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Tension extrême à la frontière syro-turque

Une extrême tension règne aux frontières syro-turque depuis l’incident délibéré du 22 juin au cours duquel un avion de combat turc de type Recce  F-4E Phantom II a été abattu par la DCA syrienne près du littoral syrien.

La Turquie est en train de renforcer son dispositif militaire sud avec la Syrie, déjà assez conséquent depuis quelques mois, puisque la Turquie du premier ministre Erdogan et de son étrange ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu n’a cessé de faire monter la pression sur les marches septentrionales syriennes en armant et en assistant les groupes de combattants anti-gouvernementaux syriens mais également étrangers à s’infiltrer et s’exfiltrer dans ce pays.

Deux jours après la destruction de l’appareil de combat turc par la DCA syrienne, un commando formé d’officiers turcs des forces spéciales et du renseignement turc (Milli Istibarat Servici) encadrant des combattants syriens , libyens, libanais et jordaniens a mené une opération de représailles et s’est accroché avec l’armée syrienne au Nord de la localité de Alep, notamment à Daret Azza et près d’un barrage militaire à Kafar Halab faisant au moins 16 morts dans les rangs des forces armées syriennes.

La Syrie a déployé depuis des mois des batteries de missiles balistiques SCUD et l’élite de ses troupes près des frontières avec la Turquie afin de dissuader ce pays de l’alliance atlantique d’une quelconque action militaire d’envergure.

Hier, un haut représentant de l’armée syrienne libre (ASL), l’une des principales instances représentant l’opposition syrienne armée, a déclaré que près de 170 chars de combat de première ligne de l’armée régulière syrienne sont arrivés dans une zone d’attente  au Nord d’Alep,

Par ailleurs, la défection d’un pilote de l’armée de l’air syrienne à bord d’un avion de type Mig-21 jeudi dernier a contraint l’état-major syrien à durcir les procédures d’accès aux appareils. Cependant, il n’y a eu aucun ordre d’immobiliser les appareils au sol puisque l’ensemble des analystes des renseignements des forces aériennes syriennes s’attendent à une confrontation avec Israël au niveau du plateau du Golan et de l’Anti-Liban.

On estime que les forces aériennes syriennes ne représentent aucun problème face à l’aviation de combat  et les systèmes de brouillage de l’Otan. Par contre, les défenses anti-aériennes et côtières représentent un réel danger pour un agresseur potentiel.  D’autant plus qu’en plus des systèmes d’armes russes, sont venus s’ajouter des systèmes chinois et iraniens, voire nord-coréens.

Pour le moment, les turcs semblent vouloir continuer à jouer les trouble-fêtes. Leurs provocations sont loin de se restreindre à des tentatives de violation de l’espace aérien syrien mais incluent des tentatives d’infiltration d’armes et de combattants, des opérations clandestines, le sabotage, l’organisation de fausses attaques, la défection d’officiers syriens, le brouillage radio et la propagande.

La Syrie n’est pas le seul pays à subir les provocations turques. Depuis des années, la Grèce, pourtant membre de l’Otan subit des provocations aériennes et maritimes de la part de la Turquie.

Membre de l’alliance atlantique et fidèle alliée des Etats-Unis et d’Israël, surtout depuis l’arrivée au pouvoir des “islamistes” mutant version Erdogan, Ankara tente de se trouver une place au soleil en s’inscrivant à fond dans la nouvelle stratégie américaine d’hégémonie dans la région.

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