Archives mensuelles : janvier 2022

Corée du Nord: 7e essai à plus de Mach 16…

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Décidément, Pyongyang semblait déterminé à terminer le mois de janvier 2022 en panache. 

La Corée du Nord a confirmé, dimanche 30 janvier 2022, avoir procédé au tir d’un missile balistique de portée intermédiaire (IRBM*) de type Hwasong-12**.

C’est le septième tir de missile nord-coréen depuis le début de l’année 2022 et le plus important depuis 2017. Le Hwasong-12 est un vecteur redoutable qui peut emporter une charge nucléaire lourde à plus de Mach 16 (16 fois la vitesse du son au niveau de la mer soit 19080 km par heure) sur une distance variant entre 4000 et 4500 km.

Le Hwasong-12 tiré ce dimanche 30 janvier a atteint une portée de 800 km et une altitude de 2000 km. Des caméras embarqués sur l’ogive hypersonique du missile ont pris des clichés depuis l’espace atmosphérique…La KCNA nord-coréenne en a délibérément diffusé quelques uns: 

La Corée du Nord a laissé entendre qu’elle pourrait reprendre les essais de missiles balistiques de portée intercontinentale (ICBM) ***et même des essais nucléaires dans un futur très proche. Ce pays possède une panoplie d’ICBM d’une portée variant entre 8000 et 17000 km.

Le programme balistique nord-coréen semble suivre par le texte la devise olympique originelle “Citius, Altius, Fortius” (“plus vite, plus haut, plus fort”).


*IRBM: Intermediate Range Ballistic Missile ou missile balistique de portée intermédiaire.

**Hwasong: Mars

***ICBM: Intercontinental Ballistic Missile

Un satellite chinois évite un satellite militaire US

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Selon COMSPOC, un satellite expérimental chinois “Shiyan” mis en orbite le 21 décembre 2021 a manoeuvré pour éviter l’approche d’un satellite militaire USA270.

Le satellite chinois fait partie d’une constellation de six microsatellites emportant de nouveaux instruments opto-électroniques à revêtement en nanoparticules capables de détecter des objets peu visibles en orbite. Ce programme est soupçonné de renforcer les capacités de l’alerte situationnelle des satellites militaires chinois en orbite.

Le satellite militaire américain USA270 2016-052A a été lancé en 2016. C’est un satellite développé en secret et opérant sur des orbites géosyncrones approximatives. Il relève d’un système de surveillance secret géré par le Commandement stratégique américain (US Strategic Command).

L’évitement du satellite US par le satellite chinois indique que les instruments  embarqués à bord de ce dernier a réussi à détecter en orbite un objet très peu visible en approche mais aussi que le Commandement stratégique US suit de très près la constellation Shiyan (“essai” en Mandarin) qui est soupçonnée de cacher des activités militaires avancées. Il est hautement probable que l’approche du satellite militaire US n’était point fortuite.

La détection des objets à très bas niveau de visibilité en orbite est un enjeu majeur de la guerre dans l’espace extra-atmosphérique d’autant plus si elle concerne l’usage de satellites tueurs de satellites avec des moyens mécatroniques.    

 

Qui aide la Corée du Nord?

Pyongyang

La Corée du Nord a confirmé l’essai de deux missiles de croisière et d’un autre missile balistique tactique qui aurait parcouru plus de 1800 km ( 1118 miles) sans être détecté. Il s’agit dans ce dernier cas de figure du sixième essai de missile hypersonique nord-coréen depuis le début de l’année, à un rythme de six essais en moins d’un mois.

Selon Pyongyang, les missiles de croisière testés sont des versions améliorés d’un modèle de longue portée. Une nouvelle ogive d’un missile balistique tactique a également été testée et aurait parcouru 1800 km sans être détectée par l’armada du renseignement électronique et satellitaire de Washington et de ses alliés consentants ou forcés dans la région Asie-Pacifique.

Il est indubitable que la Corée du Nord va continuer à développer et même accélérer son dispositif de dissuasion. Ce petit pays pauvre et isolé d’Asie du Nord-Est, soumis à un double embargo des États-Unis et des Nations-Unies depuis 70 ans et que l’on dit au bord de la disette réussit à enchaîner des essais de missiles hypersoniques à “la chaîne” alors qu’une hyperpuissance comme les États-Unis font face à toutes les difficultés possibles pour réussir un seul essai d’arme hypersonique. Comment est-ce possible? Qui aide vraiment la Corée du Nord?

C’est une question qui revient comme un leitmotiv quand il s’agit du gigantesque bond en avant technologique nord-coréen. Sans sous-estimer le génie propre aux Coréens, de telles techniques de pointe, réservées à une petite poignée de pays industrialisés, ne sont pas à la portée de pays considérés comme parmi les plus avancés du monde et requièrent un savoir-faire, des machines-outils et une expérience hors-pairs. Qui aide la Corée du Nord?

La réponse à cette question est loin d’être aussi évidente que ne le pensent certains propagandistes et autres “experts” adoubés des médias dominants. Une éventuelle aide de la Chine est à exclure d’emblée puisque la frontière sino-coréenne est l’une des plus surveillées du monde. En outre, la Chine, membre permanent et responsable du Conseil de Sécurité des Nations Unies et soucieuse de son image de marque de puissance montante sur la scène internationale ne veut prendre aucun risque possible pour se retrouver en violation des Résolutions internationales. On a longtemps suspecté la Russie à travers un montage par plusieurs proxies mais il s’avère que ce modèle ne résiste ni à l’analyse des données du renseignement ni à la collecte du signal. Idem pour une éventuelle aide via le Vietnam ou la Malaisie. Ces hypothèses avancées pour renforcer l’embargo sur les activités commerciales et financières clandestines de la Corée du Nord avec l’Asie du Sud-est et le sous-continent indien se sont avérées tirées par les cheveux en dehors de leur utilité à justifier plus de pression sur une Corée du Nord étranglée financement.

La grosse surprise

Depuis quelques années, les services de renseignement US, russes et chinois surveillent étroitement les activités d’une demi-douzaine d’ingénieurs Allemands suspectés d’offrir leur services à l’Iran et la Corée du Nord. L’un d’eux, qui faisait de fréquents voyages en Asie du Sud-est et en Chine, aurait disparu avec le vol MH370 de la Malaysian Airlines le 08 mars 2014 assurant la liaison entre Kuala Lumpur et Beijing. Une disparition fort mystérieuse d’un Boeing-777-200ER avec 227 passagers et 27 membres d’équipage non élucidé à ce jour et qui demeurera l’une des plus grandes énigmes de notre temps et de l’histoire de l’aviation. Cette piste n’a cependant jamais été confirmée par des preuves à charge. En juin 2018, la piste ukrainienne est à nouveau explorée et “prise en charge” en écartant par une multitude de moyens la poursuite d’une OPA chinoise sur ce qui restait des industries militaires soviétiques dans ce pays. Puis ce fut au tour du Pakistan, lequel a entretenu brièvement une coopération très limitée avec Pyongyang en matière de la propulsion à propergols liquide et solide de vecteurs balistique. Là encore, il n’y avait presque rien et le niveau de cette coopération, menée dans l’urgence d’un contexte précis où le Pakistan faisait face à la menace d’un conflit nucléaire avec Inde, était de loin inférieur à la coopération militaire entre Téhéran et Pyongyang. Toutes ces pistes se révéleront infructueuses quand le renseignement britannique commença à suivre une nouvelle piste en Suisse alémanique, où le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait fait ses études sous un nom d’emprunt. Cette piste mena à une surprise de taille: la Corée du Nord aurait bénéficié entre 1999 et 2005 d’une assistance technique de la part d’un groupe d’ingénieurs indépendants d’un pays scandinave présentés comme des personnes profondément déçues par l’abandon forcé de leur pays de son potentiel technologique et industriel et son effacement. Parmi le lot des anciens de Saab Aerospace AB. Is n’étaient pas les seuls. Des ingénieurs japonais et sud-coréens en colère par ce qu’est devenue la politique de leurs pays respectifs qu’ils considérent sous la botte de Washington ont également rejoint le groupe et auraient formé une équipe de choc au sein de l’Académie des Sciences Militaires de Pyongyang. Une équipe renforcée par des anciens ingénieurs chinois, des ingénieurs des anciennes Républiques soviétiques et deux experts, survivants d’une mouvance allemande révolutionnaire dure de gauche dans les années 70.

Les nord-coréens ont appris très vite à innover avec très peu de moyens mis à disposition selon les directives de la doctrine du Juche. Ils se considérent non seulement comme les survivants d’une guerre d’anéantissement (les menaces d’usage de bombes atomiques reclamées à cor et à cris par le général MacArthur, la stratégie du tapis de bombes et la guerre biologique durant la Guerre de Corée ne furent jamais oubliés) mais comme faisant face en permanence à la menace insupportable d’un holocauste nucléaire. D’où leur volonté à se surpasser et de de doter d’une dissuasion ultime avec une capacitéde seconde frappe en cas d’attaque. On peut critiquer à l’infini et à bon endroit la nature très peu recommendable du régime nord-coréen, lequel se base sur des éléments de la culture ancestrale de ce pays. Mais en ce concerne ce point précis, la Corée du Nord est paradoxalement l’un des très rares pays au monde à avoir une politique de défense extrêmement cohérente et adaptée à la nature des menaces externes auxquels ce pays est soumis depuis sept décennies.

Et un avion furtif à la mer!

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Le 24 janvier 2022, un avion de combat furtif de cinquième génération F-35C Lightning II de l’US Navy a raté son atterrissage sur le porte-avions USS Carl Vinson (CVN-70) et s’est abîmé en mer de Chine méridionale. Le pilote a pu d’éjecter et être récupéré par un hélicoptère militaire mais sept marins à bord du porte-avions ont été blessés. L’état de trois blessés, déclaré comme stable, a nécessité une évacuation médicale (Medevac) vers un centre de soins situé à Manille, Philippines tandis que les quatre autres, légèrement blessés, ont été traités sur place.

Une photographie de l’appareil en mer a fuité hier sur le net. Elle montre le F-35C II Lightning II quelques instant avant de sombrer sous l’eau. L’authenticité de la photographie n’a pas été confirmée de source officielle et certains analystes proches des cercles de la communauté du renseignement militaire US suspectent ou propagent la rumeur d’un montage photoshop chinois. Ce qui est certain est qu’un F-35C gît à l’heure actuelle au fond de la Mer méridionale de Chine et que des équipes spécialisés sont engagées dans une course contre la montre pour récupérer l’épave car le Pentagone a publiquement exprimé sa crainte de voir cet appareil puisse être récupéré par des mini-submersibles chinois.

L’atterrissage sur le pont d’un porte-avions est l’une des procédures de vol les plus risquées et les plus complexes pour les pilotes. D’après le très peu d’informations disponibles autour de cet incident, il s’avère que l’appareil n’a pas accroché le câble qui devait le happer en phase terminale d’approche et a percuté le pont avant de tomber par dessus bord. Le modèle C ne dispose pas de dispositif VTOL.

Cet incident n’est pas le premier pour cet appareil controversé et très onéreux. Il s’inscrit dans une série noire ayant davantage porté préjudice à son image et renforcé la perception de la corruption au sein du complexe militaro-industriel US par l’opinion publique.

UAE: le système THAAD à l’épreuve du combat

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En moins d’une semaine, les Émirats Arabes Unis ont subi deux attaques ayant nécessité l’activation de systèmes PAC-3 Patriot et THAAD (Terminal High Altitude Area Defense).

C’est la première fois que le système THAAD est utilisé au combat.

Ces attaques, attribuées aux Houthis du Yémen, ont ciblé des infrastructures énergétiques stratégiques et la base militaire US d’Al-Dhafra, abritant le 380e Expeditionary Wing près d’Abou Dhabi.

Lors de la seconde attaque, deux missiles balistiques Houthis ont été interceptés par la défense anti-balistique US basée aux Emirats Arabes Unies.

