Archives mensuelles : juillet 2021

Axis of Evil (Exclusive)

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I am now too old to physically fight against the forces of darkness that increasingly spread over the land. But I will write about it, and try to explain.

More than sixty years ago a Coup d’état took place which changed the world’s direction. About the JFK (John Fitzgerald Kennedy) assassination some say, “America was always bad, and just went from bad to worse”, but that trivializes the substance of this Coup d’état and ignores the fact that powerful moneyed Elites consolidated power over the West. Their goal now is to reduce the world’s population.

For more than seventy years the powers that be – especially Wall Street and world markets – have setup a system to eventually enforce their means of such destruction… by greed. Now that greed has possessed the world and led to an impasse for the planet, which must be addressed.

As Jay Weidner wrote, if the world’s population lived like Zen Buddhists there would be no need to cull the herd; but when most hope to live like Bill Gates, then Bill Gates must become involved.

Briefly, the capitalist system allowed certain freedoms from repression of feudalism, but capitalism has now adopted a feudal quality characterized by crony capitalism, and its criminality. The criminals are in charge. The idea of socialism, being what’s good for everyone, hit the blocks with regard to who decides what’s good for everyone …and how will that be paid for? No ideological system devised so far – and especially crony capitalism – is sustainable long term.

For centuries Elites approached the practical matters above via Warfare and the control of the population via the debt that warfare produced. Indeed, the criminals at US State and the CIA have for many years invoked ‘strategic balancing’ which is a fancy term for war, whether covert or overt. The world’s population has grown nonetheless, and warfare no long functions as a means to balance it. There are indications that even global Elites understand the foregoing.

Many years ago, as Carlos Montoya, I wrote for the now defunct GNN website that there were five scenarios by which Elites might exploit their desired Armageddon:

1) Nuclear war
2) Induced Disease
3) Natural disaster
4) Financial collapse
5) General Insurrection

…and ranked those five scenarios according to probability. But Montoya’s article of twenty years ago has long since vanished into the ether. The gist was my conviction that financial collapse would be the Elite’s choice for culling the herd, when smoke-and-mirrors of the financial system could no longer be maintained.

The financial collapse of 2008-2009 nearly proved such theory correct, but mainly resulted in roving bands of homeless living in waysides and turnouts, while the global population strain on Bill Gates’s precious resources continued to grow.

Nuclear war was discounted, because ultimately such impacts Elites too, regardless of what preparations they may make.

And it seemed that induced disease would not be an option either to reduce the population, since Elites and their families would potentially suffer from the contagion, too.

Imagine my surprise. While the contagion may not kill in the numbers Elites envisaged, this is of course one desired outcome. Most importantly, Elites impose control over the population, and long-term consideration on how such restrictions may curb human reproduction, which is important.

Recently Elites even attempted to frighten the populace with the prospect of a ‘UFO threat’. What the UFO threat was about or why it was attempted is unknown, but the world’s populace laughed off the idea. With the incredulous knowledge that aliens – even if they are human – already live among us with their predilection for unreason, perhaps it was just another “test”.

But then there is war too, which still rages in areas of the world, some largely forgotten, like Yemen, the Donbass, and Somalia.

So what about war? Centuries ago until today, critical thinkers asked, “Where are the great philosophers of today?” I will submit one: Bruce Lee. In the ‘Tao of Jeet Kune Do‘ Bruce Lee wrote that one must learn to think like the enemy, without becoming the enemy.

As a man of peace in search of harmony, Lee ultimately understood that commitment to non-violence was of utmost importance. By contrast, being capable when violence is enforced upon us, is the quandary all who are antiwar must face. Our principles forbid us from engaging in violence, however the State is enforcing violence upon us. What to do?

It is the forever struggle of how we may live in peace when great powers enforce war upon us. And now, with this contagion, apparently engineered to control us, we face a dilemma just as challenging if not more so.

The goal of life is not to be in accord with the ranks of the majority, but to avoid ending up among the ranks of the insane.” — Marcus Aurelius

Steve Brown

Strategika 51 Exclusive

Surprise stratégique : la Chine accueille le Mollah Baradar et avance ses pions en Afghanistan

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Adepte d’une politique subtile et très fine, il est rare que la Chine officielle joue cartes sur table.

Une délégation de haut rang des Talibans d’Afghanistan, menée personnellement par le Mollah Baradar, chef suprême du mouvement et longtemps l’un des hommes les plus recherchés au monde, a rencontré aujourd’hui le Chef de la diplomatie chinoise, Yang Yi.

Peu avant cette rencontre plus que surprenante, la visite du Chef de la diplomatie pakistanaise, Qurechi, accompagné du Directeur général de l’ISI (Inter-Service Intelligence) en Chine aurait préparé le terrain à un possible accord entre la Chine et les Talibans visant la suppression définitive de l’influence US dans la région et la promotion de la route de prospérité chinoise à travers l’Asie centrale.

En recevant le Mollah Baradar, le successeur du Mollah Omar, la Chine offre une reconnaissance tacite aux Talibans d’Afghanistan en tant que principale force politique et militaire du pays mais entérine ce qui s’apparente à une cuisante défaite stratégique US après plus de deux décennies de conflit dans lequel ont été engloutis des trillions de dollars US et des dizaines de milliers de vies en pure perte.

Image plus que surprenante! Le Mollah Baradar, qui était la cible militaire la plus prioritaire des drones d’attaque US jusqu’à une époque récente, reçu par le Chef de la diplomatie d’une superpuissance mondiale.

La Chine dispose donc d’une stratégie spécifique pour la question afghane qui l’intéressé au plus haut point. Officiellement, Beijing affirme qu’il œuvrera pour la paix et la stabilité de l’Afghanistan débarrassé des forces étrangères en y investissant dans les infrastructures de base et en connectant ce pays à l’initiative économique chinoise. On sait déjà que la Chine a offert aux Talibans un pack complet incluant un réseau autoroutier et ferroviaire en échange d’une paix durable et l’exclusion définitive des États-Unis et leurs alliés de ce pays frontalier avec la Chine.

C’est également un véritable pied de nez en direction de la propagande US sur les Ouïghours chinois: la Chine, accusée par l’empire de génocide contre les musulmans ouïghours dans le Xinjiang, s’allie et coopère avec les Talibans d’Afghanistan, des radicaux musulmans sunnites tout en renforçant ses relations avec l’Iran chiite (annulant ainsi un autre outil de division basé sur le clivage Sunnite/Chiite, cheval de bataille de la stratégie occidentale dans le monde musulman après l’invasion désastreuse de l’Irak).

C’est un cas d’école de la stratégie chinoise infiniment plus subtile et profonde que ne laisse penser une apparence placide et calme. Dans ce cas de figure, elle vient de donner une double leçon de diplomatie et de stratégie au marais Washingtonien et ses relais internationaux.

