Ionic engines or thrusters will not break the current stagnation in outer space exploration.Ion thrusters use electrostatics as ions are accelerated by the Coulomb force along an electric field.

Premier baptême de feu pour le redoutable missile hypersonique russe Kinjal (poignard) en Ukraine.

Le 18 mars 2022, un Mig-31K “Foxhound” a lancé un missile hypersonique Kinjal pour détruire un dépôt souterrain d’armes près de la ville de Ivano-Frankivsk en Ukraine occidentale. C’est la première utilisation dans des conditions de combat réel de ce système d’arme combinant l’un des meilleurs intercepteurs des forces aérospatiales russes et le nec plus ultra des missiles hypersoniques actuellement operationnels.

La nature de cible n’a pas été précisée mais le porte-parole du Ministère russe de la défense, Igor Konachenkov a affirmé que la frappe a ciblé un grand dépôt souterrain de missiles et de munitions aériennes des forces ukrainiennes situé près du village de Deliatyn.

Le Kh-47M2 Kinjal est un missile hypersonique air-sol pouvant emporter une charge nucléaire d’une portée présumée de 2000 km (1200 miles). Ce missile atteint une vitesse de Mach 10 (dix fois la vitesse du son au niveau de la mer) et est capables de manœuvres évasives à toutes les étapes du vol lui permettant de pénétrer toutes les défenses aériennes existantes. Ses plateformes de lancement connues sont l’intercepteur Mig-31K et le Bombardier stratégique Tu-22M3. La frappe de vendredi a été effectuée par un intercepteur Foxhound.



56 thoughts on “Baptême de feu pour le Kinjal

  1. Y a pas à dire les missiles hypersoniques auront changé le cours de cette guerre déclenchée par la Russie .

  2. Une hypothèse.
    A propos de la destruction du dépôt de munition. Donbass insider dit qu’un Kinjal avec une charge classique de 500 kg ne peut qu’endommager une entrée du dépôt qui s’enfonce sous la montagne. Je ne vais faire qu’une hypothèse. Celle que c’est le kinjal qui l’a détruit. Ce n’était pas du nucléaire. Ce n’était pas un explosif classique. Alors quoi ? Peut-être une torche plasmique ? Les nazis y travaillaient déjà il y a 80 ans. Un système à compression de flux activé (voire les travaux de Sakharov) par un explosif classique se déclenche au moment du contact avec le sol et envoie un blast de plasma de plusieurs centaines millions de degrés qui creuse un puit et fait exploser les munitions. Les nazis avaient comme objectif de percer plusieurs centaines de mètres de tuf calcaire. Si les Russes possèdent un monstre pareil. Alors il va falloir arrêter de les titiller et leur donné les garanties qu’ils réclament. Cela me rappelle une BD de ‘’Blake et Mortimer’’, seulement c’est pas les brits qui ont l’Espadon mais leurs ennemis mortels.

  3. Les occidentaux engagés en Ukraine sont entrain de s’apercevoir que la Russie, et l’armée russe ne sont en rien comparable avec ce qu’ils ont connu par le passé.
    Ainsi des montagnes de bobards ingurgités depuis qu’ils sont tout jeune, sont entrain de s’ecrouler sous leurs yeux. Outre le fait que l’armée russe, malgrés ces difficultés -comme toutes les armées au monde, et en particulier US- dispose de blindés modernes, de systèmes satelites -qui n’utilise certainement pas le “GPS”-, d’avions de combats, de munitions guidées etc… les russes ont des quantité de soldats aguerris et trés competents.

    En fait ces “volontaires” occidentaux -en réalité les forces speciales de l’OTAN- sont entrain de decouvrir que “non” la Russie n’est en rien un troupeau de sous hommes slaves qui s’agenouillent “forcément” devant un anglo saxon, parce que celui ci est blond aux yeux bleue.
    L’armée russe a tué l’as des as des snipers anglo saxons -meme si honnetement en le regardant il n’a pas vraiment une tete d’anglo saxon, mais bon c’est un autre debat…-, surnommé “Wali”. Cet individu aurait tué + de 3.000 afghans et irakiens, durant les campagnes d’Irak, et d’Afghanistan, dont 40 “ennemis” en 1 journée, et le “record”, il aurait abattu un adversaire a + de 3.500 metres.
    Des son arrivée en Ukraine, dans le camp des “volontaires” il était la “Star”, la “Vedette”, celui avec qui on aime poser, becter. Ce qui n’a pas echappé semble-t-il à la vigilance des systemes de surveillances satelittes russes-Rappellons le c’est pas de la merde de GPS– qui l’avaient suivi à la trace.
    Notre homme n’a meme pas eu le temps de tuer “un seul russe” que c’etait deja fini pour lui. Avis aux amateurs!
    Aprés les terribles bombardements russes contre les bases de “volontaires” occidentaux dans l’Ouest de l’Ukraine, ceux ci commencent à decouvrir la realité des bobards qu’on leur a fait avaler. Ils n’ont apparement plus trés envie de devenir de la chair à cannon.
    D’aprés un volaire suedois denommé Soder les bombardements russes étaient un “enfer” selon ses propres termes.
    https://newsfounded.com/finlandeng/swedish-volunteer-jesper-soder-survived-an-attack-on-a-military-center-in-ukraine-said-he-moved-to-poland-with-15-scandinavians-abroad/
    De l’aveux d’un autre “volontaire” US, le bilan humain coté occidentale aurait pu etre beaucoup + lourd, parce que les russes ont visé exactement et avec precisions les depots de munitions, les infrastructures et les russes n’ont pas voulu viser les tentes dans lesquelles dormaient les soldats de l’OTAN.
    D’aprés ce “volontaire” US, prés de 2/3 des occidentaux, refusant d’etre de la chair à cannon, ont decidé de quitter l’Ukraine. Ca en dit long sur ce qui pourrait se passer si un conflit de grande ampleur eclate. Mais je vous rassure tous, ça n’arrivera pas, et c’est pas pret d’arriver un jour.

    Il en ressort que les elites US -je parle des militaires et appareils du renseignements, les politiques ne sont la que pour dire Oui- voulaient pour la Russie un autre Vietnam, mais ils se trompent lourdement d’epoque, de méthodes, et de lieux. Leurs incompétences chroniques devraient logiquement les conduire à un affrontement avec l’Iran qui se terminera par un autre fiasco d’anthologie, emportant par la meme tous ce qui reste d’Américanisme. C’est des elites qui ont grandi aux Yoghourts, Cornflakes, Superman, Mac Donald, Consoles de jeux, Hollywood. Ils vivent dans une bulle coupée de toute realité. Les guerres d’Afghanistan, et d’Irak ont eté peniblement gagnées, parce que Moscou et Pekin avaient laissé faire les US.
    Ces elites ont grandi avec une multitude bobards, et ont en tete des mythes tenaces, comme en Corée 14 contre 1 pour les américains au combat aérien. Au Vietnam les US n’ont pas perdu de batailles. Autre bobard tenace, les avions israeliens de fabrication occidentales en juin 1982, ont abattu 100 migs syriens, contre aucune perte. Les chars M-60, et Merkava ont fait carton plein contre les T-62, T-55, T-72 etc…
    Ces elites sont persuadées que les sous hommes slaves sont incapables de rivaliser avec les anglo saxons dans tous les domaines, comme ce fut le cas durant la guerre de Crimée en 1853.
    Et comme en Crimée il y a + d’un siecle et demi les slaves se prosterneront.
    Quand aux chinois, n’en parlons pas, ils ne sont capable que de copier -et mal copié- ce que font les occidentaux.

    Pauvres elites! Que le reveil sera douloureux!

    1. L’idiotie absolue que le fin du fin de l’art militaire c’est les troupes spéciales a conduit (fort heureusement) les élites occidentales dans un piège dont ils ne sortiront pas intact. Les troupes spéciales sont de l’infanterie légère, point barre. Ce qui gagne une guerre ce sont de grandes unités terrestres avec une puissance de feu organique très importantes appuyée par des hélico, de l’aviation sous le couvert d’une très bonne DCA. Et en plus si vous disposer d’arme à longue portée pour obtenir un résultat stratégique dans les 1ère heures alors là … end of the games. C’est là que nous en sommes.

    2. faut rafraichir fox, la nuit dernière y a eu un autre bingo du côté d’Ovruč, dans la région de Žitomir ; une centaine!!!

        1. Tos-1 ou Monsieur Bouratinou, est système de lance-flammes autopropulsé lourd (châssis de char T-72) avec 24 tubes de 220 mm pouvant lancer de redoutables munitions thermobariques créant un véritable enfer dans la zone ciblée ou traitée.

        2. @Ano
          c’est quoi un TOS-1 ?
          En effet trés bonne remarque. Les russes ont à leur disposition de trés nombreuses munitions guidées. Et c’est vrai que les TOS peuvent s’envisager, mais uniquement à de trés courtes portées. Les TOS-2 qui commencent à arriver dans l’armée russe canardent à 20 KM. C’est surtout conçu comme un vehicule anti char. Par contre les forces russes stationnées en Transnistrie sont equipées du trés redoutable BM-30 Smerch, et trés certainement du Tornado. Ces lance-roquettes multiples pourraient trés bien faire l’affaire. Offiellement parlant, en tout cas ceux qui sont vendus à l’export ont 100 km de portée, mais ceux qui sont dans l’armée russe font au moins le double. Mais pourtant…les russes ont choisi deliberement d’utiliser le KH-47M2. En gros c’est utiliser un obusier pour degommer une mouche. En réalité le message est trés clair, et trés explicite, il s’adresse à Londres et Washington. Tous les porte avions US peuvent se retrouver à plusieurs milliers de metres de profondeur, dans les eaux froides des oceans atlantique, indiens, voir Pacifique.

          Et il semble que ça a été trés bien compris par les caids qui decident. Je ne parle pas des politiques, ça ne decide de rien, c’est la que pour dire “Voui”. Des qu’ils ont la nuque un peu raides ils finissent comme Kennedy, Nixon, et y a pas trés longtemps Trump.
          Le NORAD vient d’admettre dans ce document de propagande que les USA sont sans defense contre les armes hypersoniques.
          https://www.ctvnews.ca/canada/north-america-vulnerable-to-russian-and-chinese-hypersonic-weapons-norad-commander-1.5825995
          Mais pas que…

          The Department of National Defence admits… its radar capabilities are becoming increasingly challenged by modern weapons technology, including advanced cruise missiles and hypersonic weapons.
          Je vous avais deja parlé des missiles de croisieres supersoniques russes comme chinois.
          Les missiles de croisieres avancés ne sont autres que la gamme des SS-N-27 la serie des Kalibr -en dotation aussi dans l’armée chinoise-. Ces missiles en phases terminales peuvent atteindre les Mach-5 -et pas Mach 3 comme ce qui est ecrit dans Wikipedia-
          En fait ces missiles sont presque invisibles, et inarretable.

          Fergusson … deputy director of the Centre for Defence and Security Studies at the University of Manitoba …said : We can’t see them really, we can’t track them and we can’t kill them…
          Une guerre est de facto impossible entre l’OTAN d’une part, et la Russie ou la Chine d’autres part.
          Par contre une question fondamentale est soulevée, si demain des acteurs de second plans decident de frapper Washington avec des armes hypersoniques, comment les US vont ils reagir ?
          Pour rappel, les iraniens ont testé l’année derniere un missile hypersonique, et dispose deja de la technologie pour avoir des ICBM. Imaginons un scenario qui ne releve pas de la fiction. Si les américains bombardent Teheran avec des missiles de croisieres, et que l’Iran en represaille coulera un porte avions, et lancera des missiles hypersoniques qui vont s’abattre sur le Pentagone. Comment vont reagir les elites US ?
          S’ils utilisent des armes nucléaires, alors les iraniens vont construirent et deployer des armes nucléaires aussi.
          C’est toute la question.
          Le monde a commencé à basculé des 2015 avec l’intervention russe en Syrie, puis la competitivité technoligique chinoise qui est de facto russe.
          Sauf que les elites militaires, economiques et politiques occidentales n’arrivent pas à le comprendre.