La première attaque n’a pas impliqué de vecteurs balistiques contrairement à ce qu’a rapporté l’agence Reuters. Elle a été effectuée par des drones kamikazes KAS-04/Samad-3 dont au moins un a été abattu au-dessus du territoire saoudien. Le système THAAD a été activé pour parer à une éventuelle attaque balistique.

Les restes d’un drone kamikaze KAS-04/Samad-3 abattu au-dessus du territoire du Royaume d’Arabie Saoudite. Les Houthis du Yémen utilisent de plus en plus des drones kamikazes et des missiles balistiques contre l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis.

Les États-Unis et les Émirats Arabes Unis n’ont fourni aucun détail au sujet de la seconde attaque, balistique cette fois. S’ils ont utilisé le système THAAD pour l’interception des deux missiles Houthis, cela signifie que ces derniers disposent désormais d’un nouveau type de missiles balistiques face auxquels le système PAC-3 Patriot s’avère insuffisant.

L’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis sont à la tête d’une coalition militaire sont engagés dans un conflit fort complexe au Yémen avec l’aide des États-Unis et de leurs alliés OTAN et hors-OTAN. Ils font face à une rébellion Houthis soutenue par l’Iran.

Cette guerre atroce illustre parfaitement la parabole de la guerre entre les ultra-riches contre les très pauvres car le Yémen est l’un des pays les plus pauvres de la planète. Certains systèmes d’armes utilisés par la coalition dans une seule opération dépassent de par leur coût d’usage et d’entretien le budget annuel du Yémen, car la coalition ne lésine pas sur les moyens: nec plus ultra des technologies militaires, meilleurs avions de combat au monde, les munitions les plus “intelligentes”, les meilleurs “consultants militaires”, les meilleures “armées privées” de la planète et systèmes de défense de dernière génération contre une guerrilla montagnarde deguenillée et mal équipée mais disposant de plus en plus de moyens de lutte assymétrique (drones kamikazes et vecteurs balistiques de base).

Le pays est ravagé et en proie à la famine alors que tombent du ciel des objets de luxe de très haut de gamme dont le coût peut nourrir et soigner l’ensemble de la population du pays.

C’est l’un des paradoxes et non des moindres de ce conflit en cours près d’un des princpaux verrous de la navigation maritime mondiale.

Corée du Nord: test de deux missiles de croisière…

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La Corée du Nord a procédé au tir de deux missiles de croisière de type inconnu en ce mardi 25 janvier 2022.

Les missiles de croisière sont exclus du régime de sanctions internationales ciblant les activités balistiques et nucléaires de Pyongyang.

Deux objets non identifiés lancés depuis la Corée du Nord en direction de la mer de l’Est ont été détectés le 25 janvier 2022 par les radars US, japonais et sud-coréens. Les analystes de ces pays ont d’abord cru qu’il s’agissait du cinquième essai de missiles balistiques tactiques depuis le début de l’année. Or, la trajectoire, l’altitude et la vitesse de ces objets excluent pour le moment qu’ils puissent être de nature balistique.

La Corée du Nord semble focalisée sur l’achevement des cinq piliers stratégiques de sa dissuasion et ne prête plus aucune importance à ce que les officiels de ce pays qualifient de “bavardage inutile” venant de Washington et de ses alliés.

Outre les missiles balistiques à portée intercontinentale (ICBM) et les technologies hypersoniques (HGV), ce pays pauvre reclus d’Asie du Nord-Est soumis à divers embargos semble désormais focalisé sur le perfectionnement de ses systèmes de bombardement orbital fractionné (FOBS) et d’une nouvelle arme anti-satellite à faible coût.

Photographie d’illustration : un modèle de missile de croisière nord-coréen dévoilé lors d’une exposition publique à Pyongyang (octobre 2021)

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Première mission aérienne syro-russe au-dessus du Golan

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Des avions de combat russes et syriens ont mené une mission aérienne conjointe au-dessus du plateau stratégique disputé du Golan, dans le sud-ouest avant de longer l’Euphrate à l’est et survoler le nord de la Syrie.

Les redoutables avions de combat russes Sukhoï Su-34 “Fullback” et Sukhoï Su-35 “Flanker E” ont décollé de la base militaire aérienne de Hmeimim tandis que les appareils syriens, des Mig-23 “Flogger” et des Mig-29 “Fulcrum” ont décollé des bases aériennes de Dumayr et de Seikal. Un avion Beriev A-50 AWACS (Airborne Warning and Control)  accompagnait la mission.  

Les avions de combat  russes ont conduit une série de simulations incluant des attaques sur des cibles au sol tandis que les avions de combat syriens assuraient leur couverture.

C’est la première fois que des avions de combat russes et syriens couvrent l’ensemble du territoire syrien. Une mission qui se fera sur une base régulière selon un communiqué russe. Un message clair signifiant un changement de la stratégie russe en Syrie que certains analystes jugeaient comme trop prudente et même passive.

La réalité est bien plus complexe. Les forces aérospatiales russes en Syrie ont du faire face à deux innovations technologiques majeures introduites par les Israéliens et avaient besoin de temps pour analyser, identifier et s’adapter aux nouvelles armes et tactiques adverses car elles étaient susceptibles d’être utilisées contre la Russie dans un éventuel conflit en Europe orientale et ailleurs. Une source syrienne nous a confirmé que les derniers raids israéliens (en réalité une couverture puisque les attaques ont été effectués par les États-Unis et deux autres pays de l’OTAN) ont introduit des innovations technologiques majeures dans le domaine de la guerre électronique et dans l’usage de drones d’un type nouveau et inconnu par le renseignement militaire russe.

Le survol du Golan en cette fin du mois de janvier 2022 a mis en alerte l’ensemble des forces aériennes israéliennes. Le plateau stratégique du Golan, disputé entre la Syrie et Israël,  demeure l’une des zones les militarisées au monde.

La fin ou la fin de la fin?

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Le Directeur régional de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l’Europe a affirmé à l’Agence France Presse (AFP), dimanche 23 janvier 2022, qu’il est plausible qu’il y est une fin de l’épidémie COVID en Europe après la diffusion rapide du variant Omicron.

Cette déclaration de l’OMS, faite par Hans Kluge, contredit celle du premier responsable de cette organisation internationale, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus. Celui-ci a tenu à souligner-pour la forme, que l’épidémie était loin d’être terminée.

“Ne vous y trompez pas, [le variant] Omicron provoque encore des hospitalisations et des morts, et même les cas les moins graves inondent les infrastructures de santé”

Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Santé

Toutes ces déclarations confirment le changement de paradigme en cours que nous avons évoqué ici.

Que va-t-il se passer maintenant ?

L’hypothèse la plus probable et possiblement la plus confortable pour les laboratoires ayant produit les vaccins anti-COVID est l’instauration d’une banale vaccination annuelle similaire à tout point de vue à celle contre la grippe saisonnière. C’est d’ailleurs l’un des points évoqués cette semaine par Albert Bourla, le PDG de Pfizer lors d’une conférence en Israël.

Reste à gérer les conséquences de tout le battage médiatique à vide sur une thématique créée de toutes pièces pour maintenir un état de peur permanent après l’épuisement officiel de la thématique du terrorisme. Il faudra également se prémunir de toute forme de poursuite judiciaire en cas d’apparition d’éventuels effets secondaires à moyen terme de la thérapie expérimentale à ARN messager utilisée dans les vaccins anti-COVID. Une éventualité face à laquelle gouvernements et laboratoires se sont prémunis car excepté en Autriche où c’est en projet, la vaccination n’a nullement été imposée par la force de la loi ou par la contrainte. Par ailleurs, sur un plan purement technique, il existe effectivement des clauses de non-responsabilité couvrant les fabricants des produits. Il sera donc très difficile, voire impossible d’obtenir un quelconque dédommagement, même symbolique, en cas de poursuite.

Ce volet semble clos. l’innocuité des vaccins anti-COVID serait similaire à ceux des vaccins anti-grippaux éprouvés depuis des décennies et ne posera donc pas à priori un problème particulier dans un avenir proche selon un haut responsable de l’OMS. En fin de compte, la “gestion des maladies auto-immunes, de plus en plus prévalentes et souvent générées par de nouvelles thérapies experimentales incombera aux gouvernements”. Après tout, il a été prouvé de manière définitive que l’alcool, même en quantité très limitée, provoque les cancers de la nuque, du cerveau et de l’oesophage sans que cela affecte de quelques façon que ce soit cette gigantesque industrie. Il y aura donc une multiplication exponentielle des maladies auto-immunes chroniques et fort mal connues dans les années à venir.

Cette approche cynique amènera les représentants des grandes firmes pharmaceutiques à évoquer l’adhésion volontaire et enthousiaste des “masses” à la thérapie ARN messager. Aucun mot sur le matraque médiatique (c’est une technique de marketing et donc c’est parfaitement légal disent déjà certains juristes) ou la manipulation par la peur. C’est un aspect psychologique qui ne sera nullement pris en compte à l’avenir.

En réalité, le seul aspect qui sera battu en brèche est celui du pass vaccinal ou sanitaire, véritable épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de l’individu car elle s’apparente à une mesure bureaucratique contraignante sous peine d’exclusion ou du moins une certaine marginalisation socio-économique confinant à une sorte d’apartheid tacite. Mais là encore, c’est la norme nouvelle. La création de plusieurs catégories de “citoyens” est une technique éprouvée de l’ingenierie du contrôle social.

La fin du cycle COVID pose le problème du cycle suivant. Il faudra entretenir la peur et inventer de nouvelles thématiques à potentiel élevé. On dispose d’un début de réponse sur ce registre. Deux choix se sont posés d’emblée : une escalade d’une guerre froide 2.0 avec pour corollaires soit un conflit en Europe orientale ou en Asie; ou bien une révélation extraordinaire sur l’existence d’une ou de plusieurs intelligences extra-terrestres, une option sérieuse envisagée par la communauté du renseignement US et rejetée par les britanniques. Pour le moment c’est la première option qui l’emporte, avec un risque réel de guerre en Europe orientale susceptible de se transformer en un affrontement avec la Russie. Ce scénario est très risqué et pose la question de savoir si les élites politiques et financières sont si désespérées de l’effondrement d’un système qui ne se maintient que par le mensonge au point de préférer l’éventualité terrifiante d’une guerre thermonucléaire au dévoilement de la grande supercherie (le terme le plus adéquat est escroquerie) universelle. Ce serait ironique à tout point de vue car dans ce cas de figure précis ce sera la fin de la fin du système de gouvernance mondiale issus de la Conférence de San Francisco et des Accords de Bretton Woods.

La fin de la fin en somme. Il n’y a qu’à observer l’instabilité intrinsèque des marchés financiers et leur caractère artificiel pour comprendre pourquoi certaines élites veulent une guerre à tout prix car l’absence de conflit précipitera leur perte. Autant que ce soit tout le monde qui y passe.

Qatar Airways expose les défauts du A350 sur les réseaux sociaux

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L’exposition même très brève d’un contentieux commercial entre deux compagnies réputées sur les réseaux sociaux est toujours non constructif même s’il peut constituer un levier dans le processus de négociation.

Le contentieux de quatre millions de dollars par jour entre Qatar Airways et Airbus au sujet de la détérioration de la protection anti-foudre et la peinture du fuselage d’un certain nombre d’avions Airbus A-350 dure depuis des mois. Airbus a reconnu ce problème mais estime qu’il n’affecte pas la sécurité de la navigation aérienne.

Qatar Airways n’a pas l’habitude d’étaler ses contentieux en public. Toutefois, la compagnie aérienne du Qatar a décidé de répliquer aux allégations d’Airbus selon lesquelles la compagnie veut politiser l’affaire pour obtenir des compensations. En diffusant des images officielles des appareils bloqués au sol, Qatar Airways voulait recadrer la communication et astreindre la nature de la dispute au seul aspect technique.

