Analysis

Le programme du futur

 

1 – Disparition des masses.

1 – 1. Généralité.

Le système social humain a été défini de façon radicalement brute, par Hobbes, dans son ouvrage le Léviathan, lequel peut se résumer
 en un unique postulat : le rapport fondamental entre les humains est celui de la guerre de tous contre tous. Secondairement, l’État naît de la nécessité que chacun se prive de sa part de violence au profit d’une entité au-dessus de tous, en charge de gérer les affaires générales dans l’intérêt de tous. En fait, ce que Hobbes a produit n’est qu’une idéologie, c’est à dire un système de pensées justifiant le système politique en place, le capitalisme, lequel n’est que l’instauration comme médiateur de l’économie comme moyen d’acquérir le pouvoir, particulièrement par le profit dans les échanges, c’est à dire par une forme considérée comme légitime, légale de violence, de vol, l’échange étant faussé légalement (un échange juste écartant le profit de l’un sur l’autre, et la notion chinoise de gagnant-gagnant étant une simple extension de l’idéologie de Hobbes). Dans ce système synthétisé par Hobbes, et qui est maintenant généralisé à la planète (système a-social, de guerre civile constante et totalitaire), les masses sont constituées des individus les moins violents et maintenus dans l’impuissance, l’inconscience, l’inculture, l’incohérence, l’inaccomplissement, le crétinisme (voir les soirées télévisées) et dorénavant dans la dépravation (voir le développement du porno, des sites de rencontres et de l’assuétude à la sexualité dès l’école primaire), par les organes ad hoc de l’État, le rôle des masses étant la production à destination de la caste du pouvoir, l’État étant en réalité non une entité abstraite, mais l’ensemble des organisations physiques servant à maintenir en place un système fondé sur la violence, le crime. Le type de société du type Hobbes, maintenant unique sur la planète est donc constituée de deux couches, les maîtres et les esclaves, la couches des esclaves ou masse, étant elle subdivisée en deux sous-couches, celle des contremaîtres dont le rôle en contrepartie d’un meilleur confort est de maintenir dans l’impuissance et l’inconscience l’ensemble des esclaves. Le type exemplaire de contremaître esclave est le politicien.


1 – 2 Ce qui change.

L’évolution de la technologie permet de se passer des masses, par leur remplacement par des machines, des mécanismes dénommées robots, ordinateurs et autres (pseudo intelligents et pseudo sensibles, des pseudo-êtres), infiniment mieux aisés à contrôler. Ce remplacement est conjointement indispensable en raison de la surpopulation et la stérilisation en cours de la planète, par sa surexploitation, sa sur-toxification, du fait même de l’existence des masses en tant que tel.

Il est prévisible que nous nous dirigeons vers la création de robots biologiques, à base de corps humains hybridés avec des éléments mécaniques, électroniques, implantés directement dans le cerveau.

Avec la disparition des masses, disparaîtra aussi la catégorie honnie des contremaîtres telle que nous la connaissons, et ceux les plus visibles et indispensables à la caste des hypers violents, des purs criminels du pouvoir, la catégorie des politiciens.

Le futur devrait donc être constituée d’une seule couche sociale, celle détenant le pouvoir, les hyper violents criminels, possédant les mécaniques plus ou moins biologiques, certaines étant intégralement mécaniques, d’autres quasi intégralement biologiques.

Ce type de a-société a été décrit par l’auteur de science fiction américain Philip K. Dick dans son ouvrage le
Maître du haut château



  • Hobbes, Platon et autres sont particulièrement bien compris et formulés par l’auteur irakien Samir al-Khalil, Irak la machine infernale, éditions J. C. Lattès, 1989.

    Pour ce qui concerne la capacité à la mauvaise foi qui est le propre de ce que la caste au pouvoir demande aux politiciens, lire Meurtre imparfait l’affaire Dalla Chiesa, de Nando Dalla Chiesa, éditions Liana Levi 1984. 



    3 – Le délai de réalisation de ce programme.

    Ce programme paraît déjà être mis en œuvre, et on peut penser qu’il sera achevé bien avant la fin du 21ème siècle. La crise des dits « Gilets jaunes » en France paraît être un épisode de ce programme.


Michel Dakar

Aredam

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9 réponses »

