Analysis

Insolite : L’ex-ministre des Affaires étrangères israélien Shlomo Ben Ami espère que l’Algérie et le Soudan relancent les rêves brisés du “Printemps Arabe”

Ocho años después de la Primavera Árabe, los sueños de democracia en el mundo árabe se han visto frustrados por la cruda realidad de la autocracia, la corrupción y el régimen militar. 

Sin embargo, Argelia y Sudán, que no se dejaron llevar por la agitación de 2011, hoy prueban suerte desafiando los poderes muchas veces ocultos –lo que los manifestantes argelinos en 1988 llamaban ‘le pouvoir’ (el poder)–. ¿A los movimientos democráticos árabes les irá mejor esta vez?

Les lecteurs maghrébins et algériens en particulier apprécieront certainement cette étrange évocation d’un projet mort-né en ce moment précis où l’Algérie et le Soudan traversent des périodes très sensibles et assez complexes.

Publicités

28 Replies to “Insolite : L’ex-ministre des Affaires étrangères israélien Shlomo Ben Ami espère que l’Algérie et le Soudan relancent les rêves brisés du “Printemps Arabe”

  1. Bonjour.
    Petit message à la rédaction. Puis-je avoir la source de votre citation svp.
    Mes recherches sont restées infructueuses jusqu’à présent.
    Merci

    1. Bonjour, Citation ou article ?
      Pour la citation en espagnol, c’est l’introduction de la contribution de l’auteur, ancien ministre israélien des Affaires étrangères.

  2. C’est devenu un peu compliqué de suivre les posts j’ai pas la touche suivre les commentaires

  3. … l’Armée algérienne, laquelle est en train de nettoyer … les oligarques et la bourgeoisie néolibérale…
    Vois tu j’aimerai bien y croire, sauf que …je ne peux pas, parce que c’est une fable. Je sais que tu es de bonne foi, et meme bienveillant. Une révolution à la base c’est extremement violent, c’est la liquidation physique de tous les parasytes du haut, par le peuple. Or avec le système algérien c’est une plaisanterie, une farce à tous les niveaux. Y a rien qui tienne la route. Tu prends le chef d’état major de l’armée, exemple parmi d’autres, il est d’aprés L. Hanoune le “caid” -avec ses fils- d’au moins une petite ville comme Annaba. Et à mon avis c’est du vrai. Et c’est ce genre de personne-s- qui serait-ent- supposé-s- néttoayer le pays et en plus au Karscher ? L’hopital qui se moque de l’infirmerie !
    Question, es ce que tu verrai le Gen Pierre De Villier tenant la ville de Brest, avec des interets à Marseille, Paris etc… chez Alsthom, tenant EDF, d’enormes comptes occultes à l’Etranger lui et ses fils -peut etre en milliards $- ? Je peux me tromper, mais de mon point de vue ce qui se passe en Algérie n’est rien de plus qu’un réglement de compte entre “mafieux”, entre truands et n’est en rien une révolution. Un reglement de compte à la Cosanostra!

    1. Oui mais c’est inédit pour un pays comme l’Algérie.
      Deux ex-premiers ministres en prison (Sellal et Ouyahia), c’est quelque chose qui était de l’ordre de l’impensable dans ce pays.
      En outre, il y a une décapitation en cours de l’oligarchie: Tahkout (transport universitaire, Hyundai Motor Algérie), Oulmi (Sovac, Seat, Audi, VW Algérie), Haddad (Patron des patrons, Travaux publics, ETRHB, investissements tous azimuts), Melzi (Résidences d’État, hôtels de luxe, etc.), Mediene (ex-chef des renseignements), Tartag (son successeur), Le frère de l’ex-président, Louisa Hannoun, la Trotskyste qui s’est enrichie dans des affaires douteuses grâce à l’appui de l’ex-police politique et grande amie des réseaux de la gauche caviar en France (j’ai jamais vraiment compris comment on pouvait être de gauche et devenir milliardaire et gros bourgeois…), et il reste les Bouchareb (factions puissantes de l’est), les Benyounes, les Ghoul (méga scandale de corruption de l’autoroute est-ouest), les deux femmes ex-ministres de la culture corrompues, la dissolution du RND/FLN, les partis pseudo-culturels (RCD et FFS), les pseudo islamistes, et des milliers d’élus locaux, de fonctionnaires, etc.
      La liste est longue. Très longue (entre 2 300 000 à 4 000 000 de personnes!) et cela dépasse la capacité d’un chef d’État-major à poigne.