      1. faut rafraichir fox, la nuit dernière y a eu un autre…
        Je le sais. Y a meme eu un autre aujourd’hui, et surprise c’est un SU-35 qui a tiré des missiles air sol.

    3. Francky encore intoxiqué par les fakes qui racontent ce qui lui plaisent alors il y croit mais il ne vérifie rien , le sniper Wali est bien vivant , Wali vient de publier ceci il y a quelques heures :

      Francky il serait grand temps que tu vérifies toutes les bêtises que tu publies , tes posts sont un ramassis constants d’erreurs .

      1. Wouhaouuu !!!

        Y’a des moyens pour couvrir ce ptit bonhomme !
        Ca donne envie, on se croirait dans un film ! Hollywood n’a qu’à bien se tenir !

        .

        Ca fait quand même de très belle images de propagande, on est au même niveau, voir un poil supérieur, sur ce sujet que les russes !

        1. La propagande c’était d’annoncer qu’il avait été tué , la connerie c’était de pas vérifier et tout croire comme Francky , la démonstration du fake de la propagande russe c’est la vidéo de Wali qui se porte très bien .

          Mais bon coté propagande les ukrainiens se débrouillent très bien aussi )))

          Souhaitons que cette guerre s’arre^te au plus vite , il y a beaucoup trop de morts militaires et civils pour rien .

          1. “Mais bon coté propagande les ukrainiens se débrouillent très bien aussi”
            Ils ont été très bien formés !

            “Souhaitons que cette guerre s’arre^te au plus vite , il y a beaucoup trop de morts militaires et civils pour rien .”
            Et puisqu’elle est là, souhaitons également qu’elle n’ai pas servie à rien.

        2. Ca donne envie, on se croirait dans un film ! Hollywood n’a qu’à bien se tenir !
          Oui, faut pas faire attention. C’est le 30 de QI, alias superman qui aurait bousillé je cite 10 Talibans. Rien que ça! On se demande pourquoi que les ukrainiens ne l’appellent pas à la rescousse! 30 de QI, peut etre officier, mais sans faits d’armes, car promotion leche bottes, avec du “par coeur”. Il est tout heureux qu’il est de nous montrer du “CBS”. Deja pour commencer CBS c’est la Propagande officielle avec un grand P.
          De plus meme si ce sniper est en vie, rien ne prouve sa presence en Ukraine. Si tant est qu’il ait été present un jour. Mais pas grave c’est du 30 de QI, trop “courageux” pour aller aider ces copains en Ukraine. C’est bien connu les minables de ce genre sont trés courageux, mais uniquement avec le sang des autres. M’enfin …
          Le lien que j’ai mis en haut, c’est un “volontaire” -qui lui au moins a le courage de ces opinions, pas comme certains laches, bien planqués bien au chaud, et qui appellent à mourrir pour Kiev- suedois qui parle, et il precise bien que dans son camp beaucoup sont entrain de retourner d’ou ils venaient.
          Que ce sniper soit en vie ou pas -sans doute en ce moment bien au chaud, quelque part en Occident-, ça ne change rien à l’affaire, et n’empeche en rien la progression de l’armée russe. L’armée ukrainienne est disloquée, en phase d’effondrement, et le gouvernement ukrainien n’est plus qu’un fantome. C’est l’armée russe qui controle l’Ukraine, mais pas l’inverse, avec des “volontaires” ou pas. Et aucune armée au monde, je dis bien aucune armée au monde n’est capable de rivaliser avec l’armée russe sur ce champ d’operaiton.
          En outre j’ajoute avec certitude que meme si toute l’OTAN était là, c’est à dire les armées britanique, française, allemande, US et meme chinoise reunies . Elles se seraient fait balayer de la meme maniere que l’armée ukrainienne en ce moment.

          1. Pas bousillé – fatigué, direct sur la moquette – faut être précis!!! à part ça merci Fox d’avoir décrit la nature du bonhomme ; c’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle il m’inspire un mépris absolu ; car par sa constante désinformation et manipulation éhontée par mensonge, il est très emblématique de ce que l’empire-Vampire fait dans toutes les guerres qu’il génère – idéalisation des idiots utiles et des chiens dressés pour l’accomplissement des basses besognes de leurs projets géopolitiques ; diabolisation de l’adversaire sans la moindre pudeur ; alors que dès qu’on creuse un peu plus dans la logique de leur rhétorique, il devient évident que ces gens méprisent autant (sinon plus) leurs “alliés” que leurs adversaires ; et que tout ce qui les intéresse c’est un champ de ruines à la population ahurie esquintée qui n’aura plus aucune capacité de résister à l’étape suivante: crédit pharaonique pour la reconstruction, mis en place d’un système criminellement prédateur dans absolument tous les secteurs de la société ; en Ukraine ça devient caricatural – il ne manque plus que les gros Hazaras à l’œil torve ramassant dans la rue les belles Ukrainiennes d’un mètre quatre-vingt-dix en leur promettant une carrière hollywoodienne ; une sorte de Harvey Weinstein.

  4. et que fait micron 1er pendant ce temps là ?, il se déguise en chef de guerre, le même costar que le camé de Zelenski arbore en public, voyez vous ça ! Sont-ils siamois ? oui sans doute ? et où en sont les élections franco-françaises ? Les sondages n’en parlons même pas, et les abstentionnistes, votes blancs ou nuls, idem-ibidem (mais ils seront très, très, très largement majoritaires comme d’hab.) démocratie, vous avez dit démocratie ?! quelle blague…

    1. et pour le plus calés d’entre-nous, encore un peu plus d’absolu…

      question d’evilempire du 19 mars 2022
      Mach dix au niveau de la mer est d’environ 3 500 m/s. Une ogive de 500 kg aurait une énergie cinétique d’environ 3 gigajoules, à peu près la même que 30 gallons d’essence. Peut-être que c’est la densité de puissance qui est si dévastatrice : une grande quantité d’
      énergie libérée en peu de temps dans un très petit volume d’espace. Cela pourrait représenter plusieurs térawatts par mètre carré.

      réponse de notre ami Nightvision du 19 mars 2022
      « … Bien pensé. Le seul problème est que je ne pense pas qu’un objet artificiel puisse réellement voyager aussi vite au niveau de la mer, c’est pourquoi je suis très sceptique quant à tout “missile hypersonique” voyageant de manière hypersonique en phase terminale. Ils ne le font qu’au lancement et à mi-phase. Nous devrions savoir quelles sont les véritables limites supérieures de l’ingénierie pour les objets au niveau de la mer, PEUT-ÊTRE qu’il est possible de simplement atteindre Mach 5 (probablement pas) mais certainement pas Mach 10 et au-delà. L’avion le plus rapide jamais envoyé par SMS, le X-15, n’a atteint Mach 6 ++ qu’à une altitude bien supérieure à 100 000 pieds +++. Je doute que quiconque puisse me montrer un seul objet dans l’HISTOIRE dont il a été prouvé qu’il voyageait de manière hypersonique au niveau de la mer sans désintégration catastrophique. Vous avez l’air scientifique, donc je suis curieux de savoir si vous connaissez un tel objet ? Si vous lisez les petits caractères, On dit que les missiles hypersoniques ne se déplacent de manière hypersonique qu’en “phase d’épuisement”. Et un Kinzhal est destiné à naviguer à 50 km d’altitude. Les navettes spatiales nécessitent des quantités massives de céramiques spéciales d’ingénierie aérospatiale juste pour pénétrer à nouveau dans les atmosphères les plus minces à des vitesses hypersoniques et ralentir progressivement jusqu’au subsonique.
      C’est peut-être possible, mais je n’ai vu aucune preuve d’un tel exploit dans l’histoire. Le plus proche que je puisse trouver est un pistolet à rail https://youtu.be/O2QqOvFMG_A qui tire ce que je suppose être un type de boulon en tungstène solide à Mach 7, et même l’un des commentateurs déclare que les pistolets à rail “ont un problème de désintégrant leurs propres projectiles ». Donc, si un morceau solide de tungstène peut «se désintégrer» à Mach 7 au niveau de la mer, je ne peux pas imaginer ce qu’un missile beaucoup plus fragile ferait à Mach 12. Je suppose que le Kinzhal peut atteindre des vitesses hypersoniques à 50 km d’altitude mais au terminal phase, il atteindra probablement une cible peut-être à mach 3-5 tout au plus, ce serait probablement les limites de l’ingénierie humaine. Mais je suis ouvert à être corrigé car ce ne sont que des hypothèses éclairées…. »

      Bien joué Callaghan t’es vraiment le plus fort !

      c’est signé sergio

      1. et encore plus fortiche pour les têtes pensantes (à neutrons et autres, qui sait ?)

        question : « … En l’absence de technologie exotique, c’est impossible. Peut-être ont-ils trouvé un moyen d’éliminer la couche limite
        où toute la chaleur s’accumule. Qui sait ce qu’ils peuvent faire avec le plasma. Ils auraient peut
        -être trouvé un équivalent aérodynamique à la super-cavitation. … »

        réponse de Nightvision du 19 mars 2022

        « … En doute fortement. La seule autre idée à laquelle je peux penser est celle d’un missile construit de telle manière qu’il vole confortablement puis accélère à une vitesse hypersonique plusieurs secondes avant de toucher la cible (qui à des vitesses hypersoniques serait à des dizaines de kilomètres) simplement parce que ses tolérances seraient être conçu pour ne gérer que quelques secondes de pression atmosphérique au niveau de la mer à une vitesse hypersonique. Mais même cela semble très tiré par les cheveux et fantastique et en tant que tel, je m’en tiendrai à ma théorie fondée sur la science, à savoir que ces missiles atteignent une vitesse hypersonique dans la phase médiane et qu’au moment où ils descendent vers la cible, ils peuvent faire Mach 3-5 tout au plus (enfin Mach 5 est hypersonique donc, peut-être qu’il peut juste s’en sortir, mais surtout je ne crois pas en Mach 7-12 au niveau de la mer, tout simplement impossible pour moi). … »

        Chauffe Marcel !

