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Syrie: Moscou bouge un pion, le Grand jeu continue

Une flottille russe de deux destroyers et trois navires de transport et de débarquement de troupes ont quitté leurs bases d’attache en Arctique et en Mer noire et il se précise que certains de ces bâtiments de guerre de la marine russe se dirigent vers les eaux chaudes de la Méditerranée orientale.

Après avoir été mise en situation d’échec depuis 2003, la Syrie risque fort de se retrouver en échec et mat. Un tel cas de figure menace directement l’Iran mais également la Russie.

La Russie a annoncé hier qu’une flotte de 11 navires de guerre se dirige actuellement en Méditerranée orientale, avec une escale dans un port syrien. Des centaines de fusillers-marins sont à bord des navires de transport de troupes.

La présence au sein de cette flotte d’un chasseur de sous-marins pourrait être une première réponse à la multiplication de submersibles de pays de l’OTAN en face des côtes syriennes.

Ce n’est pas la première fois que la Russie envoie des détachements navals en Syrie où elle dispose de facilités au niveau du port de Tartous. Entre Décembre 2011 et février 2012, le plus grand porte-avions nucléaire russe l’Amiral Kuznetsov y a fait escale. La Méditerranée orientale est devenue un enjeu depuis la découverte de gisement de gaz au large du littoral syro-libanais et chypriote (Léviathan) que les Etats-Unis, Israël et la Turquie convoitent.

Mais c’est bien la première fois depuis le début de troubles en Syrie que la Russie fait montre d’un étalage de force. Ce mouvement est considéré comme un message clair de la part de Moscou à destination des capitales soutenant les rebelles syriens que la Russie tient fermement à conserver son rôle pré-éminent dans une quelconque résolution de la crise syrienne, quel que soit le résultat.

Ce nouveau mouvement russe dans l’échiquier fort complexe de la Méditerranée orientale intervient alors que des officiels à Moscou ont déclaré publiquement interrompre les livraisons d’armes à la Syrie jusqu’à la résolution de la crise. La crainte d’un embargo aérien et maritime contre la Syrie ont conduit les russes à prendre les devants dans un jeu dont l’enjeu dépasse largement le cadre régional moyen-oriental puisqu’il relève d’un cadre mondial dans lequel les intérêts des plus grandes puissances mondiales sont menacés.

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