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25/05/2022

Strategika51 Intelligence

 Πάντα ῥεῖ…

Pyongyang

Qui aide la Corée du Nord?

La Corée du Nord a confirmé l’essai de deux missiles de croisière et d’un autre missile balistique tactique qui aurait parcouru plus de 1800 km ( 1118 miles) sans être détecté. Il s’agit dans ce dernier cas de figure du sixième essai de missile hypersonique nord-coréen depuis le début de l’année, à un rythme de six essais en moins d’un mois.

Selon Pyongyang, les missiles de croisière testés sont des versions améliorés d’un modèle de longue portée. Une nouvelle ogive d’un missile balistique tactique a également été testée et aurait parcouru 1800 km sans être détectée par l’armada du renseignement électronique et satellitaire de Washington et de ses alliés consentants ou forcés dans la région Asie-Pacifique.

Il est indubitable que la Corée du Nord va continuer à développer et même accélérer son dispositif de dissuasion. Ce petit pays pauvre et isolé d’Asie du Nord-Est, soumis à un double embargo des États-Unis et des Nations-Unies depuis 70 ans et que l’on dit au bord de la disette réussit à enchaîner des essais de missiles hypersoniques à “la chaîne” alors qu’une hyperpuissance comme les États-Unis font face à toutes les difficultés possibles pour réussir un seul essai d’arme hypersonique. Comment est-ce possible? Qui aide vraiment la Corée du Nord?

C’est une question qui revient comme un leitmotiv quand il s’agit du gigantesque bond en avant technologique nord-coréen. Sans sous-estimer le génie propre aux Coréens, de telles techniques de pointe, réservées à une petite poignée de pays industrialisés, ne sont pas à la portée de pays considérés comme parmi les plus avancés du monde et requièrent un savoir-faire, des machines-outils et une expérience hors-pairs. Qui aide la Corée du Nord?

La réponse à cette question est loin d’être aussi évidente que ne le pensent certains propagandistes et autres “experts” adoubés des médias dominants. Une éventuelle aide de la Chine est à exclure d’emblée puisque la frontière sino-coréenne est l’une des plus surveillées du monde. En outre, la Chine, membre permanent et responsable du Conseil de Sécurité des Nations Unies et soucieuse de son image de marque de puissance montante sur la scène internationale ne veut prendre aucun risque possible pour se retrouver en violation des Résolutions internationales. On a longtemps suspecté la Russie à travers un montage par plusieurs proxies mais il s’avère que ce modèle ne résiste ni à l’analyse des données du renseignement ni à la collecte du signal. Idem pour une éventuelle aide via le Vietnam ou la Malaisie. Ces hypothèses avancées pour renforcer l’embargo sur les activités commerciales et financières clandestines de la Corée du Nord avec l’Asie du Sud-est et le sous-continent indien se sont avérées tirées par les cheveux en dehors de leur utilité à justifier plus de pression sur une Corée du Nord étranglée financement.

La grosse surprise

Depuis quelques années, les services de renseignement US, russes et chinois surveillent étroitement les activités d’une demi-douzaine d’ingénieurs Allemands suspectés d’offrir leur services à l’Iran et la Corée du Nord. L’un d’eux, qui faisait de fréquents voyages en Asie du Sud-est et en Chine, aurait disparu avec le vol MH370 de la Malaysian Airlines le 08 mars 2014 assurant la liaison entre Kuala Lumpur et Beijing. Une disparition fort mystérieuse d’un Boeing-777-200ER avec 227 passagers et 27 membres d’équipage non élucidé à ce jour et qui demeurera l’une des plus grandes énigmes de notre temps et de l’histoire de l’aviation. Cette piste n’a cependant jamais été confirmée par des preuves à charge. En juin 2018, la piste ukrainienne est à nouveau explorée et “prise en charge” en écartant par une multitude de moyens la poursuite d’une OPA chinoise sur ce qui restait des industries militaires soviétiques dans ce pays. Puis ce fut au tour du Pakistan, lequel a entretenu brièvement une coopération très limitée avec Pyongyang en matière de la propulsion à propergols liquide et solide de vecteurs balistique. Là encore, il n’y avait presque rien et le niveau de cette coopération, menée dans l’urgence d’un contexte précis où le Pakistan faisait face à la menace d’un conflit nucléaire avec Inde, était de loin inférieur à la coopération militaire entre Téhéran et Pyongyang. Toutes ces pistes se révéleront infructueuses quand le renseignement britannique commença à suivre une nouvelle piste en Suisse alémanique, où le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait fait ses études sous un nom d’emprunt. Cette piste mena à une surprise de taille: la Corée du Nord aurait bénéficié entre 1999 et 2005 d’une assistance technique de la part d’un groupe d’ingénieurs indépendants d’un pays scandinave présentés comme des personnes profondément déçues par l’abandon forcé de leur pays de son potentiel technologique et industriel et son effacement. Parmi le lot des anciens de Saab Aerospace AB. Is n’étaient pas les seuls. Des ingénieurs japonais et sud-coréens en colère par ce qu’est devenue la politique de leurs pays respectifs qu’ils considérent sous la botte de Washington ont également rejoint le groupe et auraient formé une équipe de choc au sein de l’Académie des Sciences Militaires de Pyongyang. Une équipe renforcée par des anciens ingénieurs chinois, des ingénieurs des anciennes Républiques soviétiques et deux experts, survivants d’une mouvance allemande révolutionnaire dure de gauche dans les années 70.

Les nord-coréens ont appris très vite à innover avec très peu de moyens mis à disposition selon les directives de la doctrine du Juche. Ils se considérent non seulement comme les survivants d’une guerre d’anéantissement (les menaces d’usage de bombes atomiques reclamées à cor et à cris par le général MacArthur, la stratégie du tapis de bombes et la guerre biologique durant la Guerre de Corée ne furent jamais oubliés) mais comme faisant face en permanence à la menace insupportable d’un holocauste nucléaire. D’où leur volonté à se surpasser et de de doter d’une dissuasion ultime avec une capacitéde seconde frappe en cas d’attaque. On peut critiquer à l’infini et à bon endroit la nature très peu recommendable du régime nord-coréen, lequel se base sur des éléments de la culture ancestrale de ce pays. Mais en ce concerne ce point précis, la Corée du Nord est paradoxalement l’un des très rares pays au monde à avoir une politique de défense extrêmement cohérente et adaptée à la nature des menaces externes auxquels ce pays est soumis depuis sept décennies.

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