La compagnie aérienne du Qatar cherche à obtenir 618 millions de dollars US de dédommagement dans ce contentieux coûtant 4 millions de dollars US par jour. Airbus affirme vouloir se battre jusqu’au bout mais il semble que Washington joue un rôle bien plus important qu’on le croie dans cette affaire, notamment pour l’avancement des intérêts de Boeing dans un segment très fermé d’un marché duopolistique en situation concurrentielle après le scandale du Boeing 737 Max.

Ce contentieux a non seulement causé l’immobilisation de 21 Airbus A350 sur les 53 que possède Qatar Airways mais a amené les Qatari à exclure Airbus d’un contrat de plusieurs milliards de dollars pour le remplacement de près de quarante avions cargo. Ce contentieux profite à Boeing, le grand rival d’Airbus.

Qatar Airways a décidé donc de révéler au public la dégradation des surfaces du fiselage de l’Airbus A350 et affirme que Airbus doit mener une investigation sérieuse et approfondie sur ce problème au lieu de choisir une politique d’escalade.

La diffusion des images des défauts de l’Airbus A350 n’a pas été sans conséquence. Six autres compagnies aériennes ont rapporté les mêmes défauts. Simultanément, des voix s’élèvent aux États-Unis pour que cet appareil soit cloué au sol jusqu’à ce qu’une enquête approfondie établisse qu’il ne constitue pas une menace pour la sécurité aérienne.

L’explosion du Hunga Tonga Hunga Ha’apai a libéré une puissance de 10 mégatonnes…

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L’éruption explosive spectaculaire du volcan sous-marin Hunga Tonga Hunga Ha’apai du 15 janvier 2022 aurait libéré une puissance estimée entre 7 et 10 mégatonnes selon des experts de la NASA. Cette explosion est 100 fois plus puissante qu’une ogive thermonucléaire de dernière génération.

Cette explosion a été précédée la veille par une éruption.

Cette éruption explosive a provoqué un tsunami dans les îles Tonga et une onde de choc ressentie à des dizaines de milliers de kilomètres, notamment aux antipodes des îles Tonga: l’Afrique du Nord et le Sud de l’Europe.

Une image prise à partir de la station spatiale internationale (ISS) le 19 janvier 2022 montre des nuages de cendres au-dessus de la région.

Le volcan sous-marin était actif depuis le mois de décembre 2021. Sa dernière éruption remonte à l’année 2015. L’activité volcanique dans cette zone a créé de nouvelles îles faisant partie des limites du Caldeira du volcan massif.

Le royaume de Tonga, un archipel polynésien de 169 îles dont 36 sont habitées, a été affecté par cette catastrophe. La Charte internationale espace et catastrophes majeures a été activée pour aider les secours au Tonga, après la violente éruption du volcan

Indubitablement, cette éruption commence à faire l’objet de spéculations plus ou moins farfelues. Des rumeurs faisant état d’un essai nucléaire déguisé en catastrophe naturelle ou encore que cette éruption pourrait être la conséquence d’un essai de missile balistique nord-coréen à portée intermédiaire/intercontinentale (IRBM/ICBM) circulent sur les réseaux sociaux de la zone Asie/Pacifique/Océanie. Bien que la dernière conjecture ait reçu l’enthousiasme de quelques analystes de la CIA pour son potentiel infoguerre, l’origine naturelle de l’éruption semble indiscutable.

Une tempête géomagnétique a eu lieu le 14 janvier 2022 soit une journée avant l’explosion du volcan, provoquant l’ouverture d’une brèche dans le champ magnétique terrestre. Le vent solaire a causé l’apparition d’aurores boréales dans plusieurs régions du monde.

Première récupération d’un drone X-61A dans les airs (DARPA)

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L’Agence de recherche avancée dans les projets de défense relevant du Pentagone a diffusé une vidéo d’un essai réussi de récupération en plein vol du drone X-61A Gremlins. Une plateforme réutilisable et modulaire à coût réduit destinée à être utilisée en milieu hostile ou interdit.

Dans la vidéo diffusée par la DARPA, le X-61A est récupéré dans les airs par un avion cargo militaire de type Hercules C-130 à la fin de sa mission pour être transporté vers une base logistique pour le renouvellement de ses composants, le remplacement de ses sous-systèmes ou encore l’ajout de nouveaux modules.

Le X-61A Gremlins est un nouveau drone développé par l’equipe Dynetics Gremlins pour le compte d’un programme de l’Agence de recherche avancée dans les projets de défense ou DARPA (Defence Advanced Research Project Agency).

Ce drone peut être intégré avec des avions d’attaque au sol, des appareils de reconnaissance ou des avions cargo ainsi qu’avec tous les systèmes de soutien au sol opérationnels au sein des forces armées américaines. Il est utilisé dans des missions CAS (Close Air Support) ou soutien aérien rapproché, en ISR (Intelligence, Surveillance & Reconnaissance), renseignement, surveillance et reco, des missions d’attaque ciblant des objectifs mobiles ou pour la suppression des défenses aériennes adverses (SEAD).

Spécifications techniques :

Longueur: 4.2 m

Hauteur: 0.52 m

Largeur: 0.57 m

Envergure des ailes: 3.47 m

Poids brut: 680 kgs

Charge de combat : 65,7 kgs

Vitesse maximale: Mach 0.6

D’un cirque à l’autre

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Le grand cirque de l’opération COVID (SARS CoV-2) tire à sa fin pour faire place à une autre opération de manipulation de masse d’un autre type.  Le Premier ministre britannique Boris Johnson ne s’y est pas trompé. Brillant tacticien, ce féru d’Homère dans le texte, a annulé d’un coup toutes les mesures et restriction stupides présentées comme sanitaire. Pas d’obligation vaccinale expérimentale, pas de nécessité de porter des muselières humaines en papier ou en tissu, pas de faux tests PCR et aucun sauf-conduit à code QR ou autre marqueur d’identité.

La Grande-Bretagne est subitement libre. Le monde devrait s’en réjouir mais les véritables raisons de ce changement d’attitude subit jusqu’au sein de la Chambre des Communes n’est pas lié à une quelconque prise de conscience salutaire mais plutôt à un changement de stratégie. L’opération COVID a échoué. Place à une guerre contre la Russie. Les commandos SAS britanniques sont déployés à quelques kilomètres de la frontière russe. Simple mesure défensive.

Plus on avance vers Moscou et Saint-Petersbourg et plus on démontre au monde la vocation défensive de l’OTAN.

Par contraste, le gouvernement  autrichien  vient de rendre la vaccination expérimentale obligatoire au nom de la liberté et par atavisme totalitaire. La population s’y oppose avec véhémence. C’est une sanction contre la population.

Toujours dans le domaine du surréalisme, le ministre de la défense de l’Australie vient d’affirmer sans craindre le ridicule que le monde doit repousser les pays menaçants et les dictatures.

Que faut-il comprendre de tout cela? Est-ce une nouvelle diversion? Certainement. Dans quel objectif? Entretenir le cirque et éviter que les populations ouvrent les yeux sur une réalité pas très bonne à voir. Le mythe doit être entretenu. Le vieux monde doit se maintenir par l’illusion et la menace, par les fausses crises. Il n’y a plus d’économie politique réelle. Il n’y a plus que des escrocs professionnels. Il n’y a plus de systèmes d’éducation efficients mais des fabriques d’un faux consentement et l’ingénierie de l’égo.

Le terrorisme n’existe plus, le COVID ne mobilise plus, il faut donc entretenir la plèbe dans la peur permanente avec d’autres thématiques. Une tâche loin d’être aisée en ces temps d’inflation à deux chiffres. Une guerre en Europe orientale avec un bonus est une affaire trop dangereuse. Le battage médiatique anti-russe a rapproché la Russie de la Chine et de l’Iran. Lors d’une récente rencontre entre les chefs de la diplomatie de la République islamique d’Iran et de la Fédération russe, les officiels iraniens ont appelé la Russie à résister comme ils le font depuis quatre décennies. En Corée du Nord, Pyongyang affirme que l’empire dépasse les lignes rouges et qu’il est temps de lui donner une leçon. Le monde a changé mais certains esprits demeurent englués dans une idéologie d’un autre âge et se montrent incapable de s’adapter aux mutations en cours. Demeure la terreur. Celle-ci ne peut être maintenue que par la manipulation de masse. Une manipulation qui révèle au monde l’ampleur de la compromission. La compromission des États confirme la perte totale de souveraineté de la quasi-totalité des pays du monde. La véritable carte géopolitique en 2022 est plus restrictive que celle de 1922 ou à l’époque des grands ensembles coloniaux. Dans le cas présent, il n’y a qu’un super-ensemble d’une couleur unie face à trois ou quatre États au plus.

Comme dans le film italien iconique “Le Bon, la Brute et le Truand” (1966), l’un des meilleurs Western spaghetti jamais produits, nous assistons à une course circulaire effrénée grotesque au milieu d’un cimetière dont les tombes sont arrangées comme les tribunes d’un amphithéâtre antique.

Ceci n’est pas une analyse. C’est un constat. Peu de personnes pardonneront le fait d’avoir été trompées tout le temps depuis des années. La tromperie de 2020, qui frappe par son aspect universel nous démontre l’existence d’une architecture méconnue du mensonge partagé au sein de la structure des relations internationales. Cet aspect repose sur la notion d’un intérêt commun plus ou moins tributaire de la peur ou de la cupidité. Dans les deux cas, le bétail humain n’est qu’une ressource à manipuler plus ou moins grossièrement. Après tout, il faut aussi le nourrir et le dresser pour divers usages dont un s’est émoussé. La chair à canon est une denrée rare non pas à cause du manque d’endoctrinement ou d’imbécilité mais parce que l’espèce n’est plus adaptée à la guerre. D’où l’obssession de remplacer l’élément humain, de plus en plus faible et faillible, par des machines.

Le simulacre électoral est mort. On ne le maintient plus que pour tricher et se donner une légitimité toute aussi fausse. La démocratie n’a jamais vécu. Même en Grèce antique, la fraude était la seule norme reconnue (cette fraude est attestée par des découvertes archéologiques). Il n’y a plus que des moulins à paroles qui tentent de capter l’attention des populaces, voire tuer le temps des pensionnaires des maisons de retraite.

On ne pardonnera jamais la grande comédie de 2020. Si la manipulation COVID a si bien réussie en 2020, un autre mensonge historique était tout à fait possible en 1969. Et bien d’autres encore. La masse des idiots ne tarira jamais. Et par définition nous sommes tous des idiots pour avoir été les dindons d’une farce aussi énorme, aussi flagrante, aussi grosse…Pour une forme de grippe! Sacré Bleu ! On a oublié que la grippe tue!

Le mensonge universel est nécessaire au maintien des institutions humaines. Il permet également à certains milliardaires de multiplier leurs richesses. Mais de grâce ne nous refaites plus ce cirque absurde auquel nous assistons, mi-etonnés, mi-medusés, depuis 2020. Ce cirque aura eu toutefois le mérite de décrédibiliser la médecine et la science, lesquelles sont devenues idéologiques et tributaires d’intérêts bien bas.

D’un cirque à l’autre. Voilà ce qu’est devenue l’histoire. Au prochain cirque!

Du double langage au couteau tiré derrière le dos

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Le Secrétaire d’Etat US Anthony Blinken a débarqué, le 19 janvier 2022, à Kiev, Ukraine, officiellement pour lancer une initiative visant à limiter l’escalade en cours dans la crise ukrainienne et le conflit entre la Russie et l’OTAN.  

Le problème est qu’au même moment où les pieds de Blinken foulaient le sol ukrainien à sa descente d’avion, un avion cargo militaire C-17A Globemaster III de la Royal Air Force britannique était visible sur le tarmac. Cet appareil militaire venaient d’acheminer un autre lot de missiles antichar NLAW à l’armée ukrainienne. Cette scène à elle seule illustre le double-langage entravant l’ensemble du processus de négociations autour de la crise ukrainienne. Un sourire de face et un couteau derrière le dos…

 

Ukraine: la ligne rouge franchie?

