Archives mensuelles : août 2022

Refus de divulguer les commanditaires de la perquisition de la résidence de Trump ou la lutte pour le pouvoir

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Sans surprise, le Département américain de la Justice (DOJ) refuse la publication de l’exposé des motifs concernant la perquisition par le FBI de la résidence de l’ex-président Donald Trump à Mar-a-Lago.

Pour le DOJ, la publication des motifs de cette perquisition “nuirait de manière irréparable à l’enquête pénale en cours” et mettrait en danger des témoins “sensibles”…Cette affaire n’est pas sans  rappeler la fameuse fiole exhibée par Colin Powell en plein Conseil de Sécurité des Nations Unies pour justifier une guerre en Irak au motif que celui-ci était en train de développer des armes de destruction massives.  

En réalité, une publication des motifs pourrait mettre en lumière la stratégie du donneur d’ordre, c’est-à-dire les adversaires de Trump.

Le choix du FBI n’est pas fortuit. Son rôle dans l’épouvantable affaire Mueller l’avait discrédité en tant qu’instrument policier d’une caste précise se cachant derrière le label démocrate et soutenue par la majorité des médias. Le refus du FBI d’enquêter sur les affaires de  Hunter Biden, le fils de l’actuel locataire de la Maison-Blanche en dépit de l’accumulation de preuves compromettantes à son encontre démontre parfaitement la chute du système et son adoption sans vergogne de pratiques mafieuses dignes des régimes les plus corrompus de la planète.

Cette lutte pour le pouvoir marquera la vie politique US jusqu’aux prochaines présidentielles. Un éventuel emprisonnement de Trump, une probabilité haute, pourrait avoir pour conséquence la candidature de son fils Junior ou de De Santis, l’actuel gouverneur de Floride (ou les deux à la fois plus un outsider pour éviter le scénario prévu) mais également une aggravation d’un profond clivage au sein d’une opinion divisée. Cependant, si le risque de troubles civils semble écartés, en dépit de l’acquisition de plus de 43 millions d’armes à feu par la population entre 2020 et 2022, c’est le clivage au sein des forces armées américaines qui inquiète au plus point la communauté du renseignement et les figures du parti démocrate et leurs alliés républicains dont Liz Cheney, fille du Ponte corrompu et impopulaire Dick Cheney, un des piliers visibles de l’État profond (PDG d’Halliburton, ex-ministre de la Défense, liens profonds avec le complexe militaro-industriel,  ex-vice président US de 2001 à 2009, gourou et maître à penser de la marionnette  écervelée George W. Bush). Dans cet ordre des choses, ce clivage pourrait aboutir, dans des situation de non maîtrise de la manipulation, en affrontements armés et paver la voie à une forme de guerre civile 2.0 qui se joue jusqu’ici au sein de la ploutocratie au pouvoir et ses instruments de coercition. 

Il s’agit aussi d’éviter la mainmise d’une gérontocratie de façade derrière laquelle se cachera l’État profond. Trump est aussi âgé et pourrait ne pas se porter candidat face à un Biden qui veut se maintenir en simulacre jusqu’à l’âge de 86 ans. Tout ceci est le signe d’un déclin bien réel qui touche l’ensemble des pays de la planète mais plus particulièrement le système politique US, lequel semble avoir atteint ses limites.

Cette crise pourrait également avoir pour conséquence un scénario britannique : le naufrage de la Grande-Bretagne a fait ressortir les pulsions bellicistes les plus extrêmes et même suicidaires. On pourrait donc assister à une série d’incendies allumées à la hâte dans tous les points chauds ou de friction afain d’y propager le chaos. “Après nous le déluge!” semble être la nouvelle devise de l’État profond. Cette démarche du “C’est soit nous ou la fin” reflète la fameuse théorie de la “Fin de l’histoire et du triomphe définitif du système néolibéral” de l’idéologue de la CIA Francis Fukuyama. Hillary Clinton et Barack Obama gèrent pour le compte de l’Etat profond le gouvernement des États-Unis en dehors des institutions dans un précédent inédit et très dangereux dans l’histoire des États-Unis. C’est en somme ce que démontre la guerre sans merci livrée par le régime contre Trump.

Changement d’approche

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En ces temps incertains et troublés, un changement d’approche s’impose. Si le style succint et bref s’est avéré assez adapté dans un contexte de guerre de cinquième génération où la narration de ce qui est supposé être la réalité est fortement formatée par des techniques de guerre hybride à spectre large (amplification via des réseaux sociaux  appartenant tous à une même partie) et un parasitage par dissonance cognitive facilité par un écosystème où le  conditionnement pavlovien s’est substitué à la culture dont son acception traditionnelle, notions germaniques y afférentes incluses.

Face à l’instantanéité des événements d’un monde déstructuré, toute tentative d’analyse ou de recul ne suffisent pas à cerner à partie d’un grand angle la partie en cours pour l’hégémonie mondiale. Toute analyse objective et surtout pertinente sera systématiquement niée ou traitée comme une thèse conspirationniste par des chiens de garde prébendés d’un dogme idéologique plus fermé que ne le fut celui  des inquisiteurs ayant condamné Galilée au bûcher au 16e siècle. Les labels distribués gratuitement par les uns et les autres importent peu. Ce qui importe désormais est d’avoir des lignes  divergentes, des opinions hors-cadre, des pistes de réflexion en dehors du carcan très étroit de la pensée dominante.

La bien-pensance est le début d’une forme de tyrannie évoluant d’abord dans l’entre-soi puis peu à peu en une sorte de système de coercition indirect mais lequel ne laisse aucun autre choix aux individus que de se soumettre. L’illustration la plus récente de cette situation est celle de la vaccination dite anti-C19. Aucune loi ne la rendait obligatoire et pourtant tout a été fait pour que le plus grand nombre d’individus se sente forcé se faire vacciner exactement comme des souris de laboratoires coincés dans un labyrinthe devant l’unique sortie possible. Et en cela, tous les États de la planète semblent avoir joué le jeu comme ils l’avaient fait pour la thématique du terrorisme.

Ce site a été lancé en avril 2011 dans un contexte géostatrategique bien précis dont le développement devait inévitablement aboutir au monde d’aujourd’hui. Avec le recul, nous pensons que la blogosphère dite alternative, c’est-à-dire celle qui a repris des éléments de langage et des concepts qui circulaient dans des milieux restreints et marginalisées dès les années 60, aurait subi une manipulation de la manipulation pour stimuler  un changement de perception au sein des élites dirigeantes des puissances dites révisionnistes de l’ordre mondial hérité des Accords de Bretton-Woods. En d’autres termes, le courant altermondialiste et anti-guerre a été utilisé par les services chargées de la désinformation et de la guerre psychologique de l’Empire pour amener leurs adversaires à modifier leur perception d’eux-mêmes et de celle du monde  et à prendre des décisions inadaptés à la situation réelle. Dans un tel cas de figure, nous avons tous été manipules et servi de moyen de manipulation dans un jeu élaboré à plusieurs niveaux et à couches multiples. La manipulation ressemble à une contamination biologique ou radiologique: elle exige une décontamination constante.

Faut-il pour autant se taire et de ne plus chercher à comprendre les ressorts cachés du monde? Non. Il est même impossible de ne pas chercher à comprendre comment Homo Sapiens en est arrivé à cette situation désastreuse.

Le monde est  à la veille d’un Armageddon. Le vote d’une résolution du Congrès US qualifiant la Russie d’État sponsor du terrorisme réduirait à néant les relations bilatérales entre les États-Unis et la Russie, les deux pays ayant le plus d’ogives nucléaires et thermonucléaires dans le monde. Une rupture diplomatique entre Washington et Moscou- jamais envisagée même au plus fort de la Guerre froide 1.0 entre les États-Unis et l’ex-Union Soviétique- est un premier pas vers une voie sans issue possible ou plutôt vers un  désastre.

À Zaporijié, la plus grande centrale nucléaire d’Europe est sous le feu de l’artillerie dans l’indifférence totale. Un scénario catastrophe semblable à celui de Tchernobyl est exclu mais des fuites massives d’isotopes radioactifs des unités de traitement de déchets nucléaires sont susceptibles de provoquer un désastre environnemental supplémentaire. Après tout à Fukushima, au Japon,  l’Agence Internationale de  l’Énergie Atomique a bien avalisé le déversement des eaux contaminées dans l’océan. L’ONG Greenpeace n’existe plus. Une autre ONG, Amnersty international, a subi les foudres des pions de l’Empire pour avoir constaté une technique de guerre utilisant les infrastructures civiles devant demeurer loin du conflit par l’Ukraine.  

Le monde est-il à ce point désespéré ? Le système économique mondial est-il en faillite pour que certains décideurs soient résolument en faveur d’un conflit mondial de haute intensité? Il y a tout lieu de le croire.  Le choix du futur Premier ministre britannique (ce sera une femme, très agitée pour la guerre…) déterminera le choix de ces élites déclinantes qui sont prêtes à l’Holocauste pour la sauvegarde de  leurs intérêts.

Des gens en sont conscients. La majorité n’a plus les capacité de sortir de l’inconscience. Des milliards d’individus ont été transformés en zombies préprogrammés. Ce qui rend peu probable l’émergence d’un monde nouveau meilleur que celui qui est en cours d’effondrement.

Ceci sur le court terme. À long terme, des analystes prévoient  un pic d’instabilité pour 2041-2055, années où les réserves d’hydrocarbures seraient insuffisantes pour faire fonctionner un monde où la transition énergétique aurait échoué faute d’innovation technologiques majeures.

  

La Turquie vise le désarmement des îles grecques de la mer Égée

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La Turquie vise le désarmement des îles grecques de la mer Égée et s’apprête à porter cette affaire devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le commandement des forces armées turques a affirmé qu’un éventuel renforcement de la présence militaire grecque en mer Égée serait perçu comme une menace intolérable contre la sécurité et les intérêts nationaux turcs.

Abondant dans ce sens, un officiel du Ministère turc des Affaires étrangères assure que la Turquie ne permettra pas un éventuel armement des îles grecque de la mer Égée et qu’Ankara dispose de tous les arguments légaux pour porter cette affaire devant les juridictions internationales.

Selon de nombreux analystes, cette revendication turque était prévisible à la lumière de la montée en puissance de la Turquie et la projection de ses forces en Azerbaïdjan, en Irak, en Libye, en Syrie et même en Ukraine à travers le déploiement de ses fameux drones d’attaque Bayraktar TB-2, lesquels se sont particulièrement illustrés lors du conflit du Nagrony Karabagh. Les Turcs remettent en cause depuis des décennies le découpage territorial et surtout les frontières maritimes avec la Grèce et sentent non seulement qu’ils disposent de suffisamment de puissance et d’influence mais que le contexte international actuel est favorable pour “corriger” ce qu’ils estiment être une “erreur historique” héritée du chaos ayant succédé à la chute finale de l’Empire ottoman et la Première guerre mondiale.

Pays membre de l’OTAN et l’un des alliés les plus important de Washington en Eurasie, la Turquie ne cesse de réadapter sa nouvelle stratégie visant à “récupérer” ce que ces théoriciens appellent “l’aire d’influence géopolitique naturelle de l’ancien empire ottoman” à l’ombre de la contre-attaque généralisée de l’Empire américain contre ses rivaux éventuels: la Chine et la Russie mais également l’Europe.

La Grèce et la Turquie abritent des bases militaires US sur leurs territoires.

Perquisition de Mar-a-Lago: Trump a t-il caché des documents secrets relatifs à l’assassinat de Kennedy?

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La perquisition dont a fait l’objet la résidence de Donald Trump à Mar-a-Lago par le FBI est-elle liée à la possession par Trump de copies de documents confidentiels détruits relatifs à l’assassinat du président John Fitzgerald Kennedy?

Les faits: l’ex-président US Donald Trump a annoncé le 8 août 2022 que sa résidence de Floride, Mar-a-Lago, avait été perquisitionnée par la police fédérale (FBI), se déclarant victime d’une persécution politique à peine cachée visant entre autre à entraver une éventuelle candidature aux prochaines présidentielles US.

Pour les médias US, cette perquisition est directement liée à, tenez-vous bien, “une mauvaise gestion de documents classifiés” donc des documents extrêmement sensibles relevant du secret défense.

En d’autres termes, Donald Trump a pris le soin de prendre et de sauvegarder des copies de documents hautement sensibles dont la divulgation pourrait mettre à mal l’ensemble de l’architecture du pouvoir réel aux États-Unis et les pays vassaux de Washington.

Détail de taille, la police fédérale américaine n’a pas confirmé la perquisition ni souhaité commenter cet incident quasiment inédit pour un ancien président des États-Unis.

Donald Trump est tout sauf idiot. Il avait emporté avec lui dès son départ des cartons de documents dont certains sont classés secret défense mais aussi des archives qui auraient été détruites dans les années 70. Dans ce dernier cas de figure, ce type de documents ne peut concerner que la période très houleuse des années 60 entamées par l’assassinat du président John Fitzgerald Kennedy le 11 novembre 1963 à Dallas et marquées par les assassinats politiques de Freedom Summer (James Chaney, Michael Schwerner et Andrew Goodman), du Sénateur et ex-Procureur général des États-Unis Robert F. Kennedy, du Pasteur et leader des droits civiques Martin Luther King, du militant des droits de l’homme Malcom X, de l’escalade de la Guerre du Vietnam et la montée en puissance du complexe militaro-industriel. Il y avait aussi des cartons d’archives relatives à la gestion du C19 classées secret défense et des documents sur les affaires John McAfee (“suicidé ” à Sant Esteve Sesrovires, Espagne, le 23 juin 2021) et inévitablement l’affaire Epstein.

