La dissuasion nucléaire nord-coréenne assure la paix en Asie du Nord-Est ou la leçon de haute stratégie de la Corée du Nord 1

La Corée du Nord a assuré définitivement la paix non seulement dans la péninsule coréenne mais dans l’ensemble de l’Asie du Nord-Est en déployant ses premiers missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) équipés de têtes nucléaires multiples.

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Depuis l’essai du premier missile balistique intercontinental Hwasong-14 le 04 juillet 2017, la Corée du Nord ne cesse de renforcer ce qu’elle désigne comme sa “Seconde Artillerie“, une arme stratégique par excellence.

Pyongyang a prouvé qu’il est capable d’atteindre le territoire des États-Unis d’Amérique avec des missiles nucléaires et cela fut probablement le plus grand tournant stratégique de l’histoire de ce début de 21ème siècle.

En dépit d’un des plus durs embargo de l’histoire, de multiples trains de sanctions économiques, financières et énergétiques, d’un isolement international et d’une rareté des ressources financières, la Corée du Nord a réussi le pari impossible de mettre en place une dissuasion nucléaire fiable et redoutable reposant sur deux vecteurs principaux: les missiles à rampe mobile et les missiles balistiques lancés à partir de submersibles.

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Les Nord-Coréens n’ont jamais cessé de se plaindre de ce qu’ils appellent la terreur nucléaire US et estiment que leur pays a tout à fait le droit de développer et de mettre en place la dissuasion ultime. Dans les faits, Washington a déployé des armes nucléaires en Corée du Sud dès janvier 1958 et sept ans avant cette date, le général Douglas MacArthur, non satisfait que l’aviation de guerre US aplatissait tout ce qui dépassait la taille d’un arbuste de la surface de la Corée du Nord, exigeait du Président Harry Truman l’autorisation d’utiliser de six à dix bombes atomiques pour anéantir la Corée du Nord et son allié Chinois. C’était la terrible guerre de Corée. Beaucoup de choses ont changé depuis dans péninsule.

La Corée du Nord demeure le seul pays à avoir été confronté à un record de menaces nucléaires. On ne compte plus le nombre de fois où Washington promettait l’oblitération ou l’annihilation totale de ce petit pays d’Asie du Nord-Est. Ces menaces ont joué un rôle important dans l’inconscient collectif nord-coréen, lequel n’a jamais oublié les tapis de bombes US ou encore la guerre biologique auxquels la Corée du Nord avait été confronté de 1950 à 1952.

La Corée du Nord dispose des effectifs les plus importants au monde en forces spéciales

Afin de parer à ces menaces d’annihilation, la Corée du Nord a bâti de grandes forces conventionnelles dont un corps d’Armée dédié en totalité aux forces spéciales-la Corée du Nord dispose des plus grands effectifs des forces spéciales au monde- et tenté de s’appuyer sur une artillerie pléthorique et une force submersible susceptible de donner du fil à retordre à un éventuel agresseur. Mais en réalité, tous les dirigeants nord-coréens ont voulu établir non seulement une sorte d’équilibre stratégique sinon une parité avec les pays sur le sol duquel sont stationnées des forces US (Corée du Sud et Japon) mais avoir une capacité susceptible de dissuader définitivement les États-Unis de recourir aux armes.

Ce petit pays reclus s’est donc lancé dans une formidable aventure balistique dès les années 80 et, passé le choc de l’effondrement de l’ex-Union Soviétique et la prolifération des menaces US, une autre aventure visant l’acquisition de l’arme nucléaire. Cette décision fut prise lors de la première guerre du Golfe au moment où les États-Unis, à la tête d’une immense coalition internationale, attaquaient l’Irak de Saddam Hussein, lequel venait juste de sortir d’un long conflit avec l’Iran.

Le programme nucléaire nord-coréen fut compromis dès 1993-1994 par de terribles disettes et une famine provoquées par les sanctions, une guerre hybride qui ne disait pas encore son nom et la disparition de l’assistance Soviétique.

