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Le président syrien accuse la Turquie de soutenir le terrorisme dans son pays

Intervenant presque simultanément avec l’annonce de la découverte des corps des deux pilotes de chasse turcs portés disparus depuis que leur appareils a été abattu par la DCA syrienne près du littoral syrien, Le président de la république arabe de Syrie, Bachar al-Assad a accusé dans un entretien avec un journal turc la Turquie de fournir un soutien logistique aux “terroristes” syriens-dénomination officielle syrienne de l’armée syrienne libre et des groupes armés qui lui sont alliés-tout en exhortant le premier ministre turc Tayep Reçep Erdogan à s’abstenir de s’ingérer de manière flagrante dans les affaires intérieures syriennes.
“La volonté de la Turquie de vouloir s’imiscer dans les affaires intérieures de la Syrie l’a placé dans une position qui a malheureusement fait d’elle une partie prenante dans toutes les activités sanglantes” en Syrie,a-t-il dit dans un entretien accordé au quotidien Cumhuriyet, dont la deuxième partie a été publié aujourd’hui. Dans un premier temps, le président syrien a affirmé regretter l’incident du 22 juin en espérant que ce dernier ne conduira les deux pays à un conflit armé et en précisant que ses forces croyaient avoir affaire à un avion israélien et non pas turc.

Le président syrien a poursuivi ses accusations contre son voisin septentrional en assénant que “La Turquie a fourni tout soutien logistique aux terroristes qui ont tué notre peuple”. Al-Assad est confronté depuis mars 2011 à une révolte populaire sans précédent dans l’histoire contemporaine de la Syrie dans laquelle des pays comme la Turquie, Israël, l’Arabie Saoudite, Le Royaume-Uni, la France, Le Qatar, la Jordanie, l’Iran, les Etats-Unis, la Chine et la Russie jouent des rôles de premier plan.

Le président syrien a en outre accusé le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui a vigoureusement attaqué la politique de Damas, d’agir par “instincts sectaires”, ce qui attise le conflit en Syrie, selon lui. Cette allusion au caractère sectaire des motivations du premier ministre turc est une probable référence à l’appartenance de ce dernier à un mouvement proche ou inspiré des frères musulmans. Ces derniers voient d’un oeil hostile l’influence iranienne sur une partie du Moyen-Orient.

D’après une source d’information israélienne, le cercle proche du président syrien est convaincu qu’il peut venir à bout de la contestation armée en deux mois si le président accepte de retirer le commandement militaire à la vieille garde et le remplacer par des milices armées. On ne sait si cette information traduit une quelconque vérité ou un message de guerre psychologique visant la cohésion des premiers cercles de l’armée.

Pour l’instant et malgré les premiers effet d’un overstretching des unités militaires syriennes éparpillées entre quatre fronts hostiles, le moral des officiers est assez satisfaisant et tous n’attendent que d’en découdre avec l’armée israélienne sur les hauteurs du Golan, plateau stratégique occupé et annexé par Israël.

Réunis à Genève samedi 30 juin, les chefs de diplomatie des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu, dont la Russie, ainsi que plusieurs pays de la région, se sont entendus sur les principes de règlement de la crise syrienne. Ces derniers comprennent notamment la création d’un gouvernement de transition qui puisse inclure des représentants de l’ensemble des parties au conflit.

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