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Energies: Les prévisions de Madame Irma, pardon, de l’AIE

L’Agence Internationale de l’Energie vient de publier son rapport annuel. Voici sa vision quant au futur. Le ton est donné dés le début:

La technologie et les prix élevés ouvrent de nouvelles ressources pétrolières , mais cela ne signifie pas que le monde est sur ​​le point de connaitre une ère d’abondance de pétrole.

A bon entendeur…

Donc, d’après ce rapport, la demande énergétique mondiale devrait augmenter d’un tiers d’ici 2035. Le déplacement de ladite demande  vers l’Asie prend de la vitesse, mais la Chine se dirige vers un recul dans les années 2020 tandis que l’Inde et les pays d’Asie du Sud-Est prennent la tête de la consommation la plus élevée. Le Moyen-Orient – qui dispose de la seule grande source de pétrole à faible coût – se déplace également sur la scène en tant que consommateur d’énergie, devenant le deuxième plus grand consommateur de gaz du monde en 2020 et le troisième plus grand consommateur de pétrole en 2030, diminuant ainsi ces exportations.
La demande d’énergie dans les pays de l’OCDE augmente à peine et en 2035 est inférieure à la moitié de celle des pays non membres de l’OCDE.

Vous pensez qu’il s’agit d’un scénario catastrophe? Lisez la suite: Les USA profitant de la manne des gaz et pétrole de schiste vont rester plus ou moins compétitifs sur le plan de l’industrie. Du coup, Les Etats-Unis voient leur part des exportations mondiales de biens à forte intensité énergétique augmenter légèrement jusqu’en 2035, fournissant la meilleure preuve du lien entre prix relativement bas de l’énergie et perspectives industrielles. En revanche, l’Union européenne et le Japon voient leur part des exportations en baisse  – une perte cumulée d’environ un tiers de leur part actuelle.

Problème, les gaz de schiste paraissent être – aux yeux des experts – une bulle spéculative. Les USA pensent atteindre le sommet de la vague des hydrocarbures non-conventionnels d’ici à 2020, l’OPEP opte pour 2017 et l’AIE prévoit, quant à elle, 2025.

Pour résumer, la Chine ne sera plus le centre de l’industrie mondial vers 2020, au profit des pays émergents actuels. Pendant ce temps, l’Europe et le Japon finiront de se désindustrialiser et les Etats-Unis retrouveront le chemin des usines…si les gaz de schistes perdurent. Seule bonne nouvelle, la part des énergies renouvelables devrait augmenter de 40%. A l’opposé, les émissions de dioxyde de carbone liées à l’énergie devraient augmenter de 20% d’ici à 2035, laissant le monde sur la voie d’une augmentation de la température moyenne à long terme de 3,6° C, au-dessus de l’ objectif de 2° convenus au niveau international.

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