      1. …Louisa Hannoun, la Trotskyste qui s’est enrichie…
        Meme si je l’ai cité, je ne suis pas fan de Louisa Hannoune, pas plus que de la totaltié de la classe politique algérienne. Je n’éprouve à leur egard que mépris. Simplement faut pas se voiler la face, le grand danger, et de loin le + redoutable c’est le FIS et ses metastases. S’ils arrivent au pouvoir on est tous dans la merde. Pour ne rien te cacher c’est ma seule crainte voir hantise. On imagine des accords secrets entre la Corée du Nord et l’Algérie, comme l’essai du dernier missile Iskander nord coréen, pourrait avoir des origines algériennes. Parce que je vois mal la Chine laisser la Russie faire des transferts de ce genre de techno à ce voisin qui agace. Il est probable que l’Algérie ait livré de son propre stock des missiles Iskander à Pyongyang afin que ces missiles soient améliorés. En echange les coréens ont probablement livré des missiles nucléaires tactiques, surtout que Pyongyang fabrique des missiles de croisière supersoniques, et de l’artillerie nucléaire comme ils fabriquent des saucisses -dixit Nikita Khroutchev-. Du coup la config pour l’Algérie change du tout au tout.
        Les nord coréens peuvent aider sans problème des pays comme la Turquie, l’Egypte, l’Algérie, le Venezuela etc..à acquerir des armes de destructions massives, sauf qu’ils n’aideront pas des régimes de type religieux-quoique l’Iran, et la Turquie…sont des contre exemples-. Or si le FIS recupere en avale la mise, tu comprends la merde dans laquelle on sera… D’ou mes craintes. Penses tu que le FIS est encore un danger en Algérie ? A-t-il encore une influence sur l’armée ? Est il encore possible de neutraliser ce mouvement ? Si oui comment ? Et si non comment pourrait on faire ?

        Par avance merci.

        PS-Ceci étant dit, je ne connais pas aussi bien toi la situation algérienne, j’espère simplement me tromper, sauf que j’ai de serieux doutes.

      2. D’autant plus impensable, lorsque l’on sait que la plupart des décideurs sont bi nationaux, hommes de lige des grandes puissances

    2. c’est vrai que c’est un peu compliqué tout ce qui se passe en Algérie en ce moment mais même moi je m’attendais pas à voir autant de militaire, ancien ministre et premier ministre placé en détention, par contre je crains toujours un retournement de situation qui ramènera l’Algérie à ce qu’elle a connu dans les années 90.
      Malgré l’euphorie du peuple qui reste persuadé que la liberté va arriver, alors que même dans les grandes démocratie la vraie liberté n’existe pas.

      1. Preuve que tu n’es pas un authentique musulman mon petit lyonnais….L’instauration de la Charia serait la meilleure chose qui puisse arriver au Maghreb, au lieu de ça on suit aveuglement les loosers occidentaux et leur système enjuivé !

        1. c’est vrai ça y a qu’a regarder l’arabie saoudite . tu leur enlève le pétrole il restera un grand pays musulman grâce a la charia ! ! !

          1. @rocbalie L’Arabie a en stock de quoi vitrifier ton pays, c’est déjà bien non ?
            @NiagaradeLyon Oui c’était des mercenaires style daech, mais une Charia appliquer correctement par des musulmans authentiques nous feraient retrouver notre grandeur d’antan !

          2. a qui vendrait elle son pétrole et comment vivraient ils sans la vente de pétrole ?
            la manne se fait rare ces temps-ci !

        2. Toi l’hypocrite on dirait que tu attends que je poste un commentaire pour ramener ta fraise, vu les insultes que tu portes à l’encontre de tes voisins je doute que tu sois une référence chez les musulmans.
          Pour avoir connu la période 90 en Algérie j’ai vu ceux qui ont pris les mairie il n’avait rien de musulmans.

        3. Va falloir trouver une contrée, un pays ou un coin de la terre où cela a existé réellement. Je suis en train de chercher je ne trouve rien.

