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Al-Assad: “la destruction de l’arsenal chimique est un revers moral et politique”

Dans un entretien fleuve accordé au journal libanais “Al-Akhbar”, le président syrien Bashar Al-Assad estime qu’il ne fait aucun doute que “la destruction de l’arsenal chimique [de son pays] est un revers moral et politique”.

Evoquant les armes chimiques en possession des forces armées syriennes et considérées comme l’arme de dissuasion stratégique face à Israël, l’un des pays les plus sur-armés au monde, le président syrien affirme que son pays a cessé de produire des gaz de combat en 1997.

Techniquement en guerre avec Israël depuis 1973, la Syrie conçoit très mal son désarmement, à fortiori en sachant le sort réservé à toutes les nations ayant eu le malheur de désarmer. La vieille garde de l’armée syrienne n’arrive pas à admettre l’idée de désarmer alors qu’en face, les israéliens cumulent les têtes nucléaires, chimiques et biologiques. En 1973, les 800 chars syriens lancés à l’assaut du Golan durent arrêter subitement leur progression, moins par l’effet des Centurions israéliens que par la découverte d’une terrifiante nouvelle: Israël commençait à planter des mines atomiques pour stopper l’avancée syrienne.

S’agissant des opérations militaires de l’armée syrienne, le président Al-Assad souligne que cette dernière continue d’avancer sur le terrain et que des “problèmes” persistent du côté de la province méridionale de Derâa près de la frontière jordanienne, point de départ de la rébellion le 15 mars 2011, qui continue d’être une zone de transit d’armes et de combattants. Sur le front Nord, face à la Turquie, Al-Assad  reconnaît que la province d’Alep est loin d’être stabilisée mais ajoute que la Turquie, l’un des principaux protagonistes dans la guerre en Syrie fait à présent face à un gros problème avec Al-Qaïda sans plus de précision.

Sur le plan diplomatique, Al-Assad a réitéré la volonté de son pays à participer à Genève II mais sous certaines conditions parmi lesquelles l’organisation d’un référendum populaire pour avaliser les décisions de la Conférence et un scrutin présidentiel pour l’élection d’un nouveau président. Al-Assad exige également l’arrêt des approvisionnements en armes et en argent aux “terroristes”. Une allusion à peine voilée aux pays Arabes et Occidentaux soutenant la rébellion.

Interrogé sur le prix Nobel de la paix remporté par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques(OIAC), à l’œuvre en Syrie, le chef de l’Etat syrien indique, en plaisantant selon al-Akhbar, que ce “prix devait me revenir”.

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