C’est grâce à l’enlisement sans fin des États-Unis en Afghanistan et dans ce quelle appelait la Guerre sans fin contre la terreur que la Chine a pu se hisser au premier rang mondial. Elle veut maintenant démontrer la fiabilité de l’approche chinoise excluant la guerre dans un des pays les plus turbulents de la planète où tout l’arsenal de guerre de l’Empire a échoué (drones, forces spéciales, contre-insurrection de nouvelle génération, guérillas parallèles, bombardements aériens, maillage du territoire, prébendes des chefs locaux, corruption, etc.)

Les médias américains n’ont rien vu. Ils sont restés intoxiqués par les rumeurs d’un soutien militaire russe assez improbable aux Talibans alors que c’est la Chine qui attendait patiamment que le fruit rongé par les vers tombe tout seul.

Cela prouve que toute la stratégie US dans cette région du monde a non seulement échoué mais permis à la Chine d’etendre son influence vers l’Ouest et s’entretenir avec la principale force qui a émergé du conflit afghan. Realpolitik et stratégie de l’usure.

Nous sommes surpris par cet esprit stratégique insondable fondé sur l’art de la patience et de l’opportunité que nous ne pourrons jamais comprendre même en vivant une éternité en Chine. Les néoconservateurs US ont donc fini par offrir un très beau cadeau aux chinois. L’ex-président américain George W. Bush (il se recycle comme il peut dans la promotion des vaccins ces derniers temps) pourrait bien être un jour le récipiendaire d’une haute décoration de la République populaire de Chine pour services rendus.

Ronald Reagan avait reçu les Moudjahidines Afghans dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington dans les années 80. À l’époque ils étaient qualifiées de combattants de la liberté puisqu’ils se battaient contre l’Union Soviétique. Trois décennies plus tard, les chinois reçoivent les Talibans et les qualifient de partenaires fiables pour la paix. La différence sémantique est de taille mais le fond demeure le même. Dans le jeu des puissances et plus précisément dans le grand jeu asiatique au cœur duquel l’Afghanistan est un pivot central, la nuance est assez importante pour être soulignée. La Chine assume pleinement et sans complexe son nouveau rang de puissance mondiale dans un monde où plus rien ne sera comme avant.

Afghanistan : un casse-tête sans fin

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Les Talibans d’Afghanistan ont capturé des passages frontaliers importants de ce pays enclavé, s’accaparant ainsi une part substantielle des des revenus douaniers avec l’Iran (Ouest), le Tadjikistan (Nord), le Pakistan et la Chine. La perte progressive des postes frontaliers prive le gouvernement de Kaboul de revenus essentiels pour le fonctionnement d’une armée en sur effectifs mais peu efficace. Par conséquent, le budget du gouvernement afghan sera d’ici peu de temps entièrement soutenu par l’aide financière internationale.

Après plus de vingt années de guerre et des trillions de dollars de dépenses, l’intervention militaire de l’Empire a abouti à une débâcle stratégique que Washington va tenter d’exploiter pour déstabiliser la Chine et la Russie. Les désaccords apparus entre la Chine et le Pakistan sur l’approche à adopter pour résoudre la question afghane ou encore la différence d’angles de vue séparant Moscou de Téhéran sur ce conflit mettent en exergue l’extraordinaire complexité d’une région dans laquelle le régime de Bush junior s’était engouffré tête la première sans savoir où il allait mettre les pieds. C’était un formidable piège dont il semblait difficile d’en sortie indemne. Vingt ans après, la victoire des Talibans est presque totale. Le Chef d’état-major des armées US a reconnu lui-même que les Talibans afghans contrôlaient la moitié des localités du pays mais aucune capitale provinciale (toutes assiégées). Cela veut dire que sur le terrain, la réalité est encore plus marquée.

Le gouvernement de Kaboul continuera à drainer les finances des alliés de Washington. Les options stratégiques sont peu nombreuses. La création d’un Daech local (du Khorassan) par les services spéciaux pour contrer les Talibans s’avère peu efficace à entretenir une guerre interethnique ou interconfessionnelle; la création de milices turkmènes par les services spéciaux turcs aura un impact limité puisqu’il se base sur des relents de panturkisme que refusent même les adversaires des Talibans. Reste l’option chinoise mais celle-ci se heurte à la vision de l’ISI, les redoutables services de renseignements pakistanais, qui ont joué un grand rôle dans la création des Talibans afghans dans les années 90 et qui continuent à jouer sur tous les tableaux avec en ligne de mire la suppression de l’influence indienne et l’évitement d’une prise en étau entre l’arch-rival indien et un Afghanistan historiquement source de toutes les conquêtes qui ont déferlé sur le sous-continent.

Un véhicule d’une milice turkmène capturé par les Talibans. La Turquie joue un rôle croissant dans le conflit afghan avec objectif d’assister le gouvernement à tenir les villes en priorité et à abandonner les campagnes aux Talibans.

Un bombardier stratégique lourd B-52H de l’US Air Force photographié près de Kandahar (juillet 2021). Le soutien aérien US aux forces afghanes a permis de repousser des assauts des talibans visant Kandahar (Sud) et Balkh (Nord). Cette stratégie devrait s’intensifier dans les semaines qui viennent.

L’adhésion de nouvelles recrues aux Talibans a multiplié les exactions que commettent de nouveaux combattants souvent analphabètes à l’égard de certaines catégories de la population. L’assassinat d’artistes, de comédiens connus et surtout d’un comique populaire qui a subi des mauvais traitements avant une exécution gratuite (vidéos disponibles mais non diffusables par respect aux familles des victimes) ont grandement desservi le mouvement dans le Sud et galvanisé certaines tribus qui refusent que des “jeunes désœuvrés” puissent prendre le pouvoir et y exercer des représailles contre les classes moyennes en se basant sur le degré de leurs frustrations sociales ou de leur incapacité à se faire une place en société.

L’unique solution de sortie de crise en Afghanistan consiste en un consensus de l’ensemble des factions pachtounes en faveur d’un gouvernement inclusif de tous les partis et les communautés du pays, auquel les Talibans doivent adhérer sans pour autant y exercer un pouvoir exclusif. Cet objectif est déterminé par le degré de consensus en faveur de la paix exprimés par les principaux chefs pachtounes et leur capacité de dire non à toute influence extérieure. La neutralisation des influences US, pakistanaise, indienne, iranienne et celles des pays du Golfe ne peut réussir que grâce à une nouvelle alliance endogène fédérée autour d’une idée commune visant le retour d’une paix envolée depuis plus de quatre décennies. Un objectif qui semble hors d’atteinte vu la configuration sociologique afghane. Un casse tête sans fin.

Mali: les prémisses d’une nouvelle géopolitique africaine se précisent

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La tentative d’assassinat du Président de la transition de la République du Mali, le colonel Assimi Goita, en pleine prière de l’Aïd El-Kébir dans la grande mosquée de Bamako a été mise en échec grâce à la vigilance des fidèles. Elle s’inscrit dans une nouvelle série d’éliminations physiques directes ciblant certains chefs d’États africains et insulaires.