Une voix Deus ex Machina a donc sollicité une agence fédérale pour faire donner un cadre légal à une action qui allait aboutir par un assaut sur la résidence de l’ex-président. Ne pouvant apparaître comme les commanditaires de cette perquisitions, les ennemis de Trump, nommément le clan Clinton/Obama et les coteries qui sont derrière ce clan ont instruit les Archives Nationales à déposer plainte contre Trump pour la violation d’une loi datant de 1978 selon laquelle tout président américain devait rendre ou transmettre l’ensemble de sa messagerie, documents électroniques, correspondances et documents de travail aux Archives Nationales US.

L’annonce de cette perquisition a suscité l’indignation dans les rangs du Parti Républicain républicains dont certains ténors comme le chef des conservateurs à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a dénoncé une «intolérable instrumentalisation à but politique du Département de la Justice» en promettant d’enquêter sur cette affaire lorsque les Républicains reprendront le pouvoir. De Santis, le Gouverneur de l’État de Floride, où est située la résidence de Mar-a-Lago, est allé plus loin en qualifiant le régime de Joe Biden d’avoir transformé les États-Unis en république bananière.

Cette perquisition est à tout le moins étrange. Tout le monde s’attend à des enquêtes et des perquisitions dans le cadre d’enquêtes sur des accusations de fraude fiscale et de malversations financières au sein de l’empire financier de Trump mais pas en raison de possession de documents de nature politique. Trump a donc pris les devants et paré à un éventuel procès en cachant des pièces dont la divulgation serait susceptible d’ébranler l’État profond US. Une éventuelle divulgation sur l’assassinat de Kennedy, apparenté à un coup d’État de l’État profond par un très grand nombre d’analystes politiques aux États-Unis, le rôle réel de la Commission Warren chargée d’un rapport officiel sur cet assassinat politique et d’autres aspects relatifs aux liens entre l’administration Johnson, la CIA, la mafia juive, les exilés cubains, Israël, la dynastie Bush et le complexe militaro-industriel, pourraient en effet remettre en cause la prise en otage des États-Unis par un pouvoir occulte non institutionnel et anticonstitutionnel et pourrait provoquer un début d’une seconde révolution américaine.

Indubitablement, l’État profond et ses branches chargées de la propagande qualifient tout questionnement autour de l’assassinat de Kennedy en dehors des conclusions de la Commission Warren comme de vulgaires théories complotistes, allant même à en créer quelques-unes ou à tolérer des adaptations cinématographiques à des fins de diversion ou pour noyer le sujet. Cet assassinat survenu au début des années 60 est d’autant plus d’actualité que la situation politique des États-Unis en 2022 est directement liée à ce coup d’État puisque l’État profond ayant pris le pouvoir et désigné un cacique comme président pour mener une guerre mondiale hybride tous azimuths est la création des cercles occultes ayant commandité la mort violente et publique du président Kennedy au Texas il y a de cela presque soixante ans. En fin matois, Trump ne pouvait ignorer la genèse du camp ennemi.

Un satellite baptisé Khayam…

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Un lanceur russe Soyouz a emporté, mardi 09 août 2022, le satellite iranien Khayam en orbite depuis le cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan.

Le satellite de télédétection iranien a été nommé en mémoire du très célèbre savant, polymathe et poète persan Omar Khayam (1048-1131).

As-tu vu le monde? Tout ce que tu y as vu n’est rien. – Ce que tu as dit, ce que tu as entendu n’est rien. – Si tu as parcouru les sept climats, ce n’est rien. – Si tu est resté seul à méditer dans ta maison, ce n’est rien.

Selon Sāzmān-e Fazāi ye Irān ou l’agence spatiale iranienne, ce satellite aura pour objectif de surveiller les frontières du pays, améliorer la production agricole et surveiller les ressources hydriques et les catastrophe naturelle.

À Washington, le ton est catégorique: il s’agit certainement d’un satellite à usage militaire. Plus zélé encore, le Washington Post croit savoir que ce satellite de fabrication iranienne sera utilisé par la Russie dans la guerre en Ukraine. Une accusation-outil qui ne tient pas la route mais qui relève d’une propagande mettant en doute les capacités techniques de la Russie dans un domaine qu’elle maîtrise. Cette technique de dénigrement et d’abaissement a déjà été utilisée concernant un éventuel approvisionnement de la Russie par des drones iraniens. Ces techniques de dénigrement interviennent dans un contexte précis marqué par la perception des opérations militaires russes fort difficiles dans la guerre en Ukraine. En juin 2021, la Russie a été accusée par le Washington Post de vouloir fournir un satellite sophistiqué à l’Iran.

Ceux qui étaient les pôles de la science- et dans l’Assemblée des sages brillaient comme des phares, – ils n’ont su trouver leur chemins dans la nuit sombre.- chacun d’eux a balbutié un conte, puis s’est endormi.

Khayam n’est pas le premier satellite iranien lancé par la Russie. En octobre 2005, le satellite iranien Sina-1, baptisé en l’honneur d’un des plus grands savants de tous les temps, avait été lancé du cosmodrome de Plessetsk.

Cette roue sous laquelle nous tournons- est pareille à une lanterne magique.- Le soleil est la lampe; le monde l’écran; – nous sommes les images qui passent.

Escalade de la réaction chinoise

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La petite tournée asiatique de Nancy Pelosi et notamment son passage à Taïwan, est considéré par la Chine comme un point en rupture justifiant un réajustement de la politique étrangère chinoise et une révision en profondeur des relations bilatérales avec Washington.

Outre une série de manœuvres militaires simulant à munitions réelles un blocus total de l’île sécessionniste ainsi que la disparition de ce qui était appelé la ligne médiane du détroit de Formose avec le passage de missiles chinois au-dessus de l’île (y compris à Taipeï), Beijing a annoncé le 05 août 2022 une série de mesures en représailles aux provocations de Washington:

1. Sanctions à l’égard de la gérontocrate Nancy Pelosi née d’Alessandro, 82 ans, présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, membre du Parti Démocrate. Ces sanctions s’étendent aux membres de sa famille. Ce détail est très important dans la mesure où les liens solides de sa famille avec le Milieu et les mafias italo-américaines de la Côte Est des États-Unis font l’objet d’un intérêt particulier en Chine;

2. Suspension du dialogue avec les États-Unis au niveau des commandements militaires régionaux;

3. Annulation de toutes les rencontres avec les représentants du Département américain de la Défense (Pentagone);

 

4. Suspension temporaire de la coopération avec les États-Unis dans le domaine de la lutte contre l’immigration illégale;

5. Suspension de la coopération bilatérale dans le domaine de la lutte contre les narcotiques;

6. Suspension des négociations bilatérales sur le Changement Climatique;

7. Suspension de la coopération bilatérale dans le domaine judiciaire;

8. Suspension de la coopération bilatérale en matière de lutte contre la criminalité transfrontalière organisée.

Les choses ne vont en rester à ce stade.

La Chine a arrêté les exportations de sable vers Taïwan. Le sable est un élément essentiel dans la fabrication de microprocesseurs. La partie chinoise a également suspendu les importations de poissons congelé de Taïwan et sanctionné une centaine de compagnies insulaires. Le volume des échanges entre la Chine et Taïwan s’élevait en 2021 à plus de 328 milliards de dollars US (0.32 trillion de dollars US).

Cette agitation pourrait influer très négativement sur la péninsule coréenne où Pyongyang pourrait être fort tenté par un nouvel essai nucléaire. La Corée du Nord a clairement affirmé qu’elle usera de son arme de dissuasion nucléaire à la première provocation et nombre d’analystes pensent qu’un essai nucléaire nord-coréen serait imminent.

Cette situation aura également un impact au Moyen-Orient, en Eurasie et en Afrique.

Un rapprochement plus affirmé de la Chine avec l’Iran n’est plus à exclure tandis que la perspective d’une alliance militaire formelle avec la Russie se précise. Enfin, la Chine pourrait se montrer plus agressive dans les zones d’influence occidentale en Afrique.

Aucun pays d’Asie de l’Est, à l’exception du Japon, a condamné les manoeuvres militaires chinoises autour de Taïwan. Un signe alarmant pour Washington.

Ce n’est que le début. Le monde de demain risque plus de ressembler à un enfer inflationniste où les pénuries organisées et la manipulation serviront à asservir les populations.

Ce qui est sûr est que les générations montantes payeront beaucoup plus cher des artéfacts et des marchandises jusque-là très bon marché.

Pourquoi la CIA tente-elle de faire revivre Al-Qaïda ?

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Selon des médias US, le 31 juillet 2022, une frappe de drone US à Kaboul aurait permis d’éliminer l’ex-numéro deux de la défunte organisation Al-Qaïda ainsi que deux autres personnes liées au réseau Haqqani. Cette information n’a pas eu l’effet escompté puisque la remise en avant de cette thématique est considérée comme un exercice interne visant le maintien d’une structure déclassée de la CIA après des années de prestige.

Le gouvernement afghan a condamné l’attaque comme une violation de la souveraineté du pays et a indiqué avoir ordonné aux services de renseignements d’enquêter pour savoir si oui ou non l’égyptien Ayman Al-Dawahri était présent à Kaboul.

Selon des informations fournies par des médias US, le docteur Ayman Al-Dawahri, 72 ans et souffrant de plusieurs maladies graves et lourdement incapacitantes, se tenait au balcon d’un immeuble du centre de Kaboul lorsqu’un drone d’attaque de la CIA aurait tiré deux missiles Hellfire R9X à lames. Ces frappes kinétiques au moyen de missiles a tête non explosives et dotés de lames effilées tournantes depliables en phase d’approche finale, aurait également tué deux proches du réseau Haqqani. Ce réseau politique afghan allié aux Talibans a donné beaucoup de fil à retordre aux forces US et OTAN avant leur retrait désordonné et désastreux de ce pays en 2021.

Il n’est pas étonnant aussi de constater que ce type de frappes n’a été possible qu’après le coup d’État “légal” au Pakistan ayant permis le retour, avec le concours majeur du haut commandement de l’armée pakistanaise, de la même dynastie corrompue et compradore ayant dirigé le pays lorsque celui-ci subissait le programme des assassinats ciblés par drone de la CIA sous l’administration Obama.

Cette frappe ne semble pas avoir eu un écho particulier puisque le numéro 2 d’Al-Qaïda est très largement considéré dans l’ensemble des pays du monde musulman et ailleurs comme un agent de la CIA ayant joué un rôle précis dans la promotion de la thématique du terrorisme islamiste, sur lequel se focalisa l’empire durant une certaine période précédant les Révolution colorée 2.0 et la fabrique de la peur biologique pour justifier des dépenses militaires et renforcer son hégémonie stratégique.

Cependant, cette attaque pourrait bien avoir d’autre objectifs que l’élimination d’un fantôme n’occupant aucun poste dans une organisation qui n’existe plus. À travers cette attaque, Washington pourrait mettre en évidence la poursuite de la colllution entre le gouvernement des Talibans et Al-Qaïda, raison officielle pour laquelle les États-Unis ont envahi ce pays en octobre 2001 montrant ainsi que Kaboul aurait violé l’une des clauses les plus importantes des Accords de Doha. Cette clause stipule que le gouvernement des Talibans ne permettrait en aucun cas l’usage du territoire afghan par une organisation terroriste afin de perpétrer des attaques contre les intérêts US dans la région ou au-delà. Cela pourrait être le prétexte pour une réimplantation de la CIA en Afghanistan non pas pour lutter contre un terrorisme totalement inexistant mais pour mener des actions subversives à partir de ce pays contre la province du Xinjiang en Chine occidentale, en Asie centrale sur le flanc sud et mou de la Russie et dans les provinces orientales iraniennes.

Pour résumer, les structures chargées du contreterrorisme au sein de la CIA, déclassées avec le changement de paradigme et le retour de la stratégie de l’affrontement entre grandes puissances, tentent désespérément de justifier leur existence et reprendre leur immenses privilèges (illégaux) et un prestige surfait en rapprochant la thématique du terrorisme avec celle de la guerre hybride sans limite contre la Chine, la Russie et l’Iran.

C’est dans ce sens qu’il faut interpréter les tentatives de certains analystes de rapprocher le nouveau chef d’Al-Qaïda avec l’Iran en dépit d’une double incompatibilité confessionnelle et idéologiques ou encore la possibilité de relancer le terrorisme dit “islamiste” dans les républiques à majorité musulmane d’Asie centrale et Russie mais également au Xinjiang.

De ce fait, on assiste à une véritable contre-attaque au niveau mondial des factions les plus corrompues de l’État profond US, incapables de céder leurs anciens privilèges, même en termes d’images symboliques et croyant pouvoir reprendre la main en combinant des thématiques opératoires utilisées lors des années 90 et 2000 pour atteindre des objectifs stratégiques dont le cadre dépasse de loin celui, étroit et mal défini, de la “guerre sans fin contre la terreur”, un concept pour générer des revenus sans fin en détournant les deniers publics via des schémas de Ponzi en faveur de l’oligarchie qui a pris du plomb dans l’aile avec le blocage de la situation géostratégique dans la région centrale du monde entre 2015 et 2019.