        c’est signé sergio

        1. intarissable sur les missiles hypersoniques ce cher sujet ce cher Nightvision

          Nightvision le 19 mars 2022

          « … Un peu d’introduction sur les missiles hypersoniques puisque cet engouement hypersonique est sur le point de nous dépasser tous avec l’introduction de Khinzal.
          Il faut d’abord distinguer quelque chose. “Hypersonic” en soi n’est pas particulièrement significatif dans la mesure où ce n’est pas le premier missile hypersonique. En fait, tous les missiles intercontinentaux et de nombreux/la plupart des missiles balistiques sont hypersoniques. Cela comprend tout, des ICBM nucléaires à des choses comme le missile balistique Iskander que la Russie a déjà utilisé à plusieurs reprises en Ukraine. En bref, tout missile qui monte dans l’espace (ICBM) devient hypersonique assez facilement car il n’a aucune résistance à l’air. En fait, les ICBM nucléaires sont des ordres de grandeur plus rapides que le Kinzhal (Mach 10-12 ?) car ils peuvent atteindre Mach 20-30.
          Mais même avec des missiles qui ne vont pas dans l’espace extra-atmosphérique, les missiles balistiques comme l’Iskander sont également hypersoniques. Bien qu’on ignore (à ma connaissance) la nature précise exacte de cette signification. Vous voyez, on dit qu’Iskander atteint des vitesses hypersoniques au point de “vitesse de combustion”, c’est la vitesse à laquelle la fusée a épuisé tout son carburant interne et peut ensuite être guidée via des gaz et des ailettes vers sa cible. Il peut ou non conserver une vitesse hypersonique à ce point jusqu’au point de la cible en fonction de la distance et de la distance qu’il doit parcourir. J’ai lu au moins une source décrivant un Iskander frappant la cible à des vitesses “supersoniques” plutôt qu’hypersoniques, malgré le fait qu’une grande partie de son vol était hypersonique.
          L’Iskander a certaines choses en commun avec le Kinzhal, en fait, il est même supposé que le premier étage d’appoint du Kinzhal est en fait le même que l’Iskander. Et si vous regardez les deux, ils se ressemblent même beaucoup dans leur forme.
          Les principales différences sont les suivantes : le Kinzhal est considéré comme un avion aéro-balistique, c’est-à-dire lancé par air depuis un engin comme le MiG-31, ce qui lui confère une autonomie étendue du fait que le MiG-31 est actuellement l’avion de production le plus rapide au monde. et peut zoomer vers un vecteur de lancement à Mach 3+ si besoin est, puis lancer le missile, lui donnant ainsi des centaines, voire des milliers de kilomètres d’espace supplémentaire pour les jambes.
          Cela nous amène à l’autre plus grande distinction : l’Iskander a une portée de 400 à 500 km, principalement en raison des limitations du célèbre “Traité sur les missiles balistiques à portée intermédiaire” (Traité INF) qui limite et interdit tous les missiles plus longs que cette portée, mais uniquement pour missiles lancés au sol. Cela signifie qu’Iskander, bien que terrifiant et probablement aussi ininterceptible en raison de sa vitesse, ne peut pas vraiment être utilisé à des fins stratégiques telles que des frappes vraiment longue distance (bien que ne vous méprenez pas, 500 km est considéré comme une sacrée longue distance pour un missile au moins au niveau tactique).
          Ainsi, le Kinzhal contourne cette interdiction en étant lancé par voie aérienne et a une autonomie estimée/présumée de 2 000 à 3 000 km. Le “hic” est que cette portée est répertoriée comme étant combinée avec le véhicule de livraison MiG-31 ou Tu-22, de sorte que la portée réelle du missile lui-même est inconnue et pour un missile de type propulseur de fusée, la portée ne peut pas être exceptionnellement longue parce que le carburant de fusée n’est pas aussi efficace que le turboréacteur d’un missile de croisière qui peut souvent aller beaucoup plus loin avec moins de carburant (principalement parce qu’ils voyagent beaucoup plus lentement et dépensent donc également le carburant plus «efficacement»).
          Alors vous vous demandez peut-être quelle est la vraie différence entre un Kinzhal et un Iskander en termes de puissance de frappe, etc. Eh bien, en théorie, ils ne sont pas très différents par rapport à la même cible. La PRINCIPALE et principale raison pour laquelle l’Occident craint tant le Kinzhal est qu’il a été créé dans le but exprès de cibler les ressources maritimes américaines, en particulier les porte-avions, qu’un Iskander ne peut pas vraiment toucher pour diverses raisons (la portée étant la plus grande, et ce n’est tout simplement pas conçu pour ça). Ainsi, le Kinzhal est essentiellement une version beaucoup plus longue et encore plus rapide de l’Iskander.
          De plus, je ne devrais pas minimiser le fait que, bien qu’ils soient tous les deux “hypersoniques”, le Kinzhal est censé être plus du double de la vitesse de l’Iskander, ce qui pourrait le rendre beaucoup plus meurtrier. Nous ne savons tout simplement pas encore à quel point ces affirmations sont vraies, mais les statistiques non officielles que nous pouvons voir sur le Web montrent Iskander à Mach 5,9 et Kinzhal prétendument à Mach 10-12. La raison pour laquelle cela est important est que, étant donné 2 objets de la même masse / puissance explosive (on dit qu’Iskander et Kinzhal ont tous deux des ogives similaires d’environ 500 kg, bien qu’Iskander ait différents types d’ogives, certaines sont plus grosses), celui voyageant plus vite sera exercer plus de force via l’énergie cinétique, c’est pourquoi selon wikipedia :
          “La vitesse élevée du Kinzhal lui confère probablement de bien meilleures caractéristiques de pénétration de la cible que les missiles de croisière subsoniques plus légers, tels que Tomahawk. Étant trois fois plus lourd et presque douze fois plus rapide que Tomahawk, le Kinzhal a plus de 432 fois l’énergie cinétique en croisière d’un missile Tomahawk (~ 17,3 gigajoules, soit l’équivalent de 4 100 kg d’énergie explosive TNT).
          Ainsi, même si un Tomahawk a également une ogive explosive similaire de 450 kg, le Kinzhal atteint en fait 432 fois la puissance d’un Tomahawk grâce à l’énergie cinétique car il est 12 fois plus rapide que le missile américain.
          Donc, pour résumer, bien que les caractéristiques de Kinzhal en elles-mêmes soient assez impressionnantes et révolutionnaires, la vraie menace est le fait qu’il contourne les limites d’Iskander avec une portée et des capacités beaucoup plus longues pour anéantir les groupes de transporteurs américains. C’est le vrai danger. Les systèmes américains CIWS et AEGIS ne peuvent tout simplement pas l’arrêter car ces systèmes nécessitent au moins 6 à 15 secondes pour acquérir et engager une cible. Mais voici le problème, à la vitesse de plus de 9000 mph, le Kinzhal fait 2,5 miles par seconde. Et la courbure de la terre est telle qu’à environ 3-4 milles à l’horizon, les objets ne sont plus visibles. Cela signifie qu’au moment où le missile apparaît même ciblable/visible à l’horizon en raison de la courbure de la terre, il est déjà à environ 2,5 secondes de vous détruire,
          La dernière chose que je veux dire. La vidéo qui a été diffusée. Personnellement, je suis sceptique quant au fait qu’il s’agit en fait d’un Kinzhal (je parle de la vidéo du téléphone portable du gars au sol, pas de la vidéo officielle du MOD du missile frappant l’entrepôt). Il se peut très bien, la vérité est qu’AUCUN d’entre nous n’a vu une telle merveille en action auparavant, et donc aucun d’entre nous ne peut vraiment dire à quoi cela ressemblerait. De nombreux spéculateurs affirment que le missile “brillant” est révélateur du “bouclier à plasma” qui l’entoure en raison de sa vitesse fantastique de Mach 10+. Cela pourrait très bien être le cas, mais le principal problème pour moi est que le missile semble trop bas et se comporte comme un missile Kaliber lancé à basse altitude. Ma compréhension est que Kinzhal est censé voyager près de la stratosphère assez haut, quelque chose comme 50 km d’altitude plus ou moins. Et nous avons vu toutes les images de test du lancement du MiG-31, il est toujours lancé à de telles altitudes. Maintenant, il pourrait très bien voyager à cette altitude, il est difficile de le dire à partir de la vidéo à très basse résolution.https://mobile.twitter.com/dusics/status/1505133411677229059
          Mais personnellement, mon opinion éclairée est que cela me semble incertain. J’attends confirmation ou plus de vidéos. La vérité est qu’aucun de nous ne connaît les véritables caractéristiques du missile, il est donc impossible de vraiment confirmer ce que nous voyons, mais pour l’instant je n’achète pas cette vidéo, quelque chose à ce sujet me semble bizarre. … »

          Notre cher ami Nightvision aurait-il enfin trouvé un adversaire à sa taille en la personne d’un dénommé Hypersonic?, « That is the question ! », à vous d’en juger chers lecteurs

          d’Hypersonic, daté du 19 mars 2022

          « … Je crois que la caractéristique déterminante d’un missile hypersonique est la capacité de s’écarter d’une trajectoire de vol balistique prévisible à des vitesses hypersoniques. Théoriquement, cela pourrait être réalisé en dehors de l’atmosphère avec des propulseurs, mais en réalité, c’est apparemment peu pratique. Pour cette raison, les missiles hypersoniques doivent utiliser des portions atmosphériques de leur vol pour pouvoir exploiter les forces aérodynamiques agissant sur eux. La navette spatiale lors de la rentrée était un exemple de “missile hypersonique” car elle volait des courbes en S à des vitesses hypersoniques très haut dans l’atmosphère pour évacuer l’énergie.
          Actuellement, il existe trois types de missiles hypersoniques :
          – Des missiles aérobalistiques comme les russes Iskander et Kinzhal. Accélérez jusqu’à Mach 9. Ces missiles sont propulsés par fusée. Ils ont une trajectoire déprimée qui mène (principalement) à travers l’atmosphère, ce qui leur permet de manœuvrer plus qu’un missile balistique typique ne pourrait le faire. Il y a des rapports qui disent que ces missiles utilisent diverses contre-mesures supplémentaires pour être abattus au-delà de la simple manœuvre.
          – Des véhicules de glisse hypersoniques comme l’Avangarde russe. Ces missiles/ogives ressemblent un peu à une petite navette spatiale lors de la rentrée. Vitesse autour de Mach 25. Ils sont lancés au sommet d’une fusée. Après séparation, ils suivent une trajectoire de vol dans les hautes couches de l’atmosphère jusqu’à plonger vers la cible. D’après ce que j’ai compris, la Russie compte actuellement au moins quatre, peut-être six Avangardes, chacun assis au sommet d’une fusée fournie par l’Ukraine en paiement des livraisons de gaz à l’époque où les relations étaient un peu meilleures. Ces choses doivent être très difficiles à produire. La plupart des rapports disent qu’Avangarde n’a pas son propre moteur et les Russes n’ont jamais dit s’il en avait un ou non. Quoi qu’il en soit, ce que disent les Russes, c’est qu’Avangarde est capable de manœuvrer sauvagement.
          – Des missiles de croisière hypersoniques comme le Zircon russe qui a été testé à quelques reprises (avec succès, comme disent les Russes) et entre en production en série (encore, comme disent les Russes). Les séquences vidéo fournies par les Russes, si elles sont authentiques, montrent que Zircon est lancé avec un propulseur de fusée, ou peut-être même un propulseur de fusée à deux étages. Tout le monde suppose que le moteur de croisière est un moteur scramjet bien que les Russes ne l’aient apparemment jamais reconnu. … »

          c’est signé sergio

          1. « … et toujours aussi intarissable ce cher Nightvision sur le sujet des missiles hypersoniques etc., etc., etc., … » c’est sans doute dû au fait qu’emporter par mon élan je me suis malencontreusement emmêlé les pinceaux (c’est sans doute dû au fait que je suis réellement un vrai rapin professionnel… va savoir?)… désolé

            c’est signé sergio

          2. bonjour
            un physisien francais du nom de jean pierre Petit a travaillé sur la MHD qui permetrai d’atteindre des vitesses hypersoniques
            il a été decrié en france mais d’aprés lui les Russes etais a fond dans l’etude de la MHD et ceci date des années 80

          3. Oui Jean Pierre Petit a été injustement marginalisé. La suite a prouvé qu’il avait raison.

          4. J’ai vu passer une vidéo sur twitter où le passage du missile était filmé (fake ou pas, je ne sais pas). Il émettait le même type de luminosité que celle qui avait été observée sur un B2 américain. Donc MHD, EMHD, etc. (cf JPP, les armes du diable, je crois)

            Si c’est bien le cas, on peut même imaginer que ces missiles, tout comme le B2 ou tout engin de ce type, puissent aller à des vitesses bien plus élevées qu’annoncées. Même sans charge, une telle vélocité peut faire bien des dégâts.

