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Un commando des SAS britanniques à la poursuite de Mokhtar Belmokhtar

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Le chef terroriste Algérien Mokhtar Belmokhtar, né présumé en 1972 à Bennoura, Wilaya de Ghardaïa. A rejoint l’Afghanistan bien après le retrait russe en 1988 au moment où les anciens Moudjahidines s’entretuaient dans un affreuse guerre civile. Blessé à l’oeil droit au cours d’une séance d’entraînement en 1992, il retourne en Algérie où il tente sa chance dans de petits boulots avant de rejoindre la contrebande des cigarettes, des carburants et pour finir des armes. Il deviendra vite l’un des contrebandiers les plus connus du Sahara. Il se maintiendra toujours difficilement au sein du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) qui devient l’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) après une allégeance au chef terroriste Oussama Ben Laden. Surnommé le Djin, il a échappé à une vingtaine de fois à l’armée algérienne au Sahara et aux commandos occidentaux au Nord-Mali depuis 2005.

Il semble que les déboires du contrebandier et apprenti terroriste Mokhtar Belmokhtar, dit Belaouar alias le Djin dit le Borgne viennent de commencer malgré une carrière de 15 ans dans la contrebande transfrontalière, les trafics en tous genres et le terrorisme. Après la spectaculaire prise d’otages du site gazier de Tiguentourine près d’In Aménas dans le sud-est de l’Algérie par un commando terroriste composés de tunisiens, d’égyptiens, de libyens et de yéménite parmi lesquels se trouvait un canadien ayant brièvement fait parti de Blackwater, Londres a décidé d’envoyer à ses trousses au Nord-Mali des unités de tueurs professionnels des SAS (Special Air Service). Le Royaume-Uni tente de frapper d’une pierre deux coups: d’un côté, il poursuit celui qu’il juge responsable de l’attaque contre le géant britannique BP (British Petroleum) et causé la mort de ressortissants britanniques; de l’autre, c’est un bon prétexte de fourrer son nez dans la fourmilière saharo-sahélienne et le jeu politique complexe des pays régionaux dans ce contexte.

Comme prévu, les forces françaises au Mali qui commençaient à s’épuiser bénéficient d’un nouveau souffle grâce à la gigantesque machine logistique US (le transport des troupes entre Istres et le Mali n’est que l’infime partie de cette coopération). Les forces spéciales françaises ne sont pas seules sur le terrain:  des forces spéciales US et britanniques sont déjà à pied d’œuvre dans le sud libyen, au Burkina et au Mali.

Belmokhtar que nous avons rencontré incidemment en 2006 alors qu’il n’était que l’un des plus grands contrebandiers du Sahara est également dans le collimateur direct de l’armée algérienne qui ne lui pardonnera jamais d’avoir permis à des terroristes étrangers d’intégrer son organisation et de jouer ainsi le jeu de puissances hostiles prétextant la menace terroriste pour intervenir au sud de ses frontières dans le cadre d’une guerre dont les principaux objectifs sont l’or (le Mali en est le troisième producteur au monde), l’uranium et un potentiel d’hydrocarbures. Nos sources assurent qu’Alger a décidé de son élimination.

Pour notre part, nous ne pouvons que rester étonnés par la capacité des médias mainstream à créer un ennemi de toutes pièces. Même s’il dispose d’une réelle capacité de nuisance et a rejoint depuis longtemps les rangs des organisations terroristes, Belmokhtar ne dispose certainement pas de cette étoffe que veulent lui coller certains. D’une timidité déconcertante, presque effacé, Belmokhtar est avant tout un contrebandier ayant versé dans le terrorisme. Il a tenté au moins une fois de bénéficier des dispositions de la loi portant Concorde civile et ré-intégrer la vie normale, notamment après avoir contracté mariage avec la fille d’un grand notable touareg du Nord-Mali. Sans résultat puisque des rivalités internes et des manœuvres de certains ex-acolytes ambitieux au sein de l’AQMI l’on fait revenir à la criminalité transfrontalière et contraint à créer sa propre phalange. Ce qui étonne dans l’épisode d’In Aménas est ses nouvelles accointances avec le dénommé Bencheneb, chef terroriste d’une organisation fantomatique baptisée “les Fils du Sahara pour la justice sociale” et dont l’un des objectifs avoués est la sécession du Sud algérien du reste du pays par la force armée. La présence de terroristes égyptiens intrigue au plus haut point, car Belmokhtar ne le faisait aucunement confiance et les vouaient aux gémonies il n’y a pas si longtemps.

Ces ingrédients pour le moins explosifs ne sont pas de nature à rassurer à Alger où c’est le branle-bas de combat. On songe même à créer de nouvelles forces spéciales qui viendraient en appoint au GIS, l’unité la plus performante du Service Action des services de renseignements.

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