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Péninsule Coréenne: Angry Birds…

Selon ce qu’ont rapporté des médias sud-coréens, l’aviation de la Corée du Nord a effectué ces derniers jours quelques 700 sorties dans ce qui s’apparente à l’une des plus grandes démonstrations de force de Pyongyang pour contrer des exercices conjoints entre les Etats-Unis d’Amérique et son protectorat du Sud.

Kim Jong Un considère en effet l’exercice conjoint entre les Etats-Unis d’Amérique et la Corée du Sud baptisé “Key Resolve” comme une tentative d’invasion.

Angry Birds

L’agence Sud-coréenne Yonhap a repris les propos d’une source militaire anonyme selon laquelle le nombre de missions de vol effectuées par les avions militaires Nord-Coréens est à une échelle sans précédant au premier jour de l’exercice “Key Resolve”.

Des dizaines d’avions de combat de tous types et des hélicoptères de l’Armée Nordiste survolent en permanence l’espace aérien situé au delà de la zone démilitarisée entre les deux Corée.  Cette frénésie d’activités militaires inquiète au plus haut point Tokyo, Séoul et Washington d’autant plus qu’elle intervient à l’issue d’une semaine de rhétorique guerrière.

L’agence officielle nord-coréenne KCNA avait annoncé la tenue de grandes manoeuvres interarmes à l’échelle du pays.

Les Etats-Unis, alliés et grands protecteurs de Séoul maintiennent-officiellement- 28 500 soldats dans le sud de la péninsule coréenne. Un chiffre que conteste Pyongyang pour lequel ce chiffre est très sous-évalué et ne tient pas compte de la présence d’ogives nucléaires US sur le sol sud-coréen.

Dans un long communiqué publié par l’agence officielle nord-coréenne KCNA, un porte-parole du ministère des Forces armées a souligné que l’accord d’armistice n’était  plus valable et que par conséquent,  la Corée du Nord n’est plus tenue par le respect de cet accord entre le Nord et le Sud qui avait mis fin à la guerre de Corée (1950-1953). Les deux pays sont techniquement en guerre puisqu’aucun Traité de Paix n’a jamais été signé entre les deux pays.

Haro sur la sorcière

Le communiqué du ministère nord-coréen des Forces armées a qualifié sans la nommer, la nouvelle présidente de Corée du Sud,Park Geun-Hye, fille d’un  dictateur à poigne  farouchement opposé au rapprochement entre le Nord et le Sud  de manipulatrice et d’autoritaire, voire de sorcière. La vieille garde Nord-Coréenne en veut particulièrement à son père, Park Chung-hee (1917-1979) troisième président de la Corée du Sud de 1962 à sa mort, que Pyongyong a tenté d’éliminer après que ce dernier ait envoyé un commando en Corée du Nord pour assassiner Kim Il Sung (15 avril 1912- 08 juillet 1994), grand père de l’actuel leader. L’opération a échoué et le commando a été retourné par les services spéciaux nord-coréens selon le Sud. Dans les faits, les soldats furent tous tués par leurs propres camarades alors qu’ils tentaient un passage en force vers la Maison bleue, nom du siège de la présidence sud-coréenne. Le 21 janvier 1968, des commandos de la Corée du Nord attaquent le palais présidentiel à Séoul. A l’issue de combats acharnés, le bilan avait fait état de 28 Nord-coréens, 68 Sud-coréens et 3 Américains tués.

La course vers la Bombe HNKmissile

Que cache l’exercice annuel “KeyResolve” que le Pentagone tente d’en minimiser l’importance en évoquant une partie virtuelle? En réalité, les provocations américaines contre la Corée du Nord n’ont jamais cessé depuis 1953. Elles sont de plus en plus sophistiquées sur le terrain en incluant un brouillage permanent des télécommunications, l’interception de tirs de fusée, l’utilisation de moyens bactériologiques, des tentatives d’utilisation d’agents doubles et une kyrielle de stations radio. L’accès très limité à Internet en Corée du Nord réduit la portée des cyberattaques et la propagande sur les réseaux sociaux.

Dans tous les cas, Kim Jong Un est furieux. Notamment après la condamnation du Conseil de Sécurité du tir d’un satellite dans l’espace et d’un essai atomique souterrain effectués par son pays.

Le leader Nord-Coréen multiplie les visites sur le terrain auprès des unités militaires. Il a ordonné l’accélération forcée de la cadence de production de bombes fissiles. Il aurait signé deux décrets sur la multiplication par cinq du nombre de centrifugeuses et donné l’ordre à ses savants de lui produire dans le délai le plus bref, une bombe à Hydrogène ou bombe à fusion.  Pour Kim Jong Un, la très nombreuse artillerie et les dizaines de sous-marins dont disposent ses forces armés sont insuffisants et seule une dissuasion thermonucléaire pourrait tenir les “envahisseurs” à l’écart.

Sur le plan international, Kim Jong Un suit de très près l’évolution du dossier nucléaire iranien et demeure en contact permanent avec la Syrie où il a dépêché il y a un peu plus de deux mois, une mission militaire d’information de haut niveau. Des conseillers techniques se sont également rendus à Myanmar (ex-Birmanie) où l’influence US commence à se faire sentir à travers la réhabilitation forcée de l’opposante Aung San Suu ky,  pour tenter de renouveler des contrats secrets d’approvisionnement en uranium. Pyongyong a assimilé, mieux que quiconque, les leçons de l’invasion de l’Irak en 2003, l’assaut contre la Libye (2011) et les menaces de guerre nucléaire au Moyen-Orient avec les risques de débordement de la guerre en cours en Syrie au point où ses écoles de guerre en font un point de fixation.

Depuis plusieurs jours, les tensions sont très vives dans la péninsule coréenne: Pyongyang a dénoncé l’armistice de 1953, brandi la menace d’une guerre thermonucléaire et averti les Etats-Unis qu’ils s’exposaient à une frappe nucléaire préventive en réponse à la recrudescence des niveaux et de la nature des provocations subies depuis 60 ans par la dernière république populaire d’Asie du Nord-est. Indubitablement, la Chine, allié de Pyongyong, laisse faire pour exprimer sa très profonde désapprobation avec la nouvelle politique asiatique du président Obama dont le principal focus demeure dirigée contre l’Empire du Milieu.

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