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Centrafrique: bis repetita placent…

Nous assistons à un remake de la guerre au Mali. Mais en Centrafrique, cette fois.

Reprenons depuis le début. Le 23 Mars 2013, sous l’impulsion de la coalition Séléka – dirigée par Michel Djotodia – le gouvernement de François Bozizé est renversé. Suite à cela, un gouvernement provisoire est mis en place (le 18 Août), avec à sa tête, le chef de la rébellion: Michel Djotodia.

Le président par intérim dissout Séléka, laissant ainsi des centaines de combattants dans les rues. Ce qui devait arriver arriva, les groupes armés ne rentrèrent pas sagement chez eux, et continuèrent la lutte, et c’est l’escalade. La dernière bataille en date – au mois de Septembre – a eut lieu à Bossangoa (à 250 km au nord-ouest de Bangui, la capitale), elle opposa les ex-rebelles du Séléka à des groupes d’autodéfense. Bilan: une centaine de morts, et des milliers de déplacés.

Ces affrontements commencent à virer aux luttes inter-religieuses (Michel Djotodia est le premier président musulman du pays), et inter-ethniques. La situation est si catastrophique, que l’ONU a dépêché une mission d’urgence avec à sa tête John King, de l’office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

On peut noter qu’une force africaine est en cours de déploiement, pour tenter de désarmer les combattants et rétablir la sécurité.

On notera aussi la présence d’un contingent de l’armée française – environ 400 hommes – à l’aéroport de Bangui. France, qui plaide depuis quelques temps au conseil de sécurité des Nations-Unies pour une intervention en Centrafrique.

Cela nous vous rappelle rien?

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