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La situation en Europe orientale se rapproche dangereusement du seuil critique.

La livraison d’armes “défensives” comme des missiles antichar FGM-148 Javelin US ou NALW (Next-generation Light Anti-tank Weapons) britanniques compte moins que le déploiement d’éléments des forces spéciales de l’OTAN. Celles-ci assistent les forces ukrainiennes et leur assurent un entraînement à la guerre assymétrique. Le déploiement de forces spéciales canadiennes en Ukraine pour aider l’armée ukrainienne à contenir une hypothétique “invasion” russe, est perçu côté russe comme la cerise sur le gâteau pourri de la crise ukrainienne.

 

En Extrême-Orient russe, le Japon vient de renouveler ses revendications territoriales sur la partie méridionale des îles Kouriles.

Washington sait donc pourquoi Moscou pourrait agir puisque une des lignes rouges de la sécurité nationale russe vient d’être franchie.

Une situation explosive…

De nouvelles images d’un tir de missiles SRBM ou de roquettes MLRS nord-coréens

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La Corée du Nord a diffusé de nouvelles images d’essais de missiles balistiques de courtes portée ou de roquettes de longue portée lancés de Sunan, près de Pyongyang et ayant atteint avec succès une cible situé sur un rocher ou un îlot en Mer de l’Est.

Le système mobile offre une ressemblance avec le système KN-24.

La Corée du Nord a procédé à quatre essais de missiles balistiques ou de roquettes depuis le 01 janvier 2022. Mais peut-on comptabiliser le tir de roquettes, même de longue portée, comme un essai susceptible de porter atteinte à la sécurité régionale ou collective. Ce serait faire preuve d’une mauvaise foi à peine déguisée car dans ce cas on pourrait également comptabiliser dans le lot des tirs de canons d’artillerie dans le cadre d’un exercice de routine commun à toutes les armées régulières et irrégulières à travers le monde.

Mise à jour:

Les tirs de deux missiles balistiques de courte portée (SRBM: Short Range Ballistic Missiles) Hwasong-11 Na (KN-24) du 17 janvier 2022 ont été confirmées aujourd’hui, 18 janvier 2022, par un communiqué officiel. Ces tests n’étaient pas des tirs de roquettes de longue portée ( système MLRS). La cible, située sur l’îlot d’Alsom au large de la côte nord-est de la Corée du Nord, a été atteinte depuis deux sites de lancement: le premier à Uiju près de la frontière chinoise et le second depuis la région de Pyongyang.

Le site d’Uiju abrite un ancien aérodrome transformé en centre de désinfection lors de la crise du COVID. Les deux missiles ont été tirés à 11 minutes d’intervalle et ont atteint une altitude de 36 km (apogée). Ils ont parcouru entre 400 et 430 km.

Tous les systèmes d’alerte et de détection US ont été dans l’incapacité à anticiper ou à identifier la nature de ces tirs.

Débat : l’Australie est-elle une dictature d’un type nouveau?

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l’Australie est-elle devenue une dictature? L’affaire chaotique du champion de tennis Novak Djokovic en Australie, éminemment politique, a terni l’image de l’Australie. La révocation, à deux reprises, de son visa d’entrée a été officiellement liée par le gouvernement australien à un encouragement des personnes opposées à la vaccination. Très peu de gens savent que l’Australie est en train de sanctionner sa propre population pour “complotisme” en exploitant l’opération COVID. Le confinement des villes australiennes fut l’un des plus durs et les plus longs au monde et la police n’a pas hésité à débarquer chez des gens qui émettaient des doutes sur la vaccination anti-COVID via les réseaux sociaux ou à réprimer durement toute manifestation protestant contre des mesures sanitaires jugées drastiques. Pensez-vous que ce pays est devenue une sorte de dictature gérée par un Premier ministre jetable ou éjectable selon les circonstances et le contexte politique et/ou économique?

Pensez-vous que l’attitude, à la limite de l’hystérie, du gouvernement australien vis à vis de Novak Djokovic est lié au soutien qu’a exprimé ce dernier au mouvement opposé aux intérêts de la multinationale Rio Tinto en Serbie? Ou encore d’un préjugé anti-Serbe latent chez certaines élites anglo-saxonnes? Enfin pensez-vous que l’Australie soit un pays libre ou souverain? Ou que son gouvernement soit encore crédible après l’affaire des sous-marins français et son adhésion à une alliance dirigée principalement contre la Chine et la Russie?

Il est à noter que l’ensemble des médias Australiens censurent systématiquement tout commentaire et toute opinion remettant en question cette affaire, ce qu’on designe communément comme le Big Pharma ou encore tout questionnement rationnel sur la crise sanitaire. l’Australian Broadcasting Corporation (ABC) tout comme d’autres médias officiels de ce pays ont fermé les commentaires sur les réseaux sociaux.

Le débat est ouvert. À vos commentaires. Merci.

 

Un selfie du …B-21 Raider!

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Un selfie peut nous apprendre énormément de choses. Entre autres à quoi ressemble le bombardier stratégique B-21 Raider!

Le fameux Northrop Grumman B-21 Raider est un bombardier lourd US en développement pour l’US Air Force. Il devrait entrer en service en 2025-2026 et complètera la gamme des bombardiers stratégiques à long rayon d’action actuellement en service comme le fameux B-52 Stratofortress, le Rockwell B-1 Lancer et le Northrop Grumman B-2 Spirit.

Une image d’artiste de cet appareil est disponible sur Internet.

A première vue, son design est dans la continuité de celui du B-2 Spirit.

Le complexe militaro-industriel US fonde de grands espoirs sur cet appareil à très long rayon d’action pouvant emporter des armes thermonucléaires. C’est cet appareil qui sera le fer de lance d’une campagne aérienne dans une éventuelle guerre avec la Chine et la Russie dans le cadre du grand changement de paradigme stratégique. Après plus de deux décennies de guerre contre un terrorisme contrefait, la stratégie de Washington revient au concept de la guerre classique entre les grands ensembles rivaux. Soit la Guerre froide 2.0 sans conflits par proxy vu le blocage généré par la contre-stratégie russe et l’approche asymétrique chinoise non-conflictuelle.

Ce selfie accidentel ci-dessous nous montre un peu mieux à quoi ressemble la bête qui tentera de forcer le passage vers le Valdaï et survivre aux complexes S-400 Triumph et S-500 Prometey (Prométhée)…Il faut dire que certains esprits fossilisés ne rêvent que de ce scénario dont les conséquences ne peuvent qu’être catastrophiques pour tous.

 

Tests hypersoniques nord-coréens et panique en Alaska!

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La Corée du Nord a inauguré l’année 2022 en procédant à des tests balistiques un peu spéciaux. Le premier concerne un missile hypersonique d’un type nouveau tandis que les deux autres, lancés à partir d’un vagon ferroviaire découplé d’un train près de la base aérienne de Sunan, semblent être des missiles balistiques de portée intermédiaire (IRBM) avec une probable capacité intercontinentale (ICBM).

Le premier essai d’un missile hypersonique à capacité EMP (Electromagnetic Pulse) a confirmé la possession par la Corée du Nord de bombes à neutrons et d’autres types d’ogives spécifiques dédiées à l’oblitération des systèmes électroniques adverses dans les limites d’un périmètre défini. Pyongyang dispose donc d’une nouvelle approche dans le cadre d’une stratégie du marteau. “Dans le doute, frapper fort”. Le développement des armes EMP fait désormais partie des priorités absolues de Pyongyang.

L’agence de presse officielle de la Corée du Nord a naturellement diffusé des images de Kim Jong-Un supervisant l’essai du nouveau système d’arme. Un classique du genre.  Avec cette fois-ci, du cuir noir.

Les deux autres tirs de missile du 14 janvier 2022 ont eu lieu à partir d’un train en position statique.

Un autre type de missile est en développement avancé. Il s’agit d’un missile hypersonique (+Mach 12) d’une portée de moins de 1000 km,  destiné à contourner et à neutraliser les défenses anti-missiles adverses.

La Corée du Nord poursuit donc une véritable révolution anti-ABM car les efforts nord-coréens visent essentiellement les systèmes PAC (Patriot) et THAAD.

Les tirs de missiles du 14 janvier 2022 par la Corée du Nord ont provoqué le jour même l’évacuation complète de la base de défense anti-missiles de Fort Greely en Alaska dans ce qui s’apparente à un véritable mouvement de panique côté US.

Ce développement inédit annonce une année exceptionnelle pour le programme balistique et spatial nord-coréen. Il est fort probable que Kim Jong-Un, surnommé “Rocket man” par l’ex-président américain Donald Trump, tentera de battre tous les records en la matière en 2022.

La question qui revient sans cesse à ce propos est de savoir quels sont les pays qui offrent une assistance technique à la Corée du Nord en dépit d’un interminable train de sanctions internationales frappant ce pays d’Asie du Nord-Est. La réponse à cette question est loin d’être évidente. Contrairement à une idée répandue, la Chine observe scrupuleusement ses engagements internationaux et mis à part une contrebande transfrontalière limitée à des produits de première nécessité, souvent réprimée, rien ne passe. Le Pentagone croit tenir le coupable. Les États-Unis ont commencé à sanctionner des sociétés russes pour avoir enfreint l’embargo international multiforme auquel est soumise la Corée du Nord. En réalité, ce sont des sympathisants de la Corée du Nord en Asie du Sud-Est et en Europe occidentale qui ont fourni à Pyongyang des machines-outils de haute précision, des matériaux spéciaux et même de l’uranium.

Le pouvoir nord-coréen semble avoir une évaluation assez correcte de la situation géostratégique mondiale et s’y adapte en conséquence. Or, cette situation n’a jamais été autant plus mauvaise qu’en ce début d’année 2022 avec le conflit entre la Russie et l’OTAN, la guerre hybride vs la nouvelle doctrine russe, les tensions autour de Taïwan, le réarmement du Japon et la constitution des blocs comme l’AUKUS. La coopération entre Pyongyang et Téhéran a dépassé le stade formel depuis un bon moment: tandis que la Corée du Nord testait son missile hypersonique, l’Iran testait avec succès le moteur d’un nouveau missile balistique à portée intercontinentale à faible coût (pour une production industrielle) d’une poussée de 68 tonnes devant équiper un missile balistique susceptible d’avoir une portée de 10500 km.

Le monde change. Sauf pour Nuland et les autres ukrainiens qui ont parasité le Département d’État US. Tant que ces derniers se comportent comme leurs ascendants bolchéviques, menaçant les autres pays et agitant sans cesse le spectre de la guerre, la paix mondiale est hors de portée.

 

 

Islam and Extraterrestrial Life

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1- Introduction

The search for extraterrestrial (ET) life has been considered by many as the next great venture facing Mankind. Indeed, in the words of C. Sagan, one of the most forceful proponents of this endeavor, it constitutes a search for “a cosmic context for the human species” and thus “a search for ourselves”i. Such pronouncements might sound like overstatements, but one does not need much clairvoyance to realize that the impact of such a discovery on the course of human civilization will be far reaching and even radical!

Thousands of exoplanets located outside the Solar system have been discovered so far and there are thousands of other candidates to be confirmed.

The second reason why it could indeed be considered as a great adventure is that it may take decades or even centuries before such a search is successful. And this might still be an optimistic outlook! Today, except for some very local spots left to be explored in the Solar system (Mars, Europa, Titan…), the search is mainly carried out as a galactic signal/message-seeking venture, an acknowledgement of the poor state of the art of our transportation technologyii. However low the odds may be, the value of the objective is so high as to warrant our attention and interest.

An artist impression of the Higher atmosphere of Titan. A fascinating world left to be discovered.