L’après 02 août 2022…

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Trente-deux ans, jour pour jour, après l’invasion du Koweït par l’Irak, dans laquelle Washington a joué un rôle majeur, la visite de Nancy Pelosi à Taïwan marque la détermination de l’État profond US à déclencher un conflit global pour contenir l’émergence de la Chine.

Il se pourrait que les décideurs chinois aient sous-estimé la détermination de Washington à aller à la confrontation.

Selon une déclaration du Ministère chinois des Affaires étrangères, la réponse à la visite de Nancy Pelosi à Taïwan pourrait prendre la forme de “mesures nécessaires à la protection de la souveraineté et l’intégrité nationales de la Chine”. Le même communiqué ajoute que les États-Unis et Taipei seront responsables des conséquences [de telles mesures ndlr].

Difficile d’y voir clair.

La Chine a annoncé une série d’exercices militaires autour de Taïwan s’étalant du 04 au 07 août 2022 selon les coordonnés suivantes:

Première région:
25°15’26” N X 120°29’20” E, 24°50’30” N X 120°05’45” E, 25°04’32” N X 119°51’22” E, 25°28’12” N X 120°14’30” E.

Seconde région:
26°07′00″ N X 121°57′00″ E, 25°30′00″ N X 121°57′00″ E, 25°30′00″ N X 121°28′00″ E, 26°07′00″ N X 121°28′00″ E.

Troisième district:
25°34′00″ N X 122°50′00″ E, 25°03′00″ N X 122°50′00″ E, 25°03′00″ N X 122°11′00″ E, 25°34′00″ N X 122°11′00″ E.

Quatrième région:
22°56′00″ N X 122°40′00″ E, 23°38′00″ N X 122°51′00″ E, 23°38′00″ N X 123°23′00″ E, 22°56′00″ N X 123°09′00″ E.

Cinquième district:
21°14′00″ N X 121°33′00″ E, 21°33′00″ N X 121°18′00″ E, 21°07′00″ N X 120°43′00″ E, 20°48′00″ N X 120°59′00″ E.

Sixième district:
22°43′00″ N X 119°14′00″ E, 22°10′00″ N X 119°06′00″ E, 21°33′00″ N X 120°29′00″ E, 22°09′00″ N X 120°32′00″ E.

Sur une carte cela donne ceci:

En espérant que ces exercices militaires ne cachent pas une opération militaire en bonne et due forme, il n’en demeure pas moins que la configuration des six zones autour de Taïwan est susceptible de provoquer des incidents.

Les autorités chinoises pourraient avoir restreint l’usage puis désactivé des sites de réseaux sociaux chinois dont le site de micro blogging Sina Weibo afin d’éviter un débordement inévitable des internautes chinois sur une question hautement sensible d’autant plus que la visite de Pelosi à Taïwan est clairement perçue comme une humiliation publique de la Chine.

Si les manœuvres militaires chinoises ne se transforment pas en une opération spéciale le 04 août 2022, la réaction de la Chine à cette humiliation publique pourrait se manifester en Ukraine, c’est-à-dire là où ça peut faire mal à l’État profond US. Cela implique une plus grande coopération militaire de la Chine avec la Russie et cela pourrait aboutir à la création d’une alliance formelle et non plus informelle et timide comme on a constaté jusqu’au 02 août 2022.

Ce que l’on retient est que Washington est prêt à mener une guerre avec la Chine. Cela veut dire que soit les États-Unis disposent d’armes secrètes capables de changer la donne en cas de confrontation globale ou soit que l’État profond est suicidaire. Dans les deux cas, la casse généralisée est assurée.

 

Jouer au pyromane face à la Chine…ou le déclin de la pensée stratégique?

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Vidéo promotionnelle des forces armées chinoises (chaîne YouTube Marathon Man)

Jouer au pyromane face à un pays comme la Chine, manufacture du monde et seconde économie mondiale marque le degré d’enfermement de certaines élites dans des concepts tels que le piège de Thuycidide ou encore l’incapacité de ces élites à concevoir le monde en dehors d’un prisme dualiste et dichotomique caractérisé par la rivalité et la compétition.

La provocation-forcee il est vrai, semble avoir fonctionné avec la Russie mais risque de ne pas avoir les mêmes résultats avec la Chine. Il s’agit de deux cultures et tempéraments radicalement differents. l’État profond qui a pris en otage le pouvoir dans ce que l’on appelle à titre provisoire l’Occident collectif (notion erronée d’un point de vue de la définition mais acceptée comme outil de travail à titre temporaire) semble avoir perdu tous sens des réalités et s’élance dans une fuite en avant vers le chaos. La situation réelle de l’économie mondiale est-elle à ce point désespérée pour que des gens normaux et responsables envisagent une confrontation mondiale qui risque de réduire à la famine et à la misère plus de quatre milliards d’êtres humains? Mais qu’attendre de gens qui affirment dans les médias que la population mondiale doit être limitée à trois milliards de personnes au maximum? Ces personnes sont bonnes à enfermer dans un asile d’aliénés mentaux. Ils détiennent pourtant le pouvoir et même la capacité de déclencher des conflits dans un contexte déclin affirmée de la pensée stratégique. Le résultat sera invariable: une catastrophe mondiale cachée sous l’euphémisme d’une guerre mondiale hybride d’intensité intermédiaire et croissante.

Indubitablement, ils sont devenus fous. Les injections anti-C19 sont non seuleme’t susceptible de provoquer des syndromes apparentés à la démence mais semblent affecter durablement les capacités cognitives de l’humain. C’est la chronique des années enragées (2020-2030)…

 

 

L’hubris de l’Empire et l’émergence du monde nouveau

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La Une du magazine “The Economist” à l’égard du prince Mohamed Ben Salman révèle un basculement majeur dans l’équilibre interne de ce que l’on appelle, faute de mieux, l’Occident collectif.

L’avenir appartient au noyau créé autour des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

Les tentatives de relance des conflits dans les Balkans et en Mésopotamie sont condamnées à l’échec. Ni l’indépendance du Kosovo et encore moins la “révolution nationale en Irak” à laquelle a appelé le sulfureux Moqtada Sadr ne seront suffisantes pour allumer les deux régions géopolitiques respectives de la Serbie et de l’Irak.

Le risque élevé d’une conflagration mondiale en mode ouvert (hot) est en Europe orientale sur les marches occidentales de la Russie bien qu’il semble maîtrisé en deçà d’un certain seuil de non retour. Ce n’est pas le cas dans l’ancien détroit de Formose et en péninsule coréenne où le risque de déflagration est d’autant plus extrême que l’accumulation de puissance y est formidable. En dépit des leçons de l’histoire militaire récente de l’Occident collectif en Asie et plus particulièrement en Asie orientale et en Asie du Sud-Est, certains stratèges nourrissent la folie d’une illusion de grandeur: engager la Russie et la Chine à la fois s’assimile à un suicide collectif assuré.

C’est l’hubris puissance 100 et c’est au milieu de cette folie que l’Iran reconnaît pour la première fois qu’il dispose des capacités techniques pour fabriquer la bombe nucléaire.

La visite de Nancy Pelosi à Taïwan comporte tous les éléments du Vaudeville. D’abord par rapport au personnage profondément corrompu, impopulaire et incompétent chargé d’assumer cette provocation. Secundo par le modus operandi et le risque encouru: un avion officiel US avec à bord une vieille harpie sénile de la gérontocratie ploutocratie et kleptomane ayant pris en otage les États-Unis d’Amérique abattu par un missile “chinois”? Un scénario de cinglés camés avec un mélange d’acide, de LSD et d’opium frelaté voulant rééditer l’attaque sous faux drapeau du Golfe du Tonkin…S’agit-il de débilité simulée ou est-ce que les planificateurs de guerre de l’Empire du mensonge prennent le reste de la population pour une multitude d’idiots assistés ? Mais qui est l’imbécile qui voudrait attenter à la vie d’une Pelosi ou d’un George W. Bush?

Comment envisager mener un conflit mondial quand les services de renseignement et leur sous-traitants sont tellement déclinants en termes de rendement et d’efficacité qu’ils ne sont même pas capable d’obtenir des informations fiables sur un site ou un simple blog pense-bête ? Ce n’est pas avec une bande de pieds nickelés qu’ils vont gagner la troisième guerre mondiale. Sur ce point, il n’y a aucun doute possible. Cet empire du mensonge a fini par s’auto intoxiquer parvenir au delirium tremens. Inutile d’être pro-russe ou pro-chinois pour l’affirmer. Cet empire s’est décrédibilisé aux yeux de ses propres populations par sa kleptomanie organisée, son racket, ses mensonges (celui du cirque C19 étant l’une des plus grosses couleuvres du genre) et sa nature profondément belliqueuse.

En réalité, ce que l’on appelle l’Occident collectif est géré depuis une trentaine d’années par des incompétents notoires dont le niveau ne cesse de baisser dangereusement…la preuve, on se retrouve tous aujourd’hui à une seconde d’un conflit nucléaire généralisé qui n’aura pas lieu pour un certain nombre de facteurs rationnels lié à la nature des élites impliquées dans les processus de prise de décision dans les nations-empires ciblés.

Les temps sont durs pour tout le monde mais la période historique est assez intéressante dans la mesure où on assiste à un hubris dans sa forme de folie la plus pure.

La résistance a déjà gagné car sa littérature, élaborée dans les années 60 et 70 et confinée dans des cercles à taxinomie régulée et idéologiquement orientée a fini par être adoptée et mise en oeuvre dans le cadre des stratégies développés par des puissances globales. Rien que ce fait étonnant et incroyable est une victoire impossible sur l’Empire du mensonge.

Seule une révolution interne sauvera cet empire pris en otage par une secte de parasites sans foi ni loi. Mais cela est une autre histoire.

 

 

En route pour Samarcande

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L’OCS et d’autres organisations pan-eurasiennes jouent un jeu complètement différent – respectueux, consensuel. Et c’est pourquoi elles attirent toute l’attention de la plupart des pays du Sud.

La réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCS à Tachkent, vendredi dernier, a porté sur des affaires très sérieuses. Il s’agissait de la réunion préparatoire clé avant le sommet de l’OCS qui se tiendra à la mi-septembre dans la légendaire Samarcande, où l’OCS publiera une « déclaration de Samarcande » très attendue.

Comme on pouvait s’y attendre, ce qui s’est passé à Tachkent n’a pas été rapporté par l’Occident collectif et n’a toujours pas été digéré par une grande partie de l’Est.

Une fois encore, c’est au ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qu’il est revenu de trancher dans le vif. Le plus grand diplomate du monde, au milieu du drame tragique de l’ère de la non-diplomatie, des menaces et des sanctions inventées par les Américains, a mis en évidence les deux thèmes principaux qui se chevauchent et qui font de l’OCS l’une des organisations clés sur la voie de l’intégration de l’Eurasie.

1. L’interconnectivité et « la création de corridors de transport efficaces ». La guerre des corridors économiques est l’une des caractéristiques essentielles du XXIe siècle.

2. Dessiner « la feuille de route pour l’augmentation progressive de la part des monnaies nationales dans les règlements mutuels ».

C’est pourtant lors de la session Q@R que Lavrov a, à toutes fins utiles, détaillé toutes les grandes tendances de l’état actuel, incandescent, des relations internationales. Voici les principaux points à retenir.

Dans quelle mesure êtes-vous à l’aise avec le dollar américain ?


Afrique : « Nous sommes convenus de soumettre aux dirigeants, pour examen, des propositions d’actions spécifiques pour passer à des règlements en monnaies nationales. Je pense que tout le monde va maintenant y réfléchir. L’Afrique a déjà une expérience similaire : des monnaies communes dans certaines structures sous-régionales, qui, néanmoins, dans l’ensemble, sont liées aux monnaies occidentales. À partir de 2023, une zone de libre-échange continentale commencera à fonctionner sur le continent africain. Une étape logique serait de la renforcer par des accords monétaires ».

La Biélorussie – et bien d’autres – est impatiente de rejoindre l’OCS : « Il existe un large consensus sur la candidature biélorusse (…) Je l’ai ressenti aujourd’hui. Il y a un certain nombre de prétendants au statut d’observateur, de partenaire de dialogue. Certains pays arabes montrent un tel intérêt, tout comme l’Arménie, l’Azerbaïdjan et un certain nombre d’États asiatiques ».

La diplomatie du grain : « En ce qui concerne la question des céréales russes, ce sont les sanctions américaines qui n’ont pas permis la pleine application des contrats signés en raison des restrictions imposées : Les navires russes sont interdits d’accès à un certain nombre de ports, il y a une interdiction pour les navires étrangers d’entrer dans les ports russes pour prendre des cargaisons d’exportation, et les taux d’assurance ont augmenté (…) Les chaînes financières sont également interrompues par les sanctions illégitimes des États-Unis et de l’UE. En particulier, la Rosselkhozbank, par laquelle transitent tous les principaux règlements des exportations alimentaires, a été l’une des premières à figurer sur la liste des sanctions. Le secrétaire général de l’ONU, A. Guterres, s’est engagé à supprimer ces obstacles pour faire face à la crise alimentaire mondiale. Nous verrons ».

Taiwan : « Nous n’en discutons pas avec notre collègue chinois. La position de la Russie sur l’existence d’une seule Chine reste inchangée. Les États-Unis confirment périodiquement la même ligne en paroles, mais dans la pratique, leurs « actes » ne coïncident pas toujours avec les paroles. Nous n’avons aucun problème à défendre le principe de souveraineté chinoise ».

