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19/09/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

La collusion entre les pays occidentaux, Israël et les pays Arabes du Golfe avec Daech et les autres factions extrémistes de la rébellion syrienne n’a jamais été un secret

Cette photographie datant de 2015 montre une des rencontres régulières réunissant des combattants de Daech et de l’ex Al-Qaeda avec des soldats des forces de défense israélienne (IDF) à un checkpoint déserté de la Force des Nations Unies Chargée d’Observer le Désengagement (FNUOD ou UNDOF).

Les relations entre des factions de la rébellion et les forces régulières israéliennes n’ont jamais été secrètes.

Des centaines de combattants de Daech ou d’Al-Nosra blessés dans les combats à l’intérieur de la Syrie contre les troupes syriennes et les forces paramilitaires pro-gouvernementales, ont bénéficié d’une prise en charge médicale dans les hôpitaux militaires israéliens.

Bien plus, les forces aériennes israéliennes ont souvent offert un soutien feu tactique ou stratégique aux rebelles les plus radicaux de Syrie quand ces derniers étaient en difficulté. Entre 2012 et 2015, l’une des missions principales assignées aux unités de Daech était d’attaquer ou de neutraliser les installations du dispositif de la défense aérienne syrienne en se basant sur une imagerie satellite à très haute résolution et un système de communication crypté que les renseignements de l’Armée de l’air syrienne n’avaient pu décrypter à l’époque. Techniquement, Daech faisait un travail de précurseur pour les forces israéliennes en Syrie en désactivant ou neutralisant la grille de défense aérienne syrienne. Condition sine qua non d’une supériorité aérienne élusive que les israéliens n’ont jamais réellement acquis en Syrie occidentale.

Les approvisionnements israéliens en armes et en munitions à Daech n’étaient pas aussi importants que ceux des autres pays Occidentaux et Arabes mais les israéliens ont par dessus tout chercher à exploiter la situation pour orienter les attaques de Daech de manière à obtenir un affaiblissement systématique, ordonné et étudié des capacités de défense des forces armées syrienne et plus particulièrement une suppression initiale des défenses aériennes syriennes par des moyens asymétriques. L’avantage de Daech en matière d’imagerie satellite lui permit de prendre le dessus sur l’armée syrienne et menacer le littoral méditerranéen où étaient concentrés les populations les plus acquises au gouvernement syrien. C’est à ce moment précis que le président Bashar Al-Assad prit la décision d’activer les clauses secrètes des Accords stratégiques liant la Syrie à l’ex-Union Soviétique (ex-URSS), tombées en désuétude du temps de Boris Eltsine avant d’être reconduites et renforcées avec la Russie à l’avènement du premier mandat du président Vladimir Poutine.

La rébellion syrienne à été soutenue par la quasi-totalité des pays de l’Organistation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et des riches pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) avant le clivage entre le Qatar et l’Arabie Saoudite. La France et la Grande ont déployé un zèle très particulier dans leur soutien politique, militaire, diplomatique, logistique et informationnel aux groupes terroristes les plus radicalisés allant jusqu’à leur fournir des combattants recrutés par les services spéciaux des milieux défavorisés des banlieues des grandes villes françaises et britanniques. Tous ces efforts furent réduits à néant par l’intelligence stratégique de l’alliance syro-russe qui parvint à partir de 2016 à inverser le cours de la guerre en permettant à Damas de reconquérir un par un les grands bastions rebelles.

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