Analysis

La fabrique de la peur : opus 1, le tireur fou

Après la crise des gilets jaunes, la guerre psychologique.

On s’attendait à un mitraillage aveugle en plein lieu public, ou à un véhicule fou.  On a eu un tireur fou, en plein marché de Noël à Strasbourg.

“Restez chez vous”. Un classique.

A qui on imputera cet acte ?  Daech ?  Trop occupé à récupérer son pactole. Passez. Al-Qaïda ?  C’est un allié contre l’ennemi “illibéral” dans un monde non libéral. Une fantomatique organisation séparatiste ou un forcené isolé ? 

Les médias peuvent façonner la réalité.

Il se pourrait que ce soit un fait divers. Ou une opération sous faux drapeau servant les buts de la guerre psychologique que le pouvoir d’État, à distinguer du gouvernement apparent, vient de déclencher en France contre ses propres populations. 

Stratsbourg est un classique. C’est l’ABC de la guerre psychologique. Ce qui est à venir est par contre non orthodoxe.

Serrer la ceinture et se taire. Sinon c’est les chiens de guerre de la fabrique de la peur.

Les chiens de guerre du Gladio sont tous fichés S. Le tireur est connu. Ses commanditaires aussi.
Auront-ils le culot d’invoquer la menace terroriste ?
Si c’est le cas, le système est en panne sèche d’idées. 

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35 Replies to “La fabrique de la peur : opus 1, le tireur fou

  1. DÉSOLÉ il manquait la partie plus importante de l’information.
    Espagne: le gouvernement annonce la hausse de 22% du salaire minimum
    Par AFP — 12 décembre 2018 à 11:30
    La hausse la plus importante depuis 1977 : le chef du gouvernement Pedro Sanchez a annoncé mercredi que le salaire minimum mensuel espagnol passerait de 858 euros à 1050 euros brut dès 2019.

  2. Espagne: le gouvernement annonce la hausse de 22% du salaire minimum
    Par AFP — 12 décembre 2018 à 11:30
    La hausse la plus importante depuis 1977 : le chef du gouvernement Pedro Sanchez a annoncé mercredi que le salaire minimum mensuel espagnol

  3. Si je résume la situation, les vilains gilets jaunes empêchaient de vaquer tranquillement à ses occupations le bon peuple , c’est-à-dire celui ayant encore les moyens de se payer des choses dont ils n’ont absolument pas besoin, en particulier au moment des fêtes de Noël.

    Aussi, pour ce faire, le gouvernement a sorti d’emblée les grands moyens, et ce faisant, a totalement épuisé en l’espace de quatre semaines les ressources de ses forces de maintien de l’ordre, et en particulier les gendarmes qui auront été les seuls à avoir été mobilisés en permanence, les policiers le faisant exclusivement sur la base du volontariat (et comme leurs heures supplémentaires ne sont jamais payées, très peu d’entre eux pour ne pas dire aucun ont accepté de se mobiliser pour cette supposée grande cause nationale).

    Là dessus survient fort opportunément et disons les choses très clairement, je me moque royalement de la spontanéité de la chose même si d’aucuns ont dores et déjà souligné fort à propos que les fichés S bénéficient d’une bien étonnante mansuétude quand les gilets jaunes ont fait l’objet d’arrestations massives et qui plus est préventives sur des prétextes plus que douteux.

    A se demander tout de même si le fichage S ne serait pas un moyen bien commode mais à la trame bien usée de justifier, dans une ère de “transparence”, des contacts réguliers entre les dits fichés S et les agents des services de renseignement sur l’air du “vous ne pouvez pas nous soupçonner d’entretenir des relations troubles avec ces personnes, nous les tenons à l’oeil, mais ils sont trop nombreux pour que nous puissions tous les maintenir dans une surveillance suffisamment serrée pour empêcher qu’ils passent à l’acte” (moyennant quoi, au bout d’un moment, on pourrait sans doute légitimement se poser la question d’une neutralisation préventive et aussi définitive de ces dangereux individus).

    Mais, bref, si j’ai bien compris le propos général, l’idée serait donc de faire rentrer les gilets jaunes à la maison en causant à tout un pays une sainte frousse de seulement sortir de chez soi ? C’est vraiment une riche idée qui risque d’achever de plomber cette belle ambiance de fête que les gilets jaunes avaient déjà bien gâchée…

    Alors, bien sûr, j’ai cru comprendre que le message du gouvernement se voulait rassurant, sur l’air du “Surtout ayez peur, mais en fait n’ayez pas peur car nous avons la situation sous contrôle”, il n’empêche que le message qui risque de passer, surtout s’il est reçu par des populations craintives, ce sera surtout “Ayez très peur !”. Ce qui est fort dommage pour le gouvernement, c’est que les plus craintifs ne se trouvent pas parmi les gilets jaunes, mais bien parmi les gens appartenant à la population aisée, ces mêmes gens que la simple vue de gilets jaunes demandant à pouvoir vivre dignement indisposaient au plus haut point, leur ôtant tout appétit de consommation.

    En marche vers du désordre, encore du désordre, toujours plus de désordre ?

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