L’OCS doit-elle abandonner le dollar américain ? « Chaque pays de l’OCS doit décider lui-même dans quelle mesure il se sent à l’aise de dépendre du dollar, en tenant compte du manque absolu de fiabilité de cette monnaie pour d’éventuels abus. Les Américains y ont eu recours plus d’une fois à l’égard d’un certain nombre d’États ».

Pourquoi l’OCS est importante : « Il n’y a pas de leaders et de suiveurs dans l’OCS. Il n’y a pas de situations dans l’organisation comme dans l’OTAN, lorsque les États-Unis et leurs alliés les plus proches imposent une ligne ou une autre à tous les autres membres de l’alliance. Dans l’Organisation de coopération de Shanghai, la situation que nous observons actuellement dans l’UE n’existe pas : des pays souverains sont littéralement « assommés », on leur demande soit de cesser d’acheter du gaz, soit d’en réduire la consommation en violation des plans et des intérêts nationaux ».

Lavrov a également tenu à souligner comment « d’autres structures dans l’espace eurasiatique, par exemple l’UEE et les BRICS, sont fondées et fonctionnent sur les mêmes principes » que l’OCS. Il a également évoqué la coopération cruciale avec les dix pays membres de l’ANASE.

Il a ainsi préparé le terrain pour le clou du spectacle : « Tous ces processus, interconnectés, contribuent à former le grand partenariat eurasiatique, dont le président Vladimir Poutine a parlé à plusieurs reprises. Nous y voyons un avantage pour l’ensemble de la population du continent eurasiatique ».

Ces vies afghanes et arabes


La véritable grande histoire des Raging Twenties (années folles) est de savoir comment l’opération militaire spéciale (OMS) en Ukraine a de facto donné le coup d’envoi de « tous ces processus », comme l’a mentionné Lavrov, menant simultanément à l’inexorable intégration de l’Eurasie.

Une fois de plus, il a dû rappeler deux faits fondamentaux qui continuent d’échapper à toute analyse sérieuse dans tout l’Occident collectif :

Fait 1 : « Toutes nos propositions pour leur retrait [en référence aux moyens d’expansion de l’OTAN] sur la base du principe du respect mutuel des intérêts de sécurité ont été ignorées par les États-Unis, l’UE et l’OTAN ».

Fait 2 : « Lorsque la langue russe a été interdite en Ukraine, et que le gouvernement ukrainien a promu les théories et pratiques néonazies, l’Occident ne s’est pas opposé, mais, au contraire, a encouragé les actions du régime de Kiev et a admiré l’Ukraine en tant que « bastion de la démocratie ». Les pays occidentaux ont fourni des armes au régime de Kiev et ont planifié la construction de bases navales sur le territoire ukrainien. Toutes ces actions visaient ouvertement à contenir la Fédération de Russie. Cela fait dix ans que nous avertissons que c’est inacceptable ».

Il est également opportun que Lavrov remette une fois de plus l’Afghanistan, l’Irak et la Libye dans leur contexte : « Rappelons l’exemple de l’Afghanistan, où même les cérémonies de mariage ont fait l’objet de frappes aériennes, ou de l’Irak et de la Libye, où l’État a été complètement détruit et où de nombreuses vies humaines ont été sacrifiées. Lorsque des États qui ont facilement mené une telle politique font maintenant des histoires à propos de l’Ukraine, je peux en conclure que la vie des Afghans et des Arabes ne signifie rien pour les gouvernements occidentaux. C’est regrettable. Les doubles standards, ces instincts racistes et coloniaux doivent être éliminés ».

Poutine, Lavrov, Patrouchev, Medvedev ont tous souligné ces derniers temps le caractère raciste et néocolonial de la matrice OTANistan. L’OCS et d’autres organisations pan-eurasiennes jouent un jeu complètement différent – respectueux, consensuel. Et c’est pourquoi elles attirent toute l’attention de la plupart des pays du Sud. Prochain arrêt : Samarcande.

Pepe Escobar

Source: Strategic Culture Fondation

Traduit par Réseau International

 

Scholar A. B Abrams Outlines How North Korea Could Handle an F-35 Attack

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Developed under the Joint Strike Fighter program, the F-35 was for years the only fighter on order by the U.S. Air Force and is set to be fielded in the thousands by America and its allies even if expected cuts are implemented. Developed primarily for air to ground missions, the aircraft is one of just two from the new fifth generation both in production and fielded at squadron level strength alongside the Chinese J-20. While F-35 fleets have been fast growing facing leading potential U.S. adversaries China and Russia, as well more minor ones such as Iran, the ability of North Korea to defend itself against such aircraft was highlighted by joint F-35 exercises between South Korea and the United States from July 11-14. The East Asian state has been technically at war with the United States for over 70 years, making it by far America’s oldest state adversary, and with the U.S. having multiple times come close launching an assault the need to counter the F-35 has become increasingly critical for North Korea.  

Writing regarding the growing F-35 deployments near North Korea, and the means by which the country’s armed forces the Korean People’s Army (KPA) are most likely to respond, scholar and prominent Korea expert A. B. Abrams observed in the Japanese Magazine The Diplomat that a range of asymmetric weapons would be key to countering the new stealth fighter. Abrams highlighted that the KPA fielded advanced fighters capable of threatening and on many occasions shooting down American jets during the Cold War, but that after the Soviet collapse and subsequent imposition of UN arms embargoes the country was unable to acquire modern combat jets to match those deployed by its adversaries symmetrically. While the Korean piloted MiG-21s fielded in the 1960s and 70s proved a match for and several times went head to head with American F-4s over Vietnam, Korea and the Middle East, and its MiG-29s acquired in the 1980s were considered a close match for the American and South Korean F-16s and F-15s fielded at the time, the KPA is not expected to acquire any fifth or even ‘4+ generation’ fighters for the foreseeable future due to UN embargoes. Four key means of tackling F-35 fleets asymmetrically were explored by Abrams, two of which involved the targeting of fighters on the ground and two more targeting them with mobile air defence systems. (A. B. Abrams is the author of ‘Immovable Object: North Korea’s 70 Years at War with American Power’ among other titles covering Northeast Asian security, most recently ‘China and America’s Tech War From AI to 5G: The Struggle to Shape the Future of World Order.’)

The first assets which Abrams highlighted could impede F-35 operations are tactical ballistic missiles, most notably the KN-23, KN-24 and Hwasong-8. The first two are optimal for targeting air bases across the Korean Peninsula, and were first test fired in 2019, while the third is a longer ranged platform and the first outside Russia and China to integrate a hypersonic glide vehicle. It was first fired in September 2021, and is optimal for neutralising air bases and key F-35 logistics assets in Japan. With the fifth generation fighters requiring more fuel and maintenance than their fourth generation predecessors, and suffering from lower mission capable rates, the ability to target F-35s and their facilities on the ground is potentially the most effective way of neutralising them, particularly for countries with advanced missile industries. Abrams highlighted a U.S. Congressional Research Service report which referred to the KN-23 as an asset that “exemplifies the most notable advance” among KPA tactical weapons, and could perform complex “pull-up” manoeuvres to confuse enemy air defences, while the KN-24 “demonstrates the guidance system and in-flight manoeuvrability to achieve precision strikes.” Complementing these assets, and potentially providing a greater volume of fire more cheaply albeit with a short range, Abrams highlighted that North Korea’s rocket artillery systems the KN-09 and KN-25 were fielded from the 2010s with ranges unrivalled by competing systems abroad at 200km and over 400km respectively. This allowed them to target airfields deep into South Korea, and pose a threat to air operations in a way that no 20th century artillery systems ever could. 

Complementing the considerable advances to KPA strike capabilities made in the 2010s, Abrams highlighted the significant improvements to North Korea’s ground based air defence network, it’s greater centrality to protecting the country’s airspace due to the inability to substantially modernise its fighter fleet, and its transition away from Soviet supplied systems towards a reliance on domestic ones. The entry into service in 2017 of the Pyongae-5, widely compared to the Russian S-300, provided a mobile and survivable long range air defence capability decades in advance of North Korea’s prior assets. Abrams compared the reliance on such systems with that of the Russian Military, which similarly saw the standing of its air force relative to those of its adversaries decline after the Cold War’s end forcing it to also rely on asymmetric ground based defence systems. An advanced successor compared to the S-400, with missiles using twin rudder control and a double impulse flight engines, was unveiled in 2020

 

Assets such as the Pyongae-5 are complemented by shorter ranged air defence systems, with Abrams notably highlighting the proven effectiveness of even older Soviet handheld infrared guided systems in Ukrainian hands against Russian fighters. With the KPA deploying these systems in much larger numbers alongside anti aircraft artillery, and using more advanced designs such as the indigenous HT-16PGJ, they could pose a serious challenge to F-35s at lower altitudes. This is particularly true as the stealth jet’s speed and altitude ceiling are both far below average. The F-35’s stealth capabilities and electronic warfare systems are also not as well optimised to tackling threats from such infrared guided missiles as they are radar guided ones, while MANPADS can be more easily concealed due to their lack of infrared signatures. While Abrams did not present an exclusive list of the means by which North Korea could potentially tackle F-35s, a number of key new capabilities were highlighted that may have received greater attention and investment in response to the perceived threat from the new stealth jets. The F-35, as indicated by Abrams among many others, is still far from being full operational or ready for high intensity combat, which provides North Korea with more time to develop a greater range of new armaments capable of challenging it. 

Military Watch Magazine

21/07/2022

Direct source of this article: https://militarywatchmagazine.com/article/scholar-a-b-abrams-outlines-how-north-korea-could-handle-an-f-35-attack-from-hypersonic-missiles-to-mobile-sams

 

Pulsa di Nura comme arme ultime…

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Dans un monde où Alphabet inc, la maison mere de Google, ne rigole plus et a viré en bonne et due forme l’un de ses ingénieurs en chef, Blake Lemoine, pour avoir attribué une forme de conscience au LaMDA (Language Model for Dialogue Applications), son ChatBot à intelligence artificielle, l’humour devrait être érigé en valeur suprême.

L’artillerie russe cible depuis quelques temps la région ukrainienne de Dniepropetrovsk, touchant inévitablement des commerces et des propriétés. Un prominent homme d’affaires local en a fait l’amère expérience. Sachant que son pays est à court de moyens, il puisa dans sa vieille culture de la Cabale juive l’arme ultime qui mettra un terme à ce conflit: la malédiction de la Pulsa di Nura!!!

Enfer et damnation!

Gennady Korban passe aux menaces. Si les forces russes s’en prennent une nouvelle fois à Dnepro, les adeptes de la Cabale évoqueront par un vieux rituel magique les anges de la destruction et les enverront pour abattre le ciel au-dessus de la tête du président de toutes les Russies.

L’arme paraît imparable. Le rituel aurait été utilisé, avec succès, contre Léon Trotsky, Adolf Hitler et Ythshak Rabin. Tous les trois ont fini avec du plomb dans le corps, à défaut d’une frappe céleste. Un autre récipiendaire de la colère cabalistique, Ariel Sharon, ex-premier ministre d’Israël, aurait été frappé par l’une des massues de feu dont disposent les anges de l’enfer: la preuve, il passa des mois dans le coma et sa mise à terre après son décès entraîna une légère secousse tellurique…

Le seul problème sur lequel butent les adeptes de la Cabale est de savoir si la malédiction pourrait toucher M. Poutine s’il s’avère qu’il est non-juif. Le rituel redoutable de la Pulsa di Nura ne touche en effet que les Juifs. Il faut donc fouiller la généalogie de Vladimir Poutine pour y trouver un ancêtre Juif, même lointain. Un 1/20 pourrait faire l’affaire.

Cette affaire va donc prendre du temps et durant ce délai, d’autres projectiles russes risquent fort d’atterrir sur la région.

Au debut du 20ème siècle, des religieux juifs aurait maudit le linguiste Eliezer Ben Yehuda pour ses travaux visant la résurrection de l’hébreu en se basant sur les autres langues sémitiques vivantes. Ce que l’on sait moins est que Eliezer Ben Yehuda aurait fait l’objet d’un ritual Pulsa di Nura. Ce qui semble certain est que ce rituel de magie noire avait été récité contre Trotsky (assassiné à Coyoacán, Mexico, le 21 août 1940) puis contre le Chancelier du troisième Reich Adolf Hitler (disparu dans ce qui semble être un suicide dans son bunker à Berlin le 30 avril 1945). Des rumeurs d’une telle malédiction circulent également au sujet de Lénine (décédé le 24 janvier 1924) et de Joseph Staline (assassiné le 05 mars 1953).

La Kabbalah ésotérique pourrait d’autres armes secrètes du même acabit. Korban et ses amis pourraient profiter des moments de répit pour approfondir leurs connaissance dans ce domaine. Une lecture complémentaire du Seigneur des Annaux de Tolkien pourrait aussi les inspirer.

Sinon il y aura toujours les services proposes par des maîtres experts es retour d’affection qui commencent à se reproduire sur nos commentaires. C’est un métier à fort potentiel dans un avenir proche vu le nivellement par le bas de l’ensemble de l’humanité.

Bon Week-end à nos lecteurs! Et attention aux marches d’escalier, on ne sait jamais…


Google continue de nous harceler pour avoir publié, en 2018, un billet évoquant l’échec d’un raid israélien en Syrie. Il considère cela comme un contenu dangereux et dérogatoire. Par conséquent, nous sommes en violation de la charte.