Dans la vidéo amateur prise par un smartphone montrant la tentative d’assassinat du Président intérimaire malien, on s’aperçoit clairement que l’assaillant avait tenté d’égorger sa cible en pleine mosquée. L’attaquant est mort en détention sans plus de précisions fournies (exécuté ?) mais les commanditaires de cette opération sont ailleurs et feront tous ce qui est possible pour parvenir à un objectif qu’ils estiment essentiel.

La tentative d’assassinat du président Assimilé Goita dans la grande mosquée de Bamako en pleine prière de l’Aïd El-Kébir rappelle les assassinat de certains Califes par de faux convertis au début de l’Islam.

L’intervention militaire française a abouti à une impasse totale. C’est un double échec politique et stratégique sans aucun gain possible, faute d’une définition claire des objectifs.

Au lieu de définir l’objet et l’objectif d’une intervention dans une zone désormais hostile, Paris s’est perdu dans des considérations idéologiques fort éloignées de la réalité et de la nature du terrain.

Le résultat est sans appel: un fiasco caché par le vent de sable du septentrion malien désertique. D’où la réticence des autres pays de l’OTAN à s’embourber dans une entreprise sans issue fiable. Les rares pays ayant fourni des contingents et une assistance logistique se sont heurtés à moult difficultés, souvent inextricables mais ont préféré sous-traiter la chair à canon à sacrifier aux combattants tchadiens et d’autres pays africains se battant sous l’égide des Nations Unies.

Si l’action de la France a permis de sauver Bamako en 2012, elle n’a pas permis de saisir la complexité géostratégique d’une zone sahélienne ayant toujours échappé aux pouvoirs centraux et éludé la cause principale du conflit : la pauvreté et la marginalisation de zones entières de l’aide au développement, systématiquement détournée par une élite corrompue. Elle a aussi non seulement éludé l’irrédentisme de certains groupes ethniques mais l’a aggravé en l’étendant à d’autres composantes de la population qui n’avaient jamais posé problème jusqu’au milieu des années 2010.

L’intervention asymétrique russe en Centrafrique et la résurgence de l’action soft chinoise visent désormais le Mali comme un pays à arracher au binôme France-USA (Washington visait à évincer la France de ce pays du Sahel depuis 2005). Cet objectif stratégique auquel s’est jointe la Turquie se précise de plus en plus dans un contexte international qui se délite à grande vitesse et dont l’aboutissement façonnera grandement la nouvelle géopolitique africaine à l’horizon 2030-2040.

Photographie d’illustration: Illustration montrant Mansa Moussa, puissant souverain de l’Empire du Mali au Moyen-Âge, détenteur de la moitié de l’or du monde médiéval.

Washington veut empêcher la chute de Kaboul depuis les airs…

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En pleine débâcle stratégique en Afghanistan, Washington entretient toujours l’illusion d’empêcher la chute du gouvernement afghan en utilisant le soutien aérien massif aux troupes afghanes au sol pour faire face aux motocyclistes Talibans.

Les Talibans afghans ont gagné le momentum stratégique pour paraphraser les termes d’un des plus hauts responsables militaires du Pentagone mais certains stratèges US pensent qu’il sera toujours possible d’éviter un scénario pire que celui du Vietnam en recourant à une combinaison qui s’est avérée gagnante en Libye mais foireuse en Syrie.

Les Talibans gagnent rapidement du terrain et faute d’une infanterie mécanisée, ont adopté la motocyclette de petite cylindrée, formant ainsi des colonnes de motocyclistes armés pouvant fondre subitement sur un lieu donné avant de disparaître dès l’apparition d’avions de combat soutenant les forces du gouvernement de Kaboul. Après plus de deux décennies de guerre ruineuse, les États-Unis et leurs alliés se retrouvent à combattre une sorte de version locale des Hell Angels, une sorte de corporation de motards américains infiltrée depuis longtemps par le FBI et d’autres services de de la sécurité intérieure US.

Pour le moment, les Talibans ont le vent en poupe et refusent tout compromis. Ils ont refusé en bloc toute substitution de forces turques aux forces US et ont appelé la Turquie à éviter de s’embourber dans le piège afghan. Sur le terrain, les combattants Talibans ont l’ascendant partout et assiègent la totalité des capitales provinciales et il semble clair que toute absence d’un soutien militaire aérien américain précipitera la chute de Kaboul. Ce que ni la Russie ni la Chine ou encore l’Iran ne souhaitent vraiment car le statu quo arrangeait presque tout le monde. Après tout c’est grâce à l’Afghanistan que l’Empire est devenu une sorte de tiers-monde où rien ne fonctionne et la corruption un mode de gouvernance.

En fin des compte, ce sont paradoxalement des motocyclistes faiblement armés mais déterminés d’un pays montagneux, arriéré et très pauvre qui ont mis à genoux un empire qui comptait s’approprier le 21ème siècle.

Troisième échec consécutif de l’aviation israélienne en Syrie

Skoll

Un troisième raid israélien visant des cibles situées en Syrie a été mis en échec par la défense aérienne syrienne en moins d’une semaine. Cette fois-ci, au moins un avion de combat israélien, opérant loin de l’espace aérien syrien, a tiré deux missiles Air-Sol de longue portée d’un type inconnu sur des cibles militaires situées dans la périphérie de Damas. Les deux missiles ont interceptés et détruits en plein vol par des systèmes Buk M2.

Deux autres raids impliquant le tir consécutif de huit et quatre missiles de type inconnu (les analystes israéliens veulent faire croire que ce sont des Rafael Spice 250 pour brouiller les pistes). Huit missiles ont tirés des confins syro-irako-jordaniens au-dessus de la base conjointe illégale d’Al-Tanf et quatre de l’espace aérien libanais. Des douze missiles tirés, onze ont été détruits en plein vol par la défense aérienne syrienne. Le seul missiles qui a pu échapper au feu de la défense syrienne fut criblé de projectiles émanant d’un système de défense aérienne rapprochée Pantsir.

Il semble que le nouveau gouvernement israélien mené par Bennett persiste à ignorer les messages assez clairs de Moscou en Syrie. Le temps où l’aviation israélienne pouvait se permettre de bombarder en toute impunité au Levant est non seulement terminée mais si les israéliens persistent à continuer sur cette voie, il n’est pas exclu que leurs avions de combat soient abattus “en public” et pas en secret. Ce qui sera fatal à Israël et à sa posture de dissuasion, basée essentiellement sur un mythe construit d’invulnérabilité grâce à l’argent du contribuable et au complexe militaro-industriel américains.

C’est le troisième échec israélien en Syrie en moins d’une semaine. La stratégie du boxeur adoptée par Moscou et Damas semble assez efficace à mettre en échec tout nouveau raid israélien utilisant des tactiques d’évitement car plus aucun appareil de guerre israélien ou US ne semble prêt à essayer de pénétrer en Syrie occidentale sans y laisser sa carcasse. Ce qui serait fort préjudiciable pour le marketing et la publicité de systèmes d’armes présentés comme invulnérables jusqu’à une époque récente.

À ce rythme, l’aviation israélienne ne pourra plus opérer même à partir du Liban et sera incapable de frapper la moindre cible en Syrie occidentale. Une réalité qu’aucune fausse page au nom de l’Armée Arabe Syrienne- et elles sont nombreuses- administrée par les unités de guerre psychologique israéliennes ne pourra atténuer ou nier.