En ce temps-là, la Russie subissait stoïquement des représailles occidentales sans limites et se faisait dépecer en pièces, ses populations jetées aux quatre vents et son économie pillée de toutes parts. Le voisin chinois quant à lui n’avait pas encore les capacités économiques et militaires pour pouvoir manœuvrer face à un empire ivre de sa puissance et qui avait osé décréter la fin de l’histoire et le triomphe définitif de son idéologie. Des centaines de milliers de nord-coréens périrent de faim et de froid.

Les horreurs de la famine des années 90, ont convaincu les dirigeants nord-coréens de la nécessité de mettre en place une nouvelle autarcie viable et de trouver un moyen de porter la guerre sur le sol américain. La Corée du Nord avait la capacité d’atteindre des cibles en Corée du Sud et au Japon dès 1995 mais son objectif était de pouvoir avoir une arme assez dissuasive pour frapper le territoire continental américain. Il a fallu presque un quart de siècle de sacrifices, de recherches et d’essais aux nord-coréens pour y parvenir. Le missile balistique intercontinental Hwasong-14 a été l’apothéose d’un long cheminement.

Depuis la guerre de Corée, le coût éventuel d’une intervention militaire US a toujours été élevée, que ce soit en matériel ou en vies humaines. Le seul moment où la Corée du Nord s’était retrouvée totalement vulnérable fut durant la période 1991-1994 soit au lendemain de la chute de l’URSS et la restructuration des relations internationales autour d’un nouveau paradigme assez chaotique dominé par la puissance US. A partir de 1995 et en dépit de l’obsolescence d’une grande partie de ses armements, la Corée du Nord poursuivit une nouvelle doctrine militaire toujours inspiré du Juche mais résolument offensive. Elle demeurait également le seul pays au monde à planifier ouvertement une guerre offensive contre les États-Unis après le fameux discours du président George Walker Bush incluant la Corée du Nord dans la fameuse liste de “l’Axe du Mal” aux côtés de l’Iran, l’Irak de Saddam Hussein, Cuba, la Libye et la Syrie.

L’Irak fut envahi et détruit; La Libye également après son désarmement complet, lequel entraîna systématiquement une intervention militaire de l’OTAN à peine déguisée. Cuba a su résister et la Syrie se bat militairement contre les mercenaires de l’empire depuis presque une décennie et est confrontée actuellement à une guerre directe avec les pays ayant sponsorisé les organisations terroristes armées ayant répandu la destruction et le chaos sur toute l’étendue de son territoire. L’Iran est ciblé et tente de survivre économiquement en se rendant compte de la justesse et la fiabilité de la stratégie nord-coréenne.

La Corée du Nord est actuellement en train de renforcer sa force de frappe balistique intercontinentale. Le Hwasong-14 fut un élément-clé dans la véritable révolution stratégique que connaît ce pays. Combiné à sa redoutable première artillerie, ses 120 000 membres des forces spéciales et ses missiles SLBM comme le Pukkusong-1 et de nouveaux missiles de croisière pouvant emporter des charges nucléaires, ainsi que les autres missiles balistiques de la panoplie, il constitue une formidable force de dissuasion écartant toute aventure militaire US dans la région. Une éventuelle attaque US visant la Corée du Nord sera suivie par des représailles nucléaires en cercles concentriques visant du plus proche au plus lointain les bases militaires US en Corée du Sud, au Japon, à Guam, dans les Mariannes, à Midway, à Hawaï, en Alaska, au Nevada, au Colorado et jusqu’à Washington DC. et New York sur la côte Est des États-Unis.

La dissuasion nucléaire nord-coréenne est la raison principale pour que le président US Donald Trump ait consenti à rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un à trois reprises consécutives à Singapour, au Vietnam et en pleine DMZ, la zone hyper-militarisée séparant la Corée du Sud de la Corée du Nord.

En avril 2018, la Corée du Nord a annoncé officiellement avoir achevé une dissuasion nucléaire d’État (1). En juin 2018, Pyongyang ordonna l’accélération de tous les programmes en cours et la création de deux nouveaux programmes. La production de têtes nucléaires est multipliée par un facteur de trois avec un objectif de la porter à un facteur de cinq dès le premier trimestre 2020. Le nombre de missiles, toutes catégories confondues, a connu une hausse de plus de 500% selon une source militaire chinoise et cette frénésie de production étonne la plupart des observateurs militaires chinois.