Since humans are potentially faced with such a unique cultural shock of “danteesque” dimension, it is interesting to consider the attitudes of the various human-value systems and philosophies concerning this ET search and its impact on us. In this article, we will be dealing with the general Islamic vision, although we will quickly realize that there is no unified position in that tradition (classical and modern) on this topic. In particular, we shall review the major normative texts as interpreted by classical and contemporary scholars. We will also attempt to tentatively address our understanding of the “Islamic” reaction and response to an eventual discovery of an alien civilization: Will the Islamic message be relevant to those creatures? Will they be accountable for their deeds; will they be concerned by the Retribution Day, etc.?

This Quran verse is unambiguous about the expansion of the Universe

We wish to immediately emphasize the unfortunate fact that few studies have been devoted to this subject, both during the classical Islamic era (10 to 14thth centuries A.D.) and in contemporary timesiii. On the other hand, different interpretations have been given to religious texts related to the question, and this further complicates the discussion.

We will shortly confine our discussion to extraterrestrial intelligence per se, but we should make two important points before proceeding.

From a scientific point of view, it is absolutely impossible humans are the only intelligent life in the known and unknown universes

First, it must be stressed that most Muslim scholars and Quran commentators have shown little or no objection to the existence of other worlds in the cosmos. On this they rely on several verses that appear to make this argument rather clearly. A few examples will make the case: “He who created the seven heavens and of the earth a similar number” (Quran 65:12), where it is often remarked that “seven” in ancient Arabic (and in the Quran) usually translates as “many”; “Then praise be to Allah, Lord of the heavens and Lord of the earth, the Lord of the Worlds.” (45:36), which is reminiscent of the very first verses of the Quran: “In the name of Allah, the Beneficent, the Merciful. Praise be to Allah, Lord of the Worlds” (1:1-2). Indeed, the great philosopher-theologian Al-Razi (9 – 10th century AD) starts his 20+ volume commentary on the Quran with a paragraph expounding his views that this very first verse implies the existence of living creatures in the heavens

Prominent Muslim thinkers in the past accepted the concept of the plurality of the worlds

Some commentators, especially during the classical period, often interpreted the “Worlds” as non physical ones (realms of angelsiv or jinnsv).

More recently the identification with heavenly worlds has often been made. Most explicitly, Yusuf Ali, a modern and well-known commentator of the Quran, wrote (1934): “Life is not confined to our one little Planet. It is a very old speculation to imagine some lifelike human life on the planet Mars… it is reasonable to suppose that Life in some form or other is scattered through some of the millions of heavenly bodies scattered through space.”vi Similarly, Maurice Bucaille writes in his popular book “The Bible, The Quran, and Science”: “…it comes as no small surprise to the reader of the Quran to find that earths such as our own may be found in the Universe…”

Secondly, it is also worth noting that the existence of extraterrestrial life of primitive form (e.g. plants) has not posed any kind of problem to Muslim thinkers in any era. In fact some have noted and emphasized the fact that some verses in the Quran mention the existence of plants in the heavens; for instance the verse “Who [Allah] brings forth the hidden in the heavens and the earth” (27:25) may be understood to refer to plants, because the original word in Arabic “khab’a” (rendered here as “hidden”) can mean both “plants” and “what is hidden”…

An artistic impression of an extraterrestrial plant

In any case, we will not in this work consider the impact of the discovery of primitive life forms since that would be of very little theological consequence.

2- Man’s Place in the Universe According to Islam

Humanity’s conception of the Universe – and of its place in it – has changed and evolved very significantly since ancient times. The central idea has shifted from a simplistically geocentric and anthropocentric view to a “principle of mediocrity”, whereby humans are considered as nothing more than trivial specs in a vast natural cosmic landscape, and finally to either an anthropic model, where humans’ existence plays a central role in the characteristics and evolution of the (one) special Universe or to a multiverse model where ours is only one universe among innumerable ones that are almost all devoid of life and meaning.

The Islamic depiction of the place of Mankind in the Universe(s) is interestingly ambiguous: one can find verses in the Quran that seem to place us at the center of all existence as well as verses that tell that we are but one species among many others, some of whom are apparently intelligent and morally accountable.

Some of the verses that seem to make Mankind the central axis around which everything revolves (so to speak) include:

  • Don’t you see that Allah has made subject to you (men) all that is on the earth, and the ships that sail through the sea by His Command? He withholds the sky (rain) from failing on the earth except by His leave: for Allah is Most Kind and Most Merciful to man. (22:65)
  • And He hath made subject to you the sun and the moon, both diligently pursuing their courses; and the night and the day hath he (also) made subject. (14:33)
  • Do ye not see that Allah has subjected to your (use) all things in the heavens and on earth, and has made his bounties flow to you in exceeding measure, (both) seen and unseen? Yet there are among men those who dispute about Allah, without knowledge and without guidance, and without a Book to enlighten them! (31:20)

But other verses reduce the importance of humans in the Universe: “Assuredly the creation of the heavens and the earth is a greater (matter) than the creation of men; yet most men understand not” (40:57). Yusuf Ali comments:

“Man is himself a tiny part of creation; why should he be so egocentric?”

Furthermore, other references make the position of Mankind in the cosmic ladder somewhat more relative. In 17:70 we read:

Verily We have honored the children of Adam… and preferred them above many of those whom We created, with a marked preferment.

Here one must note the expression “many of those whom We created”, thus implying the existence of other creatures that have received a certain distinction too, but one must also note the “marked preferment” of humans.

This debate about the importance or central place of Mankind in the Universe in the Islamic worldview has continued to take place in the Muslim tradition and culture for many centuries, especially among thinkers and philosophers, if not often among the theologians. Biruni (one of the most distinguished scientists of the Islamic golden era), for instance, considered the Universe as the “best of all worlds” and Man as its goal. Ibn Rushd (Averroes, the most important philosopher in the history of Islam), on the other hand, believed that the Universe was created to host Man, but not everything was created for man!

3- Non-Human Life and the Quran: “Dabba” as sentient corporeal beings

The Quran, the sacred scripture of Islam taken by the faithful to be the unaltered words of God, seems to contain various indications pertaining to extraterrestrial intelligent life. Such indications are usually found within verses discoursing on the various marvels that God has created.

Some scholars have interpreted them as unambiguous pointers to the existence of extraterrestrial life (ETI), while others more cautiously have interpreted them as merely indicating its plausibility, but conceding usually that in any case this possibility is not against any Islamic dogma.

Let us review some of these verses. The clearest indication concerning ETI is usually seen in the following Quranic verse:

And among His Signs is the creation of the heavens and the earth, and the living creatures that He has scattered through them: and He has power to gather them together when He wills. (42:29)

where the original (and crucial) Arabic term “dabba” has here been rendered as “living creatures”. Yusuf Ali a well know contemporary Muslim scholar commented (in 1934) that “dabba” means “beasts, living crawling creatures of all kinds”; other commentators describe the term as meaning: “any sentient, corporeal being capable of spontaneous movement”, as opposed to non-corporeal spiritual beings like angels. The same term was used in another important Quranic verse: “And God has created every ‘animal’ (dabba) from water; of them are some that creep on their bellies, some that walk on two legs, and some that walk on four; God creates what He wills…” (24:45). Commenting on the 42:29 verse, the Muslim scholar Shabbir Ahmad Usmanivii states: “From the verse it appears that like on the earth there are some kinds of animals – living creatures – in the heavens also”viii

A scene of the movie ‘Dune’ (1984) depicting a giant sandworm. The movie is based upon Frank Herbert SF novel ‘Dune’ (1965). Herbert was partly inspired by medieval and Islamic history features

Another significant verse, which alludes to the existence of creatures in the heavens and to the sovereignty of God over them all, is the following one:

Not one of the beings in the heavens and the earth but must come to (Allah) Most Gracious as a servant.” (19:93)ix

which is followed by: “He does take an account of them (all), and hath numbered them (all) exactly. And every one of them will come to Him singly on the Day of Judgment” (19:94-95), signifying that these creatures have moral responsibility, making them accountable for their works and deeds; these must therefore be organisms with developed brains and conscious systems.

Those verses and others have been interpreted by many scholars as implying the existence of other kinds of life outside Earth.

We note also that Ibn Abbas, the close “companion” of the Prophet of Islam, and perhaps the greatest scholar on the Quran of the early period of Islam, has interpreted the afore-mentioned verse 65:12 (“Allah is He Who created seven heavens, and of the earth the like thereof”) as implying that there are many other earths inhabited by intelligent beings like us, and who too have Prophets like Noah, Jesus, and Muhammad. This is however an extreme opinion that no other Muslim scholar has held, to our knowledge. Yet, the fact that he is one of the much-respected companions of the Prophet and the prominence of Ibn Abbas among the early Muslim scholars (he was called “the learned man of this ummah”, the Muslim Nation, by the companions of the Prophet themselves), make his opinion of special interest.

The Quranic verse 42:29 (“And among His Signs is the creation of the heavens and the earth, and the living creatures that He has scattered through them: and He has power to gather them together when He wills”) has elicited much discussion and analysis regarding its apparent reference to extraterrestrial life and intelligence. Few of the early commentators saw in it a clear reference to the existence of physical creatures outside of earth. Al-Farra’x, for instance, ignored the pronoun “them” and restricted the existence of creatures to Earth. Other classical commentaries of the Quran, e.g. Tabari’sxi and Qurtubi’sxii, similarly restrained the reference to life on Earth, whereas Ibn Kathirxiii generalized the reference to humans, angels, jinns, and all animals, and thus all these are logically scattered throughout the heavens and the Earth.

In another kind of interpretation, Mujahedxiv speculated that the creatures referred to in the verse could simply be humans (on Earth) and angels (in heavens). On the other hand, Ibn al-Munirxv insisted that the term “dabba” (here translated as “living creatures”) does not in normal Arabic usage refer to either people or angels, so he concluded that the meaning of the verse should be limited to creatures on Earth. Moreover, it was noted that in another verse (“And whatever creature that is in the heavens and that is in the earth makes obedience to Allah (only), and the angels (too) and they do not show pride.” 16:49), angels were explicitly distinguished from the “dabba” creatures. Furthermore, Al-Alussixvi emphasized the reference to the heavens and concluded that the verse clearly implied the existence of creatures in the cosmos.

More recently, commentators have not only stressed the extraterrestrial interpretation of the verse(s) mentioned above, they have sometimes also emphasized another phrase therein, namely the “He has power to gather them together when He wills”, which seems to imply a possible meeting between humans and these creatures…

A snapshot from a verified US DoD combat Aircraft jet video showing an unidentified aerial phenomenon linked to mysterious encounters over the Pacific and Atlantic oceans

4- What message would Islam have to those ETI?

Assuming that an unambiguous message from some extraterrestrial intelligence is received in the future, what would be the Muslims’ reaction and attitude toward those creatures? For reasons delineated above, this discovery, although it would certainly constitute a cultural shock of first magnitude, would not cause a major theological problem in Islam. Even the Muslim scholars who are cautiously interpreting the various Quranic verses related to the subject are prone to accept this readily as totally consistent with God’s power and wisdom. Of course, the attitude towards those aliens will much depend on the specifics of their being: their level of “intelligence”, their degree of likeness to us, and above all, their attitude toward usxvii.

One must recognize that those who have considered such encounters haven’t realized the enormous spectrum of physiologies, morphologies and mental structures that can potentially be found out there if we are not alonexviii. They usually seem to assume that both the aliens’ morphology and psychology would be somehow akin to ours and that we would be dealing with something like an extended member of the human family as it were, not far on the human phylum. The fact that a direct encounter would certainly be fatal to us, as we would most probably appear to them as just emerging from technological prehistory, has very rarely been correctly appreciated.

In any case, if we assume that communications will be confined, for a long time after the first contact, to intersidereal messages and that there will be no direct meetings, what will matter at that stage will be only their intelligence and their psychology (Are they warmongers or peaceful beings? What kind of logic are they using? What is their altruistic inclination?) and not their morphology or physiognomy (Are they bag-shaped, poly-legged, jelly-made? Do they have eyes like ours and how many? How do they communicate?) So we certainly will have plenty of time to consider such “interaction” issues and to psychologically adjust to what will most likely be seen by common human standard as “monsters”.