    3. Foxhound, Le Drian, lorsqu’il était ministre de la Défense a trempé un peu partout et dispose d’énormes investissements ainsi que des comptes offshore. Or Le Drian est copain avec la plupart des oligarques déchus d’Alger.
      Le Drian est loin d’être le seul. Tous les hauts responsables ont fait mieux. La différence entre l’Algérie et la France sur ce registre se résume à une seule différence: en France le système a écrasé les militaires dont il craint les véritables pensées au profit de l’oligarchie financière transnationale. En Algérie, le régime a voulu faire la même chose mais les choses ont mal tourné.

      1. Le Drian, lorsqu’il était ministre de la Défense a trempé …
        J’espère sincerement que tu as raison, et moi tord.

  4. ci dessous la traduction de l’article de référence .

    impossible de tout mettre dans le même post pour cause de virus limitant le nombre de caractères !

  5. traduction :
    Huit ans après le printemps arabe, les rêves de démocratie dans le monde arabe ont été contrariés par la dure réalité de l’autocratie, de la corruption et du régime militaire.

    Mais l’Algérie et le Soudan, qui n’ont pas été emportés par les troubles de 2011, tentent aujourd’hui leur chance en défiant des puissances souvent cachées – ce que les manifestants algériens ont appelé en 1988 ” le pouvoir ” -, les mouvements démocratiques arabes feront-ils mieux cette fois ?

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

    1. Huit ans après le printemps arabe, les rêves de démocratie dans le monde arabe ont été contrariés par la dure réalité de l’autocratie, de la corruption et du régime militaire.

      Mais l’Algérie et le Soudan, qui n’ont pas été emportés par les troubles de 2011, tentent aujourd’hui leur chance en défiant des puissances souvent cachées – ce que les manifestants algériens ont appelé en 1988 ” le pouvoir ” -, les mouvements démocratiques arabes feront-ils mieux cette fois ?

      En Algérie, les plans du gouvernement visant à réduire son solide programme de subventions – une réponse à des années de baisse des revenus des hydrocarbures – ont déclenché de telles protestations que l’armée a forcé le président Abdelaziz Bouteflika à démissionner le mois dernier, après 20 ans au pouvoir (dont six ont été invalidés à la suite d’un AVC). Mais cela ne signifie pas un nouveau départ pour le pays.

      Nul doute qu’après la démission de Bouteflika, cinq des principaux oligarques algériens ont été arrêtés et le PDG de la compagnie nationale d’énergie a été licencié. Saïd Bouteflika, frère du président renversé et leader de facto de l’Algérie, ainsi que le général Bachir Athmane Tartag et le général Mohamed Mediène (plus connu sous le nom de Toufik), tous deux anciens chefs du renseignement, ont été arrêtés.

      https://www.eltiempo.com/mundo/africa/argelia-nueva-esperanza-de-primavera-democratica-en-el-mundo-arabe-373200

      1. Cependant, même si l’armée algérienne, dirigée par le général Gaid Salah, veut faire croire aux citoyens qu’elle démantèle la bande très connectée des mafiosi qui composent le pouvoir, les manifestants restent convaincus que tout cela n’est qu’un écran de fumée. Salah devrait s’arrêter lui-même, crier les masses, qui continuent à se tourner vers la rue chaque semaine, pour exiger que le pouvoir soit vraiment rayé de la carte, afin qu’il ne puisse pas choisir le successeur de Bouteflika de la main.

        Les Algériens savent combien le pouvoir est résistant. Il porte son nom pendant les émeutes des Noirs en octobre 1988 – une explosion de colère massive contre un système de parti unique corrompu et autocratique contrôlé par le Front de libération nationale (FLN). Le gouvernement a réagi en ordonnant aux forces de sécurité de faire preuve de fermeté, ce qui a fait quelque 500 morts et plus de 1 000 blessés parmi les manifestants.

        Les protestations ont effectivement conduit le président Chadli Bendjedid à promettre la tenue d’élections libres pour la première fois dans l’histoire algérienne, et les autres partis politiques, à l’exception du FLN, ont été légalisés en 1989. Mais lorsque le Front islamique du salut (FIS) a semblé prêt à vaincre le FLN deux ans plus tard, les élections ont été annulées. L’armée a pris le contrôle effectif du gouvernement et a interdit le FIS, arrêtant des milliers de ses membres.