Pour Pyongyang, il ne fait aucun doute que le Hwasong-14 et ses très futurs successeurs, assurent non seulement la sécurité et la paix de la Corée du Nord mais épargnent d’éventuelles destructions d’une attaque militaires US au Japon, à la Corée du Sud et une grande partie de la Chine.

Kim Jong-Un en est conscient et il lui reste le volet le plus dur, celui de l’économie. Le développement économique de la Corée du Nord est la principale raison pour que Pyongyang négocie avec Washington et aucun autre point n’est jugé comme important par les nord-coréens. D’où le malentendu stratégique: Washington négocie un désarmement nucléaire impossible et Pyongyang négocie pour des opportunités de développement économique. Car Pyongyang ne désarmera jamais.

Les dirigeants nord-coréens sont en définitive assez logiques, cohérents et rationnels. On est très loin de la propagande occidentale caricaturale et parfois ridicule sur la Corée du Nord. Cette dernière est un acteur pondéré suivant une stratégie bien ficelée et au long terme. Aucune place aux histoires à dormir debout d’exécutions de hauts officiels à coups de DCA ou dans un bac à Piranhas. La Corée du Nord a donné une haute leçon de stratégie à ses adversaires et a démontré aux pays Arabes, infiniment plus riche que cette pauvre République populaire que l’argent ne prémunit pas contre le changement de régime lorsqu’on ne possède pas de vrais stratèges.

(1) Voir cet article:


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13 commentaires sur “La dissuasion nucléaire nord-coréenne assure la paix en Asie du Nord-Est ou la leçon de haute stratégie de la Corée du Nord

  1. Bonjour, Un blogueur, parlant des trains stratégiques mise en service en 1987 & réhabilité ces dernières années met en avant l’avantage du rail.voici un extrait:

    Ces conteneurs sont camouflés en wagons de passagers ou wagons réfrigérés . Le grand avantage d’un train stratégique par rapport à un TELAR chenillé ou sur roues est sa mobilité : Un train stratégique que rien ne différencie d’un train ” normal ” peut parcourir en une journée une distance de 1000 à 1400 Km alors qu’un TELAR , facilement repérable par des moyens satellitaires y compris par les traces laissées sur le sol , ne peut parcourir au maximum que 300 Km dans les meilleurs conditions .

    http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-il-y-a-25-ans-l-urss-mettait-en-service-ses-trains-strategiques-111464427.html

  2. Analyse géopolitique des objectifs de EDE http://e-d-e.org

    Kristien Garino – Chambéry / Savoie / France
    Traduction adaptée du texte original en espéranto
    Solstice du 21 juin 2019

    Salut à la communauté espérantophone & à l’ensemble de toutes les cultures humaines,

    Je m’exprime ici en mon nom propre, mais toutefois aussi comme l’un des pionniers du Mouvement EDE, lancé en 2003 lors du 88ème Congrès Universel d’Esperanto à Göteborg en Suède. Nous avons réussi cette année à soutenir une quatrième participation à l’élection du Parlement Européen (2004, 2009, 2014, 2019).
    Certes, on peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide, mais ce n’est pas là le point du débat.

    Au départ, je pensais solliciter une réponse quant aux opinions et critiques constructives vis-à-vis de cet engagement, conscient de son importance pour tous mais du désaccord de certains. Quoi qu’il en soit je vais être précis et concis, même s’il reste loisible bien sûr à chacun de s’exprimer librement à tout moment. Je me contenterai donc de proposer une analyse geopolitique relative à un état actuel de conflit potentiel.

    Je ne parle pas du conflit interne au mouvement espérantiste, bien qu’il y ait beaucoup à en dire, mais plus précisément de la façon dont l’économie internationale s’impose tant par la force que par ses idéologies.
    Or c’est la paix qui était au cœur de l’œuvre de Zamenhof, ce que figure bien une langue commune neutre, en dépit du risque de dérive inhérent à toute politique linguistique empirique. Toutefois, se parler aide !