De la fin d’un monde et de l’opportunité d’une action

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En ces temps de fin d’un monde, il n’y a presque plus de règles. Les masques et les filtres ne sont plus nécessaire. Jamais l’hypocrisie humaine n’a été aussi bien mise à nu. Se contenter d’observer la pénombre dans laquelle des légions de monstres relâchés des enfers peinent à s’affirmer dans une fausse réalité qui s’effiloche à ce vent de folie semé par une postmodernité toute aussi fausse serait suicidaire. Le sujet est l’objet de son observation mais aussi l’un des facteurs influant et même induisant la variation de cette observation et par conséquent du sujet et de l’objet.

Il faut donc agir. Agir est un acte fort dangereux si on réfère aux philosophies orientales, pleines d’une sagesse acquise avec un empirisme historique traumatique. Les mythes sont tous basés sur une vérité initiale ou première altérée au fil de la lame plus ou moins aiguisée du temps.

Dans notre petit coin du cosmos ou de l’univers (il y a une infinité d’univers et les lois physiques ne sont pas valables partout), toute action entraîne systématiquement une réaction ou une série de réactions en chaîne susceptibles d’influer, de contrer ou de moduler l’action initiale et entraîner à chaque fois d’autres cycles de rétro-action.

L’action tant adulée par la construction conceptuelle dite occidentale modifie à chaque fois une série de paramètres et influe négativement sur le fonctionnement d’un univers cohérent et harmonieux jusqu’à l’infini. C’est donc une des composantes du mal. La guerre est un des aboutissements de l’action à partir d’une idée ou d’un groupe d’idées construites et ne reflétant pas toujours le semblant de la réalité perçue ou artificielle.

Il y a quelque chose d’indéfinissable et de mystique dans le sang. C’est plus q’un organe vivant. C’est un univers à part. Il a été écrit que viendra une époque où l’homme voudra changer la création. La tentative de modifier ou d’altérer les mitochondries et jouer avec l’ARN Messager ou encore le génome humain est un premier pas vers un avenir assez terrifiant. Terrifiant dans la mesure où la nature finit toujours par reprendre ses droits bafoués par l’orgueil humain. C’est une leçon immémoriale et un nomos connu depuis des millénaires.

Le crime ne paie jamais.

Notre statut d’observateur n’est plus tenable. Dorénavant nous sommes forcés de réagir et d’agir dans un cycle dramatique aux conséquences dépassant de loin le simple enjeu de nos vies.

La résistance passive telle que démontrée lors de libération des Indes pourrait être une source d’inspiration mais non un modèle car le paradigme du pouvoir diffus a beaucoup évolué depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

L’Hydre avance sans masque. Y résister est devenu obligatoire.

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11/12 des missiles israéliens abattus ou la nouvelle débâcle israélienne en Syrie

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Les temps sont durs. Ils sont encore plus durs pour le commandement militaire israélien qui vient de subir, coup sur coup, deux débâcles consécutives en moins de 48 heures.

Les israéliens pensaient disposer de effet de surprise lorsque leur avions de combat pénétrèrent l’espace aérien syrien au dessus de la zone occupée d’Al-Tanf, en provenance de la Jordanie en ce mardi 20 juillet 2021, coïncidant avec la fête musulmane de l’Aïd El-Kébir, célébrant la fin des rituels sacrificiels anthropophages de l’Antiquité.

Première surprise, l’ensemble du dispositif de la défense aérienne syrienne que l’on croyait optimisé pour contrer des raids aériens en provenance du littoral méditerranéen et du Sud-Ouest, a été conçu pour faire face à une agression aérienne en provenance d’Al-Tanf, où se trouve une base militaire US et israélienne. Les quatre avions de combat israeliens furent allumés dès la première seconde où ils survolèrent Al-Tanf. Pire encore, des huit missiles Air-Sol de longue portée de nouvelle génération qu’ils lancèrent en direction d’Alep, un seul échappa à la destruction en plein vol mais son dispositif de guidage, impossible à brouiller selon des sources militaires occidentales, fut endommagé. Il finira sa trajectoire dans la localité de Safira, dans le gouvernorat d’Alep, non loin d’un hangar du site scientifique de l’armée syrienne ciblé.

C’est le choc et l’humiliation pour l’aviation israélienne. Le nec plus ultra des missiles Air-Sol à guidage autonome assisté par l’intelligence artificielle fut anéanti par les versions améliorées du système antiaériens BUK-M2 et Pantsir. Ne pouvant admettre que 7 sur les 8 missiles furent détruits, réduisant ainsi à néant des mois d’intenses efforts en recheche/développement en étroite collaboration avec les meilleurs laboratoires du complexe militaro-industriel US et britannique, le commandement militaire israélien ordonna de nouvelles frappés aériennes. Mais cette fois pas question de mettre en danger les avions de combat israéliens que la défense syrienne aurait pu abattre avec une facilité déconcertante en dépit des contre-mesures électroniques. C’est militaires russes qui sauvèrent en quelque sorte l’aviation militaiee israélienne d’une débâcle historique garantie en persuadant les syriens de s’en tenir à la défense contre les projectiles et de ne pas détruire les appareils israéliens.

En ce jeudi 22 juillet 2021, deux avions de combat israéliens lancèrent à partir de l’espace aérien libanais quatre missiles vers des cibles militaires situées dans le gouvernorat de Homs (centre de la Syrie). La défense aérienne syrienne a fait un carton plein: les quatre missiles hostiles ont tous été détruits en plein vol par les systèmes Buk-M2. Soit un taux de réussite de 100%. Une première dans ce long conflit du Levant.

Au total, des douze missiles de croisière Air-Sol israéliens tirés suivant deux axes opposés (huit du Sud-Est et quatre du Sud-Ouest), onze ont été interceptés et détruits par les systèmes Buk-M2 et Pantsir de la défense aérienne syrienne. C’est non seulement une humiliation pour l’aviation israélienne mais une confirmation du renforcement continu des capacités défensives de la Syrie depuis le fiasco de l’attaque quadripartite de la Syrie par les États-Unis, la France, Israël et le Royaume-Uni en avril 2018, lequel a définitivement mis fin à la chimère à un changement de régime par une intervention militaire étrangère et mis à nu la faiblesse de systèmes d’armes portées aux nues par le marketing et la publicité. Ces systèmes d’armes, principalement des missiles de croisière Raytheon BGM-109 américain et MBDA Storm Shadow/Scalp (Royaume-Uni/France) mais également des systèmes 3C de bâtiments de surface, s’étaient alors révélés totalement obsolète face à un adversaire disposant d’une défense aérienne organisée et dotée de moyens de guerre électronique. Cet épisode fort interessant de la guerre en Syrie consacra la fin quasi-officielle de l’hégémonie militaire occidentale.

