Analysis

La guerre des raffinerie entre l’Arabie Saoudite et l’Iran

Des installations pétrolières iraniennes, sises à Tabriz, ont subi hier la première cyberattaque déclenchée à distance.

Jusqu’ici, les cyberattaques ayant visé les infrastructures industrielles iraniennes ont été menées au moyen de clés USB.

L’attaque cybernétique la plus dévastatrice qu’a connue l’Iran est celle du virus Stuxnet en 2009, lequel a visé en priorité les machines-outils du constructeur Allemand Siemens, équipant la plupart des infrastructures industrielles de ce pays, dont des installations liées au programme nucléaire civil.

La clé-mémoire USB ayant servi à cette attaque a été introduite en Iran par un expert industriel invité dans un cadre officiel afin de faire une présentation PowerPoint. L’Iran ne s’est jamais remis de cette attaque cybernétique.

Cette fois-ci l’attaque cybernétique a été menée à distance en activant le système de sécurité du complexe pétrochimique de Tabriz (Nord-Ouest de l’Iran), ce qui a enclenché un mécanisme d’évacuation des réservoirs vers les torches. Cette procédure n’a causé aucun dommage significatif à l’installation mais constitue l’une des premières tentatives réussies de pénétration d’un réseau Intranet protégé à partir de l’étranger.

Cet incident survient au lendemain du bombardement par des drones kamikazes yéménites d’installations pétrochimiques du géant saoudien et mondial Aramco (station de pompage numéro 8), et pourrait constituer une riposte non symétrique à cette attaque.

Des drones de type Qasf 2 de conception iraniennes ont été utilisés par les rebelles yéménites pour cibler des infrastructures pétrolières saoudiennes. Les drones, au nombre de sept, ont pénétré en profondeur l’espace aérien saoudien avant d’atteindre un oléoduc et une station de pompage.

Le raid de drones kamikazes a révélé des carences assez graves affectant la defense aérienne saoudienne, laquelle dispose de systèmes Sol-Air Hawk (modernisés), de systèmes antimissiles Lockheed Martin THAAD et de systèmes Raytheon MIM-104 Patriot ainsi que des systemes de DCA Oerlikon Contraves Skyguard 35 mm (bitubes).

Si les deux attaques semblent différentes de par le vecteur utilisé, elles n’annoncent pas moins de nouvelles formes de guerre où le cyberespace et les techniques de contrôle à distance d’appareils armés autonomes seront des éléments plus que déterminants dans l’issue d’un conflit.

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8 Replies to “La guerre des raffinerie entre l’Arabie Saoudite et l’Iran

  1. Ping : URL
  2. […/… une des premières tentatives réussies de pénétration d’un réseau Intranet protégé à partir de l’étranger. …/…]

    ? J’ai comme un doute …. vu qu’un intranet, de plus protégé, et complètement coupé du monde extérieur.

    1. Oui. Avant. Plus maintenant.
      Les techniques évoluent vite dans ce domaine. Il y a 10 ans on pouvait intercepter des frappes sur un clavier électro mécanique à 300 mètres de distance. Maintenant on peut le faire de très loin.

  3. Quand il s’agit de s’attaquer à ses frères ces macaques saouds sont capable par contre pour défendre l’Islam et les musulmans, il n’y a plus personne. Cette tribu de bédouin va très mal finir, ils n’auront que ce qu’ils méritent !

    1. les Saoud ? L’arabie sadoudite n’a jamais existé c’est un territoire creee de toute piece par nos amis democratique britannique en 1932… Merci le UK ! et en 1938, il decouvre du petrole comme par magie ! mais oui.

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