Idem pour toute évocation des principes motivant les acteurs geopolitiques en conflit dans la guerre mondiale hybride en cours. Cela devient ennuyant à la longue car de par ce moyen, Google s’érige en une sorte de ministère de vérité dirtribuant les bons et mauvais points.

Plus sérieusement, le port d’Odessa est en flammes (23/07/2022) et des réserves de céréales semblent avoir été touchées, non pas par le feu du ciel mais par des projectiles, 24 heures après la signatures d’accords séparés portant débloquages des ports de la Mer Noire pour l’exportation des céréales.

Google n’aime pas du tout que l’on parle de la guerre en Ukraine sous peine de sanction. Son LaMDA y veille. Ce n’est pas encore HAL de 2001, Odyssée de l’espace mais veut s’y rapprocher…Un jour on sera tous ciblés par drones équipés de missiles Air-Sol portant le logo Alphabet…

Une fusée Falcon 9 place 46 satellites Starlink en orbite

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Le 22 juillet 2022, une fusée Falcon 9 Block 5 de SpaceX a decollé de la base de Vanderberg avec 53 satellites de la méga constellation Starlink . 46 satellites ont été déployés en orbite basse. Sept satellites auraient été perdus. Il s’agit de la 32e mission de SpaceX en 2022.

Officiellement Starlink est un système Internet basé en orbite. Une sorte d’Internet de l’espace dont la portée militaire, toujours secrète, s’est révélée lors de la guerre en Europe orientale.

Israël-Maroc: une coopération ancienne mais non équilibrée

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Le 19 juillet 2022, la visite du Rab Halouf (général) Aviv Kochavi, Chef d’état-major de l’armée israélienne au Maroc vise officiellement à renforcer une coopération militaire et sécuritaire très intense datant de plus d’un demi-siècle.

Dans les faits, elle consacre cette fois-ci une véritable OPA israélienne sur ce royaume d’Afrique du Nord avec pour objectif l’extension stratégique israélienne en Afrique du Nord et occidentale ainsi que le détroit stratégique de Gibraltar. 

Vu les états de service du général Kochavi, un ex-parachutiste qui a dirigé le renseignement militaire et qui s’est distingué par des méthodes aussi brutales  qu’expéditives à Gaza, au Liban et à Bethléem, le pouvoir marocain en crise de succession profonde commet une très grosse erreur d’appréciation en croyant qu’il va traiter d’égal à égal avec une hydre dont le principal moteur est la domination froide et calculée.

Des analystes estiment que cette domination sera d’autant plus complète que les populations marocaines ne pourront jamais se soulever que de manière fort localisée et disparate et que même dans ce cas de figure, il sera assez facile de transformer les poches rebelles en enclaves assiégées comme à Gaza mais sans milices armées.

La coopération militaire et sécuritaire entre Israël et le Maroc a toujours été ancienne, dense et suivie. Elle a commencé dès le début des années 60 avec le recrutement du Roi Hassan 2 comme agent du Mossad puis dans l’aide et l’assistance israélienne dans la lutte sans merci contre ses opposants aussi bien au sein des Forces Royales Marocaines (FAR) que dans l’opposition politique  (assassinat du leader Mehdi Ben Barka le 29 octobre 1965 à Paris).

Israël a revendu une partie de ses armements et équipements militaires de fabrication française au Maroc après la Guerre de Six jours de 1967 en reconnaissance du rôle qu’avait joué le Roi Hassan 2 dans la divulgation des plans arabes de 1965 à 1967.

Le 10 juillet 1971, une première tentative de coup d’État militaire contre le régime de Hassan 2 à Rabat et Skhiret, est avortée avec l’aide d’Israël et de pays occidentaux. Ce premier putsch sanglant est mené par le général Mohamed Medbouh, Chef de la Garde du Palais après  avoir été informé lors d’un séjour aux États-Unis  de la qualité réelle du Roi et de l’ampleur de la corruption finançant la palais royal, notamment via des compagnies US et un trafic de déchets ferreux.

Ce putsch avorté eut pour conséquence la mise en place d’une garde privée étrangère autour du Roi et une plus grande implication des services spéciaux israéliens dans la gestion des affaires sécuritaires du Royaume. Ce qui irrita au plus haut point certains Chefs militaires des Forces Royales Marocaines. Une année après le coup d’État de Skhiret, l’armée marocaine organise une autre tentative de coup d’État, fort élaborée, à l’aide d’avions de  combat Northrop F-5B.

Ainsi le 16 août 1972, le général Mohamed Oufkir, Ministre de la défense du Royaume lance l’opération “Boraq”. Cette opération inédite  menée par les pilotes de chasse de la 3ème Base Aérienne de Kénitra avait pour objectif d’abattre le Boeing 727 royal sur lequel se trouvait le Roi Hassan 2 à son retour de France. Sur les six avions de combat Northrop F-5B, seuls trois étaient armés. Ils rencontrèrent l’avion royal au-dessus de Tétouan. Le Boeing essuya des tirs de canon Pontiac M39A2 de calibre  20 mm avant qu’un des appareils piloté par le commandant Louafi Kouera tenta d’écraser son chasseur léger contre le Boinh 727. Deux des trois réacteurs du Boeing furent touchés par des tirs mais les pilotes cessèrent le feu quand le pilote du Boeing leur annonça faussement ” la mort du Tyran par la grâce de Dieu” et que l’équipage de l’avion royal était solidaire avec les mutins. Ce qui permit au Boieng 727 d’atterrir à l’aéroport de rabat-Salé.  Le subterfuge ne tarda pas à être découvert et les F-5 de retour de la base de Kénitra après réapprovisionnement, prirent pour cible le salon d’honneur de l’aéroport de Rabat dans l’espoir d’atteindre le Roi.

D’après diverses sources divergentes, c’est des éléments des services secrets français qui auraient exfiltré le Roi de l’aéroport à bord d’une voiture banalisée de type Peugeot 404. C’est alors que six chasseurs F-5 bombardent le palais royal (le Roi n’y était pas). C’est à partir de Skhiret que des forces spéciales étrangères (les mémoires d’un ancien du Mossad attribue beaucoup d’exploits non confirmés à des commandos israéliens) organisent une contre attaque avec aide des Britanniques et des Français.

Les mutins ayant pu fuir à Gibraltar à bord d’hélicoptères sont arrêtés par les autorités britanniques et remis au Maroc où ils furent passés par les armes. Le général Oufkir, ministre de la défense, est exécuté sommairement. Le lieutenant-colonel Amokrane, coordinateur de la tour de contrôle de la base de Kénitra, est exécuté en 1973. Plus de 200 aviateurs furent jugés lors d’un procès expéditif. Onze furent condamnés à mort et le reste connut les affres du terrible bagne de Tazmamart (une cinquantaine parviendront à y survivre). Le Roi Hassan 2 supprime le poste de Ministre de la défense et certains grade d’officiers généraux.

L’échec de ce soulèvement militaire n’arrêta pas les troubles au sein des FAR.  En 1975, de concert avec la CIA et le futur roi d’Espagne Juan Carlos 1,  Hassan 2 lance le 06 novembre 1975  la fameuse Marche Verte (Opération Ouhod, du nom d’une fameuse bataille du début de l’Islam en péninsule arabique) au Sahara Occidental, une colonie que l’Espagne évacuait dans un contexte marqué par la maladie de Franco. L’un des objectifs de cette marche populaire était de détourner l’attention de l’armée et de redorer le prestige d’une monarchie affectée par des accusations de trahison et de corruption.

De 1975 à 1991, un conflit militaire opposa le Maroc et la Mauritanie au Front Polisario, un mouvement indépendantiste sahraoui qui s’est battu contre la colonisation espagnole et qui se bat désormais pour l’indépendance du Sahara Occidental. Le 27 février 1976, le Front Polisario proclame la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) à Bir Lahlou.  Très vite, ce mouvement qui reçut le soutien et l’assistance de l’Algérie et de la Libye, mena une guerre de grande mobilité ayant contraint la Mauritanie de se retirer du conflit et à accepter un Accord de paix. Le Maroc engage de plus en plus d’effectifs dans le conflit.

En 1976, les forces marocaines composées de forces régulières et de forces paramilitaires (auxiliaires) sont estimées à 30 000 hommes. Ce chiffre double en 1978 et ne tarde pas à atteindre 150 000 hommes en 1987-1988. En face le front Polisario mobilise une force variant entre 5000 et 10 000 hommes pratiquant une forme de guérilla mobile.  La France assure durant ce conflit la reconnaissance aérienne et dans bien des cas le soutien aérien tactique et l’appui feu (Paris a vendu au Maroc une cinquantaine de Dassault Mirage F-1 durant le mandat de Valéry Giscard d’Estaing). Dès 1982, des conseillers militaires israéliens assistent le général Ahmed Dlimi puis son successeur Abdelaziz Bennani dans la gestion des opérations militaires. L’assistance israélienne proposée dès 1977 avec la visite secrète de Rabin puis de  Moshé Dayan,  ministre israélien des Affaires étrangères au Maroc (16 septembre), s’est révélée nécessaire après la sévère défaite infligée par le Polisario aux forces armées marocaines dans le Djébel Oukarziz. L’échec de l’opération Iman commandée par le colonel Dlimi marque un point de rupture dans ce conflit et entraîne un changement radical de la stratégie militaire marocaine. Sur les conseils et l’assistance technique des Israéliens, les forces marocaines commence à se retrancher derrière un mur de sable (le Berm) long de 2720 km et comportant des champs de mines antipersonnel et antichar, des tranchées en zig-zag, des remblais, des radars de surveillance, un système électronique de détection fournie par Israël et les États-Unis. Plus de 100 000 hommes sont déployés en permanence le long de ce Berm.  L’objectif de ce mur était de transformer la nature du conflit de mobile à statique et empêcher ainsi le Polisario d’avoir l’initiative du terrain. Le conflit armé prit fin avec la signature d’un cessez-le-feu le 06 septembre 1991 sous l’égide de la Mission des Nations Unies pour l’Organisation d’un Référendum au Sahara Occidental (MINURSO).

La mort de Hassan 2 et l’arrivée au trône de son fils Mohamed 6 avait généré un début d’enthousiasme au sein du Maroc tant ce dernier rompait avec les pratiques de son père qui avait instauré une dictature sanglante. Mais Mohamed 6 n’a jamais été intéressé par le pouvoir. Ce qui a permis la prise de contrôle effective de l’État profond marocain par des coteries sous-traitant pour des puissance tierces. Le Maroc est un allié majeur hors-Otan et ses forces ont participé plus ou moins secrètement aux guerres d’Irak et d’Afghanistan, en Côte d’Ivoire, au Congo et en Syrie en tant que forces auxiliaires ou supplétives. 

La coopération militaire et sécuritaire israélienne se renforcera d’une manière plus significative à partir des années 2010 et ne cessera de monter en gamme et en puissance. La livraison par Israël de logiciels espion comme Pegasus de NSO permettra au Royaume d’espionner les smartphones de personnalités et d’officiels en Algérie, en Espagne et en France. Grâce à un financement assuré par des pays du Golfe, le Maroc s’arme massivement et a  bénéficié de la technologie militaire israélienne bien avant la normalisation “formelles” des relations avec Israël. En 2014, le Maroc avait reçu des drones israéliens Heron1 construits par Israel Aerospace Industries (IAI). Ces drones comme les Bayraktar TB-1 turcs ont été utilisés contre le Front Polisario au Sahara occidental. Le Maroc a également reçu des drones kamikazes Harop d’IAI. Ces drones suicide sont illustrés lors de la guerre du Nagorni Karabagh lorsqu’il furent utilisés par l’Azerbaïdjan pour détruire des batteries de missiles Sol-Air de longue portée S-300. Un système d’arme que détient l’Algérie.

Selon le quotidien israélien Haaretz, le Maroc serait équipé du système Barack MX, un système d’arme développé conjointement par l’Inde (DRDO/Bharat Dynamics) et Israël (IAI/Rafael/Elta systems) et mis en service en 2016. Ce système est conçu pour lutter contre toutes formes de menaces aériennes (aéronefs, hélicoptères, drones, missiles antinavire, missiles balistiques, etc.)

Cette coopération ne s’arrêtera pas à ses aspects et inclura certainement l’accès et l’usage d’infrastructures militaires marocaines existantes ou en extension programmée avec la possibilité d’une installation militaire israélienne plus ou moins durable comme c’est le cas pour les bases abritant des drones d’attaque et de reconnaissance. Le Maroc cherchera par contre à obtenir un transfert de technologie concernant la fabrication sous licence de drones kamikazes et d’autres systèmes d’armes relevant de l’aérospatiale. Cependant la plupart des observateurs estiment que cette coopération sera toujours à l’avantage d’Israël puisque les objectifs stratégiques marocains restent étroits, à court terme et sans envergure tandis que ceux d’Israël sont larges et à long terme. Le Maroc sera t-il un nouveau Kibboutz israélien? Et quelle sera l’attitude ou la réaction d’une large partie de l’opinion marocaine à ce sujet? Ce sont là des contingences impossibles a évaluer pour le moment mais il est tout à fait possible que le Maroc puissent connaître d’autres tentatives de coups d’État, à fortiori avec la maladie du Roi Mohamed 6 et le peu d’intérêt qu’il a toujours accordé aux affaires de l’État et la crise de succession autour de son fils, le prince héritier Moulay el-Hassan (futur Hassan 3?), né le 08 mai 2003 à Rabat, qui suscite de grands espoirs mais aussi des luttes internes à mort entre les dirigeants des services sécuritaires, dont l’ambition est de diriger le pays en sous-main avec l’appui de mentors étrangers et profiter de la mise en coupe réglée de l’économie du royaume.


