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La ville de Banu Walid bombardée par les milices libyennes

Au moment où des médias occidentaux tentent de créer un buzz sur l’usage non encore confirmé de bombes à sous-munitions par l’Armée arabe de Syrie au Nord d’Alep et non loin des frontières turques, la ville libyenne de Banu Walid, l’une des seules à avoir bravé la loi de la jungle prévalant en Libye depuis des mois fait face à de violents bombardements incluant l’usage d’armes chimiques.

Sous prétexte de venger la mort de l’un de leurs miliciens ayant participé dans le lynchage du colonel Gaddafi, les milices armées de Misrata, la ville la plus unanimement haïe dans toute la Libye se sont lancées, avec l’aide d’autres milices et de forces devant servir à créer l’ossature de la future armée libyenne  dans une guerre contre la ville de Banu Walid. Les véritables raisons de cette attaque remontent très loin dans le temps puisque une vieille querelle envenime les relations entre les deux villes depuis 1919.

Le Chef des milices armées de Banu Walid, ville qui tire sa force de la puissante confédération tribale des Warfla, l’une des plus redoutables de Libye a juré de défendre la ville contre les milices de Misrata et leurs alliées du “Bouclier de Libye”. D’après des sources bien introduites à Tripoli, Misrata aurait acheté l’aval du Congrés général libyen, plus haute autorité actuelle à coup de millions de dollars fournis par des pays tiers afin de voter une décision ordonnant l’entame d’opérations militaires contre Banu Walid.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, la ville résiste toujours aux bombes et aux roquettes des milices rivales.

 

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