    Mais voilà ! La réalité est très différente, d’autant que l’ordre monétaire règle nos destins sans partage… Cependant désormais, nous voyons que d’Eurasie manifeste une politique volontariste en faveur d’une coopération dynamique qui se distingue de la violence traditionnelle de la civilisation occidentale. Est-ce juste une pseudo-confrontation avant un nouvel élan commun ? Mais peut-être pas ! Personne ne sait.

    Ce que je veux communiquer, c’est notre capacité en tant qu’avocats et défenseurs d’une langue équitable, de soutenir ce devoir et principe de coopération en soi. Chine, Russie et Inde, parmi les nations influentes, sont dignes de cette résolution linguistique. Que l’espéranto soit pour elles enfin une évidence au partage de leurs relations, entre elles et avec l’ensemble des autres pays. Ce qu’on ne peut attendre de l’Occident !

    Du moins pas dans l’immédiat, en l’absence d’une réelle volonté de reconnaissance. Justement ce que peut vouloir l’Eurasie, entre preuve et épreuve, pour garantir la paix et la rationalité politique. C’est le sens de cette pensée et conviction qui se tient au cœur de cette actualité, qui en justifie donc la synchronicité, et invite à la fois les personnes et les états nationaux à reprendre cet ouvrage malgré toute sa complexité.

    Le paradoxe est que la “la chose” soit simple, mais que la prise de conscience et l’usage des remèdes tardent à venir. Il s’avère que le temps est un des facteurs déterminants dans le contexte que nous savons. Inutile donc de polémiquer outre mesure si l’approbation voulue fait défaut. Préservons notre énergie en vue d’une participation assumée et du partage de ce message, de telle sorte qu’il atteigne bien son but.

    Cordialement et en reconnaissance – @Kristien – federlangue3@yahoo.fr

    ₪ Si la guerre s’étend partout, sans la paix ni vie ni vous ! ₪

  3. Geopolical analysis of EDE objectives – http://e-d-e.org

    Kristien Garino – France / Savoie / Chambéry

    Translation adapted from the original Esperanto text

    Solstice of june 21th 2019

    Greetings to the Esperanto community & to all human cultures,

    I am speaking here on my own behalf, but also as one of the pioneers of the EDE Movement, launched in 2003 at the 88th Universal Esperanto Congress in Gothenburg, Sweden. This year we managed to set up the fourth participation in the election of the European Parliament (2004, 2009, 2014, 2019). Of course, you can see the glass half full or half empty, but this is not the point of debate.

    Initially, I thought I would ask for an answer as to the opinions and constructive criticism of this commitment, aware of its importance for all but also may be the disagreement of some. Anyway I will be precise and concise, although of course it is still open to everyone to express themselves freely at any time. I will therefore simply propose a geopolitical analysis of a current state of potential conflict.

    I am not talking about the internal conflict inside of the Esperantist movement, although there is much to be said about it, and more the way in which the international economy is imposing itself so much by force as by its ideologies. But it is peace that was at the heart of Zamenhof’s work, which is indeed the core of a neutral common language, despite the risk of drift inherent in any empirical language policy. Let’s help !

    But there ! The reality is very different, especially as the monetary order regulates our destinies without sharing… However, now we see that Eurasia has a proactive policy in favor of a dynamic cooperation that is different from the traditional violence of the wester civilization. Is it just a pseudo-confrontation before a new common impetus? But maybe not ! Nobody knows so far. And we have to care somehow !

    What I want to communicate is our ability to advocate and defend the way of a fair language, and support its principle of cooperation in itself. China, Russia and India, among the influential nations, are worthy of this linguistic resolution. As Esperanto has become for them finally, an obviousness to the sharing of their relations, between them and with all the other countries. What can’t be expected from the West so long !

    At least not immediately, in the absence of a real desire for recognition. And this, Eurasia can do, between proof and trial, to guarantee peace and political rationality. This is the meaning of that thought and conviction which is at the heart of our daily reality, justifies the synchronicity of the timeline and invites both people and national states to give attention to the pin point of a neutral langage despite its complexity.

    The paradox is that the “thing” is too simple, but the awareness and use of remedies are slow in coming.
    It turns out that time is one of the determining factors in the context we know. No need to argue excessively if the desired approval is lacking. Let us preserve our energy for an assumed participation and sharing of this message, so that it achieves its purpose. By one mean or another, te call is there quite as a must !