Photographie d’illustration: le Rab Halouf Aviv Kochavi, passant en revue un détachement des Forces Armées Royales (FAR) du Maroc. Un garde du corps de Kochavi s’est infiltrés parmi les militaires marocains pour parer à un éventuel aléa…Une méprise du protocole qui démontre que la sécurité est un domaine pris très au sérieux quand il s’agit d’officiels israéliens.

Quo Vadis?

brown rock formation on sea under white clouds

À une question relative à la possibilité d’un éventuel processus de négociation en vue de mettre un terme aux combats en Ukraine, lequel même en cas d’aboutissement à une solution médiane pour tous les belligérants, ne mettra pas fin au conflit en Europe orientale et encore moins à la guerre mondiale hybride en cours, voici notre réponse :

1. Tout processus de négociation ne pourra être entamé que si les États-Unis acceptent une telle éventualité, laquelle est pour le moment totalement contraire aux objectifs de leur nouvelle stratégie en Europe. Les autorités de Kiev ne sont pas libres et encore moins souveraines pour pouvoir prétendre avoir la moindre participation dans un processus de prise de décision aussi important.

2. Il ne peut y avoir de retour au statu quo ante bellum, c’est-à-dire à la situation prévalant en Ukraine avant le 24 février 2022. Cela veut dire que Kiev ou ses soutiens occidentaux devront admettre des concessions territoriales importantes. En plus de la Crimée, un cinquième (1/5) du territoire ukrainien d’avant le 24 février 2022 est sous contrôle russe ou pro-russe et cette situation semble irréversible à court et moyen termes.

3. Les hostilités en Europe orientale démontrent une nouvelle fois la capacité des États et des populations de l’espace post-soviétique à accepter de lourdes pertes humaines en situation de conflit, contrairement aux pays et populations de l’espace occidental où a été élaboré le concept médiatique de zéro mort lors des opérations militaires à l’étranger. Or, le conflit en Ukraine est particulièrement meurtrier et rappelle, de par cet aspect, les combats sanglants des deux dernières guerres mondiales. La formule selon laquelle il faut se battre contre la Russie “jusqu’au dernier Ukrainien” bute sur des considérations démographiques défavorables affectant aussi bien l’Ukraine que la Russie ou tout autre pays de l’espace eurasiatique. Loin des prévisions pessimistes des années 70 évoquant la bombe démographique, le monde de l’an 2022 fait face aux effets d’une dépopulation. Les effets de ce phénomène est visible dans l’extrême difficulté de mobiliser des combattants dans cette guerre. Un officiel ukrainien a affirmé la mobilisation d’un million de personnes mais dans les faits, beaucoup de jeunes fuient le pays par tous les moyens possibles en dépit de la promulgation d’un cadre législatif portant mobilisation générale et forcée.

4. Le conflit est en phase de montée en gamme, exacerbé par des livraisons massives d’armes et de fonds destinées à faire perdurer au maximum la durée de la guerre avec pour objectif premier l’affaiblissement de la Russie et non une éventuelle victoire ukrainienne. Ce conflit est donc perçu à la fois comme un piège bourbier et une guerre d’usure dans laquelle la Russie sera suffisamment affaiblie pour entamer une autre phase relevant de la guerre mondiale hybride. Une phase préparant l’aboutissement de ce que certains analystes ont désigné comme le piège de Thucydide. Ce concept tente de décrire une situation internationale dans laquelle une puissance dominante entre en guerre avec une puissance “révisionniste” ou émergente du fait de sa montée en puissance et dans ce cas précis c’est la Chine qui est ciblée.

4. Tout indique que la guerre en Ukraine est non seulement endémique mais va durer assez longtemps pour devenir un fait banal dans le flux informationnel. La situation sur le terrain importe peu Washington car le véritable enjeu n’est pas l’Ukraine mais le drainage des ressources russes en vue d’une autre phase prévoyant l’affaiblissement définitif de l’Eurasie ou de la puissance continentale au profit de la puissance océanique transfigurée par l’essaimage de bases militaires sur les quatre continent. Cet affaiblissement inclut par anticipation la suppression de toute velléité de puissance européenne future et la garantie de son maintien sous tutelle politique, économique et énergétique. Reste à savoir si le conflit sera assez maîtrisé pour éviter le seuil au delà duquel il ne sera plus possible d’éviter l’usage d’armes nucléaires tactiques, ce qui constituera un point de non retour vers l’inconnu.


Réflexions

low angle view of spiral staircase against black background

La guerre en Ukraine est devenue essentiellement une guerre d’artillerie. C’est même une guerre d’artillerie par excellence et sera étudiée comme telle à l’avenir dans les écoles de guerre. 

Le conflit auquel cette guerre ressemble le plus est la guerre Irak-Iran (1980-1988). Ce conflit n’est pas sans rappeler également celui de la  guerre d’hiver entre l’ex-URSS et la Finlande en 1939. Le déroulement de ce conflit défavorable aux Soviétiques eut une influence majeure sur la décision d’Hitler d’envahir L’URSS en 1941.

l’Ukraine aurait reçu une quantité bien plus importante de systèmes d’artillerie OTAN que ce qui a été délibérément annoncé par les médias occidentaux. Le renseignement militaire russe s’est encore fait intoxiquer  et a sous-estimé le nombre, la mobilité et la manœuvrabilité de ces systèmes (Himars, Caesars, etc.)

Les systèmes US HIMARS se sont révélés redoutables sur le théâtre ukrainien au point où le commandement militaire russe a ordonné que la priorité absolue des forces russes est désormais de détruire ces systèmes d’artillerie.

Une évaluation sommaire de la situation a laissé entrevoir la nécessité d’utiliser des centaines de drones et de munitions suicides pour attenuer la menace posée par les systèmes d’artillerie de l’OTAN fournis à l’Ukraine. La Russie a longtemps négligé le domaine des drones et se retrouve aujourd’hui à rechercher ces systèmes d’armes auprès de pays tiers. Or, seuls la Corée du Nord et l’Iran peuvent lui fournir des drones. Paradoxalement, l’Iran est l’un des rares pays ayant testé au combat des drones furtifs avancés. Le recours de la Russie à l’Iran, un pays dont les forces armées, hormis les missiles et les drones de combat, disposent d’un matériel obsolète du fait des trains de sanctions internationales auxquels ce pays est confronté, pourrait toutefois ternir davantage le prestige “rehaussé durant la décennie 2005-2015” de la puissance militaire russe. 

L’usage de mines antipersonnel et antichar par les forces armées ukrainiennes s’est avéré extrêmement efficace à ralentir les offensives des unités russes sur les lignes de front opérationnelles et plus précisément celles, implantées massivement sur les abords stratégiques de Kharkov, non seulement la deuxième plus grande ville du pays, mais celle dont la position est adjacente de la frontière russe.

L’Ukraine aurait envoyé d’importants renforts (+20 000 hommes) pour tenir la  ligne Seversk-Soledar-Bakhmout. Les pertes ukrainiennes sont élevées mais le système de rotations des unités ukrainiennes, géré par l’OTAN, a pu maintenir la ligne de défense.

Autre révélation de cette guerre, l’Ukraine a mis à l’abri la majeure partie de son aviation de combat, soit dans des pays tiers ou dans des bunkers. De ce fait, l’offensive russe du 24 février 2022 n’aurait détruit que très peu d’appareils de seconde ligne au sol et ce, contrairement aux déclarations russes sur la suppression des forces aériennes ukrainiennes dès le 27 février 2022. Cela a induit en erreur de nombreux observateurs (dont nous-mêmes) et faussé l’evaluation de la situation. Même si l’on admet comme vraies les informations faisant état de la livraison toujours majorée par rapport aux déclarations des médias d’avions de combat de fabrication soviétique des stocks polonais, tchèques et bulgares, ce qui permet à certains analystes russes d’évoquer une démilitarisation indirecte de ces pays, cela n’atténue en rien l’aveuglement stratégique russe et sa grave  sous-estimation du problème posé.

Le fait de savoir si l’Ukraine a pu avoir des informations sur la date et l’heure exacte de l’opération militaire russe importe peu- même si elle est hautement probable vu les erreurs continues du renseignement militaire russe et plus encore celui du renseignement extérieur.  Près de 150 jours après le début de cette opération, des avions de combat et des hélicoptères militaires ukrainiens apparaissent encore au-dessus de certains champs de bataille au Donbass…

Un allongement de la durée du conflit au-delà d’une année aura des répercussions sur la géopolitique de l’espace post-soviétique. Si des pays comme la Géorgie, les États Baltes ou la Moldavie sont déjà hostiles à la Russie, une dégradation prolongée des ressources russes en Ukraine pourrait amener l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan à se repositionner plus ouvertement suivant de nouveaux intérêts contraires à ceux de la Russie. l’Azerbaïdjan est déjà en phase avec la Turquie et adhère à une sorte d’idéologie centrée sur le continuum du monde turc des steppes de l’Asie centrale à l’Anatolie.   Nous entrons ici dans les prémisses d’autres conflits à venir des décennies 2040-2050.

L’aboutissement de ce conflit ne sera pas facile quel que soit le résultat partiel ou final. S’il prépare le terrain à d’autres conflits futurs, il a déjà totalement déstructuré une grande partie de la géopolitique eurasienne. Ce qui permet déjà l’émergence d’autres géopolitiques périphériques dans le Grand jeu. En déclenchant une guerre des Slaves dont le scénario a été envisagé dès 1991, puis repris en 1995 et 1997, l’Empire a précipité le monde vers une nouvelle configuration qui sera probablement ni à l’avantage des uns, ni à celui des autres.


 

 

 

Un autre système se cacherait derrière Starlink

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Dans de précédents billets, nous avons affirmé que Starlink avait permis à l’Ukraine de rester connectée et aux forces armées ukrainiennes de pouvoir localiser et cibler avec précision les convois russes. Il s’avère que le système Starlink de Space X n’est qu’une couverture utilisée dans les médias pour cacher un autre système ultrasecret appartenant au Pentagone. Ce système composé de satellites militaires et d’au moins deux drones orbitaux ultrasecrets dérivés du fameux X-37B n’est pas accessible aux Ukrainiens et son usage exige la présence d’un personnel US habilité pour actionner les terminaux.

Selon les rares informations disponibles à ce sujet, ce système utilise une technologie de positionnement par satellite qui n’a plus rien à voir avec le GPS traditionnel et n’est pas lié à la constellation des micro-satellites de Starlink, laquelle lui sert de couverture. C’est grâce à ce système qu’est géré en temps réel le champ de bataille en Ukraine et que toutes les positions et mouvements militaires russes sont surveillés et suivis depuis la Russie.

En plus de Maxar et d’autres fournisseurs d’imagerie satellite, activement engagés dans la guerre d’Ukraine, un système secret appartenant à la défense stratégique US permet à l’artillerie ukrainienne, laquelle est en phase de transformation, de cibler avec une redoutable précision des positions russes et pro-russes au Donbass et dans les confins frontaliers.

Nous continuons de recevoir beaucoup de questions à ce sujet sans pour autant pouvoir y répondre de manière définitive. Comme beaucoup d’analystes, nous utilisons massivement les moyens OSINT ou le renseignement ouvert, lequel en matière de guerre en Ukraine, est fortement parasité par des opérations de guerre psychologique, la répétition, la manipulation, les fausses infos et la propagande.

Nous nous rabattons donc sur une approche rationnelle même si les contingences aléatoires d’un phénomène aussi volatile qu’un conflit ne peut être appréhendé avec ce seul outil en l’absence de données fiables et donc du renseignement. C’est dans cette optique que des options prises par le commandement militaire russe en Ukraine paraissent soit très tardives ou inexpliquées pour les novices en stratégie militaire que nous sommes (l’expérience passée de l’auteur en la matière se limite au niveau tactique inférieur et plus précisément le commandement d’une compagnie et n’a donc nullement la prétention de porter un jugement ou des éléments d’appréciation sur la stratégie développée par l’état-major d’une armée à l’histoire militaire aussi étoffée que celle de la Russie).

De toute évidence, les aspects secrets de la guerre en Europe orientale détermineront la suite logique de ce conflit. Une suite qui prévoit selon toute vraisemblance un second plan qui devrait être implémenté après un certain niveau d’affaiblissement des belligérants directs. La formation de 10 000 militaires ukrainiens en Grande-Bretagne entre dans le cadre des préparatifs de cette phase. Les officiels ukrainiens évoquent la mobilisation d’au moins un million de combattants en attendant la remise à niveau aux standard OTAN de certaines armes. Cela implique l’existence de phases ultérieures planifiées par Washington dans le cadre de préparatifs de guerre datant d’au moins une dizaine d’années. Ce qui étonne est la perception limitée ou même faussée (est-ce le résultat d’une intoxication psychologique?) du renseignement militaire et surtout extérieur russes. Les analystes russes estiment que ce n’est pas le moment de se pencher sur ces sujets passibles d’une peine privative de la liberté selon la législation russe mais il faudra à un certain moment établir des faits et dégager des responsabilités en vue de déceler les nouveaux outils de la guerre de sixième génération et d’évaluer les nouvelles méthodes d’intoxication de l’adversaire.