            JPP avait bien expliqué que les américains pratiquaient la désinformation à ce sujet, et c’était il y a fooort longtemps déjà. Le but était que les scientifiques des autres pays se retrouvent dans des impasses.

            Toujours est-il qu’en 2017 ou 2018, je ne sais plus, les russes ont annoncé leurs armes hypersoniques. JPP avait commenté à l’époque. Et ajd, les russes viennent de prouver que c’était vrai.

            Il reste juste à espérer pour les russes que les américains n’aient pas constitué un arsenal d’armes MHD discrètement et que tout ne soit qu’Hollywood et que l’argent ait été détourné où on l’imagine bien. Sûrement les deux…

            Mais pas d’inquiétude, le but est de détruire l’Europe, celle-ci étant ou était le principal concurrent des américains. Je suppose qu’il y a déjà une base sur Mars, Solar Warden, et tout ce qu’il faut pour protéger la cabale, au dessus de nos têtes. Sans compter le réseaux de bases souterraines.

            Aussi, ce n’est pas au début d’une guerre que l’on dévoile ses meilleures armes. Alors, j’espère que l’on ne saura jamais.

            Tout ceci n’est que la pointe immergée de l’Iceberg…

        1. Exact

          Eliminer la couche limite c’est de la MHD. A ces vitesses là l’air est un plasma, ie un fluide assez dense. Il suffit de placer une sorte d’éolienne sur le dos du missile qui va produire une quantité phénoménale d’électricité pour ioniser l’air éliminant la couche limite devant la tête supra-conductrice du missile. Enfin ”éolienne” il s’agit d’un pontage MHD. Le plasma ”frotte” sur un générateur très plat (un peu comme la piézo électricité).

  5. Encore et toujours mister “Nightvision” dans ses “œuvres”

    le 19 mars 2022 Nightvision

    extrait : « … Un peu d’introduction sur les missiles hypersoniques puisque cet engouement hypersonique est sur le point de nous dépasser tous avec l’introduction de Khinzal.
    Il faut d’abord distinguer quelque chose. “Hypersonic” en soi n’est pas particulièrement significatif dans la mesure où ce n’est pas le premier missile hypersonique. En fait, tous les missiles intercontinentaux et de nombreux/la plupart des missiles balistiques sont hypersoniques. Cela comprend tout, des ICBM nucléaires à des choses comme le missile balistique Iskander que la Russie a déjà utilisé à plusieurs reprises en Ukraine. En bref, tout missile qui monte dans l’espace (ICBM) devient hypersonique assez facilement car il n’a aucune résistance à l’air. En fait, les ICBM nucléaires sont des ordres de grandeur plus rapides que le Kinzhal (Mach 10-12 ?) car ils peuvent atteindre Mach 20-30.
    Mais même avec des missiles qui ne vont pas dans l’espace extra-atmosphérique, les missiles balistiques comme l’Iskander sont également hypersoniques. Bien qu’on ignore (à ma connaissance) la nature précise exacte de cette signification. Vous voyez, on dit qu’Iskander atteint des vitesses hypersoniques au point de “vitesse de combustion”, c’est la vitesse à laquelle la fusée a épuisé tout son carburant interne et peut ensuite être guidée via des gaz et des ailettes vers sa cible. Il peut ou non conserver une vitesse hypersonique à ce point jusqu’au point de la cible en fonction de la distance et de la distance qu’il doit parcourir. J’ai lu au moins une source décrivant un Iskander frappant la cible à des vitesses “supersoniques” plutôt qu’hypersoniques, malgré le fait qu’une grande partie de son vol était hypersonique.
    L’Iskander a certaines choses en commun avec le Kinzhal, en fait, il est même supposé que le premier étage d’appoint du Kinzhal est en fait le même que l’Iskander. Et si vous regardez les deux, ils se ressemblent même beaucoup dans leur forme.
    Les principales différences sont les suivantes : le Kinzhal est considéré comme un avion aéro-balistique, c’est-à-dire lancé par air depuis un engin comme le MiG-31, ce qui lui confère une autonomie étendue du fait que le MiG-31 est actuellement l’avion de production le plus rapide au monde. et peut zoomer vers un vecteur de lancement à Mach 3+ si besoin est, puis lancer le missile, lui donnant ainsi des centaines, voire des milliers de kilomètres d’espace supplémentaire pour les jambes.
    Cela nous amène à l’autre plus grande distinction : l’Iskander a une portée de 400 à 500 km, principalement en raison des limitations du célèbre “Traité sur les missiles balistiques à portée intermédiaire” (Traité INF) qui limite et interdit tous les missiles plus longs que cette portée, mais uniquement pour missiles lancés au sol. Cela signifie qu’Iskander, bien que terrifiant et probablement aussi ininterceptable en raison de sa vitesse, ne peut pas vraiment être utilisé à des fins stratégiques telles que des frappes vraiment longue distance (bien que ne vous méprenez pas, 500 km est considéré comme une sacrée longue distance pour un missile au moins au niveau tactique).
    Ainsi, le Kinzhal contourne cette interdiction en étant lancé par voie aérienne et a une autonomie estimée/présumée de 2 000 à 3 000 km. Le “hic” est que cette portée est répertoriée comme étant combinée avec le véhicule de livraison MiG-31 ou Tu-22, de sorte que la portée réelle du missile lui-même est inconnue et pour un missile de type propulseur de fusée, la portée ne peut pas être exceptionnellement longue parce que le carburant de fusée n’est pas aussi efficace que le turboréacteur d’un missile de croisière qui peut souvent aller beaucoup plus loin avec moins de carburant (principalement parce qu’ils voyagent beaucoup plus lentement et dépensent donc également le carburant plus «efficacement»).
    Alors vous vous demandez peut-être quelle est la vraie différence entre un Kinzhal et un Iskander en termes de puissance de frappe, etc. Eh bien, en théorie, ils ne sont pas très différents par rapport à la même cible. La PRINCIPALE et principale raison pour laquelle l’Occident craint tant le Kinzhal est qu’il a été créé dans le but exprès de cibler les ressources maritimes américaines, en particulier les porte-avions, qu’un Iskander ne peut pas vraiment toucher pour diverses raisons (la portée étant la plus grande, et ce n’est tout simplement pas conçu pour ça). Ainsi, le Kinzhal est essentiellement une version beaucoup plus longue et encore plus rapide de l’Iskander.
    De plus, je ne devrais pas minimiser le fait que, bien qu’ils soient tous les deux “hypersoniques”, le Kinzhal est censé être plus du double de la vitesse de l’Iskander, ce qui pourrait le rendre beaucoup plus meurtrier. Nous ne savons tout simplement pas encore à quel point ces affirmations sont vraies, mais les statistiques non officielles que nous pouvons voir sur le Web montrent Iskander à Mach 5,9 et Kinzhal prétendument à Mach 10-12. La raison pour laquelle cela est important est que, étant donné 2 objets de la même masse / puissance explosive (on dit qu’Iskander et Kinzhal ont tous deux des ogives similaires d’environ 500 kg, bien qu’Iskander ait différents types d’ogives, certaines sont plus grosses), celui voyageant plus vite sera exercer plus de force via l’énergie cinétique, c’est pourquoi selon wikipedia :
    “La vitesse élevée du Kinzhal lui confère probablement de bien meilleures caractéristiques de pénétration de la cible que les missiles de croisière subsoniques plus légers, tels que Tomahawk. Étant trois fois plus lourd et presque douze fois plus rapide que Tomahawk, le Kinzhal a plus de 432 fois l’énergie cinétique en croisière d’un missile Tomahawk (~ 17,3 gigajoules, soit l’équivalent de 4 100 kg d’énergie explosive TNT).
    Ainsi, même si un Tomahawk a également une ogive explosive similaire de 450 kg, le Kinzhal atteint en fait 432 fois la puissance d’un Tomahawk grâce à l’énergie cinétique car il est 12 fois plus rapide que le missile américain.
    Donc, pour résumer, bien que les caractéristiques de Kinzhal en elles-mêmes soient assez impressionnantes et révolutionnaires, la vraie menace est le fait qu’il contourne les limites d’Iskander avec une portée et des capacités beaucoup plus longues pour anéantir les groupes de transporteurs américains. C’est le vrai danger. Les systèmes américains CIWS et AEGIS ne peuvent tout simplement pas l’arrêter car ces systèmes nécessitent au moins 6 à 15 secondes pour acquérir et engager une cible. Mais voici le problème, à la vitesse de plus de 9000 mph, le Kinzhal fait 2,5 miles par seconde. Et la courbure de la terre est telle qu’à environ 3-4 milles à l’horizon, les objets ne sont plus visibles. Cela signifie qu’au moment où le missile apparaît même ciblable/visible à l’horizon en raison de la courbure de la terre, il est déjà à environ 2,5 secondes de vous détruire,
    La dernière chose que je veux dire. La vidéo qui a été diffusée. Personnellement, je suis sceptique quant au fait qu’il s’agit en fait d’un Kinzhal (je parle de la vidéo du téléphone portable du gars au sol, pas de la vidéo officielle du MOD du missile frappant l’entrepôt). Il se peut très bien, la vérité est qu’AUCUN d’entre nous n’a vu une telle merveille en action auparavant, et donc aucun d’entre nous ne peut vraiment dire à quoi cela ressemblerait. De nombreux spéculateurs affirment que le missile “brillant” est révélateur du “bouclier à plasma” qui l’entoure en raison de sa vitesse fantastique de Mach 10+. Cela pourrait très bien être le cas, mais le principal problème pour moi est que le missile semble trop bas et se comporte comme un missile Kaliber lancé à basse altitude. Ma compréhension est que Kinzhal est censé voyager près de la stratosphère assez haut, quelque chose comme 50 km d’altitude plus ou moins. Et nous avons vu toutes les images de test du lancement du MiG-31, il est toujours lancé à de telles altitudes. Maintenant, il pourrait très bien voyager à cette altitude, il est difficile de le dire à partir de la vidéo à très basse résolution.https://mobile.twitter.com/dusics/status/1505133411677229059
    Mais personnellement, mon opinion éclairée est que cela me semble incertain. J’attends confirmation ou plus de vidéos. La vérité est qu’aucun de nous ne connaît les véritables caractéristiques du missile, il est donc impossible de vraiment confirmer ce que nous voyons, mais pour l’instant je n’achète pas cette vidéo, quelque chose à ce sujet me semble bizarre. … »

    Est-ce suffisant pour vous ? (pas si sûr) “camarade”

    c’est signé sergio

    PS : toujours est-il que la Fédération de Russie est passée définitivement à la vitesse supérieure…, vous captez ?

    1. Encore une toute petite précision pour les fans (les vrais) de nos très combattants tchétchènes (hé oui, j’en suis définitivement !)

