Analysis

Le Venezuela ciblé par des armes non-conventionnels

Le réseau électrique national du Venezuela fait l’objet d’opérations de sabotage multiples plongeant l’ensemble de ce pays dans le noir depuis plusieurs jours.

L’interruption de l’électricité aurait provoqué des dizaines de morts, la plupart décédés en chirurgie ou dans les centres d’hémodialyse.

Le ciblage du réseau électrique d’un pays est un acte de guerre.

Cuba vient de condamner cette attaque en la qualifiant de terroriste.

Outre le réseau électrique, les réseaux hertziens subissent un brouillage électromagnétique permanent et depuis deux jours les réseaux de téléphonie mobile connaissent de grandes perturbations, laissant supposer que Washington utiliserait déjà des micro-ondes et des armes à énergie dirigée contre le Venezuela.

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13 Replies to “Le Venezuela ciblé par des armes non-conventionnels

  1. ah et comment c’est possible? comment ça marche?une bombe electro-magnétique reste une bombe non?

    1. Ah notre époque, il est très facile de s’informer par le biais du net … Une bombe, n’est pas toujours ce que l’on crois (Feu, ruine, etc. …) ; tout peu rester intact après son utilisation, telles les infrastructures, … Bonne recherches d’info à vous.

    2. @Jules Barca,

      Les bombes électro-magnétiques (E-bombes) sont des système qui génèrent une impulsion électro-magnétique EMP (Electro Magnetic Pulse) très puissante et de courte durée. Ceci induit dans tous les câbles, toutes les armatures métalliques et ce qui y est électriquement relié (câble de masse) une gigantesque différence de potentiel qui grille tous les circuits et rend inopérant toute l’électronique.
      Les armes à effets dirigés (DEW) peuvent également être utilisées pour induire des tensions dans les systèmes.

      Bien à Vous et aux Vôtres,

      Marc Edmond

  2. Ping : Homepage
  3. La numérisation du système électrique est au cœur d’une transition énergétique réussie. Un nouveau paradigme tourné vers un système énergétique totalement électrique et flexible, reposant sur des énergies renouvelables à coût marginal nul, telles que le photovoltaïque solaire. La transition énergétique et la transition numérique doivent donc aller de pair.

    1. @Zinsmann,

      Il faut dès lors des systèmes de gestion redondants et bien découpés pour mieux découpler car, si effectivement la numérisation du pilotage de la distribution permet une gestion efficiente, la sécurité et la fiabilité des réseaux actuels est dérisoire face à des virus ou des attaques DEW.
      Linky et autres “compteurs communicants” rendent les réseaux complètement vulnérables et les économies planifiées par les opérateurs, risquent de leur coûter très cher.
      Il ne faut jamais oublier l’axiome suivant: ” La qualité totale d’une chaîne est la qualité du plus faible de ses maillons” et, à moins de revoir, remplacer l’immensité des composants du réseau de distribution à des coûts pharaoniques, vouloir digitaliser uniquement certaines commandes, revient à placer un robot dernière génération au volant d’une 2CV en espérant un meilleur rendement intrinsèque du moteur.

      Donc oui à une numérisation si c’est en revoyant tous les composants. Sans cela, ils deviendront autant de sources d’anomalies et de fausses entrées déclenchant des erreurs système et mettant en péril des pans entiers du réseau.

      C’est cette particularité des réseaux “en transition” qui rendent les attaques stuxnet et autres si dramatiques.

      Bien à Vous,

      Marc Edmond

  4. Ce qui interpelle dans cette panne c’est le couple durée / ampleur géographique en l’absence de catastrophe naturelle ou phénomène météo. La panne du 19/12/1978 qui avait touché les 3/4 de la France avait une explication technique et n’avait duré que 4 heures, l’effondrement du système électrique est-allemand avait une explication météo et économique. Je n’exclus rien concernant le Venezuela. Il est cependant curieux que même les centrales thermiques au fioul n’arrivent pas à surmonter ce problème.

    1. Le problème est tel que même les groupes électrogènes équipant certains sites et des résidences ne parviennent plus à fonctionner.
      Les alternateurs des véhicules motorisées en sont aussi affectés, plus particulièrement près de la frontière colombienne.
      Les bobines sont grillées. Ce qui laisse supposer l’usage de vecteurs électromagnétiques d’une ampleur inégalée.
      Il y a eu des sabotages classiques de la grille ou réseau électrique (infiltration commando, guérilla, techniques de démolition et de sabotage) par des groupes armés hostiles, voire des agents de la compagnie d’électricité mais il y a eu surtout usage d’armes EM puisque même les équipes de dépannage étrangères aidant les techniciens vénézuéliens n’ont pu rétablir la situation.
      L’usage de nouveaux groupes EG aux spécifications militaires et pouvant résister au blast d’une explosion nucléaire a permis le rétablissement du courant dans certains endroits sensibles de Caracas.
      On est face à une nouvelle forme de guerre destinée initialement aux pays disposant d’un réseau énergétique contrôlé par des logiciels informatiques.

  5. Cher(e)s Vous,

    Que les citoyens français s’inspirent des procédés et prennent bien note.
    J’avais fait remarquer, il y a quelques temps, qu’en Hongrie, la même technique des coupures d’électricité était systématiquement utilisée pour déstabiliser les rassemblements et les manifestations.

    La signature de l’attaque de Caracas est claire et le Peuple venezuelien doit regarder dans la bonne direction (tout comme les citoyens français lors de futurs faits divers).

    Un homme averti en vaut deux et en ces temps troublés peut-être trois.

    Bien à Vous,

    Marc Edmond

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