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Bouleversement politique en Egypte: les éléments de la prochaine guerre du Moyen-Orient se mettent en place

Les récents développements au Moyen-Orient ne laissent plus aucun doute sur l’imminence d’une guerre majeure impliquant l’ensemble de la région. Ainsi la détérioration de la situation sécuritaire au Sinaï, le remplacement des dirigeants de l’armée égyptienne, l’état de guerre entre la Turquie et la Syrie, les duels d’artillerie au-dessus de la frontière syro-jordanienne  et la concentration des forces israéliennes au Golan et près de la frontière libanaise offrent de troublantes réminiscences avec la situation prévalant dans cette région peu avant la guerre d’octobre 1973.  Mais cette fois-ci, presque tous les acteurs du Moyen-Orient, d’Eurasie, de la péninsule arabique  sont partie prenante de ce conflit. 

Un coup de  tonnerre au dessus des Pyramides! Le président égyptien M. Morsi a mis à annulé une “déclaration constitutionnelle” donnant des prérogatives politiques étendues  aux forces armées égyptiennes et procédé à la mise à la retraite du Maréchal Hussein Tantatoui, ministre de la défense et chef de l’Etat de facto après la démission de l’ex-Rais Hosni Moubarak et son remplacement par Abdel Fettah Al-Sissi, le chef du renseignement militaire. Le président égyptien a également nommé un vice président en la personne d’un magistrat. Ce bouleversement intervient alors que la situation au Sinaï semble se détériorer: les accrochages entre militaires égyptiens et groupes armés sont non seulement devenus quotidiens depuis une semaine mais cette situation a contraint l’armée égyptienne à réinvestir le Sinaï et à y placer des blindés et des avions de combat en opposition avec les Accords de Camp David de 1979. Les israéliens font semblant de laisser faire mais au fond redoutent les capacités avérées du président égyptien à manoeuvrer en long et en large. Est-ce une tentative subreptice de réarmer le Sinaï qui motive Morsi?

Ces développements interviennent alors que l’Iran se prépare à la guerre ultime que les conseillers de Netanyahu souhaitent hâter en tentant de forcer la main à un président américain confronté à une échéance électorale importante. En Syrie et au Liban, l’on s’attend au pire puisque l’on sait que l’épilogue du “printemps arabe” dans sa cuvée 2012 comportera une importante démonstration balistique supérieure à celle des missiles Scud lancé par Saddam Hussein en 1991 sur Israël.

En Iran, des informations font état de la nomination par le guide suprême de la Révolution, Ali Khamenei de douze successeurs immédiats en cas de conflit dans ce qui s’apparente à l’installation d’un équivalent du Doomsday Government américain. Cette démarche inédite démontre la profonde inquiétude des officiels iraniens quant à l’imminence d’une attaque US. Au point où l’armée iranienne n’a pas été autorisée à participer aux opérations de sauvetage dans les régions affectées par un séisme cette semaine.

En Israël, les cercles financiers poussent à la guerre en attendant l’organisation conjointe avec les Etats-Unis d’un exercice majeur auquel participeront des milliers de militaires US  en vue de simuler une attaque de missiles émanant de trois fronts à la fois.

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