La guerre en Europe de l’Est risque de durer longtemps au détriment de la Russie. C’est même objectif affiché par Washington et Londres. De ce fait, Moscou aurait tout intérêt à raccourcir le conflit en revoyant les critères d’accomplissement de ce qu’il appelle opération militaire spéciale et d’opter pour un compromis temporaire (les causes d’autres conflits futurs dans la régions sont désormais enracinées pour très longtemps). L’historie militaire récente a démontré que des puissances militaires de premier ordre se sont cassées les dents face à des pays infiniment plus faibles et plus pauvres que l’Ukraine (cf. le désastre absolu de l’Empire en Afghanistan et en Irak). Il est également clair que le conflit entre la Russie et ses adversaires va s’étaler sur plusieurs étapes loin d’être limitée à l’Ukraine mais qui semblent se focaliser en priorité sur l’Asie centrale et l’Asie-Pacifique avec le segment chinois. C’est un peu comme un sprinter qui se retrouve forcé de courir le marathon. Ce n’est pas du tout agréable mais s’il tient dans la durée, son corps et son esprit s’adapteront à la nouvelle donne.

 

 

L’Ukraine rejette le Dôme de fer israélien

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L’Ukraine a rejeté le système israélien “Dôme de fer” (Iron Dome) en le décrivant comme un système créé pour faire face à des roquettes artisanales fabriquées dans des garages et ne pouvant donc pas faire face aux missiles russes.

Le Ministre ukrainien de la Défense, Alexeï Reznikov, a souligné à ce sujet que le Dôme de Fer israélien n’était pas compatible avec les exigences de la défense du territoire ukrainien. Il a affirmé que ce système ” a été créé pour contrer des roquettes peu véloces évoluant à basse altitude” avant de souligner qu’en fait, contre des roquettes fabriquées dans des garages.”

Sans surprise, les israéliens avaient auparavant refusé la livraison du système Iron Dome à l’Ukraine. Comme beaucoup de pays fabriquant des armes, la décision israélienne était motivée par la peur de voir ce système d’arme détruit au combat.

Le système Dôme de Fer ou Kippat Barzel est un système mobile de défense aérienne conçu par Rafael Advanced Defense Systems pour intercepter de jour comme de nuit des roquettes et des obus d’artillerie de courte portée. C’est l’un des systèmes les plus onéreux au monde et ce coût prohibitif n’est justifié ni par la qualité des technologies employées ou des matériaux utilisés et encore moins par son efficacité. Ce qui a poussé certains analystes militaires à évoquer une escroquerie.

Le système Dôme de Fer a échoué à intercepter les roquettes artisanales Al-Qassam lancées sur de très courtes distances.

Les officiels ukrainiens sont réputés pour ne pas avoir la langue dans la poche. Plusieurs hauts officiels ukrainiens ont publiquement critiqué, voire insulté les pays soit-disant alliés ou amis qui n’ont pas voulu leur fournir une assistance militaire et économique.

La grande démission

hamster

Le travail dans son acception post-moderne est en phase de crise aiguë depuis des années.

Depuis la crise dite sanitaire, le nombre de démissions dans les pays du Groupe des 20 (G-20) est en train de battre des records historiques. Cette désaffection du travail prend des formes insoupçonnées dans les pays où les conditions socioéconomiques sont plus dures en l’absence de tout dispositif de protection sociale: en lieu et place de démission formelle, généralement exprimée par écrit et respectant quelques dispositions, les gens sont en démission morale et l’absentéisme, l’abandon et le détachement sont légion.

Aux États-Unis et dans quelques pays d’Europe occidentale, la crise sanitaire a révélé à beaucoup de gens la vacuité et même l’absurdité d’un travail factice dont la fonction est de créer un semblant d’animation sur les routes et la stimulation de certains segments secondaires du marché immobilier.

Dans certaines régions, il n’y a plus aucune logique économique hormis celle d’une immense crèche pour adultes.

L’émergence de nouvelles formes de télétravail et la migration de certaines professions sur les réseaux sociaux ont modifié le travail posté.

Cette situation a créé un déficit de main d’œuvre, déjà largement impacté par le déclin démographique dans certains pays. Les gens ne veulent plus travailler.

Une situation de crise économique caractérisée par l’abondance de postes à pourvoir dans pratiquement tous les secteurs et où l’inflation continue de progresser est assez inédite. L’importation réglementée ou non de main d’œuvre d’autres pays semble être la seule solution préconisée par les timoniers de l’économie mondiale. Ce qui change cette fois est qu’une bonne proportion de ces travailleurs importés sont démissionnaires par défaut. Une solution intermédiaire en attendant l’automatisation globale de tous les secteurs de l’économie. Cependant cette automatisation se heurte à au problème de l’énergie et de certains intrants stratégiques, tributaires des variations de la situation géopolitique et stratégique mondiales.

Elon Musk, le patron de SpaceX et de Tesla ne cesse de répéter que le monde souffre d’un déclin démographique. Ce qui est sûr est que déclin ou pas, les gens n’ont plus de travailler dans une machine qui tourne à vide sans aucune possibilité d’évolution. C’est la grande démission.

Mozart vs Wagner

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Selon les déclarations d’officiels US, les forces régulières de pays de l’OTAN ne sont pas engagées dans les combats en cours en Ukraine.

Cependant, des forces paramilitaires constituées de vétérans des forces spéciales d’une douzaine de pays de l’Alliance militaire occidentale opèrent en Ukraine orientale.

L’un des groupes paramilitaires étrangers le plus important s’est donné pour nom “Mozart” en opposition au groupe russe PMC “Wagner”, un groupe paramilitaire activement engagé dans les combats au Donbass.

Wagner” nie depuis sa création tout lien avec le gouvernement russe et le ministère russe de la défense a toujours affirmé que les éléments de Wagner ne faisaient pas partie des troupes régulières.

De la même façon, “Mozart” nie tout lien de subordination avec le commandement conjoint OTAN ou avec le Pentagone.

Tous ces groupes paramilitaires, privés ou pas, ont été créés par les services spéciaux et sous-traitent la guerre de 5e génération.

Il existe un autre groupe moins important que “Mozart” et dans lequel se trouvent des combattants “irréguliers” français. Il s’agit du groupe “Baguette“.

Regroupant majoritairement des combattants francais, britanniques, néerlandais et polonais, ce groupe se bat à Kharkov. Il subit depuis quelques jours le déluge de feu de l’artillerie russe (de 40 000 à 60 000 obus par jour en moyenne sur toute l’étendue du front avec un pic atteint de 105 000 obus/jour). C’est dans ce groupe qu’un deuxième jeune ” volontaire” français, âgé d’une vingtaine d’années, a été tué en Ukraine.  La manière dont la mort de cet irrégulier a été annoncée par le Quai d’Orsay ne laisse subsister aucun doute possible sur l’utilisation par Paris de groupes paramilitaires contre la Russie en Europe de l’Est. 

Près de 85% des informations relatives à la guerre en Europe orientale relèvent de la propagande de guerre dans sa forme la plus classique. Plus aucun pays au monde ne dispose de médias libres en 2022 et ce fait est assez important pour ne pas être souligné. Ceux de l’Empire se sont révélés plus soumis au diktat de la propagande militaire que tous les autres systèmes similaires appartenant aux pays qualifiés d’autocratiques.

Il aurait été intéressant de savoir ce que penseraient Mozart ou Wagner de l’usage de leurs patronymes en tant que nom de code de compagnies de mercenaires post-modernes sous-traitant pour des gouvernements s’ils étaient encore en vie.

En attendant, la musique continue sa régression et s’apparente de plus en plus au bruit chaotique d’explosions aléatoires.

La vie, c’est peut être cela, un rêve terrifiant.

– Joseph Konrad

De la nécessité de combattre et d’oublier

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Dans quinze ans, les études actuelles ayant établi une solide corrélation entre l’amnésie et l’usage de téléphones portables seront confirmées.

Le lien entre l’usage intensif d’un smartphone et la survenue de symptômes apparentés à ceux de la maladie d’Alzheimer a été décelé mais selon les rares études disponibles à ce sujet, il est trop tôt pour y affirmer un lien de causalité direct.

Il faudra attendre quelques décennies pour observer l’augmentation exponentielle des cas de démence et la survenue de la maladie d’Alzheimer chez les générations nées entre 1990 et 2005.

Les études ayant mis en exergue les effets des micro-ondes sur la santé sont délibérément marginalisées. Si ce sujet n’est pas aussi tabou que l’immense casse-tête du nucléaire (classé ironiquement dans la catégorie des énergies dites “vertes”, peut être pour illustrer la nausée d’un irradié à son insu), il n’en demeure pas moins que de plus en plus d’études scientifiques sur ded sujets aussi sensibles sont captées et financées par l’industrie et sont donc orientées. 

Il faut savoir détourner son regard et voir le bon côté des choses: le PDG de Pfizer a dernièrement été récompensé d’une sorte de prix Nobel israélien pour son immense services aux actionnaires- plutôt au bien être de l’humanité. Une humanité sauvée des griffes (des spikes mais passons) d’un méchant coronavirus dont on se débarrassera jamais.

Et comment s’en débarrasser puisqu’il a contribué au retour en force des assassins corrompus de John F. Kennedy et autres faiseurs de fausses guerres?

Fermons un peu les yeux et imaginons un monde où la dénommée Elisabeth Cheney, fille de Dick Cheney, l’un des plus puissants vices-présidents US (2001-2009) mais aussi le plus impopulaires est désignée à la tête des la Maison Blanche? Un cauchemar dystopique qui s’est mis en place dès la venue de la dynastie corrompue des Bush au pouvoir en tant que vitrine d’un État profond préférant diriger et manipuler dans l’obscurité a mené le monde à une guerre mondiale, d’abord hybride, puis totale. C’est donc un régime de faillite et de destruction.

Un tel régime qui ne dispose plus de jokers ou d’agitateur ne peut être viable. Le choix d’un Trump fait partie de la panoplie de manipulation et de l’ingénierie politique mais celui-ci s’est avéré inconstant et volatile. Le choix de Biden, un dinosaure fossilisé du monde politique sclérosé et fermé est une catastrophe sans nom.

Le monde est dirigé par des mafias. Des oligarchies pour demeurer dans le politiquement correct. Mais certaines mafias sont plus insupportables que d’autres. Certains Chefs d’État comme le président turc Erdogan, ont utilisé la mafia avant de se retourner contre elle une fois au pouvoir. Il a survécu à cette lutte. D’autres ont eu moins de chance et l’ont payé de leur vie. D’autres enfin donnent le pays en pâture aux différentes mafias rivales se partageant le territoire ou s’ils savent dancer sur une jambe tentent de concilier les uns et les autres avec le “en même temps” tout en laissant tranquille une délinquance qui rapporte mieux à l’économie que bien des patrons d’industrie.

Le monde est ainsi. Mais une Cheney désigné par népotisme comme présidente des États-Unis est un pas de trop. Sa présidence de la Commission des incidents du 06 janvier à la Chambre des Représentants des États-Unis est un premier adoubement de l’État profond US dans ce sens. La présidence des États-Unis comme celle de beaucoup d’autres pays n’est qu’un simulacre de représentation dénuée de tout pouvoir réel. Cependant la symbolique est suffisante pour démontrer que le régime veut non seulement survivre mais revenir à ses illusions d’hégémonie totale et le verrouillage de l’histoire sur sa supposée victoire.

Ce scénario du pire nous a mené à un conflit mondial global dans lequel le monde et en train de régresser dans tous les domaines. Les théâtres Europe, Asie-Pacifique et Afrique du Nord de ce conflit global calquent dangereusement la cartographie militaire de la Seconde Guerre mondiale

Un tel régime est intenable et insupportable. Il suscite des vocations insurrectionnelles même à l’intérieur de l’Empire. Il ne peut être que combattu avec tous les moyens possibles. Y compris au prix d’une guerre thermonucléaire globale.

Les survivants oublieront tout cela très vite. L’oubli est une des constantes de l’humanité.

 


Photographie d’illustration: une caricature parue sur un média chinois traduisant la perception du conflit mondial en cours (juin 2022).

la CIA préparait une insurrection armée en Ukraine depuis les années 50

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La CIA a étudié et préparé la faisabilité d’une insurrection armée suivant un soulèvement antisoviétique dans le Donbass dès les années 1956-1957 en se basant sur l’analyse de centaines de rapports faisant état d’une très forte dissidence antisoviétique prévalante en Ukraine depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. La situation en Union Soviétique après la neutralisation de Staline et la venue au pouvoir de Khrouchtchev, un natif d’Ukraine, a été jugée assez instable et volatile pour tenter une déstabilisation de grande envergure en Ukraine. 

L’attitude de Khrouchtchev était suspecte pour le KGB et ce dernier dut déployer beaucoup de zèle pour prouver son loyalisme au régime soviétique. Ce n’est qu’ après la crise des missiles à Cuba qu’il sera partiellement blanchi mais il demeurera toujours l’objet d’une surveillance très étroite. Il est intéressant à cet égard que les sabotages de nombreux projets secrets soviétiques sont attribués par d’anciens agents du KGB à un “terrorisme ukrainien” financé par Washington.  Ce sabotage inclut la destruction du lanceur spatial super lourd N-1 Herkules développé par l’URSS au cours des années 60 pour envoyer une mission habitée sur la lune et qui devait rivaliser avec la fusée américaine Saturn V.

