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Conflit au Moyen-Orient: comme Staline en 41, Poutine se mure dans un silence inquiétant…

La situation au Moyen-Orient a atteint un stade d’une extrême gravité. Tous les ingrédients d’une réaction en chaîne pouvant déboucher sur un conflit mondial sont désormais réunis. La fédération de Russie, qui a défendu avec acharnement la Syrie depuis le début du conflit syrien le 15 mars 2011, semble adopter une posture hésitante et son ministre des Affaires étrangères, l’infatigable Sergueï Lavrov, a récemment déclaré lors d’une conférence de presse que son pays n’ira pas jusqu’à une confrontation militaire (avec les Etats-Unis cela s’entend) en cas d’intervention occidentale en Syrie.

Les signaux en provenance de Moscou sont de plus en plus inquiétants et traduisent moins un certain malaise qu’une sourde volonté à ne rien céder: réunions d’urgence du Conseil de la sécurité nationale, mise en alerte des Armées en Russie du Sud, mise en échec du projet britannique d’une nouvelle résolution contre la Syrie au Conseil de sécurité des Nations Unies, envoi de renforts navals en Méditerranée orientale, notamment le croiseur Moskva et contacts permanents avec l’Iran et la Syrie.

Toutefois, le signe le plus inquiétant est le mutisme actuel du Président russe Vladimir Poutine qui rappelle le fameux retrait de Joseph Staline le 28 juin 1941. Ce mutisme est révélateur à lui seul de l’état d’esprit du maître actuel du Kremlin.

La Russie a t-elle conclu un deal avec Washington via le Prince Bandar afin d’accorder aux américains une sortie honorable de ce conflit comme le prétendent plusieurs analystes? En d’autres termes, la Russie laissera les Etats-Unis effectuer des frappes aériennes limitées et ordonnera à Damas de s’abstenir d’attaquer Israël (facteur qui déclenchera systématiquement la troisième guerre mondiale) et revenir aux négociations après…Rien n’est moins sûr. L’expérience irakienne a démontré qu’une fois la machine de guerre US lancée, elle ne s’arrêtera qu’une fois le pays ciblé est totalement détruit et son régime anéanti.

Que fera alors Poutine qui est toujours en colère après son entrevue avec le Prince Bandar (surnommé Bandar-Bush et Prince des ténèbres), l’un des principaux instigateurs des guerres d’Afghanistan et d’Irak, après que ce dernier l’eut menacé d’un enfer terroriste en Tchétchénie et au Daguestan, au Caucase russe?

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5 Replies to “Conflit au Moyen-Orient: comme Staline en 41, Poutine se mure dans un silence inquiétant…

  1. Il n’y a pas que Poutine qui reste muet, le Liban aussi. Bon, si on considère qu’ils sont entre le marteau et l’enclume, il n’y a rien d’étonnant. D’autant plus qu’il fait face à une attaque en règle, mais sous couverture de djihadistes.
    Israël voudrait-il profiter des – peut-être – futures frappes et de l’éloignement d’une partie du Hezbollah pour reconquérir le Sud Liban?
    http://english.al-akhbar.com/content/attack-syria-lebanon-officially-coma

  2. En tous cas ce n’est pas le silence radio pour Strategika qui publie pas moins de 9 articles aujourd’hui. 😉
    Pour l’instant, ça semble être une simple correction (bombardement de nuit) de 2 jours sur certains sites militaires et gouvernementaux.

    Poutine peut bien aller au diable ! La poutine au Québec c’est des frittes avec de la sauce brunâtre et du fromage, pas vraiment bon mais très calorique.

  3. A mon humble avis, le plus grand risque est bien que la situation échappe au contrôle des uns comme des autres. Je m’explique : toute stratégie guerrière est basée sur des postulats (l’ennemi fera ceci ou bien cela ; ses alliés s’impliqueront ou pas, etc). Imaginons, comme dans l’histoire des deux garçons (l’un pose sa main sur un billot en se disant que l’autre stoppera sa hâche avant de la lui couper tandis que l’autre est certain que le premier garçon retirera sa main !) qu’un “malentendu” se produise, genre “ils n’oseront pas”, Dans ce cas de figure, TOUT PEUT ARRIVER, et comme le dit Paul Craig Roberts “nous serons alors plus proche d’une guerre mondiale nucléaire qu’il n’y paraît”.

    http://www.upr.fr/actualite/monde/syrie-autre-crime-guerre-occidental-en-preparation

  4. D’aprés ce que j’ai pu lire, les USA ne veulent pas renverser le régime, ni la mort de Bashar al Assad, ni causer de gros dégats suceptibles de modifier l’équilibre des forces – ce qui paraît idiot quand on sait que les djihadistes enregistrent défaites sur défaites – et qu’ils hésitent à bombarder les aéroports militaires à cause des défenses anti-aériennes.
    Cela ne laisse pas beaucoup de solutions…
    Mise à part Genève II.
    On y arrive, doucement mais sûrement, au grand dam de l’Arabie qui voit ses stratégies échouer les unes aprés les autres. Arabie qui vient d’acheter pour un milliard d’euro d’armements à la France. Mais je ne pense pas qu’elle garde tout cela pour elle…

    Amicalement.

    1. Mea culpa, le contrat porte sur la modernisation de frégates et de pétroliers ravitailleurs.

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