      « … le 19 mars 2022 Nightvision
      Une version intéressante de Telegram :
      «Séparément, je veux attirer l’attention du lecteur sur cela. Il est interdit aux soldats russes, ainsi qu’aux soldats de la RPD, de filmer de manière indépendante depuis les champs de bataille, tant dans le Donbass qu’en Ukraine. Seuls les officiers militaires qui tournent des histoires dans le cadre d’une tâche éditoriale sont autorisés à le faire. Personnellement, je considère cela comme une erreur, mais là n’est pas la question. L’ensemble du champ d’information des champs de bataille de notre part est principalement encombré de matériel vidéo réalisé par des combattants tchétchènes. Le spectateur a l’impression qu’eux seuls gagnent et qu’ils se battent essentiellement.
      Les combattants tchétchènes sont vraiment arrivés dans le Donbass et se battent vraiment aux côtés de nos combattants sur le front de Marioupol au coude à coude. Par exemple, les Tchétchènes nettoient la grande usine d’Azovstal, où il est très difficile pour les forces qui avancent de se battre, mais ils réussissent. Cependant, dans la direction de Marioupol, le travail principal est effectué par les combattants de notre armée et de notre ministère de l’Intérieur. Soit dit en passant, beaucoup de gens notent que nos forces spéciales de l’armée, le 9e régiment d’armée, la SOBR du ministère de l’Intérieur et les troupes internes du ministère de l’Intérieur se montrent très bien. Mais le problème n’est pas que les combattants tchétchènes peuvent tourner des vidéos, mais que les nôtres ne le peuvent pas. Tout Internet regorge de documents ukrainiens, à la fois faux et réels, et nous avons très peu de ce matériel. … »

      Telegram, vous savez, c’est ce site qui pour l’instant ne baratine pas trop, mais méfiance “camarade”

      1. il s’agit bien évidemment de nos très, très, très chers combattants tchétchènes, que tous les dieux disponibles et imaginables les protègent à jamais, Amin…

        1. et pour causer un peu de nos très chers frères tchétchènes qui font un “travail” plus que remarquables auprès des troupes russes, voici un message sans équivoque, aucune de leur “travail” héroïque en Ukraine :

          « … Une version intéressante de Telegram :

          «Séparément, je veux attirer l’attention du lecteur sur cela. Il est interdit aux soldats russes, ainsi qu’aux soldats de la RPD, de filmer de manière indépendante depuis les champs de bataille, tant dans le Donbass qu’en Ukraine. Seuls les officiers militaires qui tournent des histoires dans le cadre d’une tâche éditoriale sont autorisés à le faire. Personnellement, je considère cela comme une erreur, mais là n’est pas la question. L’ensemble du champ d’information des champs de bataille de notre part est principalement encombré de matériel vidéo réalisé par des combattants tchétchènes. Le spectateur a l’impression qu’eux seuls gagnent et qu’ils se battent essentiellement.
          Les combattants tchétchènes sont vraiment arrivés dans le Donbass et se battent vraiment aux côtés de nos combattants sur le front de Marioupol au coude à coude. Par exemple, les Tchétchènes nettoient la grande usine d’Azovstal, où il est très difficile pour les forces qui avancent de se battre, mais ils réussissent. Cependant, dans la direction de Marioupol, le travail principal est effectué par les combattants de notre armée et de notre ministère de l’Intérieur. Soit dit en passant, beaucoup de gens notent que nos forces spéciales de l’armée, le 9e régiment d’armée, la SOBR du ministère de l’Intérieur et les troupes internes du ministère de l’Intérieur se montrent très bien. Mais le problème n’est pas que les combattants tchétchènes peuvent tourner des vidéos, mais que les nôtres ne le peuvent pas. Tout Internet regorge de documents ukrainiens, à la fois faux et réels, et nous avons très peu de ce matériel. … »

          Il s’agit dans ce cas précis, de libérer chaque mètre carré de la pourriture ukronazie, et qui aura un prix très (trop) élevé en précieuses vie de nos très chers combattants tchétchènes, qu’ils en soient fraternellement remerciés ! Amin

          c’est signé sergio

      2. Cher sergio; leur manœuvrabilité leur permet elle d’intercepter d’autres missiles ?

  6. Rien de mieux qu’un essai “grandeur nature,en conditions reelles”…Le resultat est là,probant,palpable,tandis que les “essais d’exercices” il reste toujour un doute,meme leger genre et si ceci ou cela …Tandis que là pas de problemes.pas de doutes,tout est verifiable.. LOL !..

  7. On peut voir que le missile arrive en virage à grande vitesse, il est ionisé tout autour, c’est la seul solution pour pouvoir faire de tel vitesse, c’est un peu comme une torpille hyper veloce qui ce déplace dans l’eau mais elle même et dans un gaz, c’est le même principe pour la ionisation , on est pas dans la même phisique.

    1. Oui, c’est le principe de la MHD, non?
      Eviter l’échauffement et diminuer la résistance de l’air tout en respectant la loi de conservation du débit.

  8. quelqu’un veux se faire un peu d’argent ?
    POLE EMPLOIS RECRUTE
    Annonce Pôle Emploi indiquant qu’ils recherchaient pour un CDD de 2h 5000 figurants le 2 avril 2022 à Paris.
    5000 figurants pour un meeting et scander “Macron président”pour le 2 avril :

    https://qactus.fr/2022/03/19/lalzheimer-des-medias-actuels-sur-lukraine-serait-amusant-si-ce-netait-pas-le-cote-corrompu-qui-les-guides-et-pousse-la-france-et-les-francais-dans-le-declin-quand-france-2-exposait-un-reportage-en-20/

    1. Centre Français de Recherche sur le Renseignement

      BULLETIN DE DOCUMENTATION N°27

      LA SITUATION MILITAIRE EN UKRAINE
      Jacques Baud (Suisse)

      PREMIÈRE PARTIE : EN ROUTE VERS LA GUERRE

      Pendant des années, du Mali à l’Afghanistan, j’ai travaillé pour la paix et ai risqué ma vie pour elle. Il ne s’agit donc pas de justifier la guerre, mais de comprendre ce qui nous y a conduit. Je constate que les «experts» qui se relaient sur les plateaux de télévision analysent la situation à partir d’informations douteuses, le plus souvent des hypothèses érigées en faits, et dès lors on ne parvient plus à comprendre ce qui se passe. C’est comme ça que l’on crée des paniques.
      Le problème n’est pas tant de savoir qui a raison dans ce conflit, mais de s’interroger sur la manière dont nos dirigeants prennent leurs décisions.
      Essayons d’examiner les racines du conflit. Cela commence par ceux qui durant les huit dernières années nous parlaient de « séparatistes » ou des « indépendantistes » du Donbass. C’est faux. Les référendums menés par les deux républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk en mai 2014, n’étaient pas des référendums d’« indépendance » (независимость), comme l’ont affirmé certains journalistes peu scrupuleux, mais de
      référendums d’« auto-détermination » ou
      qualificatif « pro-russes » suggère que la Russie était partie au conflit, ce qui n’était pas le cas, et le terme « russophones » aurait été plus honnête. D’ailleurs, ces référendums ont été conduits contre l’avis de Vladimir Poutine.
      d’« autonomie » (самостоятельность). Le
      En fait, ces Républiques ne cherchaient pas à se séparer de l’Ukraine, mais à avoir un statut d’autonomie leur garantissant l’usage de la langue russe comme langue officielle. Car le premier acte législatif du nouveau gouvernement issu du renversement du président Ianoukovitch, a été l’abolition, le 23 février 2014, de la loi Kivalov-Kolesnichenko de 2012 qui faisait du russe une langue officielle. Un peu comme si des putschistes décidaient que le français et l’italien ne seraient désormais plus des langues officielles en Suisse.

      A ce stade, trop rigides et engoncés dans une approche doctrinaire de l’art opératif, les états-majors ukrainiens, subissent l’ennemi sans parvenir s’imposer. L’examen du déroulement des combats en 2014-2016 dans le Donbass montre que l’état-major ukrainien a systématiquement et mécaniquement appliqué les mêmes schémas opératifs. Or, la guerre menée par les autonomistes est alors très proche de ce que l’on observe dans le Sahel : des opérations très mobiles menées avec des moyens légers. Avec une approche plus flexible et moins doctrinaire, les rebelles ont su exploiter l’inertie des forces ukrainienne pour les « piéger » de manière répétée.
      En 2014, je suis à l’OTAN, responsable de la lutte contre la prolifération des armes légères, et nous tentons de détecter des livraisons d’armes russes aux rebelles afin de voir si Moscou est impliqué. Les informations que nous recevons viennent alors pratiquement toutes des services de renseignement polonais et ne « collent pas » avec les informations en provenance de l’OSCE : en dépit d’allégations assez grossières, on n’observe aucune livraison d’armes et de matériels militaire de Russie.
      Les rebelles sont armés grâce aux défections d’unités ukrainiennes russophones qui passent du côté rebelle. Au fur et à mesure des échecs ukrainiens, les bataillons de chars, d’artillerie ou anti-aériens au complet viennent grossir les rangs des autonomistes. C’est ce qui pousse les Ukrainiens à s’engager dans les Accords de Minsk.
      Mais, juste après avoir signé les Accords de Minsk 1, le président ukrainien Petro Porochenko lance une vaste opération antiterroriste (ATO/Антитерористична операція) contre le Donbass. Bis repetita placent : mal conseillés par des officiers de l’OTAN, les Ukrainiens subissent une cuisante défaite à Debaltsevo qui les oblige à s’engager dans les Accords de Minsk 2…
      2
      Cette décision provoque une tempête dans la population russophone. Il en résulte une répression féroce contre les régions russophones (Odessa, Dniepropetrovsk, Kharkov, Lougansk et Donetsk) qui s’exerce dès février 2014 et conduit à une militarisation de la situation et à quelques massacres (à Odessa et à Marioupol, pour les plus importants). À la fin de l’été 2014, ne restent que les Républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk.
      Il est essentiel de rappeler ici que les Accords de Minsk 1 (septembre 2014) et Minsk 2 (février 2015), ne prévoyaient ni la séparation, ni l’indépendance des Républiques, mais leur autonomie dans le cadre de l’Ukraine. Ceux qui ont lu les Accords (ils sont très, très, très peu nombreux) constateront qu’il est écrit en toutes lettres que le statut des républiques devait être négocié entre Kiev et les représentants des républiques, pour une solution interne à l’Ukraine.
      C’est pourquoi depuis 2014, la Russie a systématiquement demandé leur application tout en refusant d’être partie aux négociations, car il s’agissait d’une affaire intérieure à l’Ukraine. De l’autre côté, les Occidentaux – France en tête – ont systématiquement tenté de substituer aux Accords de Minsk le « format Normandie », qui mettait face à face Russes et Ukrainiens. Or, rappelons-le, il n’y a jamais eu de troupes russes dans le Donbass avant le 23-24 février 2022. D’ailleurs, les observateurs de l’OSCE n’ont jamais observé la moindre trace d’unités russes opérant dans le Donbass. Ainsi, la carte des services de renseignements américains publiée par le Washington Post le 3 décembre 2021 ne montre pas de troupes russes dans le Donbass.
      En octobre 2015, Vasyl Hrytsak, directeur du Service de sécurité ukrainien (SBU), confessait que l’on avait seulement observé 56 combattants russes dans le Donbass. C’était un même comparable à celui des Suisses allaient combattre en Bosnie durant les week-ends, dans les années 1990, ou des Français qui vont combattre en Ukraine aujourd’hui.
      L’armée ukrainienne est alors dans un état déplorable. En octobre 2018, après quatre ans de guerre, le procureur militaire ukrainien en chef Anatoly Matios déclarait que

