Ionic engines or thrusters will not break the current stagnation in outer space exploration.Ion thrusters use electrostatics as ions are accelerated by the Coulomb force along an electric field.

En moins de deux semaines, les Talibans Afghanistan ont capturé 2.86% de l’ensemble des véhicules Humvees en dotation au sein de l’armée Nationales Afghane (ANA).

Washington a octroyé au gouvernement afghan près de 25 000 véhicules militaires de type Humvee suivant un financement complexe dans lequel la corruption a englouti plus de la moitié des ressources allouées au programme d’équipement d’une armée afghane pléthorique mais dont les unités combattantes fondent comme de la neige au soleil depuis le retrait militaire US partiel. Ces véhicules capturés par les Talibans sont désormais utilisés contre le gouvernement afghan. Si l’avance des Talibans est assez rapide et la possibilité qu’ils puissent prendre le pouvoir extrêmement élevée, ils ne pourront jamais entretenir ni financer une armée de la taille qu’entretient le gouvernement afghan actuel.

Selon la BBC, près de 1000 militaires afghans auraient fui au Tadjikistan voisin suite à de violents combats avec les Talibans. Il s’agit de soldats et d’officiers d’ethnies tadjik et ouzbèke dont le sort demeure incertain au cas d’un retour des Talibans au pouvoir.

Cette éventualité laisse la porte ouverte à plusieurs scénarii dans lesquels la Chine et la Russie pourraient jouer un rôle de premier plan dans la géopolitique afghane. Le retrait militaire US, dans tous les cas partiel et ne concernant que des unités régulières, pourrait amener la Chine à ré-investir en Afghanistan selon son approche spécifique excluant tout recours à la force. Beijing considéré en effet l’Afghanistan comme un passage obligé et historique de la Nouvelle route de la Soie, ou l’initiative de la ceinture de prospérité chinoise et dispose d’une première tranche d’un montant de sept milliards de dollars US pour un programme de reconstruction d’un pays en guerre depuis quatre décennies.

L’intervention militaire US et Atlantique en Afghanistan s’est achevée avec une défaite stratégique majeure et historique.

Contrairement à l’ex-URSS dont les stratèges savaient évaluer le rapport gain stratégique/coûts économiques, les planificateurs de l’Empire, intoxiqués par un sentiment de supériorité absolue, s’obstinèrent à faire perdurer la guerre durant deux décennies en inondant l’Afghanistan avec de la planche à billets et la corruption. Et faute de résultat probant avec des bombes du type MOAB (Mother of All Bombe où Mère de toutes les Bombes).

Les exactions et les violations massives des droits humains commises par les forces spéciales US, britanniques, canadiennes, australiennes, françaises, danoises et néerlandaises et de celles d’autres pays embarqués dans cette aventure sans issue ont provoqué l’adhésion de certains groupes de la population hostiles aux Talibans à ce mouvement, lequel ne cesse de se renforcer en dépit de vingt années de guerre.

C’est un échec retentissant doublé d’une défaite historique de l’Empire que ses médias tentent d’ignorer mais dont les effets se font sentir sur la nature même du système politique et économique d’un empire qui crut pouvoir marquer le 21ème de son empreinte. Comme le 3ème Reich Allemand qui espéra au faîte de sa puissance durer un millénaire, l’Empire totalitaire libéral continue à espérer poursuivre son hégémonie grâce aux géants du Net, la propagande, l’ingénierie sociale, la fraude électorale et la gigacorruption financière et économique. Or, la Providence voulut qu’il se cassat les dents en Afghanistan, un pays arriéré et très pauvre d’Asie. Cette Asie où le poids du monde a basculé.

Vidéo amateur prise par la caméra embarquée d’un smartphone transmise par un ressortissant afghan montrant des scènes de liesse, réelles ou simulées, suite à l’entrée des forces des Talibans à Qala City, l’un des plus grands ports secs du pays et véritable poumon économique de ce pays enclavé d’Asie.