Now, if the mental development of those we entered in contact with was too remote from ours, it is obvious that no meaningful communication could be established. Thus, if they are much developed, they would be like godlike creatures with respect to us, displaying such a huge gap in intellectual capacity that it would be like the communication between us and the antsxix. Assuming the other way around is not much relevant since in addition to the above-mentioned objection working the other way around, we could not have made contact with them in the first place. Thus, the mere establishment of a meaningful contact will introduce a selection effect that will naturally restrict the spectrum of ETI we would have to deal with to those having basically the same degree of mental sophistication and a thought system congruent to ours.

On the other hand, the existing ETI may well turn out to be, for some reasons of natural (evolutionary) development, closely related to us as far as their morphology and, more to the point, their mental and moral maturity. Perhaps the huge assortment of intelligent life forms as imagined by science fiction writers is just that: science fiction. And maybe there is a cosmic law that forces such a unity of developmentxx. This possibility will certainly comfort the shivery ones in the religious camp.

Let us take one step further and suppose that we did establish contact with an extraterrestrial civilization, that we found that species not too different from us mentally and having a kind of theistic belief system with a central all-powerful creator-entity (what we call God or Allah in our parlance), whose existence was made known through some revelations brought about by some messengers from their own stock. The Muslim reaction will most likely be to suspect that out of the 124 000 prophets sent by God for guidance to the World, as mentioned in the prophetic tradition, quite a few might have been sent to our non-human brethren, and we will thus likely try to search for common elements between Islam and the aliens’ belief system. After all, as emphasized by many Muslim authors, God is described in many places in the Quran as the Lord of the Worlds (plural). We may surmise that debate and even proselytism will follow suit, encouraged by the fact that according to the Quran, all the living creatures will be accountable before God for their deeds on Judgment Dayxxi.

Another possibility could be contemplated, namely that such creatures would have arrived at the belief in an omnipotent creator without having received any revelation, i.e. either through rational analysis or irrational belief. But in a religious perspective it would be holding quite a low opinion of the Lordship of God to suppose that He would provide guidance to an intelligent species in some corner of the Universe (like our corner!) and not to the others.

Then what principle will guide humans’ attitude with regard to these creatures? If the life purpose of humans on Earth is, as mentioned in the Quran:

Seek by means of what God has granted to you the Last Abode (heaven), but do not forget your rightful share of this world, and do good unto others as God has been good to you, and seek not to spread corruption on earth, for verily, God does not love the spreaders of evil xxii

then, that certainly must apply to all the intelligent creatures.

5- Islam and Altruism

Let us now detail the various Islamic principles relating to altruism and which may be relevant in the eventuality of a human-ET contact. We shall present these principles in a decreasing order of generality, starting from the principle of brotherhood of all men and generalized so as to encompass the various purported galactic brethren, to the weakest one of mere tolerance. Their applicability will certainly depend upon the general dispositions and the responsiveness of the other party. Some of those principles are quite connected, but disentangling them from each other is neither practical nor even needed, so we shall allow for some overlap.

The brotherhood of Man

The principle of the brotherhood of mankind is so central to Islamxxiii that it could reasonably be generalized to include our non human galactic brethren if it happens that they are mentally close enough to us. The closer the species is to ours, the more this generalization will be seen as adequate.

On the other hand, no amount of human compassion could make these creatures eligible for that extended brotherhood if it happens to be of a scavenging or a warmongering kind (we mean more then the human species!), as we would be in a “prey and predator” logic. Even in that case, if this type of systematic hostile behavior is culturally based and not genetically based, these unruly species could in an optimistic perspective be amenable to a new ethics of relations, especially if it can be shown to them that it may be in their own best interest to do so. This hypothetical interstellar pedagogy could take the form of threats if the other side happens to be of lower technological capacity than us at the time we establish contact with them. Is this not the method we practice with various degrees of success with our kids in an early stage of life? Now since messages may likely take centuries to be exchanged, one should be wary of technological leapfrogs from their side, as threats can backfire…

We can also imagine the case where the gap between them and us is so wide that even the intelligibility of the message cannot be guaranteed either way, then so little knowledge of the other can filter that even channels for expressing brotherhood would be closed. The communication may possibly proceed through the use of some universal laws of nature, but might then be very limited in their depth.

Kindness to others

This general Islamic principle, closely related to the previous one, is also of great relevance to our discussion, especially when discussing a direct encounter with our galactic brethren.

This kindness to others starts with the neighbors, where you are to assist them and care for their needs. You are indeed supposed to know your neighbors well enough so as to be able to help them with their problems. The Prophet of Islam taught us the following: “Gabriel (The archangel) kept recommending me about treating kindly the neighbors, so much so that I thought he would order me to make them among my heirs.” Their wellbeing is our responsibility and it even turns into a matter of faith: “No one is a real believer who eats his fill while his neighbor goes without food.”

These teachings as we see, go much beyond “reciprocal altruism”, they are rather built on selfless, love-based altruism.

This care to one’s neighbor is extended to the wayfarer and the stranger for whom the believer is duty-bound to assist and offer hospitality. Indeed this hospitability, engrained in the Bedouin’s ethos of the Arabian Peninsula, was elevated by Islam to a moral religious principle. Is there not here some symbolism to be drawn between the duty of hospitality applied to wayfarers in deserts who might have strayed away from their route, and galactic visitors who might end up on Earth casually or out of need? Furthermore, this Islamic kindness to others, which also extends to animalsxxiv, can expectantly be extended to non humans!

Peaceful dealing with others

Like all the other religions, Islam upholds the principle of peaceful dealing with others as a religious duty. Islam put forth this universal rule forbidding shedding blood:

whosoever killed a human being unless it be for murder or for spreading mischief in the land it shall be as if be had killed all mankind, and whoso saved the life of one, it shall be as if he had saved the life of all mankind”. (Quran 5:32)

The Prophet of Islam emphatically stated: “Blood and property (of everyone) are a sacred trust”.

The much-debated principle of Jihad, which is often incorrectly translated as “Muslim Holy war”, stands much misunderstood. War in Islam is considered legitimate only for people facing aggression, and even then, the response must be “appropriate” and graded…

Cooperating for the common good

In case of an encounter with an ETI, if normal interaction with them could not be carried out to the full extent due to deep cultural incompatibility, or obstacles of physical or biological nature, yet cooperation for the common good could still be set up in domains such like trading or even cultural exchanges. It is stated in the Quran:

Cooperate in furthering virtue and piety, and do not cooperate in furthering evil and enmity.

Tolerance towards others’ ways

This may be the weakest form of altruism. In its simplest expression, it consists just of not mingling with someone else’s affairs. In its stronger form, it consists of accepting the other’s presence, and respecting his particular beliefs, behavior, dress habits, etc…

Yet, even if taken for granted in today’s world, tolerance toward others’ ways in practice is by no mean guaranteed. Intolerance may take various forms, and fighting it must be carried on a continuous basis. Islam upholds the principle of freedom of beliefs. We thus find in the Quran (2:256):

Let there be no coercion in religion, truth stands out clearly from falsehood.

6- Conclusion

There is no doubt that a confirmed contact with an extraterrestrial intelligence will have a tremendous impact on humans, their view of the cosmos, their role and place in it, the place and form of the religions they subscribe to, and even their relation to God. In his book discussing the scientific and philosophical issues surrounding the search for alien intelligences (“Are We Alone?”), Paul Davies writes poignantly: “it is hard to see how the world’s great religions could continue in anything like their present form should an alien message be received.”xxv Indeed he argues that (highly) intelligent ETs, by means of their own stand with respect to religion and by way of their likely vastly superior technology, will necessarily have an important influence on our own views of religion. If they will have long discarded any religious beliefs and forever regarded them as primitive superstitions, then we might be impressed into adopting such a stand, after all they are highly intelligent and superior, so why should we be right and they wrong on this issue? If, conversely, they had retained some degree and form of spiritual belief or even some religious life, it will likely be of a different type that will probably look to us as “more advanced” than our own systems of beliefs, in which case we would again feel naturally compelled to “convert” to it. In all cases, our religious systems, if not our belief principles and our definitions of God, the Hereafter, the Judgment Day, and other staples of religion will most likely be strongly affected.

So how do Muslim thinkers and theologians contemplate such a possible encounter? What is the current “Islamic paradigm” regarding the existence of intelligent extraterrestrial species and (in principle) our relationship with them?

Muslim theologians, especially in modern times, appear to be totally tied to the sacred texts and their apparent meanings and make too little attempt to extrapolate from the principles and stay away from broadminded liberal interpretations of the verses. Muslim thinkers, however, tend to adopt one of two differing positions: 1) “the principle of the full realization of God’s omnipotence”; 2) “the full realization of the ‘anthropic principle’.” The first principle implies the existence of a multitude of worlds and peoples completing the full grandeur of the creation; the second principle implies the existence of no other intelligent species in our universe, thereby making humans the true heirs or “God’s vice-gerents” on Earth.

Both camps uphold the same Islamic principle: God has created everything – whether vast or small – with a purpose, even though this purpose may not always be fully known to Mankind. But the two camps arrive at two very different conclusions and conceptions of the relation between God, Man, and the Cosmos: a relation that is either unique/special in many regards, or one that is “infinite in all directions” (to borrow the title of one of Freeman Dyson’s books). The search of ETI then becomes a search for that relation, a test for the two above conceptions.

Jamal Mimouni(1) & Nidhal Guessoum(2)

(1) Physics Dept., Constantine1 University, Constantine, Algeria

(2) Physics Dept., American University of Sharjah, United Arab Emirates

2015

Source: here


References

iC. Sagan, Cosmic Search, Vol. 1 & 2, May 1978

iiAmong the many good books on the subject, we mention, Is Anyone Out There? The Scientific Search for Extra-Terrestrial Intelligence, F. D. Drake and D. Sobel, NY, Delacorte Press, 1992; Intelligences Extra-Terrestres, J. Heidmann, Paris, Edition Odile Jacob, 1996.

iiiA few of the recent attempts to address this topic include: “Aliens in the Quran”, S. K. Munir, http://www.geocities.com/CapeCanaveral/7906; “The Quran and Extraterrestrial Life”, Khalid Yunus, http://www.islamonline.net/Arabic/Science/2001/03/Article5.shtml .

ivAs in the other Abrahamic faiths, angels are spiritual beings, described in the Islamic tradition as being made of “pure light”, fully obedient to God and thus with no autonomy. They are believed to intervene in two basic ways: i) shadowing every human being and recording his deeds; and ii) intervening in the physical world to carry out God’s commands. Some modern Muslim thinkers have gone to the point of assimilating them with the forces of nature, brushing aside the popular description with their extended human like bodies with wings, as purely allegorical and coming from the inadequacy of the human intellect to grasp concepts so removed from the human realm. Angels are therefore not described as material beings, but only as spiritual ones, necessarily concealed from our senses; consequently they do not qualify, except in very metaphoric ways, to the “living creatures” we are discussing as part of our understanding of what could constitute extraterrestrial beings.

vJinns are creatures mentioned in many places in the Quran. They are held to live on Earth like humans, except that they are usually not perceptible to us, except perhaps in their “suggestive” power. In opposition to demonic depiction in Arabian folklore, jinns are depicted in the Quran as autonomous beings capable of doing good or evil, and as such, the Islamic message does concern them. M. Asad, in his translation and commentary of the Quran, “The Message of the Quran” (London, 1980), which is widely held to be the best one available in English, summarizes the status of these creatures, as agreed upon by classical commentators, as “certain sentient organisms of so fine a nature and of a physiological composition so different from our own that they are usually not accessible to our sense-perception.”

