Afrique du Nord Algérie armée algérienne locales mafia pègre politique

Municipales algériennes: un remède toxique

Municipales et locales en Algérie: très faible taux de participation (officiel: 44%, mais le chiffre réel est bien en deçà de ce taux) traduisant encore une fois l’apathie totale des populations vis-à-vis de la chose politique. Cette dernière est de plus en plus dominée par la pègre et ses relais financiers au sein des appareils d’État. En voulant administrer un remède (remettre en selle le parti ‘historique’ en référence au Mexique et au Japon), le pouvoir algérien risque de provoquer lui-même ce dont il craint le plus depuis deux ans: une révolte. Même si l’enjeu des locales est quasiment nul en ce qui concerne la posture stratégique du pays, plutôt menacé par l’effondrement étatique au sud de ses frontières, les militaires ont été manipulés à des fins obscures en les faisant voter contre toute logique…Pourquoi? Cette affaire a soulevé une série d’incohérences échappant à toute analyse rationnelle. Est-ce le péril dans la région qui a fait réagir l’armée et l’a contraint de se mêler des mairies? Non. Où est-ce une dérive nostalgique d’une partie des tenants d’un pouvoir composé essentiellement de “jeunes” septuagénaires? Il s’agit plus probablement d’une opération clandestine menée par une partie occulte (il serait plus juste de la qualifier d’affairiste) des services de renseignements visant directement la destruction ou du moins le discrédit du corps de bataille de l’armée algérienne. Un feuilleton à suivre.

Publicités

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.