Un panneau aux couleurs du drapeau de l’Émirat Islamique d’Afghanistan, interdit jusqu’ici, mis bien évidence à l’entrée des limites administratives de la province de Faryab, capturée par les Talibans. C’est dans cette région de l’ancien Khorasan ou Bactriane qu’est originaire l’illustre Al-Farabi (Alpharabius en Occident), grand philosophe musulman (872-950 après Jésus-Christ), surnommé le second Aristote ou le deuxième Magister.

63 thoughts on “Défaite stratégique de l’Empire en Afghanistan

  1. Bonjour, qui pourrait confirmer (ou infirmer) ces deux informations? : la première pécho sur le site MoA : « … Quelque chose est assez curieux avec cela. Le Badakhshan était un bastion de l’Alliance du Nord qui, à la fin des années 1990, a lutté contre les talibans. C’est le siège du parti Jamiat-e Islami qui se compose principalement de Tadjiks ethniques et qui possède sa propre milice. Le chef du Jamiat-e Islami est Salahuddin Rabbani, qui est désormais également le président du Haut Conseil pour la paix du gouvernement afghan qui négocie avec les talibans. La province montagneuse compte 1 million d’habitants. Mais voici 4 talibans qui se présentent en voiture dans le district reculé de Wakhan. Ils ne sont pas combattus par les milices locales mais sont bien accueillis par la population locale (masculine). Il est inconcevable qu’une force talibane de la taille d’une brigade puisse s’emparer du Badakhshan en quelques jours et à peu de frais sans avoir un accord avec les milices du parti local dominant. Quelque chose a dû se passer derrière les rideaux dont les médias ne sont pas au courant. … »,

    et la seconde : « … L’Afghanistan risque de s’effondrer complètement après que les talibans ont réalisé des gains spectaculaires ces derniers jours, frappant au cœur de la base du pouvoir du gouvernement afghan dans le nord tout en prenant le contrôle de vastes régions du pays – souvent sans opposition des forces gouvernementales. La situation sécuritaire s’est rapidement détériorée. En six jours seulement, les talibans ont pris le contrôle de 38 des 407 districts afghans – près de 10 pour cent du pays – et la plupart d’entre eux dans des zones critiques. Au total, les talibans contrôlent actuellement 195 districts et contestent 129 autres districts, selon les évaluations en temps réel du Long War Journal du FDD. Avant l’offensive des talibans, qui a commencé sérieusement le 1er mai – à l’expiration de la date à laquelle le gouvernement américain s’était initialement engagé à achever son retrait en vertu de l’accord de Doha – les talibans ne contrôlaient que 73 districts et en contestaient 210 autres.
    En termes simples : le gouvernement afghan ne contrôle qu’un peu plus de 20 % du pays pour le moment.
    Districts afghans Au 1er mai 2021 Au 5 juillet 2021
    Contrôlé par les talibans 73 195
    Contesté 210 129
    Contrôlé par le gouvernement 115 75
    Données compilées par le Long War Journal de FDD
    Une grande partie des gains des talibans ont eu lieu dans le nord. L’importance de la poussée nord des talibans ne peut être sous-estimée. Les talibans mènent le combat directement au domicile de l’élite afghane, des courtiers en pouvoir et des représentants du gouvernement. Si les talibans peuvent priver le gouvernement afghan et ses partisans de leur base de pouvoir, l’Afghanistan est effectivement perdu. Le gouvernement ne pourrait pas conserver ses positions fragiles dans le sud, l’est, l’ouest et même dans le centre de l’Afghanistan si le nord était perdu. Si le gouvernement afghan perd le nord, les talibans pourraient s’emparer des centres de population au sud, à l’est et à l’ouest sans combattre et commencer leur siège de Kaboul.

    Sur ce canard (boiteux) ils ont l’air foutrement effondré par cette victoire éclaire des Talibans.

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