  1. Si les intentions de l’auteur sont louables, cela n’ecxuse nullement un nombre incalculable de contre-vérités historiques et de simplifications outrancières.De l’obscure lutte des lointaines familles des hominidés contre les bêtes féroces, puis à leur acquisition de la station verticale bientôt suivie du déverouillage des lobes préfrontaux, et ensuite, leur passage au mode de vie de chasseur, eux des frugivores : ce n’était que la préface à notre monde merveilleux : d’abord l’agriculture, la domestication des animaux, la méttalurgie et ainsi de suite jusqu’à nos jours : le Capital, mode de ve mortifère, qui implique de considérer la nature comme ennemie, et donc de construire un monde hors-nature est le projet de l’espèce entière et non des méchants parmi ses individus. Lors de la dissolution de la communauté primitive par les diverses activités humaines (chasse, élevage, agriculture, méttalurgie, guerre …), est apparu l’Etat, sorte de communauté abstraite qui maintient sa cohésion fictive mais qui représente malgré tout la communauté (Antiquité, Moyen-Age). La dissolution de la communauté est produite par le mouvement de la valeur (l’argent si vous voulez), mais parallélemenr à ce mouvement a lieu celui de l’expropriation des hommes, provoqué lui par la violence (guerres …) ; la jonction de ces deux mouvements produit le capital, valeur en procès. Hobbes estime que la vie de l’homme sans état et sans civilisation était solitaire, sale, dénuée de plaisirs, abrutie, brève ; Rousseau estimait quant à lui que la vie d’icelui d’avant la civilisation était un paradis. Naturellement,ils se trompent tous les deux, mais on ne peut qu’aimer Rousseau pour sa naiveté, et donc maudire Hobbes por ses idées inhumaines.

    • Cher(e)s Vous,

      Comment éveiller le plus grand nombre sur la nécessité de bien laisser ces merveilleux esprits vivre leur merveilleuse vie dans leur réalité?

      J’ai toujours adoré ces lumières de science et de connaissances qui, une fois en contact direct avec la réalité de la « vrai vie » , suite à un petit souci, sont des inaptes complets. Ils vous expliquent, avec force d’arguments, que « eux » ne savent pas faire ceci ou cela, parce que ce sont des taches qu’ils n’ont pas à accomplir. En fait posséder un bac +13 exonère de tout ce qui ne touche pas au niveau de con-pédence acquis de dure lutte et de thèses alambiquées.
      Moi, qui suis un gueux sur leur échelle des valeurs, je fais le job en me délectant (oui, je suis encore faible sur ce plan) de leur espérance de vie en situation de rupture de normalité.
      Et puis, comme je n’ai pas à fréquenter ces gens qui lévitent à des niveaux stratosphériques où, même dans mes plus profondes méditations, je ne pourrais les croiser, je les bénis pour leur humilité, leur empathie, leur compréhension du tout. Je souris, et ma journée est belle.

      Bien à Vous,

      Marc EDmond

  2. Le pouvoir n’a d’autre dynamique téleologique que le pouvoir et ce dernier n’a qu’une fin: le pouvoir.
    certes tant qu’il peut être perdu .
    le pouvoir absolu est d’une fragilité absolu !
    année après année big brother ne vieilli pas certes mais son marionnettiste est sans doute sur le poste le plus éjectable du système !
    quand a se passer de l’humain a qui vendront ils leur produits made in china ?
    ce fantasme domination d´un troupeau d´esclaves n’as de sens que dans une économie de la rareté, dans un système ou l’efficacité est telle que la surproduction menace a chaque instant chaque acteurs économique 1984 est condamné car même la guerre désormais atomique est impossible !
    qui serait assez fou pour détruire les centrales nucléaire de son ennemie sous prétexte de le mettre a genoux ?

  3. Et….

    pourquoi?
    Les systèmes de pouvoir et de sujétion se succèdent depuis la nuit des temps, les avancées technologiques facilitent la domination des violents, qu´ils soient politiques, militaires ou mafieux, ils sont tous semblables et amalgamés.

    Mais la question finale reste la même,
    a quoi la domination d´un troupeau d´esclave peut elle mener en terme de satisfaction?
    Quelle gratification cela peut il apporter de dominer un troupeau d´ovins decerebres?

    Sans émotion pas de domination, sans rapport a l´autre pas d´existence sociale, et ce ne sont pas 10000 amis sur twit ,facebook ou autres qui changeront cela…
    Et n´en déplaise aux transhumanistes et autres hystériques d´un mélange homme machine fusionnel, l´évolution des capacités de calcul des machines ne peut mener inéluctablement qu´a leur domination sur l´humain qui l´a créé et sa disparition en tant que tel.
    Et Dick dans Ubik mais aussi Herbert, Huxley, Orwell ou Brunner et tant d´autres ont décrit avec talent des dystopies effrayantes et crédibles, a moins que ces hommes machines, machines humaines ou transitions indéfinies ne soient que le chaînon menant a ce que l´on pourrait dénommer comme un état matériel existant capable de conscience et d´émotion sans avoir a envisager une fin a court terme.
    La boucle de l´évolution serait alors finie et la conscience de l´entropie créatrice confinerait a la déité.
    N´est pas le rêve secret et téléologique de l´humanité?

    • Commentaire fort à propos.

      Le pouvoir n’a d’autre dynamique téleologique que le pouvoir et ce dernier n’a qu’une fin: le pouvoir.

      La création de machines autopoïétiques nous menera droit vers un enfer que peu de gens imaginent…

      La référence à Brunner et Dick tombe à pic.

      Tous à Zanzibar!

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