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Les diplomates en charge du Sahel écartés en France et en Algérie…

Alger et Paris semblent sur la même longueur d’onde en ce qui concerne l’évolution de la situation au Sahel en général et au Mali en particulier. En témoigne la mise à l’écart ou la marginalisation des diplomates en charge des questions liées au Sahel dans les deux pays.

En France, c’est une véritable purge au Quai d’Orsay avec l’éviction du sous-directeur en charge de l’Afrique de l’Ouest, Laurent Bigot, la mise à l’écart d’Elisabeth Barbier, en charge de la direction Afrique-Océan indien et le remplacement de Jean-Félix Paganon, représentant spécial pour le Sahel.

En Algérie, la direction générale Afrique du ministère des Affaires étrangères reste sans titulaire depuis que son dernier responsable a été nommé Secrétaire général du département ministériel  La sous-direction du Sahel fonctionne au ralenti et tous les dossiers liés au Sahel sont de facto gérés par le ministère délégué chargé des question Africaines et Maghrébines. Celui-ci a toutes les peines du monde à gérer le dossier malien, plus particulièrement depuis que le président Tchadien Idriss Déby Itno a envoyé en renfort aux forces françaises une brigade commandée en second par un des ses fils à l’assaut du massif des Ifoghas à l’extrême Nord du Mali.

Les deux pays ont une connaissance étendue et extensive de la nature des problèmes et autres enjeux affectant le Sahel. l’Algérie en tant que pays limitrophe et la France en tant qu’ancienne puissance tutélaire. Cependant, les meilleurs connaisseurs du dossier malien ante bellum sont écartés dans les deux pays au profit d’une approche militaire ou sécuritaire selon les cas. Une approche dont les spécialiste estiment qu’elle ne sera d’aucune utilité pour la résolution d’un problème éminemment politique qui risque de durer un autre demi-siècle dans la région.

L’énigme Sanogo

L’obscur capitaine Sanogo, auteur du putsch ayant emporté le régime de l’ex-président Amadou Toumani Touré et accéléré la sécession du Nord Mali et son contrôle par divers groupes armés demeure un mystère. Des informations sérieuses lui attribuent un salaire mensuel de 4 millions de Francs CFA soit l’équivalent de 6000 euros (7700 USD). Le capitaine putschiste ne participe pas à la campagne du Nord et se contente de la suivre à partir de Kayes. Les rares spécialistes Algériens du Mali ne le connaissent pratiquement pas. Au Quai d’Orsay, on affirme presque la même chose. Qui est Sanogo et quel est son rôle exact dans la situation que vit le Mali depuis janvier 2012?

La réponse à cette question pourrait apporter un début d’éclairage à la crise malienne.

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