    Sincerely and in gratitude – @Kristien – federlangue3@yahoo.fr

    •That translation is unperfect for sure, as always with mother-langages, even if french and english are closed in fact and history !

    ₪ If everywhere war is there, without peace nothing we care ! ₪

  4. On notera que les services de renseignements US sensés tout savoir-comme d’hab.-, avaient prévu qu’au mieux la Corée du Nord aurait des ICBM vers 2030, cependant la plupart prédisaient l’echeance vers 2040-50. Pour etre aussi clairvoyant ils ont apparement consulté les services de Madame Soleil.
    La Dissuasion Nucléaire Nord-Coréenne Assure….
    Personne ne réalise encore l’impact ce seisme qui va avoir des conséquences incalculables dans les années qui viennent. Pas grave! Nos élites qui sont dans le déni, vivent dans leur petite bulle se complaisant dans un monde qu’ils croient etre eternel, parce que fait par des riches, pour des riches. Rien ne changera pensent ils. Ils vont bientot retourner sur terre. Ca va secouer!

    1. C’est une révolution strategique majeure ! Personnellement je ne savais pas que les nord-coréens étaient à un stade aussi avancé dans les MIRV et les moteurs de fusée. Ils ont opté pour des statoréacteurs simples pour l’un de leur missiles de croisière dont la vitesse dépasse les 1100 km/h. Ce n’est pas un pays prêt à désarmer ou quoi que ce soit de ce genre.
      C’est un nouveau monde qui s’annonce. Cela rappelle le film “Le Guépard” de Visconti. Les riches vivant dans le déni ne savent pas que les pauvres ont pris les fourches !

      1. Personnellement je ne savais pas que les nord-coréens étaient à un stade aussi avancé dans les MIRV et les moteurs de fusée.
        T’es pas le seul à etre surpris, je pense qu’on est tous abassourdi, et les US qui commencaient à croire leur propres fantasmes sont les premiers. Te rappelles tu, lorsque je te disais que les progrés nord coréens étaient du fait de la Chine ? En fait si on regarde le cheminenemnt scientifique de ce petit pays, c’est pas si surprenant que ça. Je ne dis pas que c’est le seul critére, mais c’est un indice qui peut dire beaucoup de choses. Celui du nombre d’inventions scientifiques, ou brevets par pays. En 2012 l’Italie qui est un des plus grands pays industrialisés au monde déclare 8,439 brevets, la Corée du Nord 8,354. Ca peut expliquer beaucoup choses. On a affaire à une puissance industrielle de premier plan, rien d’étonnant qu’elle entre dans le club trés fermé des pays qui produisent des SLBM, et c’est qu’un début.
        Je serai bien curieux de savoir ou ils en sont concernant la duplication de leur Mig-29, je pense qu’on serait tous stupéfait.

  5. et maintenant une agression britannique contre l’Iran :
    traduction
    LONDRES/DUBAI (Reuters) – Les Royal Marines britanniques ont saisi jeudi à Gibraltar un pétrolier iranien géant pour avoir tenté d’acheminer du pétrole vers la Syrie en violation des sanctions de l’UE, une mesure dramatique qui a suscité la colère de Téhéran et pourrait intensifier sa confrontation avec l’Ouest.

    Le pétrolier Grace 1 a été saisi en territoire britannique, à la pointe sud de l’Espagne, après avoir fait le tour de l’Afrique, la longue route du Moyen-Orient à l’embouchure de la Méditerranée.

    Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur britannique pour exprimer ” sa très forte objection à la saisie illégale et inacceptable ” de son navire. Ce geste diplomatique a levé tout doute sur la propriété iranienne du navire, qui bat pavillon panaméen et est inscrit sur la liste des navires gérés par une société à Singapour.

    Le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, a déclaré que la décision des Britanniques était ” une excellente nouvelle “.

    “L’Amérique et ses alliés continueront d’empêcher les régimes de Téhéran et de Damas de tirer profit de ce commerce illicite “, a déclaré Bolton sur Twitter.

    Les données d’expédition examinées par Reuters suggèrent que le pétrolier transportait du pétrole iranien chargé au large des côtes iraniennes, bien que ses documents indiquent que le pétrole provient de l’Irak voisin.

