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29/01/2022

Strategika51 Intelligence

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Des J-10C pour contrer les Dassault Rafale

Le Pakistan a procédé à l’acquisition d’une escadrille complète d’avions de combat multirôle de type Chengdu J-10C auprès de la République populaire de Chine en réponse à l’acquisition d’avions de combat Dassault Rafale par l’Inde.

L’annonce de l’acquisition de cette nouvelle version du Chengdu J-10 a été faitee 30 décembre 2021. Les J-10C devraient être opérationnels au sein de l’armée de l’air pakistanaise en mars 2022.

Des images satellite ont confirmé la préparation de ces avions de combat à l’export en Chine.

 

Le J-10C est une version améliorée du J-10B doté d’un radar AESA (Active Electronically Scanned Array) et d’un système PL10 de recherche à imagerie infrarouge ainsi que missiles Air-Air à longue portée PL-15 Thunderbolt (Active radar homing, Mach 4, propulsion à propergol solide,  portée variant entre 145 et 300 km/90-186 miles)

Le Pakistan a déjà acquis une  version antérieure du J-10 destinée à l’export. Il a également développé conjointement avec la Chine le CAC/PAF JF-17 Thunder, un avion de combat multirôle léger, modulable et à faible coût de maintenance.

Archi-rivaux géopolitiques et stratégiques, l’Inde et le Pakistan sont deux puissances asiatiques nucléaires et balistiques en conflit depuis le 22 octobre 1947. Les deux pays se sont battus lors de la première Guerre du Cachemire (1947), la seconde Guerre de 1965, la Guerre indo-pakistanaise de 1971 et la Guerre de Kargil en 1999. En parallèle, les deux pays se sont battent via des proxy en Afghanistan et au Jammu Cachemire.

Le choix du J-10C pour contrer le Rafale indien est-il pertinent?

Le J-10C est un avion de combat de génération 4.5 et est similaire aux derniers “blocks” du F-16 US. Il demeure extrêmement agile avec ses ailerons canard en configuration dédiée au show aérien mais il en demeure autrement en configuration de combat et plus en encore en situation de combat effectif. La motorisation du J-10C basé sur une série du WS-10 qui a longtemps souffert de problèmes d’endurance devrait être revue par les pakistanais. Ces derniers ont une longue et solide expérience dans le remplacement et la maintenance des turbo réacteurs occidentaux.

Les indiens sont très fiers du Dassault Rafale et cet avion de combat est devenu dans l’imaginaire national indien une sorte d’arme absolue conférant un avantage comparatif définitif avec le rival pakistanais. Les réseaux sociaux indiens donnent une indication assez précise en ce sens. Cependant, même si le Dassault Rafale demeure l’un des meilleurs avions de combat au monde, c’est la qualité, la dextérité et les dons inhérents des pilotes qui feront la différence. Dans les multiples escarmouches ayant opposé l’Inde au Pakistan, tout peut arriver. Même l’impensable. Un vieux Mig-21 indien a bien abattu un F-16 pakistanais dans une escarmouche et un JF-17 pakistanais a failli abattre un Su-30 MKI indien dans un autre engagement.

Ce qui est tout à fait remarquable est qu’en acquérant le Rafale, l’Inde l’a introduit dans une région où il fera tôt ou tard face à des avions de combat chinois et paradoxalement le F-16 US. Que ce soit dans le cadre de la tension permanente avec le Pakistan ou dans le cadre de la dispute frontalière avec la Chine. Dans ce sens, la vente de Rafale à l’Inde n’est pas sans risque calculé pour le constructeur français. D’autant plus que parmi la myriade d’avions de combat chinois, il existe des modèles inspirés aussi bien du Dassault Rafale que de l’Eurofighter Typhoon. Les ingénieurs chinois nient la chose mais l’espionnage technologique chinois en Europe aurait ciblé en premier l’acquisition des données techniques et des designs de l’Eurofighter Typhoon et du Rafale via des intermédiaires israéliens spécialistes en la matière. Cela n’enlève rien aux capacités chinoises en matière d’aviation de combat qui demeurent parmi les plus prolifiques au monde mais il fallait bien commencer quelque part en dehors de la coopération avec la Russie ou l’OPA discrète sur les restes de industries militaires soviétiques en Ukraine.

 

 

 

 

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