Dans les années 60, la CIA avait planifié plusieurs opérations secrètes en Ukraine où persistait un terreau insurrectionnel assez fort. L’une de ses opérations prévoyait un soulèvement antisoviétique qui aurait eu le soutien de plusieurs régions en Ukraine. Ce soulèvement aurait divisé l’Ukraine en deux entités dont la ligne de clivage coïncide étrangement avec celle de la Crimée et des régions de Donetsk et de Lugansk (aujourd’hui républiques populaires autoproclamées reconnues par la Russie et la Syrie). 

Une autre étude déclassifiés par la CIA et intitulée “Facteurs de résistance et zones d’action des forces  spéciales, Ukraine” datant de 1957 examine les possibilités de pour une intervention militaire US  dans une guerre civile soviétique en Ukraine.

Toutes les études établies à cette fin ont divisé l’Ukraine en une douzaine de zones selon le degré de loyauté aux partisans d’une intervention américaine. Ces derniers devaient provoquer des troubles aboutissant à un soulèvement contre le gouvernement central, lequel devait évoluer en une guerre civile. La partie occidentale d’Ukraine est décrite par la CIA comme la partir la plus prometteuse pour un tel projet. Les parachutages d’armes et l’insertion de forces spéciales OTAN étaient particulièrement indiqués dans des région tels que Lutsk, Kovel Vladimirets et Kostopol.  Fait intéressant, la Crimée et le Donbass y sont décrits comme zones non prometteuses: la population de ces regions se considére comme russe et non ukrainienne.
 
La faisabilité d’un tel scénario était jugé comme hautement faisable et faisait partie d’une éventuelle escalade occidentale avec l’URSS en vue de son démembrement.
 

La CIA jugeait en 1957 en se basant sur des rapports d’agents locaux en Ukraine que les villes de Kharkov et Odessa seraient d’intenses foyers insurrectionnels disposant d’un très haut potentiel pour mener une guerre contre la Russie historique. L’accent y est mis sur la redoutable mafia d’Odessa, laquelle dispose de larges connexions internationales et de liens privilégiées avec les mafias US. Le Milieu d’Odessa pourrait jouer en Ukraine un rôle aussi important que celui de la mafia sicilienne lors du débarquement allié en Italie en 1943 (opération Husky).

Soixante ans plus tard, les forces spéciales US et celles de plusieurs pays de l’OTAN qui opèrent aux frontières de la Russie depuis 2014, jouent un rôle de premier plan dans la guerre en cours en Ukraine. Préparatifs logistiques, assistance multiforme, accès à l’imagerie satellite, gestion du champ de bataille en temps réel et management de centaines de réseaux du renseignement, fourniture d’armes et d’équipements spéciaux, tactique, commandement, etc. S’ils n’ont pas arrêté les opérations militaires russes en Ukraine, ils ont certainement contribué à son ralentissement.

À la lumière de ces informations, il demeure probable que l’invasion allemande de l’URSS (opération Barbarossa) n’aurait jamais été décidée par Hitler sans la certitude préalable d’une insurrection armée ukrainienne antisoviétique (en réalité antirusse). Cela explique pourquoi les Russes ne veulent pas aller au delà d’une certaine ligne mais se battront pour garder les régions russophiles. Ce qui s’en suivra est dans tous les cas de figure problématique et renforcera les causes de conflits futurs comme l’illustre assez bien le conflit en Palestine.  

 


Photographie d’illustration: fusée Н-1 (индекс ГУКОС-11А52)

La Stratégie de la Diversion

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La stratégie de la diversion est un ensemble de techniques visant à détourner l’attention du public des connaissances essentielles ou des problèmes les plus réelles en entretenant des situations de confusion, de désoreientation, de désorganisation (chaos), d’amalgame ou de l’absurde.

En France, l’évocation, d’abord marginale, d’un “risque” lié à une résurgence endémique du Coronavirus, de façon un peu trop synchronisée et coordonnée pour être spontanée, la demande de rétablissement du pseudo “passe vaccinal” ou des muselières humaines en papier, s’inscrit dans une stratégie de diversion unie se développant aussi bien aux États-Unis, avec la thématique de l’avortement. Elle suivent de près l’échec d’une relance pandémique basée sur des vecteurs mal connus ou mal contrôlées comme l’hépatite (une variante infantile), la variole du singe et l’anthrax. D’autres vecteurs comme la Tularémie sont en phase d’études avancées. Dans ce dernier cas, c’est le mode de propagation, via le moustique tigre (insecte génétiquement modifié originaire du Sud-est asiatique) qui pose problème.

En moins d’un mois, Bill Gates, un richissime philanthrope autoproclamé et Joe Biden, président des États-Unis, ont annoncé au monde, presque heureux, l’imminence d’une autre pandémie. La reprise de la fabrique de la peur en ces temps très moroses sur tous les plans, était quasiment inévitable. La thématique terroriste islamiste étant totalement épuisée, celle d’un terrorisme suprémaciste gênée par le soutien multiforme, incluant la livraison d’armes lourdes et de fonds illimités, à des unités fascistes en Ukraine, il ne restait que la thématique de la guerre biologique. Or, la focalisation de pays comme la Russie et la Chine, en guerre avec l’Empire, sur les laboratoires de recherches en guerre biologique financées par le Pentagone à travers le monde et plus précisément en Ukraine, aurait du enrayer le plan B prévu après la troisième dose ayant boosté les cours des actions des grands laboratoires en bourse. Ce ne fut qu’un répit.

La peur est un sentiment d’angoisse éprouvé en présence ou à la pensée d’un danger ou d’une menace, réels ou supposés. C’est un élément constitutif du pouvoir et de toute ingénierie sociale basée sur la hiérarchisation et la domination.

Il faut donc non seulement occuper la populace mais la maintenir dans la peur irrationnelle. Détourner son attention vers des débats stériles, des points de détails, des futilités, des légendes urbaines, de nouveaux mythes.

Lorsque la Russie changea de stratégie en Ukraine à partir de la troisième semaine du mois de mars 2022 suite à l’échec de ses VDV (troupes aéroportées) près de Kiev, la Chine utilisa la thématique du Covid pour déclencher une opération de contrôle de ses populations. Des villes de plus de vingt millions d’habitants furent confinées en dépit de la colère d’une partie de la population, plus qu’excedée par de nouvelles mesures draconiennes que le gouvernement chinois justifia par la résurgence du variant Omicron. Peu de temps après ce confinement que certains observateurs avaient lié à une guerre hybride préventive chinoise focalisée sur les lignes d’approvisionnement logistique au niveau mondial et donc l’économie mondiale, un événement un peu cocasse révéla le caractère hautement politique de l’exploitation de la menace biologique: des manifestants chinois voient leurs passes sanitaires passer au rouge et donc révoqués. Cette technique redoutable de contrôle social est loin d’être chinoise.

Dans très peu de temps, le Groupe des Sept (G-7) un club autoproclamé de pays industrialisés où les taux de pauvreté, la corruption et de délabrement n’ont rien a envier au reste des pays formant le G-77, ressortira les antiennes du C19: passes sanitaires aux frontières, retour des muselières humaines (certaines personnes adorent se faire museler), perturbation des transports aériens et maritimes déjà fortement impactés par la crise, impact sue le tourisme, et pas un mot sur l’inflation, les taux d’intérêt, les dettes publiques abyssales, la chute de la parité de pouvoir d’achat presque partout, la destruction programmée de certaines cryptomonnaies (pour empêcher les Russes de lier des cryptomonnaies précises avec l’or), la négation systémique et ancienne de la corrélation risque sismique-valeur foncière et/ou immobilière, le danger des perturbateurs endocriniens et les migrants qui se font tirer dessus dans le tas comme dans les pires romans dystopiques (Pologne, Maroc, Grèce), ni encore l’effondrement financier en cours. Rien. Il ne faut surtout plus parler ou faire montre d’une réflexion, déplacée ou pas, car les organismes- chiens de garde, peuplés de légions de scouts face auxquels les jeunesses hitlériennes étaient infiniment plus éveillées et éduquées, veillent à museler toute réflexion.

Dans un monde normal, le cirque de 2020-2021 ne se passera plus jamais. Dans le monde déstructuré de 2022, ce cirque est non seulement oublié mais en passe d’être réédité. Les mêmes qui mettent les masques et qui ne jurent que par le vaccin se sont empressés de mettre des drapeaux ukrainiens sur leurs profils. Ce sont les mêmes qui croient à ISIS, Al-Qaïda et compagnie; qui applaudissent toutes les opérations psychologique de l’Empire et qui haïssent toute personne osant mettre en doute la doxa dominante. Ces gens-là seront les premières victimes de leurs croyances car le système est une machine froide qui n’a besoin que de ressources jetables.

Reste l’hystérie de ceux qui croient se battre pour quelque-chose. On l’a vu aux États-Unis avec ces milliers d’hystériques rappelant les pleureuses professionnelles de l’Antiquité (elles étaient payées pour pleurer aux funérailles…) qui se sont manifestés après l’abrogation du droit à l’avortement comme si c’était une question existentielle majeure en ces temps incertains où jamais une guerre nucléaire majeure n’a paru plus imminente. Et ce conflit mondial n’a rien à voir avec ce qui ce passe en Europe orientale.

 

Multiplication d’alliances régionales similaires à l’OTAN: un revolver chargé

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Le Roi Abdullah II de Jordanie s’est déclaré favorable à la création d’une alliance militaire similaire à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord au Moyen-Orient à condition que ses missions et les attributions de ses membres soient clairement définis.

Un détail toujours omis: la Jordanie a participé militairement à presque tous les conflits menés par Washington ou dans lesquels l’OTAN a été plus ou moins directement impliqué. Des guerres en Afghanistan et en Irak jusqu’à l’assaut final sur Tripoli puis en Syrie, au Yémen, dans le Caucase et même en Europe orientale, les forces spéciales jordaniennes ont toujours été présentes sous une forme ou une autre, le plus souvent aux côtés des Britanniques mais parfois en encadrant des forces rebelles supplétives comme ce fut le cas lors de la prise de Tripoli en Libye.

Quel serait le rôle d’un OTAN moyen-oriental dans une région totalement déstructurée? Contenir l’Iran et offrir une assistance supplémentaire Israël , lequel vit en ces moments sa pire crise existentialiste depuis l’apparition de l’idéologie sioniste. Ou bien recréer le défunt Pacte de Baghdad (METO/CENTO) composé de la Grande-Bretagne, l’Iraq, l’Iran, le Pakistan et la Turquie et dissous par la force des bouleversements géopolitiques en partie induits par la politique étrangère US en 1979?

C’est en peu de mots près le même objectif de la création d’une alliance similaire dans l’océan pacifique (surnommé l’océan bleu pour l’occasion) et destiné à lutter contre la Chine.

Si ces alliances militaires régionales suivent la même politique de l’OTAN en Europe, laquelle a abouti à un désastre complet dans son expansion vers l’Est et la probable transformation de l’ancienne contrée prussienne de Königsberg, aujourd’hui enclave russe entre la Lituanie et la Pologne en poudrière susceptible de déclencher un conflit nucléaire, il est fort probable que la prolifération de ces alliances calquées sur un modèle n’ayant pu aboutir à garantir un semblant de stabilité aura pour conséquence de démultiplier les causes d’un conflit global.

Ce n’est plus une roulette russe où une balle sur les six que peut contenir le barillet d’un vieux revolver joue avec le hasard mais c’est un jeu suicidaire avec une arme chargée.

L’infrastructure 5G de Huawei vs réseau Starlink

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La guerre sans merci menée depuis trois ans par les Cinq Yeux (5Eyes ou FVEY), une alliance entre les services de renseignement des États-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne, d’Australie et de Nouvelle-Zélande (+ officieusement Israël et le Japon) contre le géant chinois Huawei cachait bien d’autres enjeux plus complexes que financiers et économiques. Les véritables enjeux de ce conflit revêt une importance géostratégique de la première importance.

L’infrastructure 5G développée par Huawei met non seulement en péril l’ensemble du réseau Starlink de Space X mais est susceptible de le désactiver.

Une couverture 5G basée sur une infrastructure Huawei  de la Russie occidentale adjacente à l’Ukraine aurait pu   entravé de manière significative le réseau Starlink en Ukraine centrale et orientale. 

SpaceX a reconnu cette semaine qu’une interférence “nuisible” de certains réseau 5G  pouvait rendre son réseau Starlink inopérant. Cette reconnaissance n’a pas inclu sciemment le volet militaire de Starlink et s’est contenté de ses application civile.

Pour SpaceX, les services de téléphonie mobile utilisant la gamme 12GHz posent un sérieux problèmes pour les utilisateurs de Starlink puisque la constellation de microsatellites en orbite basse composant ce système utilisent également la même fréquence. Une étude de SpaceX sur impact des réseaux 5G sur son système Starlink a démontré que même avec une réduction drastique des interférences 5G, les fournisseurs de services, par exemple les fournisseurs TV en ligne utilisant Starlink, subiraient des interruptions de signal dans 74% des cas.

Lors de la première phase de la reprise du conflit en Ukraine fin février 2022, les unités de cyberguerre russes furent surprises par une nouvelle application militaire de Starlink offerte par les États-Unis à ce pays dans le cadre de l’assistance militaire. La mise au point de contremesures a été rendu possible par l’expérience des ingénieurs de Huawei en la matière. Il s’est avéré que les réseaux 5G basée sur l’infrastructure Huawei désactivaient la zone de couveture des applications militaires du réseau Starlink. Cela impliquait la rupture du signal entre un drone d’attaque et son poste de commandement ou avec une autre station volante ou terrestre.

 

 

 

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