For completeness, let us mention that the material substratum of the jinns is considered to be different from that of ordinary matter; we find in the Quran expressions like “the fire of scorching wind” (“Nar al-samoum”), “jumble of fire”, “smokeless flame”. Some have gone into far-fetched speculations and interpreted it to be another state of matter like plasma, or another matter altogether, ether like, or even dark-matter like.

viYusuf Ali: The Holy Quran. Text, Translation and Commentary. Amana Corp. Maryland, 1983 edition. Note 4569 on 42:29

viiPakistani scholar of the (mid) twentieth century.

viii“The Nobel Quran”, Tafseer-e-Usmani, Note 43 on 42:29, quoted in “Aliens in the Quran”, S. K. Munir, http://www.geocities.com/CapeCanaveral/7906 .

ixOther verses indicate the same idea: “Say: None in the heavens or on earth, except God, knows what is hidden; nor can they perceive when they shall be raised up (for Judgment)” (27:65); “For before God prostrates all that is in the heavens and all that is on earth, every living creature that moves, and the angels…” (16:29); more verses mentions to living beings outside the realm of the Earth are found in the following Quranic verses: 24:41, 27:25, 19:93-96, 29:30…

xClassical Quran commentator, 9th – 10th century.

xiLeading classical Islamic historian and Quran commentator, 9th – 10 th century.

xiiImportant classical Quran commentator, 14th century.

xiiiProbably the most famous commentator of the Quran, 15th century.

xivOne of the earliest classical Quran commentators, 7th century.

xvClassical Quran commentator, 14th century.

xviModern Quran commentator, 19th century.

xviiWe may quote here a sample of the confident and assertive attitude of Muslims in this regard. It is the comment made, certainly in a joking mood, by Yusuf Islam, the former pop singer Cat Sevens and now prominent member of the British Muslim community, when the issue of life on Mars was raised in 1996: “The Prophet Mohammad was sent as a mercy to all the worlds” quoting from the Quran, “Islam is for the whole universe, not just for this Earth. We could start preaching on Mars as soon as we get the visa.”

xviiiThis possibility must of course be balanced with the one held by the “SETI skeptics”, like E. Fermi, F. Tipler, E. Mayr, J.S.Gould and others, who conclude from the aliens’ “Great Invisibility” as well as from biological considerations that the development of life is a formidable enterprise that has probably happened only once due to extraordinary circumstances. See also “Rare Earth: Why Complex Life is Uncommon in the Universe”, by Peter Douglas Ward, Donald Brownlee – Copernicus Books, 2000.

xixA. C. Clark put it nicely: “Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic”.

xxThe biologist S. L. Bonting was led to a similar conclusion: “I would expect these creatures to have brains and neuronal systems resembling ours, and thus to have similar thought processes”. Quoted in: Encoding Altruism, C.D.Ringwald.

xxiQuran 27:65, 19:93-96

xxiiQuran, 28:77

xxiiiTwo well-known sayings of the Prophet of Islam are worth quoting in that context:

There is no advantage for an Arab over a non-Arab or a white person over a black one except by the measure of their piety”.

All mankind are God’s people, and the one loved most by God is he who serves His people in the best way.

xxiv Islam requires the believers to be kind to animals. In one occasion, the people asked, “O Allah’s Apostle! Is there a reward for us in serving the animals?” He said, “Indeed, there is a reward for helping any animate (living being).” Furthermore, it specifically forbids killing them purposelessly. In a famous story, a woman who willfully let her cat die of thirst by not allowing it to drink was to be cast in hell. The only lawful reason for killing them is if it is a nuisance or for hunting purpose, and even then, killing them must be carried out in a merciful and respectful fashion.

xxvPaul Davies, “Are We Alone? Philosophical Implications of the Discovery of Extraterrestrial Life”, Basic Books, 1995, p. 54.

Des cyberattaques ciblent la Pologne et l’Ukraine

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En Eurasie, des serveurs ukrainiens et polonais ont été ciblés par une série de cyberattaques anonymes synchronisées et coordonnées.

Le système de gestion des passeports et des documents d’identité ukrainiens a subi des dommages irréversibles en termes de perte de données. De nombreux sites internet d’ambassades ukrainiennes à travers le monde ont été piratées. Des serveurs contenant des données confidentielles ont été detruits.

L’une de ses attaques a pris pour cible un réseau intranet militaire sécurisé de gestion avancée des personnels militaires polonais. Une autre attaque a visé le réseau gérant la maintenance logistique et les communications data des avions de combat F-16 de l’armée de l’air polonaise.

Plus de 1 800 000 données sensibles concernant le matériel militaire, les pièces de rechange, le statut, l’emplacement et le mouvement des unités militaires des forces armées polonaises ont été mises en ligne pour un accès public à l’issue de cette cyberattaque inédite.

 

 

Kazakhstan : Moscou aurait ciblé les anciens sites de Biopreparat

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Pendant la crise qui a éclaté au Kazakhstan, considérée par certains observateurs comme une insurrection et/ou une tentative de coup d’État, et par d’autres, comme une attaque hybride, l’intervention de la Russie à la tête de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC) a ciblé moins les réseaux de l’ancien président Noursultan Nezarbayev que les anciens laboratoires secrets de guerre biologique soviétiques dont la conversion est financés par le Pentagone US dans ce grand pays enclavé et riche d’Asie centrale.

Cette information de taille dont nous avons été accidentellement destinataire demeure totalement inconnue des médias officiels.

Dès le début de la crise, des informations non confirmées mais reprises sur des comptes “orientés” sur les réseaux sociaux ont fait état de la prise ou de la capture par des inconnus d’un laboratoire de recherche sur les armes biologiques près de Almaty. Selon d’autres version, il s’agissait d’un laboratoire du centre national scientifique des maladies très contagieuses. C’est le site que des unités de la 93e division aéroportée russe ont pris en premier. Un autre laboratoire de référence en matière de vecteurs biologique aurait lui aussi été la cible d’un assaut mené par des unités CBRN (Chimique, Bactériologique, Radiologique et Nucléaire).

Les quatres autres sites ciblés sont ceux ayant abrité la base d’expérimentation et de production de Stepnogorsk, l’institut scientifique de recherches en agriculture de Gvardeyski, l’institut d’Almaty de recherches contre la peste. Les sites d’essais comme l’île de Vozrojdenya en Mer d’Aral n’a pas été concernée par les opérations militaires de l’OTSC. Ces sites ont tous fait partie de Biopreparat à l’époque soviétique avant d’être soit abandonnés ou démantelés après la dissolution de l’ex-URSS durant la période 1991-1992. En 1993, la Kazakhstan a fondé le Centre national de biotechnologie et des experts du Département américain de la Défense ont commencé à évaluer les sites kazakhs à partir de 1995 en vue de la conversion de l’ancien programme militaire au civil. En décembre 2004, le Kazakhstan et les États-Unis ont signé un Accord afin de réduire les risques de prolifération d’armes biologiques et surtout les pathogènes susceptibles d’être utilisés dans une attaque de type assymétrique biologique. Dans ce cadre, le gouvernement US a financé plusieurs laboratoires dont celui de référence nationale pour un montant officiel de 103 millions USD en plus d’un autre site dans le village d’Otar, région de Jambol (Jambylskaya) destiné à prévenir et à détecter l’apparition de nouvelles maladies épidémiques dans l’ensemble de la Région. Au total, Washington alloue plus de 400 millions USD à ce programme que Moscou voyait d’un œil suspicieux dès les années 2009-2010. Plus récemment lors de l’échange d’accusation sino-americaine sur l’origine du COVID, des comptes affiliés au gouvernement de la République populaire de Chine avait laissé entendre que les activités US au Kazakhstan incluraient le développement de nouveaux variants de virus connus ou largement répandus et même la propagation d’épidémies localisées dans certaines régions du monde à titre expérimental. Ce que Washington a considéré comme un mélange de propagande et de complotisme.

A posteriori, il semble que les Russes ont été très attentifs à ces suppositions. Les laboratoires biologiques ont été la principale cible de l’intervention des forces russes aux côtés des infrastructures stratégiques et certaines voix à Moscou appellent à saisir cette occasion inespérée pour mettre fin aux activités des militaires US en Asie centrale en général et au Kazakhstan en particulier.

C’est un aspect méconnu d’une guerre hybride qui risque de durer.

 

 

 

 

La Chine intervient au Kazakhstan

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Au Kazakhstan, la partition est à trois temps entre quatre acteurs.  

La Russie à la tête de l’OTSC (Organisation du Traité de la Sécurité Collective) dont le Kazakhstan est un pays membre est intervenue militairement. L’autre pays qui est intervenu au Kazakhstan est la République Populaire de Chine.

Des troupes et du matériel militaire des pays de l’OTSC continuent d’affluer vers le Kazakhstan (7 janvier 2022)

C’est des experts chinois en télécommunications et en cyberguerre qui ont fourni une solide assistance aux autorités et forces de sécurité kazakhs pour le blocage des services Internet et le filtrage des réseaux de téléphonie mobile.

La Russie et deux autres pays d’Asie centrale membres de l’OTSC sont en charge de démanteler ou du moins neutraliser les puissants réseaux révolutionnaires créés à l’intérieur des services de renseignement et du haut commandement des forces armées  kazakhs.

Le pays demeure sous couvre-feu et la loi martiale est de facto décrétée dans plusieurs villes du Kazakhstan. Les forces de sécurité ont pour instruction de tirer sans sommation sur les émeutiers armés. Selon des sources kazakhs, plus de 4400 personnes dont des étrangers ont été arrêtées au Kazakhstan depuis le début de l’insurrection. Le Chef des services spéciaux du Kazakhstan et des officiers supérieures des forces armées sont partie prenante de l’insurrection.

Beaucoup plus qu’en Ukraine ou même en Géorgie, La Russie a cette fois-ci mis le paquet en évitant autant que possible de médiatiser son implication prompte et décisive et  au Kazakhstan. Les forces russes sont assistées par des troupes venus d’Arménie, du Bélarus et du Tadjikistan. La Chine qui dispose d’énormes intérêts au Kazakhstan a eu l’occasion de tester dans des conditions de guerre hybride en phase I à l’échelle d’un pays d’une superficie de 2 724 900 km carrés  ses capacités de contre-cyberguerre et d’interdiction réseaux. C’est une répétition à échelle réduite de ce qui risque de survenir à plus grande échelle dans un futur très proche.

 

 

 

Photo du jour: une Peugeot 404 surmontée d’un DShK en Libye…

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Une vieille Peugeot 404 surmontée d’une bonne vieille mitrailleuse lourde DShK 1938 (calibre 12.7 x 108 mm) est probablement l’un des “Technicals” à bas coût le plus fiable en terme d’endurance et de maintenance. Cette combinaison innattendue a été aperçue en Libye.

Habitués de longue date aux véhicules tout terrain Toyota (Station, Tacoma et Hilux) et généralement aux moteurs de grosses cylindrées (V8), les miliciens libyens commencent à découvrir de façon tout à fait par hasard l’extraordinaire endurance de la Peugeot 404 française et son très faible coût d’entretien, proche du zéro. Les miliciens ayant des moyens limités ou ne voulant pas investir dans un pick-up onéreux recherchent les rares vieux pickups Peugeot 404 encore utilisés en Tunisie et en Algérie voisines.

Inutile de s’étaler sur la légendaire fiabilité du DShK-1938 pour lequel j’ai personnellement un faible même si son usage a été loin d’être aisé pour moi au début. C’est une arme lourde qui “frappe dur” et d’une robustesse à toutes épreuves.

Une telle combinaison est un choix super économique. Le seul inconvénient est que la 404 demeure très vulnérable au tirs d’armes légères et ne peut être renforcée par des plaques blindées d’une épaisseur de plus de 15 mm, vu la puissance de la motorisation.

Kazakhstan: l’uranium et le plan “Fin du Monde”

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La situation au Kazakhstan, l’un des principaux producteurs mondiaux d’uranium, risque d’avoir un impact sur la filière nucléaire mais également sur les cours du pétrole et du gaz.

