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Achat du Groenland :  beaucoup de bruit pour pas grand chose, le Groenland est américain par défaut

L’achat du Groenland par Donald Trump, les États-Unis ou tout autre particulier ou gouvernement n’a rien de choquant en soi. Au contraire elle rendrait un grand service aux groelandais en les débarrassant pour de bon de l’association toxique et contre-nature avec le Danemark, un royaume (pourri pour paraphraser William Shakespeare même si l’O.N.G. Transparency International le classe toujours en tête des pays les moins corrompus… ! ) dominé par deux ou trois familles ayant le monopole total et absolu sur l’économie et les médias.

Pour rappel la cession ou la vente de territoires était une pratique courante dans les relations internationales. Des pays comme l’Espagne, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie ou encore de très riches particuliers agissant pour le compte de gouvernements tiers l’ont pratiqué à des degrés divers.

Les exemples sont trop nombreux pour être énumérés ici. On se contentera de quelques-uns qui firent la fortune des États-Unis.

La France a obtenu la Louisiane de l’empire d’Espagne par le Traité de San ildefonso de 1800 avant de vendre trois ans plus tard cet immense territoire à l’époque (un peu plus de 2 143 000 km2) aux États-Unis d’Amérique pour la modique somme de 15 millions de dollars (de l’époque). La vente fut conclue à l’acre pour un montant de 3 cents/are.

En 1867 l’empire tsariste de Russie, en difficulté financière, vendit l’Alaska aux États-Unis d’Amérique en échange de 7 millions de dollars (de l’époque). C’étaient les seuls territoires nord-américains de la Russie (superficie : 1 600 000 km2) et on peut parier que la Fédération de Russie actuelle regrette toujours cette vente vu que l’Alaska abrite des bases de lancement de missiles balistiques stratégiques ayant ciblé l’ex-Union Soviétique durant des décennies et maintenant l’ensemble de la Russie.

Enfin, entre 1908 et 1935, les richissimes Rothschilds et Rockfellers contribuent activement au financement de l’achat de terrains pour des migrants juifs en Palestine, surtout dans et autour de ce qui deviendra bien plus tard la grande ville actuelle de Tel-Aviv et sur l’axe Tel Aviv-Jaffa. Les terrains étaient payés cash à des paysans palestiniens épatés de voir s’abattre sur eux des sacs d’argent liquide en dépit de la ferme opposition de l’empire ottoman puis des autorités britanniques.

C’est pour cela que les deux principaux boulevards et avenues à Tel Aviv sont baptisés aujourd’hui des noms de ces deux grandes familles philanthropes et bienfaitrices de l’humanité.

Pour revenir au Groenland, lequel n’a rien à voir avec le Grosland (ou Groland ?) d’une certaine émission satirique diffusée sur une chaîne du paysage audiovisuel français, pourquoi diable Donald Trump évoque (vrai ou faux c’est à voir !) son intérêt à l’acquérir alors que les forces armées US y passent ou y campent comme au Colorado ou au Kansas ?  Au point d’y installer des entrepôts d’ogives nucléaires et des bases militaires secrètes. Pourquoi donc acquérir une chose que l’on possède déjà ?  A moins que le Grand Manitou de Trump voulait faire malicieusement allusion à quelque chose que tout le monde ignore à ce sujet.  

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2 Replies to “Achat du Groenland :  beaucoup de bruit pour pas grand chose, le Groenland est américain par défaut

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