    Alors que l’Europe interdit les expéditions de pétrole vers la Syrie depuis 2011, elle n’a jamais saisi un pétrolier en mer. Contrairement aux États-Unis, l’Europe n’a pas de sanctions générales contre l’Iran.

    “C’est la première fois que l’UE fait quelque chose d’aussi public et agressif. J’imagine qu’il a également été coordonné d’une manière ou d’une autre avec les États-Unis, étant donné que les forces membres de l’OTAN y ont participé “, a déclaré Matthew Oresman, associé du cabinet d’avocats Pillsbury Winthrop Shaw Pittman, qui conseille les cabinets sur les sanctions.

    “Il s’agit probablement d’un signal adressé à la Syrie et à l’Iran – ainsi qu’aux États-Unis – que l’Europe prend au sérieux l’application des sanctions et que l’UE peut également répondre à la politique de la corde raide iranienne dans le cadre des négociations nucléaires en cours”.

    Les autorités de Gibraltar n’ont fait aucune référence à la source des hydrocarbures ni à la propriété du navire au moment de leur saisie.

    Mais la reconnaissance par l’Iran qu’il était propriétaire du navire et la probabilité que sa cargaison soit également iranienne ont établi un lien entre l’incident et un nouvel effort des États-Unis pour arrêter toutes les ventes mondiales de brut iranien. L’Iran décrit cela comme une “guerre économique” illégale.

    Jusqu’à présent, les pays européens ont essayé de paraître neutres dans l’affrontement croissant entre Téhéran et Washington, qui a vu les États-Unis annuler les frappes aériennes contre l’Iran quelques minutes seulement avant l’impact du mois dernier, et Téhéran accumuler des stocks d’uranium enrichi interdit par un accord nucléaire en 2015.

    Le gouvernement de Gibraltar a déclaré qu’il avait des motifs raisonnables de croire que le Grace 1 transportait du pétrole brut à la raffinerie de Baniyas en Syrie.

    “Cette raffinerie est la propriété d’une entité qui fait l’objet de sanctions de l’Union européenne à l’encontre de la Syrie “, a déclaré le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo. “Avec mon consentement, notre port et les forces de l’ordre ont demandé l’aide des Royal Marines pour mener à bien cette opération.”

    DURCISSEMENT DES SANCTIONS AMÉRICAINES
    Un porte-parole du Premier ministre britannique Theresa May a salué la décision de Gibraltar.

    L’Espagne, qui conteste la propriété britannique de Gibraltar, a déclaré que l’action a été motivée par une demande des États-Unis à la Grande-Bretagne et semble avoir eu lieu dans les eaux espagnoles. Le Foreign Office britannique n’a pas répondu à une demande de commentaires.

    L’Iran fournit depuis longtemps du pétrole à ses alliés en Syrie, malgré les sanctions contre la Syrie. Ce qui est nouveau, ce sont les sanctions américaines contre l’Iran lui-même, imposées l’année dernière lorsque le président Donald Trump s’est retiré d’un accord qui garantissait à Téhéran l’accès au commerce mondial en échange de la limitation de son programme nucléaire.

    Ces sanctions américaines ont été fortement renforcées depuis le mois de mai, forçant l’Iran à quitter les principaux marchés pétroliers et le rendant désespérément à la recherche d’autres clients. L’Iran dépend de plus en plus de sa propre flotte de pétroliers pour transporter le pétrole qu’il peut vendre et stocker un stock croissant d’invendus.

    La confrontation entre les États-Unis et l’Iran s’est intensifiée ces dernières semaines, prenant une dimension militaire après que Washington eut accusé Téhéran d’avoir attaqué des pétroliers dans le Golfe et en Iran en abattant un drone américain. Trump a ordonné des frappes aériennes mais les a annulées à la dernière minute, disant plus tard que trop de gens seraient morts.

    Les pays européens se sont opposés à la décision de Trump de mettre fin à l’accord nucléaire l’année dernière, et ils ont promis d’aider l’Iran à trouver d’autres moyens d’exporter, mais sans grand succès à ce jour.

