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Conflit au Moyen-Orient: l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis parle d’une “ligne rouge”…

Les choses se précipitent au Levant malgré l’apparent statu quo marqué par une stagnation des combats en Syrie, un risque réel de contagion du conflit au Nord-Liban, la résurgence de la revendication nationale kurde et l’état d’alerte maximum en Israël. Des médias évoquent de plus en plus ouvertement une probable intervention de l’Otan alors que l’état-major israélien espère que le conflit en cours en Syrie depuis plus de 20 mois puisse permettre un affaiblissement suffisant de  l’armée syrienne régulière et la réduction de ses capacités pour agir ouvertement.

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision américaines Fox News, Ambassadeur Bernstein Oren

Michael Bernstein Oren, ambassadeur  l’Etat d’Israël aux Etats-Unis d’Amérique, a explicitement évoqué une ‘Red Line’ (ligne rouge) à ne pas dépasser par le régime syrien sous peine de se voir attaqué de l’extérieur. Pour Oren, cette ligne rouge est le fait pour Damas de transférer des vecteurs chimiques ou toute arme non-conventionnelle au Hezbollah libanais. Cela créerait une “réalité nouvelle” au Moyen-Orient, c’est-à-dire, un bouleversement des rapports stratégiques au détriment d’Israël. Chose inacceptable pour Tel-Aviv et son puissant protecteur après tant d’efforts, de conflits, de blocus, de guerres économiques  et de “révolutions colorées”  visant à renforcer et à étendre la domination stratégique de l’État dit hébreu dans son environnement immédiat et intermédiaire.

Il est à rappeler que c’est les services secrets israéliens qui ont évoqué pour la première fois une activité suspecte dans le domaine chimique en Syrie et notamment le déplacement d’ogives contenant du gaz Sarin susceptibles d’être portées par des vecteurs aériens et balistiques. Malgré les dénégations de Damas, une campagne médiatique laquelle n’est pas sans rappeler celle qui a précédé l’invasion de l’Irak en 2003 est en train d’exploiter ce thème à des fins politiques et ce, à la veille de la tenue de la troisième réunion ministérielle de la Conférence des “Amis de la Syrie”, prévue le 12 décembre à Marrakech, au Maroc où l’on s’attend à une reconnaissance de la nouvelle coalition patchwork sous patronage international  représentant ou sensée représenter la rébellion.

En tout état de cause, les unités d’élite de l’armée israélienne au Golan et près des frontières libanaises, dont on a rapporté qu’elles se préparent depuis des mois à une guerre avec la Syrie, où à une extension paroxystique du domaine de la lutte menée depuis des décennies contre l’un des derniers sinon le dernier pays arabe à être techniquement en guerre avec Tel-Aviv, s’attendent à tout moment à une évolution dramatique de la situation sur le plan régional. En tant qu’historien, Michael Oren ne peut ignorer cela.

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