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Le monde en guerre, à la veille de la 100e commémoration de la guerre 14-18

La situation dans la péninsule coréenne a atteint le seuil critique tandis que la guerre en Syrie risque d’embraser le Moyen-Orient, le Golfe arabo-persique et le Caucase du Sud.

Moins d’une année avant la 100e commémoration de la sinistre guerre 1914-1918, le monde se retrouve déjà en guerre. La formation de l’axe Damas-Téhéran-Pyongyong est désormais une réalité et n’a rien à voir avec le discours de l’ex-président George W. Bush de 2002 classant ces pays dans ce qu’il a qualifié l’axe du mal.

Des trois pays, c’est la Corée du Nord et l’Iran qui risquent le plus de mettre sérieusement à mal la nouvelle stratégie américaine de la guerre de l’arrière et sous couvert, appliquée contre des régimes réticents comme la Libye et la Syrie.

Cependant, la situation en Syrie demeure la plus importante, compte-tenu de la proximité d’Israël. Une entrée de cette entité dans la guerre entraînerait systématiquement celle de l’ensemble des pays occidentaux et leurs alliés arabes.

Derniers développements en Syrie

Les forces armées syriennes à l’exception du 61e bataillon d’artillerie de campagne ont évacué la localité de Deraa (Sud) et des zones contiguës avec la Jordanie. Des groupes rebelles devancés par les terroristes du groupe transnational Jobhet Ennosra (le front des partisans) crée par l’Arabie Saoudite et le Qatar et classé comme une organisation terroriste par Washington ont investi la ville de Deraa.

Sur le front du Nord, à Alep, le Chef de la sécurité militaire syrienne de la zone, le général Mohamed Meflah, est porté disparu. Cette défection a amené le haut commandement syrien a placer Alep sous la supervision directe des redoutables renseignements de l’armée de l’air. L’armée régulière syrienne a réussi à contrôler le centre-ville d’Alep et sa périphérie malgré l’usage par les rebelles d’obus de mortier contenant une matière chimique mortelle. L’assassinat sauvage d’un Imam dont la tête a été placée au sommet du Minaret d’une mosquée de la ville a provoqué une vigoureuse réaction de l’armée et des milices de défense populaire.

Quant à la capitale Damas, dont des locaux, notamment la faculté d’architecture, ont subi des tirs de mortier ayant entraîné la mort de 15 étudiants, le gouvernement syrien est en train d’élaborer un nouveau plan visant à contrecarrer toute tentative de paralyser une ville de plus de 4 millions d’habitants. Ce plan est en cours d’élaboration avec des experts Nord-coréens et iraniens.

Intense coopération entre Pyongyong, Téhéran et Damas

Du jamais vu depuis 1945 avec la disparition de l’axe de fer. L’intensification de la coopération entre Damas, Téhéran et Pyongyong est non seulement effectif mais de plus en plus important. La provocation US du bombardier B2 contre la Corée du Nord a été considéré par les Nord-coréens comme un casus Belli. Le déploiement dans le plus grand secret en Turquie méridionale de chasseur F-22 raptor et de bombardiers stratégiques B-2 cause des cauchemars aux généraux syriens et iraniens. La presse occidentale, dans un souci de ne pas alarmer, minimise la portée de ces conflits et les réduit à de simples “révolutions” dans le cas du monde arabe ou de “fanfaronnade” dans le cas de Pyongyong. Qui plus est, la presse mainstream sous-estime les capacités de ces pays.

Or, c’est la Russie maintenant et non pas la Chine qui estime que toute attaque contre la Corée du Nord sera considérée comme une attaque contre Moscou. Les russes sont furieux après ce qu’ils considèrent le pillage de Chypre à la suite d’une opération secrète de l’Otan déguisée en crise bancaire. Après avoir menacé d’envoyer 500 avions de combat en Syrie en cas d’intervention internationale contre la Syrie, la Russie s’est révélée derrière le troisième test atomique (dont la puissance est de loin plus importante que celle rapportée dans les médias). La Chine est extrêmement mécontente de la nouvelle stratégie de l’administration Obama et fera tout pour conserver l’atout nord-coréen. Enfin, l’Iran qui se prépare depuis deux ans à une guerre avec Israël, c’est-à-dire l’ensemble du monde, semble désormais avoir acquis l’arme nucléaire mais veut se réserver du temps pour la miniaturisation des ogives avec l’aide de pays amis, dont la Biélorussie.

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