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Afghanistan :  un cessez-le-feu pour l’Aïd

Le Commandemant militaire américain en Afghanistan affirme que ses forces observeront le cessez-le-feu d’une semaine conclu avec les Talibans à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd, marquant la fin du mois sacré du Ramadan. 

Officiellement, les Talibans ont annoncé unilatéralement une trêve d’une semaine à l’occasion de cette fête musulmane. 

La conclusion de ce cessez-le-feu intervient après une recrudescence sans précédent des activités militaires des Talibans en Afghanistan, une des guérillas les plus féroces et les plus déterminées au monde, en guerre depuis plus de 17 ans contre l’élite des forces militaires US, des corps expéditionnaire de l’OTAN, contre les meilleures armées privées de la planète et contre l’Armée Nationale Afghane (ANA).  

On ne sait pas si cette trêve incluera le programme de drones ultra-secret spécialisé dans la lutte contre l’implantation d’engins explosifs improvisées en amont ou encore les essais de nouveaux bombardiers sans pilote. 

Les Talibans semblent s’être adaptés aux tactiques des forces spéciales US et parviennent sans peine à avoir le dessus sur les forces locales, pourtant pléthoriques, assez bien équipées et disposant de l’appui aérien de la coalition. 

La guerre d’Afghanistan est devenu le plus long conflit dans l’histoire des États-Unis d’Amérique. Un conflit sans aucune issue possible.  

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cosworth57200
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cosworth57200

Sale temps pour les moutons.

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Afghanistan : un cessez-le-feu pour l’Aïd | Réseau International
josephhokayem
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josephhokayem

A reblogué ceci sur Histoire militaire du Moyen-Orient.

Qadimoon1330
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Qadimoon1330

Un conflit sans aucune issue possible.

Si l’issue est toute tracée, les afghans finiront par gagner
Ceux qui sont chez eux finissent toujours par triompher…ou à être exterminés

Bartleby
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Bartleby

« Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. (Marx) La malédiction afghane n’échape pas à cette maxime : « Les Afghans sont un peuple courageux, résistant et indépendant. Ils se consacrent essentiellement à l’élevage et à l’agriculture et évitent le commerce qu’ils abandonnent avec mépris aux Hindous et à d’autres habitants des villes. Pour eux, la guerre est exaltante et les soulage de leurs occupations monotones et industrieuses. (…) Le 5 janvier (1842 ndr), les Anglais quittèrent le pays, 4 500 soldats et 12 000 civils. Une journée de marche suffit à dissiper les derniers vestiges d’ordre et à mélanger les soldats et les civils en une confusion épouvantable rendant toute résistance impossible. Le froid, la neige et le manque de nourriture eurent le même effet que lors de la retraite de Moscou de Napoléon en 1812. Mais à la place des Cosaques se tenant à une distance respectable, les tireurs d’élite afghans furieux, armés de mousquets à longue portée, occupaient toutes les hauteurs et harcelaient les Anglais. Les chefs qui avaient signé la capitulation ne pouvaient ni ne voulaient retenir les tribus des montagnes. Le col de Koord-Kaboul fut le tombeau de presque toute l’armée et les quelques survivants, moins de 200 Européens, tombèrent à l’entrée du col de Jugduluk. Un seul homme, le docteur Brydon, réussit à atteindre Jalalabad et raconta l’histoire. » (F. Engels)
https://www.marxists.org/francais/engels/works/1857/08/fe18570811.htm