Dans les deux cas, la Russie a joué un rôle de premier plan en permettant cette fois-ci aux syriens de faire usage de systèmes d’armes améliorés qu’ils avaient acquis mais qu’ils ne pouvaient utiliser pour des raisons liées à des considérations hautement géostratégiques. Il semble que Moscou ait attendu la conclusion du projet NordStream 2 et l’escalade en Mer Noire où Vladimir Poutine a promis un coup de poing en pleine gueule du prochain pays qui dépasserait ses limites pour montrer à l’adversaire ce qu’un simple système Buk-M2 peut faire en Syrie : humilier l’armée israélienne et la priver du seul avantage stratégique dont elle disposait au Moyen-Orient. Les temps sont durs. Restriction de l’espace aérien et efficacité d’une défense aérienne d’un pays que l’on croyait à genoux par une décennie de guerre hybride extrêmement violente grâce à une stratégie militaire asymétrique et discrète mais redoutable d’efficacité, réduisent de plus en plus le champ de manœuvre d’une aviation de combat agressive qui s’autorisait des raids aériens presque partout avec une impunité garantie. Tout cela est terminé. Les stratèges israéliens sont tellement assommés qu’ils n’arrivent plus à expliquer rationnellement une débâcle en cours alors qu’ils croyaient avoir avoir vaincu.

Scandale Pegasus: une enquête ouverte en France

CainEye

Le scandale impliquant la société israélienne NSO Group et son logiciel espion Pegasus est bien plus important que ce qui est rapporté. Tous les pays ayant utilisé ce logiciel-espion à ded fins illégales nient l’avoir utilisé comme c’est le cas pour l’Inde et le Maroc, deux pays coopérant très étroitement avec Israël sur les plans sécuritaire et militaire.

Une enquête est en cours en France sur l’espionnage de journalistes français par le Maroc au moyen du logiciel israélien Pegasus. Ce dernier s’auto-installe sans click et sans aucune notification sur le téléphone cible et parvient à déjouer le cryptage d’applications de messagerie comme WhatsApp (Facebook), Viber (Rakuten), Signal et Telegram mais aussi d’autres issues de l’Open Source ou même restreinte (applications professionnelles dédiées comme celles qu’utilisent les diplomates de l’Union européenne et ceux du Département d’État US).

En France, l’enquête sur cet espionnage à grande échelle pourrait déboucher sur d’autres scandales sur les atteintes à la vie privée et les interceptions de correspondance de citoyens français, journalistes, élus, femmes et hommes politiques, dirigeants d’entreprises et simples particuliers, ciblés par le Maroc et Israël dans ce qui s’apparente à une association de malfaiteurs en bande organisée.

Pegasus est un très puissant outil qui permet aux cyber assaillants d’avoir un accès total au contenu du téléphone ciblé (Android, iOS Apple ou n’importe quel autre système), y compris les messages cryptés, les photos/vidéos, les données GPS/Glonass, l’activation des microphones et des caméras embarqués sans laisser de traces. L’application est impossible à détecter et s’installe avec zéro click et ne requiert donc aucune interaction de l’utilisateur.

L’acronyme de la firme israélienne NSO Group qui a développé ce très puissant outil d’espionnage utilisé par les Émirats Arabes Unis, l’Inde, le Maroc et les officines américaines et européenne du milliardaire “philanthrope” George Soros sont formés des initiales des patronymes de Niv Carmi, Omri Lavi et Shalev Hulio, trois agents de la fameuse Unité 8200 israélienne. Carmi a également travaillé au sein du cabinet du Premier ministre israélien. Les trois hommes ont créé cette société écran pour l’espionnage israélien avant de la quitter pour d’autres missions sous couverture. La firme basée à Herzilia emploie exclusivement des agents du Mossad et du Shin Beth israélien. Elle a également créé des logiciels pour traquer le Coronavirus (une couverture pour un processus d’espionnage de masse par traquage des contacts dans l’entourage des individus).

Le logiciel Pegasus a été vendu à l’Arabie Saoudite, l’Azerbaïdjan, le Bahreïn, les Émirats Arabes Unis, la Hongrie, l’Inde, le Kazakhstan, le Mexique et le Maroc. Des pays connus pour leurs violations massives des droits humains et leur non respect de la vie privée des individus.

Russie: un second avion de combat de 5ème génération

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Le 20 juillet 2021, la Russie dévoilera au monde, à l’occasion du Salon international de l’Aviation et de l’espace MAKS (Международный авиационно-космический салон) de Zhukovsky, le Sukhoï SU-67 (dénomination provisoire), le second avion de combat de cinquième génération après le Sukhoï SU-57.

Ce nouvel avion de combat ressemblant au Mig-41 soviétique et au F-22 américain est monomoteur et serait plus léger que le SU-57. Il sera destiné principalement à l’export comme le démontre la vidéo ci-dessus.

Le milliardaire Richard Branson s’offre une virée dans la haute atmosphère

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Le fondateur de Virgin Group s’est offert une virée à 100 000 mètres d’altitude à bord de SpaceShip Two et met fin au monopole absolu des États-Nations sur les vols orbitaux habités. Ces vols seront suivis par ceux du milliardaire Jeff Bezos (Amazon) et probablement à un niveau amplement supérieur par Selon Musk. Ils en ont bien le droit car la manipulation COVID-19 et les cryptomonnaies sont en train de multiplier leurs revenus et créer de nouveaux milliardaires par paquets entiers un peu partout.

La fin du transport aérien bon marché est arrivé. Un simple billet pour la haute atmosphère coûterait dans les 170 000 € (soit 6.07 Bitcoin).

Pour les simples mortels cloués sur la surface terrestre, on a une chance inouïe de se faire inoculer des doses homéopathiques d’un bouquet de vaccins aux noms exotiques et parfois ridicules destinés à lutter contre la grippe le SARS-nCoV-2. C’est gratuit et bientôt forcé car les grands groupes pharmaceutiques et leurs lobbies veulent récupérer leur argent et amortir leurs investissements.

Une publicité de la fin des années 90 nous promettait de nous faire aimer les années 2000. C’était bien évidemment une autre pub mensongère. Maintenant on nous promet de nous faire pisquer jusqu’au dernier pour on ne sait quelle raison réelle car c’est là où réside la problématique de la vaccination forcée ou imposée par la force: si c’est gratuit, c’est que le produit c’est nous. Si c’est forcé, cela veut dire que contre le bon sens. Si c’est contre le bon sens, c’est forcément mauvais. Avec ou sans Bitcoin.

Dire que les non-vaccinés seront le futur de l’espèce humaine dans son génome actuel sera passible de prison ferme dans très peu de temps. Pour le moment c’est la censure qui sévit, la main lourde. Un peu trop lourde pour que cela nous pousse à réfléchir par deux fois sur les tenants réels de cette folie contemporaine issue d’une immense manipulation à l’échelle mondiale en 2020.

Immeuble de Surfside: le Mossad israélien mène les secours et banalisation d’un bilan dépassant la centaine de morts…

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Les médias dominants peuvent amplifier un simple fait divers insignifiant jusqu’à le rendre une affaire mondiale; ils peuvent aussi minimiser la portée d’un événement très grave jusqu’à le rendre inexistant.

