Des objets en orbite autour de la terre tirant des projectiles vers le sol: le combat orbital est l'enjeu de l'année 2022

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01/12/2021

Strategika51 Intelligence

 Πάντα ῥεῖ…

11/12 des missiles israéliens abattus ou la nouvelle débâcle israélienne en Syrie

Les temps sont durs. Ils sont encore plus durs pour le commandement militaire israélien qui vient de subir, coup sur coup, deux débâcles consécutives en moins de 48 heures.

Les israéliens pensaient disposer de effet de surprise lorsque leur avions de combat pénétrèrent l’espace aérien syrien au dessus de la zone occupée d’Al-Tanf, en provenance de la Jordanie en ce mardi 20 juillet 2021, coïncidant avec la fête musulmane de l’Aïd El-Kébir, célébrant la fin des rituels sacrificiels anthropophages de l’Antiquité.

Première surprise, l’ensemble du dispositif de la défense aérienne syrienne que l’on croyait optimisé pour contrer des raids aériens en provenance du littoral méditerranéen et du Sud-Ouest, a été conçu pour faire face à une agression aérienne en provenance d’Al-Tanf, où se trouve une base militaire US et israélienne. Les quatre avions de combat israeliens furent allumés dès la première seconde où ils survolèrent Al-Tanf. Pire encore, des huit missiles Air-Sol de longue portée de nouvelle génération qu’ils lancèrent en direction d’Alep, un seul échappa à la destruction en plein vol mais son dispositif de guidage, impossible à brouiller selon des sources militaires occidentales, fut endommagé. Il finira sa trajectoire dans la localité de Safira, dans le gouvernorat d’Alep, non loin d’un hangar du site scientifique de l’armée syrienne ciblé.

C’est le choc et l’humiliation pour l’aviation israélienne. Le nec plus ultra des missiles Air-Sol à guidage autonome assisté par l’intelligence artificielle fut anéanti par les versions améliorées du système antiaériens BUK-M2 et Pantsir. Ne pouvant admettre que 7 sur les 8 missiles furent détruits, réduisant ainsi à néant des mois d’intenses efforts en recheche/développement en étroite collaboration avec les meilleurs laboratoires du complexe militaro-industriel US et britannique, le commandement militaire israélien ordonna de nouvelles frappés aériennes. Mais cette fois pas question de mettre en danger les avions de combat israéliens que la défense syrienne aurait pu abattre avec une facilité déconcertante en dépit des contre-mesures électroniques. C’est militaires russes qui sauvèrent en quelque sorte l’aviation militaiee israélienne d’une débâcle historique garantie en persuadant les syriens de s’en tenir à la défense contre les projectiles et de ne pas détruire les appareils israéliens.

En ce jeudi 22 juillet 2021, deux avions de combat israéliens lancèrent à partir de l’espace aérien libanais quatre missiles vers des cibles militaires situées dans le gouvernorat de Homs (centre de la Syrie). La défense aérienne syrienne a fait un carton plein: les quatre missiles hostiles ont tous été détruits en plein vol par les systèmes Buk-M2. Soit un taux de réussite de 100%. Une première dans ce long conflit du Levant.

Au total, des douze missiles de croisière Air-Sol israéliens tirés suivant deux axes opposés (huit du Sud-Est et quatre du Sud-Ouest), onze ont été interceptés et détruits par les systèmes Buk-M2 et Pantsir de la défense aérienne syrienne. C’est non seulement une humiliation pour l’aviation israélienne mais une confirmation du renforcement continu des capacités défensives de la Syrie depuis le fiasco de l’attaque quadripartite de la Syrie par les États-Unis, la France, Israël et le Royaume-Uni en avril 2018, lequel a définitivement mis fin à la chimère à un changement de régime par une intervention militaire étrangère et mis à nu la faiblesse de systèmes d’armes portées aux nues par le marketing et la publicité. Ces systèmes d’armes, principalement des missiles de croisière Raytheon BGM-109 américain et MBDA Storm Shadow/Scalp (Royaume-Uni/France) mais également des systèmes 3C de bâtiments de surface, s’étaient alors révélés totalement obsolète face à un adversaire disposant d’une défense aérienne organisée et dotée de moyens de guerre électronique. Cet épisode fort interessant de la guerre en Syrie consacra la fin quasi-officielle de l’hégémonie militaire occidentale.

Dans les deux cas, la Russie a joué un rôle de premier plan en permettant cette fois-ci aux syriens de faire usage de systèmes d’armes améliorés qu’ils avaient acquis mais qu’ils ne pouvaient utiliser pour des raisons liées à des considérations hautement géostratégiques. Il semble que Moscou ait attendu la conclusion du projet NordStream 2 et l’escalade en Mer Noire où Vladimir Poutine a promis un coup de poing en pleine gueule du prochain pays qui dépasserait ses limites pour montrer à l’adversaire ce qu’un simple système Buk-M2 peut faire en Syrie : humilier l’armée israélienne et la priver du seul avantage stratégique dont elle disposait au Moyen-Orient. Les temps sont durs. Restriction de l’espace aérien et efficacité d’une défense aérienne d’un pays que l’on croyait à genoux par une décennie de guerre hybride extrêmement violente grâce à une stratégie militaire asymétrique et discrète mais redoutable d’efficacité, réduisent de plus en plus le champ de manœuvre d’une aviation de combat agressive qui s’autorisait des raids aériens presque partout avec une impunité garantie. Tout cela est terminé. Les stratèges israéliens sont tellement assommés qu’ils n’arrivent plus à expliquer rationnellement une débâcle en cours alors qu’ils croyaient avoir avoir vaincu.

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