      l’Ukraine avait perdu 2 700 hommes dans le Donbass : 891 de maladies, 318 d’accidents de la route, 177 d’autres accidents, 175 d’empoisonnements (alcool, drogue), 172 suite à des manipulations imprudentes d’armes, 101 d’infractions aux règles de sécurité, 228 de meurtres et 615 de suicides.
      En fait, l’armée est minée par la corruption de ses cadres et ne jouit plus du soutien de la population. Selon un rapport du ministère de l’Intérieur britannique, lors du rappel des réservistes de mars-avril 2014, 70 % ne se sont pas présentés à la première session, 80 % à la deuxième, 90 % à la troisième et 95 % à la quatrième. En octobre/novembre 2017, 70 % des appelés ne se sont pas présentés lors de la campagne de rappel « Automne 2017 ». Ceci sans compter les suicides et les désertions (souvent au profit des autonomistes) qui atteignent jusqu’à 30 % des effectifs dans la zone de l’ATO. Les jeunes Ukrainiens refusent d’aller combattre dans le Donbass et préfèrent l’émigration, ce qui explique aussi, partiellement au moins, le déficit démographique du pays.
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      Le ministère de la Défense ukrainien s’adresse alors à l’OTAN pour l’aider à rendre ses forces armées plus « attractives ». Ayant déjà travaillé à des projets similaires dans le cadre des Nations Unies, j’ai été sollicité par l’OTAN pour participer à un programme destiné à restaurer l’image des forces armées ukrainiennes. Mais c’est un processus de longue haleine et les Ukrainiens veulent aller vite.
      Ainsi, pour compenser le manque de soldats, le gouvernement ukrainien recourt alors à des milices paramilitaires. Elles sont essentiellement composées de mercenaires étrangers, souvent militants d’extrême-droite. En 2020, elles constituent environ 40% des forces ukrainiennes et comptent environ 102 000 hommes selon Reuters. Elles sont armées, financées et formées par les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et la France. On y trouve plus de 19 nationalités – dont des Suisses.
      Les pays occidentaux ont donc clairement créé et soutenu des milices d’extrême droite ukrainiennes. En octobre 2021, le Jerusalem Post sonnait l’alarme en dénonçant le projet Centuria. Ces milices opèrent dans le Donbass depuis 2014, avec le soutien des Occidentaux. Même si on peut discuter le terme « nazi », il n’en demeure pas moins que ces milices sont violentes, véhiculent une idéologie nauséabonde et sont virulemment antisémites. Leur antisémitisme est plus culturel que politique, c’est pourquoi le qualificatif « nazi » n’est pas vraiment adapté. Leur haine du juif vient des grandes famines des années 1920-1930 en Ukraine, résultant de la confiscation des récoltes par Staline afin de financer la modernisation de l’Armée Rouge. Or, ce génocide – connu en Ukraine sous le nom d’Holodomor – a été perpétré par le NKVD (ancêtre du KGB) dont les échelons supérieurs de conduite étaient principalement composés de juifs. C’est pourquoi, aujourd’hui, les extrémistes ukrainiens demandent à Israël de s’excuser pour les crimes du communisme, comme le relève le Jerusalem Post. On est donc bien loin d’une « réécriture de l’Histoire » par Vladimir Poutine.
      Ces milices, issues des groupes d’extrême-droite qui ont animé la révolution de l’Euromaïdan en 2014, sont composées d’individus fanatisés et brutaux. La plus connue d’entre elles est le régiment Azov, dont l’emblème rappelle celui de la 2e Panzerdivision SS Das Reich, qui fait l’objet d’une véritable vénération en Ukraine, pour avoir libéré Kharkov des Soviétiques en 1943, avant de perpétrer le massacre d’Oradour-sur-Glane en 1944, en
      France.Parmi les figures célèbres du régiment Azov, on trouvait l’opposant Roman Protassevitch, arrêté en 2021 par les autorités bélarusses à la suite de l’affaire du vol RyanAir FR4978. Le 23 mai 2021, on évoque le détournement délibéré d’un avion de ligne par un MiG-29 – avec l’accord de Poutine, bien évidemment – pour arrêter Protassevitch, bien que les informations alors disponibles ne confirment absolument pas ce scénario.
      Mais il faut alors montrer que le président Loukachenko est un voyou et

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      Protassevitch un « journaliste » épris de démocratie. Pourtant, une enquête assez édifiante produite par une ONG américaine en 2020, mettait en évidence les activités militantes d’extrême-droite de Protassevitch. Le complotisme occidental se met alors en marche et des médias peu scrupuleux « toilettent » sa biographie. Finalement, en janvier 2022, le rapport de l’OACI est publié et montre que malgré quelques erreurs de procédure, le Bélarus a agi conformément aux règles en vigueur et que le MiG-29 a décollé 15 minutes après que le pilote de RyanAir a décidé d’aller atterrir à Minsk. Donc pas de complot bélarus et encore moins avec Poutine. Ah !… Encore un détail : Protassevitch, cruellement torturé par la police bélarusse, est aujourd’hui libre. Ceux qui voudraient correspondre avec lui, peuvent aller sur son compte Twitter.
      La qualification de « nazi » ou « néo-nazi » donnée aux paramilitaires ukrainiens est considérée comme de la propagande russe. Peut-être ; mais ce n’est pas l’avis du Times of Israel, du Centre Simon Wiesenthal ou du Centre de Lutte contre le Terrorisme de l’académie de West Point. Mais cela reste discutable, car, en 2014, le magazine Newsweek semblait plutôt les associer à… l’État Islamique. Au choix !
      Donc, l’Occident soutient et continue d’armer des milices qui se sont rendues coupables de nombreux crimes contre les populations civiles depuis 2014 : viols, torture et massacres. Mais alors que le gouvernement suisse a été très prompt à prendre des sanctions contre la Russie, il n’en n’a adopté aucune contre l’Ukraine qui massacre sa propre population depuis 2014. En fait, ceux qui défendent les droits de l’homme en Ukraine ont depuis longtemps condamné les agissements de ces groupes, mais n’ont pas été suivis par nos gouvernements. Car, en réalité, on ne cherche pas à aider l’Ukraine, mais à combattre la
      Russie.L’intégration de ces forces paramilitaires dans la Garde Nationale ne s’est pas du tout accompagnée d’une « dénazification », comme certains le prétendent. Parmi les multiples exemples, celui de l’insigne du Régiment Azov est édifiant :

      En 2022, très schématiquement, les forces armées ukrainiennes qui combattent l’offensive russe s’articulent en :
      – Armée de terre, subordonnée au ministère de la Défense : elle est articulée en 3 corps d’armée et composée de formations de manœuvre (chars, artillerie lourde, missiles, etc.).
      – Garde Nationale, qui dépend du ministère de l’Intérieur et est articulée en 5 commandements territoriaux.
      La Garde Nationale est donc une force de défense territoriale qui ne fait pas partie de l’armée ukrainienne. Elle comprend les milices paramilitaires, appelées « bataillons de volontaires » (добровольчі батальйоні), également connues sous le nom évocateur de « bataillons de représailles », composés d’infanterie. Principalement formés pour le combat urbain, ceux-ci assurent aujourd’hui la défense de villes comme Kharkov, Marioupol, Odessa, Kiev, etc.
      DEUXIÈME PARTIE : LA GUERRE
      Ancien responsable des forces du Pacte de Varsovie au service de renseignement stratégique helvétique, j’observe avec tristesse – mais sans étonnement – que nos services ne sont plus en mesure de comprendre la situation militaire en Ukraine. Les « experts » auto-proclamés qui défilent sur nos écrans relaient inlassablement les mêmes informations modulées par l’affirmation que la Russie – et Vladimir Poutine – est irrationnel. Prenons un peu de recul.
      Le déclenchement de la guerre
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      Depuis le mois de novembre 2021, les Américains ne cessent de brandir la menace d’une invasion russe contre l’Ukraine. Pourtant, les Ukrainiens ne semblent pas du même avis. Pourquoi ?
      Il faut remonter au 24 mars 2021. Ce jour-là, Volodymyr Zelensky promulgue un décret pour la reconquête de la Crimée et commence à déployer ses forces vers le sud du pays. Simultanément, a lieu la conduite de plusieurs exercices de l’OTAN entre la mer Noire et la mer Baltique, accompagnés d’un accroissement important des vols de reconnaissance le long de la frontière russe. La Russie, mène alors quelques exercices, afin de tester la disponibilité opérationnelle de ses troupes et montrer qu’elle suit l’évolution de la situation.
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      Les choses se calment jusqu’en octobre-novembre avec la fin des exercices ZAPAD 21, dont les mouvements de troupes sont interprétés comme un renforcement en vue d’une offensive contre l’Ukraine. Pourtant, même les autorités ukrainiennes réfutent l’idée de préparatifs russes pour une guerre et Oleksiy Reznikov, ministre de la Défense ukrainien déclare qu’il n’y a pas de changement à sa frontière depuis le printemps.
      En violation des Accords de Minsk, l’Ukraine mène des opérations aériennes au Donbass à l’aide de drones, dont au moins exécute une frappe contre un dépôt de carburant à Donetsk en octobre 2021. La presse américaine le relève, mais pas les Européens et personne ne condamne ces violations.
      En février 2022, les événements se précipitent. Le 7 février, lors de sa visite à Moscou, Emmanuel Macron réaffirme à Vladimir Poutine son attachement aux Accords de Minsk, un engagement qu’il répétera à l’issue de son entrevue avec Volodymyr Zelensky, le lendemain. Mais le 11 février, à Berlin, après 9 heures de travail, la réunion des conseillers politiques des dirigeants du « format Normandie » s’achève, sans résultat concret : les Ukrainiens refusent encore et toujours d’appliquer les Accords de Minsk, apparemment sous la pression des États-Unis. Vladimir Poutine constate alors que Macron lui a fait des promesses en l’air et que les Occidentaux ne sont pas prêts à faire appliquer les Accords, comme ils le font depuis huit ans.
      Les préparatifs ukrainiens dans la zone de contact continuent. Le Parlement russe s’alarme et le 15 février demande à Vladimir Poutine de reconnaître l’indépendance des Républiques, ce qu’il refuse.
      Le 17 février, le président Joe Biden annonce que la Russie va attaquer l’Ukraine dans les prochains jours. Comment le sait-il ? Mystère… Mais depuis le 16, le pilonnage d’artillerie sur les populations du Donbass augmente de manière dramatique, comme le montrent les rapports journaliers des observateurs de l’OSCE. Naturellement, ni les médias, ni l’Union européenne, ni l’OTAN, ni aucun gouvernement occidental ne réagit et n’intervient. On dira plus tard, qu’il s’agit de désinformation russe. En fait, il semble que l’Union européenne et certains pays ont à dessein passé sous silence le massacre des populations du Donbass, sachant que cela provoquerait une intervention russe.
      Simultanément, on signale des actes de sabotages dans le Donbass. Le 18 janvier, les combattants du Donbass interceptent des saboteurs équipés de matériel occidental et parlant polonais cherchant à créer des incidents chimiques à Gorlivka. Il pourrait s’agir de mercenaires de la CIA, conduits ou « conseillés » par des Américains et composés de combattants ukrainiens ou européens, pour mener des actions de sabotage dans les Républiques du Donbass.