    L’Iran a déclaré qu’il voulait maintenir l’accord nucléaire en vie, mais qu’il devait recevoir les avantages économiques promis. Cette semaine, il a annoncé qu’il avait accumulé plus d’uranium faiblement enrichi que ne le permet l’entente et qu’à compter du 7 juillet, il raffinera l’uranium à une pureté supérieure à celle autorisée.

    Graphique : Un superpétrolier détenu à Gibraltar –

    En limitant la capacité de l’Iran à transporter du pétrole, les sanctions américaines ont étouffé les alliés syriens de Téhéran et provoqué des pénuries de carburant dans les zones contrôlées par le gouvernement. En mai, la Syrie a reçu son premier pétrole étranger depuis six mois avec l’arrivée de deux cargaisons, l’une en provenance d’Iran, selon une source de l’époque.

    Plus tôt cette année, Reuters a révélé que le Grace 1 était l’un des quatre pétroliers impliqués dans l’expédition de mazout iranien vers Singapour et la Chine, en violation des sanctions américaines.

    Le navire-citerne de 300 000 tonnes est immatriculé comme étant géré par IShips Management Pte Ltd, basée à Singapour. Reuters n’a pas été en mesure d’établir un contact avec le cabinet pour obtenir des commentaires.

    Il a été documenté comme chargeant du fioul dans le port irakien de Bassorah en décembre, bien que Bassora ne l’ait pas indiqué comme étant dans le port et que son système de suivi ait été désactivé. Le pétrolier est réapparu sur les cartes de suivi près du port iranien de Bandar Assalyeh, entièrement chargé.

    Homayoun Falakshahi, analyste principal de la société de données énergétiques Kpler, basée à Londres, a déclaré à Reuters que le navire avait chargé du brut iranien à la mi-avril depuis le port d’exportation de l’île Kharg.

    Selon une source de renseignements maritimes, le navire aurait pu faire le tour de l’Afrique pour éviter le canal de Suez, où un superpétrolier de cette taille aurait dû décharger sa cargaison et la remplir après son passage, ce qui l’aurait exposé à une saisie potentielle.

    source : https://www.reuters.com/article/us-mideast-iran-tanker/tehran-fumes-as-britain-seizes-iranian-oil-tanker-over-syria-sanctions-idUSKCN1TZ0GN

    1. Rien d’étonnant. Les britanniques sont impliqués à fond la caisse dans tous les coups fourrés et sont toujours partants pour une guerre peu importe le motif…

      1. question idiote :
        que se passe t il si les iraniens coule leur pétrolier et provoque une immense marée noire ?

        1. Ben il y aura une immense marée noire en méditerranée occidentale et ça risque de gâcher les vacances d’été de beaucoup de monde… : -)

        2. que se passe t il si les iraniens coule leur pétrolier et provoque une immense marée noire ?
          On en avait déja causé, je ne sais pas si c’est avec toi. Le lobby juif aux USA fait tout ce qu’il peut pour entrainer les puissances occidentales de +en+ réticentes vers une grande guerre. Alors pour arriver à leurs fins, ils promeuvent des tocards, des cons finis aux postes clefs. Le dernier en la matière est cet abruti de J. Dunford devenu on ne sait comment chef d’état majors. Ainsi que l’autre imbecile le Gen. Macmasthers, conseilleur à la sécurité du président des USA.
          Ici, on ne parle plus des pseudo philosophes, ecrivains, historiens, banquiers, pseudo-economistes qui passent et repassent sur les chaines de TV, dans les partis politiques et autres grands médias. Ils passent leur temps à barratiner, mais ne convainquent personne, tout au plus pas grand monde, ils font pit.
          Par contre les “promus” dont je parle tiennent l’appareil militaire, c’est autrement + préoccupant.
          Remarque importante depuis la Bataille d’Isandhlwana -1879-, l’histoire militaire britanique n’est faite que d’une succession de défaites et de fausses victoires. Malouines excepté, pour les raisons qu’on a déja evoqué ici, sans quoi ils prennaient une enième raclée. Devant la grande conflagration qui s’annonce au Moyen Orient pour les britanniques, comme pour les US, cette fois ci, il n’y aura pas d’exception historique, c’est la défaite assurée. Espérons juste que la France ne s’en melera pas de trop prés.

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