La crise en cours au Kazakhstan- et elle est assez sérieuse pour avoir enclenché un plan d’urgence secret russe- a déjà un impact direct sur les prix du l’uranium. Le Kazakhstan est l’un des principaux producteurs d’uranium au monde avec près de 40% de la production mondiale.

Les actions de Kazatomprom, le plus grand opérateur national, ont chuté de 11 % à la bourse de Londres. En parallèle, les prix de l’uranium ont bondi de 8% sur les marchés internationaux au moment où la Commission européenne prépare un projet visant à octroyer le label vert à la filière nucléaire.

Le Kazakhstan est parmi les premiers exportateurs de pétrole et de gaz en plus d’être un producteur majeur d’uranium. La décision du gouvernement kazakh de lever les subventions sur le prix du GNL dans le cadre d’une levée de certaines subventions a créé une crise géostratégique majeure.

La neutralisation de l’internet et des réseaux aura un impact négatif sur les cryptomonnaies et les communications et démontre l’existence de capacités de cyberguerre avancées.

Le retrait chaotique des États-Unis et de leurs alliés d’Afghanistan après un calvaire de près de deux décennies a affaibli le flanc meriodional de l’OTSC (Organisation du Traité de Sécurité Collective) et particulièrement le Tadjikistan. Mais la cible de choix semble être le Kazakhstan. Les théoriciens russes de la Gibridnaya Voyna attendaient l’adversaire suivant un axe s’étendant de la Scandinavie à la Crimée mais il semble bien que la guerre hybride adverse basée sur le chaos créatif ait frappé le point le plus stratégique. Ce qui explique la réaction russe, l’une des plus décisives jamais observées, avec le déclenchement du plan inspiré du plan secret “День приговора” (Fin du monde): verrouillage total du territoire, disparition de l’internet, aveuglement des satellites d’observation, brouillage électronique et electro-magnétique, sécurisation des entrepôts et des infrastructures stratégiques et déploiement de forces spécialisées dans la guerre assymétrique hybride de cinquième génération. C’est incontestablement un conflit futuriste qui préfigure ce que seront les conflits hybrides à large spectre et d’intensité moyenne qui cibleront les zones disposant de ressources stratégiques majeures.

 

Kazakhstan: qui a capturé des militaires et des policiers?

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Trop tôt pour en tirer des conclusions définitives, la révolution de prochaine génération post-COVID au Kazakhstan montre des signes de déjà vu. À la différence notable que des sites de missiles hypersoniques, des fabriques d’armes et le cosmodrome mythique de Baïkonour sont ciblés par des moyens assymétriques.

La plupart des villes du Kazakhstan sont affectés par des troubles. La réaction de Moscou et du CSTO, une Organisation regroupant outre la Russie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Tadjikistan, l’Ouzbekistan et le Kyrghistan, est suspectible de fournir un début de réponse.

La sécurité autour du cosmodrome de Baïkonour a été renforcée (photographie d’illustration).

Il est quasiment certain que des éléments du groupe PMC Wagner sont en cours de déploiement dans ce pays d’Asie centrale.

Des citoyens se sont soulevés contre la vaccination obligatoire et la hausse des prix du gas et d’autres commodités. Mais la question essentielle est de savoir qui est capable de capturer des militaires et des policiers en masse?

La réponse à cette question nous fournira un début de piste.

80 ans après, le Japon retrouve ses portes-avions …

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Les portes-hélicoptères nippons sont des portes-avions déguisés dont la taille et le gabarit ne sont pas loin d’égaler celle d’un porte-avions US de la classe Nimitz.

Les destroyers portes-hélicoptères de classe Hyuga ont toujours été conçus avec cette nostalgie à l’égard des portes avions de la marine impériale japonaise avant 1945. La transformation d’un des deux de ces bâtiments de surface en porte-avions est en somme logique. Un autre bâtiment  de classe Izumo succédant à la classe Hyuga est concerné par la transformation en porte-avions. Le Japon se dote ainsi à nouveau de portes-avions, près de 80 ans après l’abandon de ce type de bâtiments.   

Sous couvert de contrer la menace nord-coréenne et subsidiairement la montée en puissance de la Chine et faire face à la Russie, le Japon est en train de se réarmer d’une façon remarquable sous l’ombre oppressante de la Constitution de 1946 imposé par le vainqueur américain. Ce réarmement est d’autant plus rapide que le pays dispose de toutes les technologies et le savoir-faire nécessaires pour concevoir en un temps record l’équivalent d’un complexe militaro-industriel plus développé et beaucoup plus efficient en terme d’usage de ressources et de rendement que le complexe militaro-industriel US.

Le Japon est en train de construire des railgun de nouvelle génération pour contrer les missiles hypersoniques chinois, nord-coréens et russes. Derrière cette raison officielle gronde un relent d’esprit militariste qui s’offusque de voir la Corée du Nord défier les États-Unis dans les domaines des vecteurs balistiques et nucléaires. 

Le Japon est contraint d’opter pour le F-35 qu’il construit sur son territoire. Les japonais savent qu’en matière d’aviation militaire, ils peuvent faire beaucoup mieux avec une fraction des moyens colossaux alloué au programme JSF. Une source anonyme travaillant au sein des forces d’autodéfense nipponnes affirment que les “les japonais ont un savoir-faire inexploité jusqu’à présent dans la conception des avions de combat de nouvelle et même de prochaine génération et je puis vous affirmer que nous pouvons faire énormément de choses dans ce domaine”. On ne peut le contredire.

Le ralliement invariable de Tokyo à la stratégie US dans le Pacifique peut cacher le désir d’exploiter un statut quo hérité de la guerre pour faire sauter un tabou absolu et affirmer une nouvelle identité stratégique. C’est un point qui n’est jamais évoqué publiquement mais omniprésent dans les esprits de beaucoup de capitaines d’industrie assez vieux pour avoir connu la renaissance industrielle nipponne puis la réaction de leurs alliés à la montée en puissance de l’économie japonaise vers la fin des années 80 et surtout comment cet élan fut entravé et saboté par le financement forcé du militarisme US. 

Que faire de tous ces pays en faillite?

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Un nombre considérable des 195 États de la planète est classé en 2022 sous la catégorie des États en faillite ou en dislocation ou en état d’effondrement. La plupart disposent d’une population assez conséquente et d’un appareil sécuritaire important au point où le semblant de vie continue, déguisé par une propagande très peu imaginative et un matraquage médiatique en boucle fermée.

Que faire de tous ces États en faillite ou en banqueroute? L’approche traditionnelle impliquant les mécanismes du Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale ou tout autre institution financière internationale n’est plus en adéquation avec cette nouvelle réalité. Il ne s’agit plus de mettre en œuvre des réformes structurelles ou de processus de rééchelonnement de la dette ou encore l’application de mesures drastiques et radicales. Ce type de mesures générateur de tensions et de crises socio-politiques et économiques risque de déclencher une spirale de conflits symétriques et assymetriques sans fin dans un monde déjà anéanti et dont une grande population a déjà migré vers des espaces virtuels pour échapper à la réalité.

Le phénomène connu sous le nom de décolonisation a abouti à la prolifération étatique et à la création de dizaines d’États-Nation nouveaux sur les territoires de provinces d’empires éteints ou de royaumes passés. L’histoire de ce mouvement et de son contexte, celle de la Guerre froide 1.0, ont démontré que les mécanismes de l’histoire ne sont pas aussi déterministes ou réversibles qu’on ne le pense assez souvent. Il a surtout propagé un concept assez récent et assez réducteur du nationalisme dans l’acception européenne, basé sur l’exclusion de l’autre et de la dichotomie de l’aliénation de l’étranger. Cette forme d’idéologie forgée sur le séparatisme, le cloisonnement et la conflictualité est devenu l’objet d’un mimétisme avec ou sans nuances et a abouti à la création de tant d’Etats artificiels qui allaient grossir la liste des pays membres de l’Organisation des Nations Unies et surtout le fermage du FMI, deux institutions créées au lendemain de la fin de la Seconde Guerre Mondiale dans le cadre d’un nouveau partage du monde.

C’était ce que certains appelaient le tiers-monde dans les années 70. Or, de façon graduée la plupart des pays du monde, même ceux que l’on présentait comme parmi les plus industrialisés ou encore ceux disposant d’une puissance militaire de premier ordre sont devenus des pays du tiers-monde en 2020 tandis que les autres, promus durant moins d’une décennie à la faveur de la mondialisation triomphante au rang de puissances émergentes, retombaient au plus bas de l’échelle sinon détruits. La réalité des faits a prouvé qu’un État en faillite pouvait perdurer et même fonctionner vu la formidable capacité humaine à s’adapter et à survivre à toutes les contingences. En réalité même un État dont les fondements ont été détruits peut perdurer à condition qu’il y ait suffisamment de gens à y croire et à adhérer au mythe de cet État.

La dette interne de certains États très riches égale ou dépasse le produit intérieur brut (PIB) de ces États et la vie continue. Des États aux revenus modestes auraient du s’effondrer en 2021 mais ils existent encore. Il faut occuper les masses d’humains et prévenir à tout prix une prise de conscience de la gravité de la situation sous peine d’un mouvement de panique et pire, une perte de croyance dans le “système” qui serait fatale et aboutirait à un chaos indescriptible tel que celui ayant affecté le monde ancien vers 1800 avant Jésus-Christ ou encore le grand bouleversement généré par la grande épidémie de peste bubonique de 1346-1353. D’où l’idée d’un grand reset ou une remise à zéro impossible vu les statistiques astronomiques de l’échec. L’occupation des masses d’humains par des thématiques messianiques ou de la peur semble pour le moment le seul expédient possible pour retarder une prise de conscience et une perte brutale et massive du credo dans un système qui a atteint ses limites et qui s’est effondré sans que personne ne s’en rendre compte tellement il est massif et global mais aussi parce il se maintient par la fiction de la virtualité assistée par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ces technologies sont en train de créer de nouvelles sociétés, des économies nouvelles et un nouveau système d’échange et de valeurs dont les contours commencent à se dessiner, laissant entrevoir les prémisses d’un monde plus prometteur que les pires dystopies imaginées durant le 20e siècle.

 

La Chine adapte le J-35 à l’aéronavale

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Le premier vol du prototype d’un J-35 adapté à l’aéronavale a eu lieu au Centre d’essais du constructeur chinois Shenyang Aircraft Industry à Wuhan, au Hubei au mois de décembre 2021.

Le J-35 est non seulement une étape majeure dans les efforts de la République populaire de Chine de renforcer une aéronavale ultramarine mais constitue un saut de deux générations en avant au-delà des plans initiaux concernant un avion de combat adapté à l’aéronavale, rôle d’abord dévolu au Shenyang J-15 “Flying Shark”(requin volant). Le J-15 est une copie du Su-33 russe et se base sur un prototype du Su-27 K acquise dans un centre de recherche en Crimée bien avant son annexion par la Russie.

Tout comme le Su-33 russe, le J-15, un appareil basé sur des designs datant des années 80, est considéré comme obsolète vu son poids-il est l’avion de combat embarqué le plus lourd au monde, et aucune catapulte ou système d’assistance au décollage court ne peuvent améliorer son emport qui demeure plus que minimal et donc loin d’être optimisé pour les besoins opérationnels des décennies 2020-2040. Ce qui explique que les Chinois allouent plus de ressources au J-35, que les analystes américains de la défense estiment être une copie de l’avion de combat US Lockheed Martin F-35 Lightning II.

Encore une fois, les Chinois démontrent qu’il y a une grande différence entre ce qu’ils annoncent et ce qu’ils font réellement puisqu’ils achèvent souvent leurs projets de défense ou spatiaux des années plus tôt que leurs prévisions ou celles de leurs adversaires. Et c’est la raison pour laquelle non seulement il est impossible d’affirmer quoi que ce soit concernant l’état d’avancement des technologies de défense chinoises mais que cet état est de plus en plus souvent un élément impondérable et de surprise.

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