C’est ce qui s’est passé avec l’incident de l’immeuble de Surfside en Floride. Le bilan de cette démolition contrôlée vient de dépasser la centaine de morts dans l’indifférence générale.

Nous avons prédit que le bilan de cet incident survenu en Floride le 24 juin 2021 allait égaler celui de l’attentat à l’explosif d’Oklahoma en 1995. La manipulation et la gestion militaire de l’information relative à cet incident très grave, transformé en un simple accident dû à des malfaçons en matière de construction sur un terrain à la structure inadaptée.

La présence sur site de deux équipes israéliennes de secouristes “très spécialisés” vient de relancer la polémique sur l’origine exacte de l’incident. La présence d’agents du renseignement israélien sur le site interpelle bon nombre d’observateurs sur la pertinence de la thèse d’une intervention musclée afin de récupérer des supports de données contenant des informations compromettantes sur l’État profond et ses liens avec la galaxie du renseignement israélien que John McAfee voulait diffuser en cas d’assassinat.

Officiellement, John McAfee, un gourou des technologies numériques ayant créé le logiciel antivirus McAfee, en rupture de ban depuis des années avec la CIA et la NSA, a été “suicidé” dans une prison de Barcelone en Espagne. Ce suicide assisté à la “Epstein” est intervenu suite à une décision judiciaire espagnole d’extrader /livrer McAfee vers les États-Unis où il était recherché. Le lendemain de ce suicide assisté par autrui, les comptes de John McAfee sur les réseaux sociaux ont été implacablement supprimés et un de ses appartements à Surfside en Floride recevait la visite d’une équipe spécialisée en démolition. Tout l’immeuble fut détruit en quelques minutes. On y a même interdit les secours ou la recherche de survivants sous divers prétextes dont celui de l’approche imminente d’une tornade. Les médias dominants furent mis à disposition pour gérer le bilan de façon à en atténuer l’impact psychologique sur l’opinion. Le premier bilan faisait état d’un mort et d’un nombre élevé de disparus. La machine était rodée. On imputa cet incident à l’architecture et la nature des sols et le dossier fut clos. Le bilan réel était de près de 150 victimes dès le debut mais la divulgation brutale de ce bilan rappelant la destruction d’un bâtiment fédéral à Ocklahoma City attribuée à Timothy McVeigh risquait de donner de mauvaises idées à certains esprits très remontés contre l’État profond après le fiasco du système politique US. Il fallait éviter de choquer une opinion endormie par les réseaux sociaux, le management des fausses terreurs et un consumérisme effréné.

Il s’avère maintenant que John McAfee avait de sérieux problèmes avec le Mossad israélien et le renseignement US peu de temps avant son “suicide” assisté. Le reste n’est qu’un camouflage et un écran de fumée visant à masquer jusqu’où un système corrompu peut aller pour préserver les intérêts de ses castes.

Le retrait militaire US d’Afghanistan est une autre opération de manipulation

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En se basant d’éléments d’informations et de données recueillies sur le terrain, il s’avère que le pseudo retrait des forces US d’Afghanistan est une ruse de guerre visant à transformer le dispositif et à débusquer les Talibans dans une confrontation plus symétrique afin de les repousser et les anéantir.

Cette nouvelle stratégie n’est pas vraiment nouvelle puisqu’elle a été utilisée en Syrie mais fera tâche d’huile. Officiellement, c’est l’armée afghane qui se bat mais en réalité ce sont les groupes spéciaux de l’aviation et les forces spéciales US qui dirigent les opérations.

Le perfectionnement de la guerre par proxy permettra de repousser les Talibans des capitales provinciales assiégées. Cependant c’est l’adhésion des chefs tribaux et des seigneurs de la guerre afghan (en échange de millions de dollars US) qui déterminera la réussite d’une nouvelle opération “Siège” ou “Sahwat” telle qu’elle a été mise en oeuvre en Irak en 2007 par le général Petraeus.

L’armement de populations suivant les ethnies et les confessions est un des procédés favorisant le plus la poursuite d’un conflit, civil ou non, sur une longue période. C’est également une arme à double tranchant: l’armement et l’argent fournis aux populations se montrant hostiles aux Talibans pourraient leur être destinés in fine.

Soldats afghans ayant fait défection en Iran pris en charge par des gardes-frontière iraniens

Les officiels afghans multiplient les déclarations mettant en avant la résistance acharnée des militaires afghans, notamment à Bagdis et à Kandahar. Dans cette ville du sud du pays, réputée pour avoir été le lieu de naissance du mouvement des Talibans, l’aviation US a bombardé les Talibans qui tentaient de pénétrer dans la ville.

L’annonce du retrait militaire est donc un leurre et une opération de manipulation à échelle intermédiaire, un constante de la stratégie US. Cela veut dire que Washington continuera à intervenir en Afghanistan mais dans l’ombre cette fois.

Image d’illustration : Soldats afghans ayant fait défection en Iran à la suite de durs combats avec les Talibans. Juillet 2021.

La Chine considérée comme une “puissance amie” par les Talibans d’Afghanistan

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Le porte-parole des Talibans d’Afghanistan Suhail Shaheen a affirmé que le mouvement politico-militaire accueille favorablement les investissements chinois dans la reconstruction du pays et garantira la sécurité des hommes d’affaires, des ingénieurs et des techniciens chinois. C’est la première fois que les Talibans d’Afghanistan offrent des garanties de sécurité à la Chine qu’ils qualifient désormais de puissance amie.

Le retrait américain d’Afghanistan qui s’apparente plus à une débâcle stratégique sans précédent coïncide avec une offensive généralisée des Talibans d’Afghanistan. Ces derniers affirment qu’ils ne sont pas intéressés par Kaboul pour le moment et concentrent leurs efforts sur les principaux districts mettant de sérieux doutes sur la capacité du gouvernement de Kaboul à se maintenir au pouvoir en dépit d’une armée de 300 000 hommes soutenue par un appui aérien occidental et des mercenaires professionnels.

La guerre d’Afghanistan est la plus longue de l’histoire militaire des États-Unis. Ces derniers sont intervenus dans ce pays pauvre et enclavé d’Asie à la suite de ce que la propagande officielle dénomme les “attentats du 11 septembre 2001” (en réalité une attaque sous faux drapeau) et ont entraîné avec eux l’ensemble des pays de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), des alliés européens, arabes, sud-américains et asiatiques hors-OTAN, des dizaines d’armées privées et des dizaines de milliers de “contractors” dont la fameuse compagnie Blackwater devenue Academy puis X par la suite.

Le conflit a drainé des milliers de milliards dans les circuits d’une corruption gigantesque organisée par les parasites du complexe militaro-industriel US mais s’est vite transformé en cauchemar sans fin du fait de la résilience des Talibans dont la guérilla a été classée par des analystes militaires britanniques parmi les trois meilleurs guérillas de l’histoire. Par dessus tout, les Talibans étaient profondément convaincus par leur victoire finale* et profitaient des exactions sanglantes des forces militaires étrangères contre les populations rurales civiles pour améliorer le recrutement et étoffer leurs effectifs. Un scénario classique qui s’est terminé par une débâcle sans précédent pour l’Empire.

