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La phrase du mois: “”Nous ne sommes pas un pays qui agit dans la pénombre”

Invraisemblable il y a quelques années, la petite phrase de Moshe Yaalon, vice-premier ministre de l’État d’Israël selon laquelle ce pays “n’agit pas dans la pénombre” résume à elle seule le degré de désarroi de la classe dirigeante israélienne dans un monde de plus en plus suspicieux à l’égard d’un pays qu’on voulait présenter comme une oasis de démocratie dans un océan hostile de régimes à poigne.

L’ironie du sort a voulu que cet État qui se veut théocratique agnostique a presque réussi à démanteler l’ensemble des pays de son voisinage ouvertement hostiles  à son idéologie.

Indubitablement, l’affaire Ben Zygier, un juif australien de 34 ans recruté par le Mossad (renseignement extérieur israélien) et mort en détention préventive secrète dans des conditions qui ne seront jamais élucidés en Israël, dérange au plus haut point Tel-Aviv dans la mesure où elle jette moins une maigre lumière sur l’usage normalisé et systématique de la torture en Israël mais surtout l’ampleur des moyens utilisés pour le recrutement d’agents dans l’intense guerre clandestine menée contre l’Iran et ses programmes de développement industriels.

L’évocation de la pénombre jette un trouble sur les déclarations du vice premier ministre  israélien. Car la pénombre est un des éléments constitutifs des mythes fondateurs de la politique israélienne, pour reprendre un des titres phare de l’intellectuel français Roger Garaudy.

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