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20/04/2021

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Recrudescence des opérations militaires israéliennes au Liban, en Syrie et en Irak

Profitant des troubles politiques aux États-Unis dont il a été l’un des intervenants et exploitant l’état de faiblesse extrême de son environnement géopolitique immédiat, Israël mène sa plus vaste campagne de raids aériens et d’opérations spéciales visant simultanément le Liban, la Syrie et l’Irak, sans rencontrer la moindre résistance jusqu’ici.

Cette fois-ci, les avions de combat israéliens étaient tellement assurés de ne rencontrer aucune entrave qu’ils survolent désormais le Liban a très basse altitude. Hier, des avions israéliens ont survolé des zones résidentielles à une vitesse supersonique et à très basses altitude, terrorisant une grande partie de la population libanaise. Peu de temps après , des raids israéliens sont signalés en Syrie orientale, près des frontières avec l’Irak. Des localités de Deir Ezzor et d’Aboukamal sont bombardées à deux reprises consécutives. Des localités frontalières irakiennes sont également touchées. A quelques heures d’intervalles des raids israeliens visent le Sud de la Syrie à partir du Golan où les échanges de tir entre militaires syriens et israéliens sont de plus en plus fréquents.

Lancement d’un missile Sol-Air syrien contre un objectif hostile dans le Sud de la Syrie. 07 janvier 2021.

D’après des sources syriennes, les appareils hostiles ayant attaqué l’est de la Syrie venaient d’Irak. Un mode opératoire assez connu et éprouvé de par le passé récent. Ces raids confirment que l’ensemble de l’est de la Syrie demeure depourvu de la moindre défense aérienne, contrairement à la Syrie occidentale. Cette dernière n’a pas échappé non plus aux opérations spéciales commanditées par les services spéciaux israéliens: une série d’attentats terroristes à la bombe ont frappé des hôpitaux militaires et des bus de l’armée syrienne, causant plus d’une cinquantaine de victimes dont vingt-cinq morts à Homs.

Le plus étonnant dans ces incidents est que personne n’ait songé à utiliser un canon de DCA ou un missile sol-air portable au cours du passage incessant d’avions hostiles à basse altitude au-dessus du Liban, en Syrie méridionale ou en Irak occidental et ce fait à lui seul révèle le degré de faiblesse dans laquelle se trouvent ces pays en ce début d’année 2021. Une situation inquiétante qui préfigure l’imminence d’autres désastres.

Le retour du parti de la guerre et de la langue de plomb à Washington est vu d’un très œil par les faucons israéliens. En dépit de “toutes les concessions possibles de Donald Trump à Israël, il a fini par se faire jeter comme un malpropre par un Netanyahou très opportuniste” selon un analyste arabe, qui considère la prochaine phase de la stratégie US au Moyen-Orient comme le remake des pires années du régime d’Obama.

La plupart des analystes s’accordent qu’il n’y aura pas de guerre avec l’Iran dont les liens avec certains éléments de l’État profond US vont se renforcer, surtout après la nomination de William Joseph Burns à la tête de la CIA. Une partie des elites iraniennes, surtout celles opposées à Khamanei, croient à tort qu’il est encore possible de composer et de renégocier un Accord avec Washington. Par contre, la lutte d’influence continuera le long du croissant dit fertile et des pays comme le Liban, la Syrie et l’Irak demeureront des champs de bataille d’une guerre par procuration entre les puissances régionales et internationales.

En d’autres termes, plus de guerres et de destructions dans un monde totalitaire qui fera semblant d’ériger la protection d’un environnement pollué en nouveau culte impérial. Du spectacle en perspective…

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