      1. En fait, dès le 16 février, Joe Biden sait que les Ukrainiens ont commencé à pilonner les populations civiles du Donbass, mettant Vladimir Poutine devant un choix difficile : aider le Donbass militairement et créer un problème international ou rester sans rien faire et regarder les russophones du Donbass se faire écraser.
        S’il décide d’intervenir, Vladimir Poutine peut invoquer l’obligation internationale de « Responsibility To Protect » (R2P). Mais il sait que quelle que soit sa nature ou son ampleur, l’intervention déclenchera une pluie de sanctions. Dès lors, que son intervention soit limitée au Donbass ou qu’elle aille plus loin pour faire pression sur les Occidentaux pour le statut de l’Ukraine, le prix à payer sera le même. C’est d’ailleurs ce qu’il explique lors de son allocution du 21 février.
        Ce jour-là, il accède à la demande de la Douma et reconnaît l’indépendance des deux Républiques du Donbass et, dans la foulée, il signe avec elles des traités d’amitié et d’assistance.
        Les bombardements de l’artillerie ukrainienne sur les populations du Donbass se poursuivent et, le 23 février, les deux Républiques demandent l’aide militaire de la Russie. Le 24, Vladimir Poutine invoque l’article 51 de la Charte des Nations Unies qui prévoit l’entraide militaire dans le cadre d’une alliance défensive.
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        Afin de rendre l’intervention russe totalement illégale aux yeux du public nous occultons délibérément le fait que la guerre a effectivement commencé le 16 février. L’armée ukrainienne s’apprêtait à attaquer le Donbass dès 2021, comme le savaient pertinemment certains services de renseignement russes et européens… Les juristes jugeront.
        Dans son allocution du 24 février, Vladimir Poutine a énoncé les deux objectifs de son opération : « démilitariser » et « dénazifier » l’Ukraine. Il ne s’agit donc pas de s’emparer de l’Ukraine, ni même, vraisemblablement de l’occuper et certainement pas de la détruire.
        À partir de là, notre visibilité sur le déroulement de l’opération est limitée : les Russes ont une excellente sécurité des opérations (OPSEC) et le détail de leur planification n’est pas connue. Mais assez rapidement, le déroulement des opérations permet de comprendre comment les objectifs stratégiques se sont traduits sur le plan opératif.
        – Démilitarisation :
        . destruction au sol de l’aviation, des systèmes de défense aérienne et des moyens de reconnaissance ukrainiens ;
        . neutralisation des structures de commandement et de renseignement (C3I), ainsi que des principales voies logistiques dans la profondeur du territoire ;
        . encerclement du gros de l’armée ukrainienne massée dans le sud-est du pays.
        – Dénazification :
        . destruction ou neutralisation des bataillons de volontaires qui opèrent dans les villes d’Odessa, Kharkov et Marioupol, ainsi que dans diverses installations sur le territoire.
        La « démilitarisation
        L’offensive russe se déroule de manière très « classique ». Dans un premier temps – comme l’avaient fait les Israéliens en 1967 – avec la destruction au sol des forces aériennes dans les toutes premières heures. Puis, on assiste à une progression simultanée sur plusieurs axes selon le principe de « l’eau qui coule » : on avance partout où la résistance est faible et on laisse les villes (très voraces en troupes) pour plus tard. Au nord, la centrale de Tchernobyl est occupée immédiatement afin de prévenir des actes de sabotage. Les images de soldats ukrainiens et russes assurant ensemble la surveillance de la centrale ne sont naturellement pas montrées…
        L’idée que la Russie cherche à s’emparer de Kiev, la capitale pour éliminer Zelensky, vient typiquement des Occidentaux : c’est ce qu’ils ont fait en Afghanistan, en Irak, en Libye et ce qu’ils voulaient faire en Syrie avec l’aide de l’État islamique. Mais Vladimir Poutine n’a jamais eu l’intention d’abattre ou de renverser Zelensky. La Russie cherche au contraire à le maintenir au pouvoir en le poussant à négocier en encerclant Kiev. Il avait refusé de faire jusque-là pour appliquer les Accords de Minsk, mais maintenant les Russes veulent obtenir la neutralité de l’Ukraine.
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        Beaucoup de commentateurs occidentaux se sont étonnés que les Russes aient continué à chercher une solution négociée tout en menant des opérations militaires. L’explication est dans la conception stratégique russe, depuis l’époque soviétique. Pour les Occidentaux, la guerre commence lorsque la politique cesse. Or, l’approche russe suit une inspiration clausewitzienne : la guerre est la continuité de la politique et on peut passer de manière fluide de l’une à l’autre, même au cours des combats. Cela permet de créer une pression sur l’adversaire et le pousser à négocier.
        Du point de vue opératif, l’offensive russe a été un exemple du genre : en six jours, les Russes se sont emparés d’un territoire aussi vaste que le Royaume-Uni, avec une vitesse de progression plus grande que ce que la Wehrmacht avait réalisé en 1940.
        Le gros de l’armée ukrainienne était déployé au sud du pays en vue d’une opération

        Le « ralentissement » que nos « experts » attribuent à une mauvaise logistique, n’est que la conséquence d’avoir atteint les objectifs fixés. La Russie ne semble pas vouloir s’engager dans une occupation de l’ensemble du territoire ukrainien. En fait, il semble plutôt que la Russie cherche à limiter son avance à la frontière linguistique du pays.
        Nos médias parlent de bombardements indiscriminés contre les populations civiles, notamment à Kharkov et des images dantesques sont diffusées en boucle. Pourtant, Gonzalo Lira, un latino-américain qui y vit, nous présente une ville calme le 10 mars, et le 11 mars. Certes c’est une grande ville et on ne voit pas tout, mais cela semble indiquer que l’on n’est pas dans la guerre totale qu’on nous sert en continu sur nos écrans.
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        majeure contre le Donbass. C’est pourquoi, les forces russes ont pu l’encercler dès le début mars dans le « chaudron » compris entre Slavyansk, Kramatorsk et Severodonetsk, par une poussée venant de l’est par Kharkov et une autres venant du sud depuis la Crimée. Les troupes des Républiques de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL) complètent l’action des forces russes par une poussée venant de l’Est.
        A ce stade, les forces russes resserrent lentement l’étau, mais ne sont plus sous pression du temps. Leur objectif de démilitarisation est pratiquement atteint et les forces ukrainiennes résiduelles n’ont plus de structure de commandement opératif et stratégique.
        Quant aux Républiques du Donbass, elles ont « libéré » leurs propres territoires et combattent dans la ville de Marioupol.
        La « dénazification »
        Dans les villes comme Kharkov, Marioupol et Odessa, la défense est assurée par les milices paramilitaires. Elles savent que l’objectif de « dénazification » les vise au premier
        chef.
        Pour un attaquant en zone urbanisée, les civils sont un problème. C’est pourquoi la Russie cherche à créer des couloirs humanitaires pour vider les villes des civils et ne laisser que les milices afin de les combattre plus facilement.
        À l’inverse, ces milices cherchent à garder les civils dans les villes afin de dissuader l’armée russe de venir y combattre. C’est pourquoi elles sont réticentes à mettre en œuvre ces couloirs et font tout pour que les efforts russes soient vains : ils peuvent ainsi utiliser la population civile comme « boucliers humains ». Les vidéos montrant des civils cherchant à quitter Marioupol et tabassés par les combattants du régiment Azov sont naturellement soigneusement censurées chez nous.
        Sur Facebook, le groupe Azov était considéré dans la même catégorie que l’État islamique et soumis à la « politique sur les individus et organisations dangereuses » de la plate-forme. Il était donc interdit de le glorifier, et les « posts » qui lui étaient favorables étaient systématiquement bannis. Mais le 24 février, Facebook modifie sa politique et autorise les posts favorables à la milice. Dans le même esprit, en mars, la plate-forme autorise, dans les ex-pays de l’Est, les appels au meurtre de militaires et de dirigeants russes. Voilà pour les valeurs qui inspirent nos dirigeants, comme nous le verrons.
        Nos médias propagent une image romanesque de la résistance populaire. C’est cette image qui a conduit l’Union européenne à financer la distribution d’armes à la population civile. C’est un acte criminel. Dans mes fonctions de chef de la doctrine des opérations de maintien de la paix à l’ONU, j’ai travaillé sur la question de la protection des civils. Nous avons alors constaté que les violences contre les civils avaient lieu dans des contextes très précis. En particulier lorsque les armes foisonnent et qu’il n’y pas de structures de commandement.
        Or, ces structures de conduite sont l’essence des armées : elles ont pour fonction de

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        canaliser l’emploi de la force en fonction d’un objectif. En armant des citoyens de manière désordonnée comme c’est le cas actuellement, l’UE les transforme en combattants, avec les conséquences qui en découlent : des cibles potentielles. En outre, sans commandement, sans buts opératifs, la distribution d’armes conduit inéluctablement à des règlements de compte, du banditisme et à des actions plus meurtrières qu’efficaces. La guerre devient une affaire d’émotions. La force devient violence. C’est ce qui s’est passé à Tawarga (Libye) du 11 au 13 août 2011, où 30000 africains noirs ont été massacrés avec des armes parachutées (illégalement) par la France. D’ailleurs, l’Institut royal d’étude stratégique britannique (RUSI) ne voit pas de valeur ajoutée à ces livraisons d’armes.
        De plus, en livrant des armes à un pays en guerre, on s’expose à être considéré comme un belligérant. Les frappes russes du 13 mars 2022, contre la base aérienne de Mykolaïv suivent les avertissements russes que les transports d’armes seraient traités comme des cibles hostiles.
        L’UE répète la désastreuse expérience du IIIe Reich dans les dernières heures de la bataille de Berlin. La guerre doit être laissée aux militaires et lorsqu’un camp a perdu, il faut l’admettre. Et s’il doit y avoir une résistance, elle doit impérativement être conduite et structurée. Or, nous faisons exactement l’inverse : on pousse des citoyens à aller se battre et simultanément, Facebook autorise les appels au meurtre de militaires et de dirigeants russes. Voilà pour les valeurs qui nous inspirent.
        Dans certains services de renseignement, on voit cette décision irresponsable comme une manière d’utiliser la population ukrainienne comme chair à canon pour combattre la Russie de Vladimir Poutine. Il fallait laisser ce genre de décision meurtrière aux collègues du grand-père de d’Ursula von der Leyen. Il aurait été plus judicieux d’engager des négociations et ainsi obtenir des garanties pour les populations civiles que d’ajouter de l’huile sur le feu. Il est facile d’être combatif avec le sang des autres…
        La maternité de Marioupol
        Il est important de comprendre au préalable que ce n’est pas l’armée ukrainienne qui assure la défense de Marioupol, mais la milice Azov, composée de mercenaires étrangers.
        Dans son résumé de la situation du 7 mars 2022, la mission russe de l’ONU à New York déclare que « Les habitants rapportent que les forces armées ukrainiennes ont expulsé le personnel de l’hôpital natal n°1 de la ville de Marioupol et ont installé un poste de tir à l’intérieur de l’établissement. »
        Le 8 mars, le média indépendant russe Lenta.ru, publie le témoignage de civils de Marioupol qui racontent que la maternité a été prise par les milices du régiment Azov, et en ont chassé les occupants civils en les menaçant de leurs armes. Ils confirment ainsi les déclarations de l’ambassadeur russe quelques heures plus tôt.
        L’hôpital de Marioupol occupe une position dominante, parfaitement adéquate pour y installer des armes antichars et pour l’observation. Le 9 mars, les forces russes frappent le bâtiment. Selon CNN, il y aurait 17 blessés, mais les images ne montrent aucune victime dans les locaux et rien ne montre que les victimes dont on parle sont liées à cette frappe. On parle d’enfants, mais en réalité, on ne voit rien. C’est peut-être vrai, mais c’est peut-être faux… Ce qui n’empêche pas les dirigeants de l’UE d’y voir un crime de guerre… Ce qui permet, juste après, à Zelensky de réclamer une zone d’interdiction de vol au-dessus de l’Ukraine…
        En réalité, on ne sait pas exactement ce qui s’est passé. Mais la séquence des événements tend à confirmer que les forces russes ont frappé une position du régiment Azov et que la maternité était alors libre de tout civils.