        1. Instinct de survie

          L’expérience de l’Algérie jusqu’à ce jour était un signe avant-coureur du printemps arabe, au cours duquel l’instinct de survie du ” pouvoir ” était le plus évident. Le pouvoir syrien, dirigé par Bachar al-Assad, a défendu impitoyablement ses intérêts commerciaux et tribaux, avec l’aide d’acteurs extérieurs qui ont un intérêt stratégique dans sa survie politique. Aucun d’entre eux ne perd le sommeil à cause des plus de 500 000 Syriens tués et des millions de Syriens qui ont dû fuir depuis 2011.
          Mais il existe également de nombreux exemples de sociétés arabes qui ont réussi à renverser des dictatures laïques. En l’absence d’une classe moyenne suffisamment importante ou d’une forte tradition libérale, le peuple élit alors démocratiquement un parti islamiste. Incapable d’accepter ce résultat, ” le pouvoir ” – dans ce cas, dirigé par l’armée, sans sa figure dictatoriale – prend des mesures pour rétablir le régime autocrate laïque.

          Bien que les armées se soient souvent montrées aptes à monter des coups d’État, de l’Égypte à la Thaïlande et à la Birmanie, elles ont été beaucoup moins efficaces pour assurer la transition vers un régime civil. C’est parce que l’armée a toujours conservé le pouvoir : si elle est prête à échanger un chiffre contre un autre, elle n’a pas vraiment intérêt à changer radicalement les structures politiques et économiques qu’elle contrôle.

          1. L’expérience de l’Égypte illustre cette tendance. Après le renversement d’Hosni Moubarak en 2011, les Egyptiens ont élu le président Mohamed Morsi et ses Frères musulmans. En 2013, le gouvernement élu de Morsi a été renversé et Abdel Fattah al-Sisi, le successeur de Morsi, soutenu par l’armée, est resté au pouvoir depuis.

            Le mois dernier, le gouvernement Sisi a organisé un référendum constitutionnel fictif qui a étendu son mandat de quatre ans à six ans et supprimé la limite de deux mandats.

            Le régime unipersonnel de Sisi et l’autorité suprême de l’armée – qui contrôle au moins 30 % de l’économie – se sont alors installés et ce qui restait de la gouvernance démocratique en Égypte a été détruit.

            Cette tendance pourrait se répéter en Algérie, tandis que le Soudan pourrait bien être en route vers une destination similaire. Comme en Algérie, des protestations massives ont conduit une clique d’officiers de l’armée le mois dernier à renverser le président Omar el-Béchir, qui était au pouvoir depuis 30 ans.
            Transfert de pouvoir ?
            Après quelques jours de confusion au sein de la hiérarchie militaire, le général Abdel Fattah Abdelrahman Burhan, chef de l’Etat ” de facto “, a annoncé que l’armée serait chargée de ” déplacer ” le gouvernement militaire et de poursuivre les responsables du meurtre des manifestants, dont Bashir. Le pouvoir, a-t-il promis, sera remis à un gouvernement civil d’ici deux ans.

          2. Compte tenu du contexte historique, ce n’est pas la promesse la plus convaincante. Cependant, le Soudan a un facteur de son côté : alors que la Ligue arabe se comporte essentiellement comme un club autocratique régional, l’Union africaine (UA) a une tolérance limitée pour les coups d’État – une préférence qui pourrait expliquer en partie le déclin des coups d’État militaires en Afrique ces dernières années. L’UA a maintenant menacé les nouveaux dirigeants soudanais de les suspendre du groupe, à moins qu’ils ne transfèrent le pouvoir à une autorité civile.
            En tout état de cause, comme en Algérie, on ne peut pas dire que la lutte pour un véritable changement est terminée. Les manifestants des deux pays se sont battus pour avoir la possibilité d’être gouvernés par des dirigeants bénéficiant d’un large soutien populaire. Mais alors qu’ils tentent de racheter la promesse du printemps arabe, ” le pouvoir ” va se regrouper, prouvant une fois de plus que leur résilience demeure le plus grand obstacle aux réformes dans le monde arabe.

            SHLOMO BEN-AMI*
            Syndicat de projet
            Tel Aviv

            * Shlomo Ben-Ami, ancien ministre israélien des Affaires étrangères, est vice-président du Centre international pour la paix de Tolède. Il est l’auteur de Scars of War, Wounds of Peace : The Israeli-Arab Tragedy.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.