commando de la DGSE a planté deux mines explosives sur un navire de L’ONG écologiste Greenpeace qui protestait contre les essais nucléaires français à Moruroa dans le Pacifique. Le sabotage du Rainbow Warrior causa la mort du photographe Fernando Pereira

Le système judiciaire japonais est l’un des plus durs au monde mais l’affaire Ghosn inclut depuis le début un volet sécuritaire non divulgué par le gouvernement japonais et il s’agissait bien d’une série d’affaires d’espionnage industriel et technologique de très grande ampleur allant bien au delà des accusations officielles de malversations sont est accusé Carlos Ghosn. Ce volet est bien connu dans le milieu de l’industrie automobile mondiale et demeure toujours un sujet tabou.

Le Liban dont Carlos Ghosn possède la nationalité a déjà fait savoir que son ressortissant est entré légalement au Liban et qu’il ne fait l’objet d’aucun mandat de recherche. De fait, il n’existe aucune Convention d’extradition entre le Liban et le Japon.

L’entrée de Carlos Ghosn au Liban fait l’objet d’un mystère. Il a été exfiltré du Japon par une équipe de professionnels dotés du nec plus ultra en matière de communication satellitaire cryptée et d’un réseaux de correspondants au Kazakhstan, en Azerbaïdjan et en Turquie. Le mystère demeure entier quant à savoir comment un jet privé sans balise ait pu tromper la vigilance de la surveillance aérienne japonaise. Il demeure entendu que la Turquie était partie prenante de l’opération.

Carlos Ghosn s’est plaint d’un acharnement judiciaire au Japon qui ne pouvait s’expliquer par les simples chefs d’accusation dont il faisait l’objet mais laisser planer de très fortes suspicions sur d’autres volets liés à l’espionnage industriel et au sabotage de certains segments de l’industrie automobile nipponne. Ce volet n’a pas été rendu public par la partie japonaise.

Dans tous les cas, cette affaire va très durablement marquer les Japonais qui la ressentent comme une humiliation quasiment insurmontable. Les services spéciaux nippons n’arrivent pas à accepter que des mercenaires français soient intervenus au Japon comme en Centrafrique ou au Tchad pour soustraire un PDG d’un groupe mondial des griffes de la justice procéduriere nipponne. C’est une humiliation qui aura non seulement de sérieuses conséquences au sein des appareils sécuritaires et judiciaires japonais mais impactera durablement les partenariats entre la France et le Japon.

Le Japon n’a aucune chance d’arrêter à nouveau Carlos Ghosn et son industrie automobile mettra des décennies à se remettre des opérations clandestines menées ces derniers années par le groupe ayant entouré Carlos Ghosn lorsqu’il dirigeait le groupe Renault-Nissan.

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