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        Le problème est que les milices paramilitaires qui assurent la défense des villes sont encouragées par la communauté internationale à ne pas respecter les usages de la guerre. Il semble que les Ukrainiens ont rejoué le scénario de la maternité de Koweït City en 1990, qui avait été totalement mise en scène par la firme Hill & Knowlton pour un montant de 10,7 millions de dollars afin de convaincre le Conseil de Sécurité des Nations Unies d’intervenir en Irak pour l’opération Desert Shield/Storm.
        Les politiciens occidentaux ont d’ailleurs accepté les frappes contres civils du Donbass pendant huit ans, sans adopter aucune sanction contre le gouvernement ukrainien. Nous sommes depuis longtemps entrés dans une dynamique où les politiques occidentaux ont accepté de sacrifier le droit international à leur objectif d’affaiblir à la Russie.
        TROISIÈME PARTIE : CONCLUSIONS
        En tant qu’ex-professionnel du renseignement, la première chose qui me frappe est l’absence totale des services de renseignement occidentaux dans la représentation de la situation depuis une année. En Suisse, on a reproché aux services de ne pas avoir fourni une image correcte de la situation. En fait, il semble que dans tout le monde occidental, les services aient été débordés par les politiques. Le problème est que ce sont les politiques qui décident : le meilleur service de renseignement du monde est inutile si le décideur ne l’écoute pas. C’est ce qui s’est passé lors de cette crise.
        Cela étant, si certains services de renseignement avaient une image très précise et rationnelle de la situation, d’autres avaient manifestement la même image que celle propagée par nos médias. Dans cette crise, les services des pays de la « nouvelle Europe » ont joué un rôle important. Le problème est que, par expérience, j’ai constaté qu’ils étaient extrêmement mauvais sur le plan analytique : doctrinaires, ils n’ont pas l’indépendance intellectuelle et politique nécessaire pour apprécier une situation avec une «qualité» militaire. Il vaut mieux les avoir comme ennemis que comme amis.
        Ensuite, il semble que dans certains pays européens, les politiques ont délibérément ignoré leurs services pour répondre de manière idéologique à la situation. C’est pourquoi, cette crise a été irrationnelle dès le début. On observera, que tous les documents qui ont été présentés au public lors de cette crise l’ont été par des politiques sur la base de sources commerciales…
        Certains politiciens occidentaux voulaient manifestement qu’il y ait un conflit. Aux États-Unis, les scénarios d’attaque présentés par Anthony Blinken au Conseil de Sécurité n’étaient que le fruit de l’imagination d’un Tiger Team travaillant pour lui: il a fait exactement comme Donald Rumsfeld en 2002, qui avait ainsi « contourné » la CIA et les autres services de renseignement qui étaient beaucoup moins affirmatifs sur les armes chimiques irakiennes.
        Les développements dramatiques dont nous sommes les témoins aujourd’hui ont des causes que nous connaissions, mais que nous avons refusés de voir :
        – sur le plan stratégique, l’expansion de l’OTAN (que nous n’avons pas traité ici) ;
        – sur le plan politique, le refus occidental de mettre en œuvre les Accords de Minsk ;
        – et sur le plan opératif, les attaques continues et répétées des populations civiles du Donbass depuis ans et la dramatique augmentation de la fin février 2022.
        En d’autres termes, nous pouvons naturellement déplorer et condamner l’attaque russe. Mais NOUS (c’est-à-dire : les États-Unis, la France et l’Union européenne en tête) avons créé les conditions pour qu’un conflit éclate. Nous témoignons de la compassion pour le peuple ukrainien et les deux millions de réfugiés. C’est bien. Mais si nous avions eu un minimum de compassion pour le même nombre de réfugiés des populations ukrainiennes

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        du Donbass massacrées par leur propre gouvernement et qui se sont accumulés en Russie

        1. Donbass est une question ouverte. On réserve généralement ce terme à des cas de plus grande ampleur (Holocauste, etc.), néanmoins, la définition qu’en donne la Convention sur le génocide, est probablement suffisamment large pour s’y appliquer. Les juristes apprécieront.
          Clairement, ce conflit nous a conduit dans l’hystérie. Les sanctions semblent être devenues l’outil privilégié de nos politiques étrangères. Si nous avions insisté pour que l’Ukraine respecte les Accords de Minsk, que nous avions négocié et cautionné, tout cela ne serait pas arrivé. La condamnation de Vladimir Poutine est aussi la nôtre. Rien ne sert de pleurnicher après coup, il fallait agir avant. Or, ni Emmanuel Macron (comme garant et comme membre du Conseil de Sécurité de l’ONU), ni Olaf Scholz, ni Volodymyr Zelensky n’ont respecté leurs engagements. En définitive, la vraie défaite est celle de ceux qui n’ont pas de parole.
          L’Union européenne a été incapable de promouvoir la mise en œuvre des accords de Minsk, au contraire, elle n’a pas réagi lorsque l’Ukraine bombardait sa propre population dans le Donbass. L’eût-elle fait, Vladimir Poutine n’aurait pas eu besoin de réagir. Absente de la phase diplomatique, l’UE s’est distinguée en alimentant le conflit. Le 27 février, le gouvernement ukrainien est d’accord d’entamer des négociations avec la Russie. Mais quelques heures plus tard, l’Union européenne vote un budget de 450 millions d’euros pour fournir des armes à l’Ukraine, remettant de l’huile sur le feu. A partir de là, les Ukrainiens sentent qu’ils n’auront pas besoin d’arriver à un accord. La résistance des milices Azov à Marioupol provoquera même une relance de 500 millions d’euros pour des armes.
          En Ukraine, avec la bénédiction des pays occidentaux, ceux qui sont en faveur d’une négociation sont éliminés. C’est le cas de Denis Kireyev, un des négociateurs ukrainiens, assassiné le 5 mars par le service secret ukrainien (SBU) car il est trop favorable à la Russie et est considéré comme traître. Le même sort est réservé à Dmitry Demyanenko, ex-chef

          adjoint de la direction principale du SBU pour Kiev et sa région, assassiné le 10 mars, car trop favorable à un accord avec la Russie: il est abattu par la milice Mirotvorets (« Pacificateur »). Cette milice est associée au site web Mirotvorets qui liste les « ennemis de l’Ukraine », avec leurs données personnelles, leur adresse et numéros de téléphone, afin qu’ils puissent être harcelés, voire éliminés ; une pratique punissable dans de nombreux pays, mais pas en Ukraine. L’ONU et quelques pays européens en ont exigé la fermeture… refusée par la Rada.
          Finalement, le prix sera élevé, mais Vladimir Poutine atteindra vraisemblablement les objectifs qu’il s’était fixés. Ses liens avec Pékin se sont solidifiés. La Chine émerge comme médiatrice du conflit, tandis que la Suisse fait son entrée dans la liste des ennemis de la Russie. Les Américains doivent demander du pétrole au Venezuela et à l’Iran pour se sortir de l’impasse énergétique dans laquelle ils se sont mis : Juan Guaido quitte définitivement la scène et les Etats-Unis doivent revenir piteusement sur les sanctions imposées à leurs ennemis.
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          Des ministres occidentaux qui cherchent à faire s’effondrer l’économie russe et faire en sorte que le peuple russe en souffre, voire appellent à assassiner Poutine, montrent (même s’ils sont partiellement revenus sur la forme de leurs propos, mais pas sur le fond !) que nos dirigeants ne valent pas mieux que ceux que nous détestons. Car, sanctionner des athlètes russes des jeux para-olympiques ou des artistes russes n’a strictement rien à voir avec une lutte contre Poutine.
          Ainsi, nous reconnaissons donc que la Russie est une démocratie puisque nous considérons que le peuple russe est responsable de la guerre. Si ce n’est pas le cas, alors pourquoi cherchons-nous à punir toute une population pour la faute d’un seul ? Rappelons que la punition collective est interdite par les Conventions de Genève…
          La leçon à tirer de ce conflit est notre sens de l’humanité géométrie variable. Si nous tenions tellement à la paix et à l’Ukraine, pourquoi ne l’avons-nous pas plus encouragée à respecter les accords qu’elle avait signés et que les membres du Conseil de Sécurité avaient approuvés ?
          L’intégrité de médias se mesure à leur volonté à travailler selon les termes de la Charte de Munich. Ils avaient réussi à propager la haine des Chinois lors de la crise de la Covid et leur message polarisé conduit aux mêmes effets contre les Russes. Le journalisme se dépouille de plus en plus du professionnalisme pour devenir militant…
          Comme disait Goethe : « Plus grande est la lumière, plus noire est l’ombre ». Plus les sanctions contre la Russie sont démesurées, plus les cas où nous n’avons rien fait mettent en évidence notre racisme et notre servilité. Pourquoi aucun politicien occidental n’a-t-il réagi aux frappes contre les populations civiles du Donbass durant huit ans ?
          Car finalement, qu’est-ce qui rend le conflit en Ukraine plus blâmable que la guerre en Irak, en Afghanistan ou en Libye ? Quelles sanctions avons-nous adopté contre ceux qui ont délibérément menti devant la communauté internationale pour mener des guerres injustes, injustifiées, injustifiables et meurtrières? A-t-on cherché à «faire souffrir» le peuple américain qui nous avait menti (car c’est une démocratie !) avant la guerre en Irak ? Avons-nous seulement adopté une seule sanction contre les pays, les entreprises ou les politiciens qui alimentent en armes le conflit du Yémen, considéré comme la «pire
          catastrophe humanitaire au
          monde » ? Avons-nous sanctionné les
          européenne qui pratiquent la torture la plus abjecte sur leur territoire au profit des
          États-Unis ?
          Poser la question c’est y répondre… et la réponse n’est pas glorieuse.
          Jacques Baud

      2. Votre source est douteuse. En abrogeant la loi sur les langues régionales (uk), la Rada (Parlement) retire au russe (comme au roumain, au hongrois et au tatar de Crimée) le statut de langue officielle dans 13 des 27 régions (essentiellement au sud et à l’est du pays). Cela implique, non seulement que tous les documents officiels doivent être rédigés uniquement en ukrainien, mais aussi que les cours dans les écoles ne doivent être dispensés qu’en ukrainien, que tous les noms de ville et autres noms propres doivent suivre l’orthographe et la prononciation ukrainienne ce qui serait mal vécu par la population russophone d’Ukraine. La loi ne sera pas appliquée et, le 28 février 2014, le président par intérim Tourtchynov y opposera son véto.

  9. Je me suis fais cette réflexion en voyant VP prendre des sanctions économiques contre la bande à bidet 😀

    Réciprocité, symétrie, médiatisation, sarcasme, ironie.

    Ils faut donc continuer à médiatiser l’empire du Mal et donner les moyens informationnels aux populations occidentales, afin qu’elles deviennent le plus gros souci des Menteurs.

    Augmenter la dose, griller des infos précieuses, concomitamment avec la dégradation des conditions de vie en occident.

    Sinon, penser à perdre ce qu’on ne peut garder au profit de l’ennemi de notre Ennemi, avant de se le faire prendre par l’Ennemi.

    Médiatiser beaucoup plus le triage des nazis dans les chaudrons, créer un site web pour préparer le procès, publier quelques pièces et beaucoup d’image…

    Il faut des ukrainiens qui virent des nazis, appelant des russes à l’aide, allez, faut du gras, du grossier: la finesse est faiblesse face aux boeufs.

      1. Bon, question de noob: les missiles hypersoniques, ce qui les rends flippants c’est la capacité de pilotage.

        L’IA qui pilote ces requins volants n’est elle pas capable d’intercepter nos ICBM ?

        1. Poser la question c’est y répondre. Mais pas forcément pour une question d’IA.

  10. décidément , je vais finir , par croire que l’état major russe lis mes commentaires sur st 51 ?

      1. Bon ben je vais arrêter de poster :):):)
        De toute façon ce n’est pas moi qui post, c’est mes mains. Je m’explique tout mon être est une démocratie. Donc chaque membre fais ce qu’il veut sans demandé l’avis du patron. Je ne sais pas si un tel argumentaire passera devant un tribunal d’exception????

        1. Le trouble mental risque d’être peu considéré vu l’état des donneurs d’ordre 🙁

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