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Il y a 59 ans, la guerre d’Algérie…

Icône incontestable de la révolution algérienne, le militant anti-impérialiste Algérien Larbi Benmhidi peu avant son exécution extra-judiciaire par les parachutistes français en 1957. La guerre d'Algérie fut de loin l'un des conflits les plus cruels de la période post-1945. Ce fut une guerre sans nom, cachant d'autres guerres intestines entre et à l'intérieur de chaque communauté. Guerre atroce, totalitaire et où les passions ont atteint leur paroxysme. Le bilan de cette guerre au cours de laquelle l'armée française tenta d'appliquer les préceptes de la guerre totale d'anéantissement tels qu'énoncés par le théoricien classique Allemand Von Clausewitz  contre ceux  qui étaient supposés être ses propres citoyens est effroyable à plus d'un titre: 10% de la population totale périt entre 1954 et 1962; deux millions de personnes sur une population de 10 millions furent internés dans ce qu'il faut bien appeler des camps de concentration pour éviter tout contact avec la guérilla; un million de personnes durent s'exiler outre méditerranée, la mort dans l'âme, d'autant plus qu'ils furent assez mal accueillis en métropole. Déclenchée un 1er novembre 1954 par une poignée de militants indépendantistes, la guerre d'Algérie allait vite tourner à un cauchemar sans visage. La torture et le viol des femmes sont systématiques, quasiment à une échelle industrielle. Les excès  sanglants des officiers généraux extrémistes et jusqu’au-boutistes, notamment ceux des parachutistes et de la légion, d'abord dans la légalité puis dans la clandestinité, finirent par anéantir toute possibilités de cohabitation pacifique. Les séquelles humaines et psychologiques de ce conflit pèsent lourdement sur les relations dites "passionnées" qu'entretiennent l'Algérie et la France.
Icône incontestable et  figure charismatique de la révolution algérienne, le militant anti-impérialiste Algérien Larbi Benmhidi peu avant son exécution extra-judiciaire par les parachutistes français en 1957. La guerre d’Algérie fut de loin l’un des conflits les plus cruels de la période post-1945. Ce fut une guerre sans nom, cachant d’autres guerres intestines entre et à l’intérieur de chaque communauté. Guerre atroce, totalitaire et où les passions ont atteint leur paroxysme. Le bilan de cette guerre au cours de laquelle l’armée française tenta d’appliquer les préceptes de la guerre totale d’anéantissement tels qu’énoncés par le théoricien classique Allemand Von Clausewitz contre ceux qui étaient supposés être ses propres citoyens est effroyable à plus d’un titre: 10% de la population totale périt entre 1954 et 1962; deux millions de personnes sur une population de 10 millions furent internés dans ce qu’il faut bien appeler des camps de concentration pour éviter tout contact avec la guérilla; un million de personnes durent s’exiler outre méditerranée, la mort dans l’âme, d’autant plus qu’ils furent assez mal accueillis en métropole. Déclenchée un 1er novembre 1954 par une poignée de militants indépendantistes, la guerre d’Algérie allait vite tourner à un cauchemar sans visage. La torture et le viol des femmes sont systématiques, quasiment à une échelle industrielle. Les excès sanglants des officiers généraux extrémistes et jusqu’au-boutistes, notamment ceux des parachutistes et de la légion, d’abord dans la légalité puis dans la clandestinité, finirent par anéantir toute possibilités de cohabitation pacifique. Les séquelles humaines et psychologiques de ce conflit pèsent lourdement sur les relations dites “passionnées” qu’entretiennent l’Algérie et la France.
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2 Replies to “Il y a 59 ans, la guerre d’Algérie…

  1. Et vous oubliez sans doute les 8000 hameaux et villages définitivement rayés de la carte géographique par l’armée française en Algérie…

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