Pays voisin, la Chine voit dans le retrait ou plutôt la défaite US en Afghanistan une grande opportunité stratégique pour relancer les corridors économiques qu’elle a développé au Pakistan et au Tadjikistan.

Des émissaires chinois ont déjà rencontré des responsables des Talibans et négocié avec eux un deal prévoyant la livraison d’infrastructures de base clé en main en échange de garanties se sécurité. Si cet accord est respecté, la pseudo “Guerre sans fin contre la terreur” entamée en grandes pompes en 2001 par les idéologues de Washington et qui s’est terminé par un fiasco bien plus important que celui de Saïgon en 1975 aura permis à la Chine d’être l’un des grands gagnants du nouveau Grand jeu en Asie.


*L’auteur a rencontré en mai 2014 trois émissaires des Talibans à Jalalabad. Ces derniers se vantaient déjà d’avoir gagné la guerre et contraint les forces militaires étrangères à “se confiner comme des pestiférés” et à ne plus pouvoir sortir dehors qu’à grands frais (convois MRAP, logistique lourde et appui aérien très onéreux).

Afghanistan: 3.5 millions d’objets abandonnés à Bagram en vente libre

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“Véhicule blindé américain en bon état, pas de trace d’impacts ou d’usure, moteur LV8 de 6.2, année 2018, moins de 30 000 km, prix à négocier sur place après visite.” Ce genre d’annonces fera le bonheur de quelques riches particuliers en Afghanistan, au Pakistan mais aussi ailleurs.

L’abandon de la base aérienne de Bagram en Afghanistan fut suivi d’un pillage en règle avant l’intervention des forces afghanes. Les forces US ont abandonné 3.5 millions d’objets sur le site dont une grande partie est déjà en vente au marché noir et même sur les sites et les réseaux locaux.

Le matériel roulant civil abandonné est si conséquent que le marché local de l’automobile d’occasion est frappe d’une baisse des prix pour la première fois depuis 1985. Les prix des armes connaissent également une baisse significative et assez importante, y compris pour les systèmes d’armes complexes ou rares.

Le cas afghan démontre qu’une intervention militaire étrangère ou multinationale peut avoir des effets similaires à ceux des IDE (investissements directs étrangers) et renforcer la corruption et le marché noir.

La fuite de Bagram

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Selon des médias pakistanais, l’évacuation de la base aérienne de Bagram, la plus grande base aérienne d’Afghanistan par les forces US s’apparente plus à une fuite en pleine nuit. Les militaires US ont non seulement tout abandonné, des palettes de canettes de soda aux véhicules blindés, mais n’ont même pas avisé l’armée afghane de leur départ précipité. Le général Kohistani, de l’Armée Nationale Afghane (ANA) dont les forces ont pris possession des lieux, ne savait même pas que les forces militaires US étaient parties sans dire adieu. Lors de l’intrusion des forces afghanes à l’intérieur de la base aérienne, des centaines de pillards y sévissaient depuis au moins deux heures. Les Américains ont coupé le courant électrique et se sont évanouis dans le petit matin.

Des armes et beaucoup de munitions ont été abandonnées sur place; des véhicules, des ordinateurs, des caméras, des chaudières solaires, des pièces de rechange pour aéronefs et hélicoptères, des véhicules blindées, des éléments de radars de différents modèles et les stocks alimentaires ont été pillés lors de l’entrée des soldats afghans sur ce que fut la plus grande et la plus importante base militaire aérienne US durant plus deux décennies en Afghanistan.

Ce n’est pas Saïgon mais c’est probablement quelque chose d’un peu plus grave. des trillions de dollars et tant d’efforts, de tueries et de mobilisation durant vingt années pour que la quincaillerie finisse dans les marchés de brocante locaux et la situation revienne au point zéro.

La leçon afghane nous renseigne sur le devenir des autres interventions militaires insensées en Afrique et ailleurs: un échec assuré et un sauve qui peut généralisé.

La débandade ne risque pas de se limiter à l’espace géopolitique du théâtre où se déroule le conflit mais gagner la périphérie puis les vassaux de l’Empire. Le déclin à vue d’œil de l’Europe où l’on assiste au démantèlement des services publics, l’inflation, la hausse des dettes publiques et privées, la corruption systémique, le retour de comportements non-civilisés doivent nous alerter sur ce que seront les années à venir: une chute lente et irréversible ressemblant point par point au déclin et à la chute de l’Empire romain d’Occident au cinquième siècle après Jésus-Christ.

Sic Transit Gloria Mundi..

Défaite stratégique de l’Empire en Afghanistan

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En moins de deux semaines, les Talibans Afghanistan ont capturé 2.86% de l’ensemble des véhicules Humvees en dotation au sein de l’armée Nationales Afghane (ANA).

Washington a octroyé au gouvernement afghan près de 25 000 véhicules militaires de type Humvee suivant un financement complexe dans lequel la corruption a englouti plus de la moitié des ressources allouées au programme d’équipement d’une armée afghane pléthorique mais dont les unités combattantes fondent comme de la neige au soleil depuis le retrait militaire US partiel. Ces véhicules capturés par les Talibans sont désormais utilisés contre le gouvernement afghan. Si l’avance des Talibans est assez rapide et la possibilité qu’ils puissent prendre le pouvoir extrêmement élevée, ils ne pourront jamais entretenir ni financer une armée de la taille qu’entretient le gouvernement afghan actuel.

Selon la BBC, près de 1000 militaires afghans auraient fui au Tadjikistan voisin suite à de violents combats avec les Talibans. Il s’agit de soldats et d’officiers d’ethnies tadjik et ouzbèke dont le sort demeure incertain au cas d’un retour des Talibans au pouvoir.

Cette éventualité laisse la porte ouverte à plusieurs scénarii dans lesquels la Chine et la Russie pourraient jouer un rôle de premier plan dans la géopolitique afghane. Le retrait militaire US, dans tous les cas partiel et ne concernant que des unités régulières, pourrait amener la Chine à ré-investir en Afghanistan selon son approche spécifique excluant tout recours à la force. Beijing considéré en effet l’Afghanistan comme un passage obligé et historique de la Nouvelle route de la Soie, ou l’initiative de la ceinture de prospérité chinoise et dispose d’une première tranche d’un montant de sept milliards de dollars US pour un programme de reconstruction d’un pays en guerre depuis quatre décennies.

L’intervention militaire US et Atlantique en Afghanistan s’est achevée avec une défaite stratégique majeure et historique.

Contrairement à l’ex-URSS dont les stratèges savaient évaluer le rapport gain stratégique/coûts économiques, les planificateurs de l’Empire, intoxiqués par un sentiment de supériorité absolue, s’obstinèrent à faire perdurer la guerre durant deux décennies en inondant l’Afghanistan avec de la planche à billets et la corruption. Et faute de résultat probant avec des bombes du type MOAB (Mother of All Bombe où Mère de toutes les Bombes).

