Beijing n'abandonnera jamais ses missiles de portées moyenne et intermédiaire 1

La République populaire de Chine ne se joindra jamais à d’éventuels pourparlers sur le contrôle, la limitation ou le désarmement des missiles balistiques de portée moyenne. Plus encore, Beijing refuse dans la forme et dans le fond le concept même de négociations trilatérales avec la fédération de Russie et les États-Unis à ce sujet.

La Chine n’a jamais été partie de l’INF ou le Traité sur les forces nucléaires intermédiaires signé en 1987 entre l’ex-Union Soviétique et les États-Unis d’Amérique.

Le président US Donald Trump s’est retiré unilatéralement de ce Traité en février 2019 en arguant de sa violations par la Russie. Cette décision entraîna non seulement le retrait russe et l’effondrement de ce Traité mais menace les négociations sur l’extension du Traité START (Strategic Arms Reduction Treaty) ou le Traité sur la Réduction des Armes Strategiques.

Une force d’archers

En réalité, la Chine est le plus grand producteur de missiles balistique de portées moyenne et intermédiaire au monde (comprises généralement entre 450 et 5500 kilomètres) et ces missiles représentent toujours le noyau de sa force de dissuasion réelle en dépit du développement de missiles balistiques intercontinentaux d’une portée dépassant les 10 200 et 13 800 kilomètres. C’est le syndrome de l’archer.

Pour Beijing, le désarmement des grandes puissances n’a été qu’un marché de dupes doublé d’une opération de relations publiques. Ceci est vrai. Les capacités de miniaturisation des ogives et de simulation d’essais nucléaires en laboratoire acquises par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France ou Israël ont permis à ces pays d’accroître leur arsenaux nucléaires durant les vingt dernières années. Il n’est donc aucunement question pour la Chine de réduire ses capacités alors qu’elle est menacée publiquement d’une guerre de grande ampleur à cause de son développement économique.

Beijing n'abandonnera jamais ses missiles de portées moyenne et intermédiaire 2

Beijing n’abandonnera jamais ses missiles de portées moyenne et intermédiaire
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4 commentaires sur “Beijing n’abandonnera jamais ses missiles de portées moyenne et intermédiaire

  1. Ping : My Homepage
  2. Beijing n’abandonnera jamais ses missiles de portées moyenne et intermédiaire tant qu’elle se sentiras en position de faiblesse .
    Beijing n’abandonnera jamais ses missiles de portées moyenne et intermédiaire quand elle seras la plus forte car elle n’aura plus besoin d’un désarmement !
    c’est ce qui me laisse a penser que l’intérêt de la chine pour l’ONU et la légalité internationale ne dureront pas plus longtemps que son alliance avec la Russie .
    une fois les USA a genoux elle redeviendra ce qu’elle était avant 1900 une puissance arrogante a tendance isolationniste dans son aire d’influence !

    1. C’est vrai que l’on parle peu de la solidité de l’alliance Chine Russie. Vlad. P. avait déclaré suite aux 1eres sanctions il y a qq années qu’il pivotait vers une alliance stratégique à tous les niveaux avec la Chine. Jusqu’ici, on peut dire qu’il n’a pas tant menti que ça. Par contre sur le long terme, je ne vois pas comment c’est tenable, et je sens bien la Chine devenir impérialiste vis à vis de son environnement proche, Russie comprise. J’aimerai bien avoir le retour d’analystes Russes là-dessus.

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