Les exactions et les violations massives des droits humains commises par les forces spéciales US, britanniques, canadiennes, australiennes, françaises, danoises et néerlandaises et de celles d’autres pays embarqués dans cette aventure sans issue ont provoqué l’adhésion de certains groupes de la population hostiles aux Talibans à ce mouvement, lequel ne cesse de se renforcer en dépit de vingt années de guerre.

C’est un échec retentissant doublé d’une défaite historique de l’Empire que ses médias tentent d’ignorer mais dont les effets se font sentir sur la nature même du système politique et économique d’un empire qui crut pouvoir marquer le 21ème de son empreinte. Comme le 3ème Reich Allemand qui espéra au faîte de sa puissance durer un millénaire, l’Empire totalitaire libéral continue à espérer poursuivre son hégémonie grâce aux géants du Net, la propagande, l’ingénierie sociale, la fraude électorale et la gigacorruption financière et économique. Or, la Providence voulut qu’il se cassat les dents en Afghanistan, un pays arriéré et très pauvre d’Asie. Cette Asie où le poids du monde a basculé.

Vidéo amateur prise par la caméra embarquée d’un smartphone transmise par un ressortissant afghan montrant des scènes de liesse, réelles ou simulées, suite à l’entrée des forces des Talibans à Qala City, l’un des plus grands ports secs du pays et véritable poumon économique de ce pays enclavé d’Asie.

Un panneau aux couleurs du drapeau de l’Émirat Islamique d’Afghanistan, interdit jusqu’ici, mis bien évidence à l’entrée des limites administratives de la province de Faryab, capturée par les Talibans. C’est dans cette région de l’ancien Khorasan ou Bactriane qu’est originaire l’illustre Al-Farabi (Alpharabius en Occident), grand philosophe musulman (872-950 après Jésus-Christ), surnommé le second Aristote ou le deuxième Magister.

Première sortie dans l’espace pour les taïkonautes de la station orbitale chinoise

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Source: SciNews

En sortant du module central de TianHe en plein vide, le taïkonaute Liu Boming eut cette exclamation: “C’est si beau dehors!”.

L’équipement des taïkonautes chinois et surtout le bras robotique paraissement bien plus futuristes et efficients que ceux de la concurrence.

Ce nouvel exploit de l’ingénierie chinoise dans un domaine très sélectif et réservé jusqu’ici à un club très restreint de deux puissances mondiales confirme la percée phénoménale de la Chine dans le domaine spatial.

De la guerre psychologique 2.0 dans la gestion de l’effondrement d’un immeuble en Floride

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La gestion de l’information sur la destruction d’un immeuble d’appartement en Floride est soumis à la censure militaire telle qu’elle a été utilisée pour omettre les pertes réelles dans les théâtres d’opérations en Afghanistan et en Irak.

Les médias tentent de minimiser l’impact psychologique d’un bilan approchant celui de la destruction d’un immeuble fédéral à Oklahoma City en avril 1995 en distillant au compte-gouttes un bilan provisoire minimaliste ignorant le nombre de personnes portées disparues. C’est quasiment la même méthode utilisée pour cacher le bilan des pertes militaires US (et surtout celles, effroyables, des contractors originaires d’Amérique centrale) en Irak.

L’incident mystérieux ayant détruit un immeuble en Floride est donc géré selon les critères de la censure militaire en temps de guerre, légèrement adaptée à un usage civil en y introduisant la manipulation de l’émotivité collective et une subjectivité sélective. Le premier bilan de ce qui a été présenté d’abord comme le résultat d’un glissement de terrain puis d’une fragilité structurelle due à des malfaçons en matière d’architecture et de construction faisait état de un mort et d’un grand nombre de personnes disparues. Ce bilan s’éleva à quatre personnes tuées et plus d’une centaine de disparues quelques heures plus tard avant d’atteindre 24 morts et 159 personnes disparues après quelques jours d’intense manipulation médiatique dans laquelle des moyens de la guerre psychologique ont mises en œuvre.

Le ton alternativement paternaliste et subjectiviste utilisée par les médias couvrant cet incident très grave, l’inclusion d’éléments concordants avec la version officielle suivant les réactions du public et des médias internationaux, la gestion du bilan et la réduction de l’impact de l’incident, quasiment réduit à un fait divers de troisième ordre à défaut d’être nié (un non-événement ou un événement qui ne s’est jamais produit) sont autant d’éléments révélateurs de la survenue d’un très grave incident que les autorités veulent éluder et réduire à une affaire de malfaçon en matière de construction. L’évacuation d’un second immeuble vise plus à étayer la version retenue qu’à mettre en lumière les pratiques de la mafia de l’immobilier et ses ravages en Floride. C’est donc un événement passé sous silence et déguisé en fait divers, géré selon les règles de la guerre psychologique dans sa forme la plus aboutie.

Le 24 juin 2021 aurait pu ne pas exister selon la version officielle. L’une des thèses les plus en vogue pour expliquer l’effondrement d’un immeuble où se trouvait le serveur qui a servi à publier le dernier message de John McAfee, le fondateur du célèbre antivirus McAfee qui a été retrouvé pendu dans une cellule d’une prison à Barcelone en Espagne, évoque une intervention musclée d’une unité action fort peu connue de la communauté du renseignement US. Cette thèse est partagée en interne par de nombreux services de renseignement à travers le monde dont ceux de pays de l’Otan ayant de solides liens de coopération avec Washington.

Le dernier message de McAfee était une image simple, probablement cryptée d’un Q, référence probable à la communauté Qanon, considéré comme extrémiste et dangereuse pour la sécurité nationales des États-Unis puisqu’elle évoque le tabou des tabous de pratiques initiatiques pédophiles au sein des élites et des figurants du paysage politique et médiatique de l’Empire. Le message a d’ailleurs provoqué la suspension du compte Instagram de l’intéressé en un temps record. Le septuagénaire de choc qui participa à de nombreuses opérations de cyber-espionnage de la CIA et de la NSA contre des pays d’Amérique centrale et du Sud avant de devenir une sorte de fugitif savait probablement beaucoup de choses sur un État profond dont très peu de gens connaissent les capacités de nuisance et la nature du régime qu’il impose. L’assassinat de McAfee est non seulement un aboutissement logique d’un long bras de fer entre un homme et un conglomérat disposant d’immenses moyens mais constitue une sorte de déjà vu qui a tendence à se répéter dès que certaines lignes rouges sont franchies.

Ce sont les services de renseignement US qui gèrent et contrôlent l’information relatives aux conséquences de l’incident du 24 juin 2021 en Floride. Il sera attribué au déclin des infrastructures de cet État envahi par les latinos et devenu une sorte de République bananière sous protectorat de l’Union. Le reste est la somme des gesticulations des médias US aux ordres. Toute voix discordante sera tue d’une façon ou d’une autre. Cela se passe comme ça dans tous les pays du monde dit libre et leur sphère d’influence directe ou indirecte. Cela en dit long sur le type de régime qui aura à gérer la planète d’ici 2030.